• À la suite des tremblements de terre qui ont eu lieu en Islande en juin 2000, le lac de Kleifarvatn se vide peu à peu. Une géologue chargée de mesurer le niveau de l'eau découvre sur le fond asséché un squelette lesté par un émetteur radio portant des inscriptions en caractères cyrilliques à demi effacés.
    La police est envoyée sur les lieux, Erlendur et son équipe se voient chargés de l'enquête, ce qui les mène à s'intéresser aux disparitions non élucidées ayant eu lieu au cours des années 60 en Islande. Les investigations s'orientent bientôt vers les ambassades ou délégations des pays de l'ex-bloc communiste. Les trois policiers sont amenés à rencontrer d'anciens étudiants islandais qui avaient obtenu des bourses de l'Allemagne de l'Est dans les années 50 et qui ont tous rapporté la douloureuse expérience d'un système qui, pour faire le bonheur du peuple, jugeait nécessaire de le surveiller constamment.
    Peu à peu, Erlendur, Elinborg et Sigurdur Oli remontent la piste de l'homme du lac dont ils finiront par découvrir le terrible secret. On retrouve les personnages des livres précédents. D'autres apparaissent, parmi lesquels Sindri Snaer, le fils d'Erlendur.
    A. Indridason réfléchit sur l'humanité et la cruauté du destin.
    Il nous raconte aussi une magnifique histoire d'amour contrarié, sans jamais sombrer dans le pathos. L'écriture, tout en retenue, rend la tragédie d'autant plus poignante.
    Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de 6 romans noirs, dont plusieurs sont des best-sellers internationaux. Il est l'auteur de La Cité des Jarres (Métailié, 2005), Prix Cour noir et Prix Mystère de la critique, de La Femme en vert (Métailié, 2006), Prix des lectrices de Elle, ainsi que de La Voix (Métailié, 2007), Grand Prix de Littérature Policière et lauréat du Trophée 813.


  • Les 63 pièces d'or de la collection du Croissant de Lune Errant ont été volées par les nazis.

    Après quarante ans de sommeil, à la chute du mur de Berlin, elles réapparaissent en Patagonie et la course-poursuite commence entre la Lloyd Hanséatique et les anciens agents de la Stasi.
    La Lloyd a un atout majeur : Juan Belmonte.
    Il porte un nom de torero et un lourd passé de guérillero de toutes les révolutions perdues de l'Amérique latine. La Lloyd ne lui a pas laissé le choix : partir à la recherche des pièces d'or ou perdre Véronica, son unique raison de vivre, brisée par la torture.
    Dans cette course au trésor vers la Patagonie, Belmonte retrouve un Chili où le poids du silence n'a pas enterré la profonde humanité des habitants du bout du monde.
    Luis Sepûlveda montre une fois encore qu'il est un extraordinaire raconteur d'histoires.
    "L'excellent policier de Sepúlveda qui se rattache à l'école prometteuse du thriller sud-américain, absorbe sans servilité l'influence des maîtres nord-américains : efficacité des constructions, rigueur du style, morale sourcilleuse du héros dont les échecs accumulés attestent la grandeur." - Jean Soublin, L'Express

  • Étudiante, Isabelle est également aide-ménagère auprès de Julien Larbre, un vieil homme malade qui a perdu le goût de la vie. Au fil des semaines, un lien se tisse entre ses deux êtres très différents et Julien lui confie ses souvenirs, du camp d'internement administratif au maquis, et de la paix qu'il a enfin retrouvée, au coeur des jardins ouvriers du fort de l'Est.
    Ce récit de vie qui démarre pendant la Seconde Guerre mondiale agite le passé d'Isabelle, qui commence alors à questionner sa mère et sa grand-mère : elle ne sait pas encore qu'elle va au-devant de lourds secrets...

  • Quand on parle des femmes agents secrets, les noms de Mata Hari ou de Christine Keeler viennent à l'esprit. Pourtant ces dernières n'ont pas été de vraies espionnes : elles ont seulement servi d'appât sexuel dans de grandes affaires d'espionnage. La réalité des « agents secrètes » est tout autre. Dominique Prieur de la DGSE, Stella Rimington, la chef du MI5 britannique, ou Marita Lorenz, l'espionne de Fidel Castro, ont toutes mené des carrières plus discrètes, mais aussi plus passionnantes.
    Durant des années, Wilhelm Dietl, l'un des experts allemands du renseignement, a rencontré d'anciennes espionnes, parfois encore actives, et leur a demandé de raconter leur vie. Ces différents témoignages convergent sur un point : que ce soit par instinct, par ruse ou par connaissance du terrain, les nouvelles Jane Bond remportent souvent plus de succès que leurs collègues masculins.
    L'auteur nous ouvre les portes du monde caché de ces femmes travaillant au sein de la DGSE, de la CIA, du MI5, du KGB, du Mossad ou de la Stasi. Il nous révèle leurs discrètes victoires mais aussi leurs échecs, leurs histoires d'amour teintées d'amertume et les odieuses trahisons dont elles sont parfois victimes. Le voile de mystère qui flottait sur ces mythes féminins est désormais levé

  • 1994, cinq ans après la chute du Mur de Berlin, quatre ans après la disparition de la RDA. Rudy W., historien spécialiste de l'empire romain, est invité à un colloque à Leipzig. Ce qui devait n'être que la calme séquence d'un colloque savant déraille presque immédiatement. Il apprend que son ex-femme, Clélia, avec laquelle il partage un passé d'activiste gauchiste, a disparu. Aurait-t-elle été enlevée par les anciens camarades du groupuscule terroriste auquel elle appartenait ? Et qui sont toutes ces personnes qui abordent Rudy pour lui parler du député Max Leroy, avec qui il a travaillé autrefois? Le politicien est impliqué dans une affaire de corruption à la suite du rachat d'une raffinerie de pétrole de l'ex-RDA. Il aurait omis de payer les rétro-commissions à d'anciens agents de la Stasi, aujourd'hui reconvertis en mafieux, qui avaient servi d'intermédiaires. Parmi ces personnages de l'ombre qui surgissent, Bettina, véritable femme fatale, enjôle Rudy tout en le menaçant. L'historien se trouve ainsi pris entre le présent immédiat, ses rencontres successives - largement alcoolisées - et des réminiscences du passé : la rencontre avec Clélia, militante d'extrême gauche à Milan, leur séjour à new York, son amitié avec un certain Dieter, à Paris, et enfin la séparation avec Clélia, qu'il ne parvient pas à oublier.

    Histoire d'amour, de mort et de revenants, Bettina Eisner est avant tout un brillant roman noir, qui convoque habilement les codes et les clichés du genre pour les mêler au matériau historique. Un roman dans la veine du film « La vie des autres », qui avait su combiner suspense et dévoilement de certains pans peu avouables de l'histoire récente.
    Nous sommes en 1994, cinq ans après la chute du Mur de Berlin, quatre ans après la disparition de la RDA. Rudy W., historien spécialiste de l'empire romain, est invité à un colloque à Leipzig pour parler du limes, cet autre « Mur » qui, pendant près de quatre siècles, a matérialisé la frontière entre l'empire romain et le monde barbare. Pour l'historien cependant, ce qui devait n'être que la calme séquence d'un colloque savant déraille presque immédiatement. Il apprend que son ex-femme, Clélia, avec laquelle il partage un passé d'activiste gauchiste, a disparu. Aurait-t-elle été enlevée par les anciens camarades du groupuscule terroriste auquel elle appartenait ? Et qui sont toutes ces personnes qui abordent Rudy pour lui parler du député Max Leroy, avec qui il a travaillé autrefois? Le politicien est impliqué dans une affaire de corruption à la suite du rachat d'une raffinerie de pétrole de l'ex-RDA. Parmi ces personnages de l'ombre qui surgissent, Bettina, véritable femme fatale, enjôle Rudy tout en le menaçant. L'historien se trouve ainsi pris entre le présent immédiat, ses rencontres successives et des réminiscences du passé.

  • Les manifestations de l'automne 1989 en RDA ont eu tendance à occulter d'autres formes de résistance et d'opposition, plus anciennes et moins spectaculaires, comme les actions de contre-propagande, la critique de dissidents marxistes, l'existence de subcultures ou l'émergence d'une presse clandestine qui ont pourtant, elles aussi, contribué à l'effritement du régime. Cet ouvrage dresse le premier bilan en langue française des manifestations de résistance, de dissidence et d'opposition en RDA. Il réunit les travaux d'historiens, de politistes et de germanistes, français et allemands, ainsi que les témoignages de plusieurs acteurs des années 1950 à 1990. Sont abordés la contestation de masse, la critique réformiste et les mouvements citoyens, mais aussi les marges de manoeuvre gagnées dans la littérature, les arts plastiques et le cinéma. Doté d'un glossaire, l'ouvrage propose également des réflexions sur l'approche comparative et les transferts notionnels liés aux phénomènes de résistance en France, sous le national-socialisme et dans le bloc de l'Est.

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