Langue française

  • C'est un sujet fascinant dont s'empare ici Hubert Haddad. Un célèbre neurochirurgien s'apprêterait à effectuer une greffe inouïe : transplanter la tête d'un homme sur le corps d'un autre...

    Journaliste engagé, en lutte ouverte contre les trusts pharmaceutiques et les mafias de la finance, Cédric Allyn-Weberson vit avec Lorna une passion entière, charnelle, amoureuse. Jusqu'au jour où il se trouve confronté à une violence radicale, celle de perdre accidentellement l'usage de son corps. Se met alors en branle une machine infernale.

    Roman au suspense continu, Corps désirable captive par la magie d'une écriture lumineuse qui donne à éprouver intimement les sensations les plus subtiles des personnages - questions lancinantes de l'amour, de l'incarnation du désir et des illusions de l'identité.

    Face aux questions éthiques et existentielles soulevées par une actualité brûlante, entre extravagances de la science et quête d'identité, Hubert Haddad pousse la fiction-vérité dans ses ultimes retranchements.

    Plus que jamais, avec Corps désirable, l'auteur de Palestine ou du Peintre d'éventail nous bouleverse et nous emporte. Et c'est sans doute la marque de son oeuvre que de recourir aux pouvoirs de l'imaginaire pour saisir sur le vif la complexité et les ambiguïtés d'une époque.

    Auteur d'une oeuvre immense, portée par une attention de tous les instants aux ressources de l'imaginaire, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'artiste, avec des titres comme Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), les deux volumes foisonnants du Nouveau Magasin d'écriture ou le très remarqué Peintre d'éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l'ensemble de l'oeuvre), et tout récemment, Théorie de la vilaine petite fille.

  • « Le mur de pierre de la vaste propriété était criblé de trous, grêlé d'impacts de projectiles, fissuré avoir d'avoir essuyé les tirs. Une image de guerre, de massacre, en pleine paix de l'après-midi. » Par amour pour Caroline, Olivier a rendez-vous avec la vieille dame qui vit dans cette propriété, la baronne Cordopatri, qui a toujours refusé de céder ses quarante hectares d'oliveraie à la Mafia. Elle récolte seule ses olives. Elle vit sous la protection de quatre hommes armés. Personne ne se risquerait à venir travailler pour elle. Tout à l'heure, Olivier a trouvé une carte sur sa Vespa, un premier avertissement. Et pourtant il est là, en cet après-midi d'automne, devant ce mur criblé d'impacts. Il paraît que, par amour, certaines personnes font des choses folles. Olivier, qui ne se savait pas rebelle, va troubler l'ordre établi par la Mafia.

  • L'oeuvre littéraire d'Édith de la Héronnière a pour terreau la pratique d'un art majeur : celui de l'« égarement ». En s'égarant, on risque bien moins de se perdre que de rencontrer. Et lorsqu'on se trouve en Sicile, ce sont les jardins qui surgissent, ahurissants d'aspect et de tons, au beau milieu des chemins titubants de chaleur. Édith de la Héronnière nous conduit ici au coeur des mythiques jardins siciliens, ancrés dans une histoire lointaine au parfum oriental. Ces oasis, à la flore si riche en espèces, en couleurs, en odeurs, ont souvent quelque chose d'un peu fou, à l'image du labyrinthe de Donnafugata où l'on peut se perdre à jamais. Le point commun de tous ces jardins est sans doute l'exubérance créatrice. Derrière les clôtures, la nature n'a pas seulement fait germer le génie botanique ; elle a aussi produit le génie poétique et littéraire. Car nous sommes sur les terres de Lampedusa ou de Lucio Piccolo, et dans les pas de Goethe ou de Dumas. Sous les ficus géants, pétrifiés de soleil, s'étale l'ombre de la mort avec laquelle les Siciliens ont très lentement, note après note, composé une sorte d'« hymne au silence », chantant ainsi leur singulière sagesse.

  • Clichy sur scène est le deuxième tome d'une trilogie débutée après la Seconde Guerre mondiale dans le milieu des Siciliens de Tunis.
    En 1956, la communauté se disperse. Après quelques péripéties, Marcello et Crocefissa s'installent à Clichy-la-Garenne. Marcello élève ses enfants à la sicilienne, et dans le contexte bouillonnant des années 60, cette éducation apparaît comme un anachronisme. La guerre d'Algérie, le rock `n' roll ou Mai 68, rien n'ébranle les certitudes du Sicilien.
    Bientôt la société offrira aux jeunes Volponi de nouvelles libertés et ni Marcello ni Crocefissa ne peuvent imaginer que ce nouveau monde sera leur opportunité, mais aussi leur danger. Où se trouve la porte de sortie ? Les premières amours adolescentes, le mariage, le travail, le sésame des vingt-et-un ans ? Les enfants Volponi cherchent l'issue mais la trouveront-ils ?
    Avec émotion et humour, Clichy sur scène raconte l'exode des Siciliens de Tunis dans le contexte des Trente Glorieuses et nous invite à un voyage autour de la Méditerranée

  • Description du livre Rome, Florence ou Turin Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre week-end ou séjour en Italie.

    °Initiation à la langue : 21 leçons d´italien °Les phrases et l

  • La Sicile est au carrefour de l'histoire du monde. Dans un récit vivant et érudit, John Julius Norwich narre le tumultueux destin de cette île fascinante, et des tyrans, des monarques et des reines remarquables qui ont combattu pour la dominer.
    La Sicile est la plus grande île de la Méditerranée, le relais entre l'Europe et l'Afrique, le lien entre l'Occident latin et l'Orient grec. Sa situation stratégique a tenté les empereurs romains, les princes français et les rois espagnols. Les luttes qui s'en sont suivies pour la conquérir et la garder ont joué un rôle crucial dans l'essor et le déclin des dynasties les plus puissantes du monde.
    Le récit palpitant de John Julius Norwich est le premier à nouer ensemble les fils de l'histoire sicilienne dans une seule étude globale. De ses débuts comme cité-État grecque à son émergence comme carrefour commercial multiculturel pendant les croisades, et de la rébellion contre l'unification italienne à l'essor de la mafia, l'histoire de la Sicile est riche de moments extraordinaires et de personnages spectaculaires.

  • 1947. Tunis sous le protectorat français. Marcello Volponi et Crocefissa Panzone, deux Siciliens de Tunis, se rencontrent à un bal. De leurs ébats tumultueux, naîtra l'union de deux familles. Des relations charnelles aux mariages forcés, du combat contre la poliomyélite aux coups de couteaux, les membres du clan affrontent les épreuves du quotidien et font des choix souvent irrévocables. Comme celui de s'enrôler dans la Légion étrangère, celui de partir ou de rester. Mais ils avancent, malgré leurs passions, malgré leurs débordements, malgré l'histoire. Deux familles, une multitude de vies. Parmi elles, la femme, les femmes : on parle de destins tracés, de vies révoltées, d'obéissance forcée. Et puis, il y a Rosaria, l'enfant, aimée, rejetée, fragile et secrète, son regard, sa destinée.
    Premier volume d'une trilogie qui se poursuivra à Paris du milieu des années 50 au début des années 90, Les Volponi, genèse tunisienne est le roman d'une époque, celle du Tunis de l'après-guerre, Tunis et son histoire, Tunis et ses communautés.

  • Le Sicilien

    Carl Pineau

    Prix du Polar découverte Les Petits mots des libraires

    Nantes, 1995. Une jeune albanaise est assassinée dans des conditions particulièrement sauvages. Dario, gérant de discothèque, fait figure de principal suspect, comment ne pas l'être, on a retrouvé le cadavre dans son coffre !
    Greg Brandt, policier expérimenté, est chargé de l'enquête, et dresse une liste bien plus étoffée de coupables potentiels, au premier rang de laquelle on trouve quelques mafieux, fraîchement débarqués d'Europe de l'Est, des notables, des truands locaux...
    Un cadavre, un coupable idéal, des mafieux aux méthodes plutôt violentes, un avocat aux curieuses fréquentations, des jeunes femmes exploitées, des truands russes... Rien ne va plus dans le pays nantais.
    Le Sicilien est le deuxième opus des Nuits nantaises. Cette trilogie est constituée d'intrigues policières autonomes qui proposent une photo de notre société et de la délinquance sur les décennies 80, 90 et 2000.

    Un personnage récurrent : l'inspecteur Greg Brandt.

  • L'Arménien

    Carl Pineau

    Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l'Arménien, est retrouvé à demi calciné. Qui a commis cet assassinat ? Et qui était vraiment l'Arménien ? Un trafiquant de cocaïne, comme le pense l'inspecteur Brandt, un pote parfait pour écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand son premier et peut-être unique ami, ou bien encore un orphelin perturbé, comme le décrit la psychiatre qui le suivait depuis 20 ans ?
    L'Arménien est le premier opus de la trilogie Nuits nantaises. Dans les deux épisodes suivants, Le Sicilien, paru en juin 2019, et Le Nantais, à paraître en 2020, l'auteur nous balade dans les années 90 puis dans les années 2000. Carl Pineau réveille avec brio l'esprit et l'ambiance de ces trois si curieuses décennies. La nostalgie est toujours ce qu'elle était, et tant mieux !
    Le Sicilien est le deuxième opus des Nuits nantaises, trilogie constituée d'intrigues policières, indépendantes les unes des autres, racontant les décennies 80, 90 et 2000. On y retrouve un personnage récurrent, Greg Brandt, un policier sacrément attachant. Découvrez sa deuxième enquête en lisant Le Sicilien.

  • Le mardi de Pâques 31 mars 1282, la Sicile tout entière se révolte contre les troupes de Charles d'Anjou, le frère de Saint Louis, qui occupent le royaume depuis près de vingt ans. Au signal donné à l'heure des vêpres, la population se précipite dans une chasse aux Français qui va faire près de 8000 victimes puis refouler Charles d'Anjou hors de l'île et y installer pour finir la Couronne d'Aragon. À la fois chant populaire et chronique historique, le bref récit de la fin du XIIIe siècle ici présenté met en scène Jean de Procida, l'âme de la rébellion. Héros bafoué mais rusé comme Ulysse, il tisse tambour battant un immense complot à travers toute la Méditerranée, de Byzance à Barcelone en passant par Rome et Palerme. Ce Complot de Jean de Procida, évocation épique de la Sicile insoumise, est aussi à sa façon l'un des tout premiers romans d'espionnage.

  • Alcibiade (451-404) est l'une des figures les plus controversées de l'antiquité grecque. Neveu de Périclès, descendant de la grande famille des Alcméonides, Alcibiade inquiète autant qu'il fascine. Fréquentant Socrate, il joue plus au dandy arrogant qu'au philosophe d'autant que sa beauté et son charme lui valent d'être poursuivi par une foule de femmes. Excellent orateur, doté d'une intelligence de premier ordre, il brûle d'une ambition effrénée. Déçu de n'avoir pas été associé aux négociations lors de la paix de Nicias (421), il intrigue pour obtenir la direction de l'expédition de Sicile contre Syracuse (415) qui se solde par un désastre. Compromis dans la parodie des Mystères d'Eleusis, il s'enfuit et se réfugie chez l'ennemi spartiate (412) dont il devient le conseiller. Puis, il revient triomphalement dans sa patrie en 407, fort de ses succès militaires, où la cité, sous la domination des oligarques depuis leur coup de force de 411, lui accorde les pleins pouvoirs. En fin de compte, ce sont les Trente tyrans qui vont convaincre les Spartiates de le faire assassiner. Par précaution.
    En 404 avant J.-C., Athènes est vaincue et soumise à la dure loi des Spartiates. C'est aussi cette année-là que meurt Alcibiade. De la démocratie, il n'aura peut-être pas partagé les convictions. Il en aura du moins suivi le destin, dans un de ses chapitres les plus difficiles, mais un des plus éclatants.
    Plutarque, Thucydide, Lysias, Andocide, Platon, Xénophon, Aristophane, Athénée, Isocrate, Diodore de Sicile et Cornélius Népos nous racontent.

  • "Figure historique de la lutte antimafia, le juge Falcone, sauvagement assassiné par Cosa Nostra en 1992, est un héros des temps modernes. Dans une Italie en mal de repères moraux, il continue d'incarner, vingt ans après sa disparition, le combat pour l'Etat de droit et des valeurs de courage, d'abnégation, de lucidité face à une corruption érigée en système. Souvent incompris et parfois haï de son vivant, il est devenu dans la Péninsule, et spécifiquement sur son île natale de Sicile, une figure historique vénérée, presque mythique.

    Et pourtant, cet homme qui perça le premier les secrets de la mafia sicilienne et le paya de sa vie demeure un quasi inconnu en France. Exception faite d'un livre d'entretiens réalisé un an avant sa mort par la journaliste française Marcelle Padovani, aucun ouvrage en langue française ne lui a été consacré, aucune biographie de Falcone n'a été traduite de l'italien ou de l'anglais.

    Le livre de David Brunat vient combler ce manque en ressuscitant la figure du juge de façon particulièrement juste et originale. Au fil d'une méditation personnelle et engagée empreinte d'une poésie tendre et mélancolique, l'auteur de Titanic et d'Histoires de la Mafia rappelle l'importance pour les sociétés démocratiques de ne jamais déposer les armes face au crime organisé.

    Magistrat hors pair doté d'une intelligence aiguë et d'une volonté implacable, amoureux de la Sicile et de la vie, fin lettré et francophile, Giovanni Falcone fut à sa façon un guide, un éclaireur. Le présent ouvrage dessine le portrait d'un homme debout, d'un honnête homme fauché par les forces du mal mais qui continue à vivre dans la mémoire des hommes de bien."

  • Qui n'a jamais su qu'une bande de mercenaires fondèrent, au coeur du Moyen-Âge, un improbable « duché catalan d'Athènes » ? Un témoin direct de cette invraisemblable équipée, Ramon Muntaner, en a pourtant consigné la mémoire dans une Chronique qu'il dédia, à la fin de sa vie, au roi d'Aragon.

  • La République romaine meurt, mais ne se rend pas vite : il faut à Appien les cinq livres des Guerres civiles pour raconter sa longue agonie. Le livre III se termine par la blessure mortelle qu'en août 43 lui inflige Octave, quand il force Rome à l'élire consul. Le livre IV s'ouvre sur ce qui ressemble à un coup de grâce, l'instauration du Triumvirat. Octave, Antoine et Lépide s'octroient tous les pouvoirs et procèdent à une nouvelle « proscription » : la liste des individus à décapiter contre récompense est affichée et toute solidarité avec eux interdite. Contre les massacreurs, les proscrits inventent des cachettes, des moyens de fuir, ou bien meurent, parfois crânement. Le courage de leurs proches, voire de leurs esclaves, en sauve certains. Lâcheté, trahison et cruauté se donnent libre cours, mais la République vit encore. Sextus Pompée contrôle la Sicile et dirige une flotte. Brutus et Cassius, chefs du complot contre César, ont rassemblé des armées considérables et sont maîtres des riches provinces de l'Orient grec, alors que les triumvirs ne tirent rien de l'Italie et de l'Occident, exsangues. La lutte finale a lieu à l'automne 42, à Philippes, au nord de la Grèce.
    Appien évoque d'abord cette période de sang et de fureur par une longue suite de brefs tableaux retraçant le destin des proscrits, puis il peint une grande fresque de la confrontation finale, sans cacher où vont ses sympathies. Quand il écrit, la République est morte depuis deux cents ans, mais son souvenir alimente toujours la réflexion morale et politique.

  • En tentant de reconstituer une partie de l'histoire de la famille des Filangeri, conti di San Marco, dont un membre avait joué un rôle majeur lors du dépôt de mon arrière-grand-père à la Maison des Enfants Trouvés de Palerme en 1832, et en enracinant cette recherche dans le territoire de Villafrati d'où cette famille tirait son pouvoir féodal, c'était un long voyage dans le temps qui allait commencer pour moi, dont je ne reviendrai pas indemne, conscient désormais d'être de toute façon l'héritier d'une histoire complexe, souvent tortueuse, pleine d'espoirs toujours trahis. Cette recherche allait aussi se révéler porteuse d'une dimension plus universelle car une histoire plus vaste allait se dégager peu à peu, qui allait en apprendre plus sur la Sicile bien sûr, sur l'Italie, sur la constitution de l'État italien, sur les Italiens et leurs difficultés actuelles. Mais aussi sur les processus de colonisation et de décolonisation, sur le lien entre développement économique et social et démocratie, entre sous-développement et mafia. Et enfin sur la capacité de résistance des pouvoirs aux évolutions nécessaires, sur les terribles conséquences de celle-ci sur la mentalité des individus dans leur rapport à la loi, au bien commun, à l'intérêt général. En bref, un condensé de la géopolitique contemporaine.

  • Il n'ira plus à l'opéra : la poitrine déchiquetée par deux coups de calibre 12 tirés à bout portant, le sang coagulé sur son smoking, Monsieur Baldasere Siculisani, pharmacien de son état, gît sans vie. Une histoire de vendetta ? Probablement. C'est souvent le cas en Sicile. La très redoutée Madame le Procureur, Erica Muratori, s'empare de l'affaire avec un zèle inhabituel. Dans le même temps, Salvatore, son mari journaliste, qu'elle méprise cordialement, enquête lui aussi de son côté... Imagination imprévisible, comédiens, tragédiens, les méditerranéens préparent leurs vengeances, savourant sans le moindre état d'âme l'amertume de la rancune mêlée au plaisir de préparer la riposte. Un roman policier parfaitement orchestré qui se partage entre Narbonne, Montpellier, Paris et la Sicile.
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  • En l'année 1016, quelque quarante chevaliers normands revenant d'un pèlerinage en Terre Sainte aidèrent les habitants de Salerne à chasser une armée arabe sur le point de s'emparer de la ville. Émerveillés par leurs exploits, les princes de la région les invitèrent à rester comme mercenaires. Ils refusèrent sur le moment, mais ils revinrent un peu plus tard comme ils l'avaient promis, entraînant derrière eux toute une cohorte de chevaliers normands. Telles furent les prémices de l'aventure normande en Italie du Sud et en Sicile. En moins d'un siècle les Normands parvinrent à supplanter définitivement dans la région les Arabes et les Grecs byzantins et à créer une monarchie originale et exemplaire, qui devint bientôt un modèle pour l'Europe entière. Quels furent ces hommes qui ont réalisé une telle conquête ? Comment sont-ils parvenus à s'imposer, alors qu'ils étaient fortement minoritaires ? Quels furent leurs rapports avec Byzantins. Arabes, Italiens et Siciliens ? Quelles furent leurs relations avec la Papauté et avec les Églises latine et grecque ? Quelles furent leurs réalisations dans les domaines institutionnel, culturel et artistique ? Quels liens ont-ils conservés avec leurs compatriotes de Normandie et d'Angleterre ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre. Cette seconde édition présente en annexe une importante bibliographie qui comprend d'une part les éditions des sources et d'autre part les nombreux travaux consacrés à l'Italie du Sud et à la Sicile de l'époque normande.

  • Cette étude se veut une première approche du vin et des amphores de transport produits aux ive-iiie s. dans l'Italie du Sud grecque prise au sens large. Elle cherche essentiellement à mieux comprendre ce que représente ce secteur pour l'économie des zones grecques et périphériques, et se compose de deux volets. Le premier [chap. ii-iii] évoque un ensemble de documents illustrant d'une part la production de vin, de l'autre celle d'amphores. Le second [chap. iv-v] aborde l'organisation et la signification économique de cette production. Les pages qui suivent immédiatement présentent l'état des connaissances, mettent en relief les questions liées à l'étendue géographique et à la période prises en considération, précisent les aspects méthodologiques.

  • La riche moisson d'éléments architecturaux provenant de la Grande Grèce et de la Sicile pose bon nombre de questions quant à leurs origines, aux voies de leur cheminement, voire même à la manière dont ils ont acquis de nouveaux traits particuliers - ou qui peuvent paraître tels - au cours de leur développement local. Une connaissance plus détaillée de cet ensemble est d'autant plus souhaitable que, pour la compréhension de chaque pièce examinée, s'avère nécessaire la référence constante à la grande variété morphologique rencontrée dans la zone qui nous intéresse, rendue plus complexe encore par la disparition de plus d'un maillon dans la chaîne de transmission des influences.Le groupe de onze chapiteaux présenté ici comprend huit exemplaires inédits (ci-dessous III-VI et VIII-XI), les autres ayant été sommairement édités ou simplement mentionnés (c'est aussi le cas de IX et X). Bien que cet ensemble ne couvre pas la totalité des chapiteaux connus ou signalés et que certains exemplaires ne soient que brièvement ana lysés (VIII-XI), nous espérons pouvoir démontrer que les pièces inédites apportent de nouveaux éclaircissements portant sur l'interprétation de celles qui sont déjà connues. Sans vouloir anticiper sur les conclusions, il faut pourtant remarquer dès maintenant que, à travers une relativement grande diversité morphologique, il est possible de distinguer d'une part des groupements typologiques fondés sur des traits assez particuliers et, d'autre part, des caractères communs qui établissent des corrélations ne manquant pas d'intérêt.

  • Ils sont quatre : Horacio l'apprenti chevalier, Josaphat le compagnon tailleur de pierre, Anton le fils humilié et la belle, l'entreprenante Yamina, leur égérie, leur amour. Yamina, l'héritière du plus raffiné bordel de Palerme, qui raconte leur histoire. Quatre adolescents que tout sépare : l'origine, le milieu, la croyance. Quatre adolescents qui s'admirent, se jalousent, se défient, et qu'unit pourtant jusqu'à la mort la passion qu'ils vouent à un enfant à peine plus jeune qu'eux. Mais quel enfant ! Le petit voyou loqueteux qui traîne, affamé, dans les rues de Palerme, n'est autre que l'héritier du Saint-Empire romain germanique et du royaume normand de Sicile : ce Frédéric de Hohenstaufen que ses contemporains appelleront Stupor Mundi, Stupeur du monde. Au fil des années, il va échapper aux loups qui le guettent, reconquérir son empire, partir en croisade bien qu'excommunié par le pape, reprendre Jérusalem sans verser de sang, s'adonner sans mesure à sa passion pour les sciences et les femmes, s'interroger sur les dieux et le destin des hommes. Dans ce roman haletant, exhalant les parfums enivrants et chantant les couleurs éclatantes de la Sicile, Michel Subiela nous raconte la vie d'un esprit libre, premier des souverains modernes, dernier des césars.

    Création Studio Flammarion Illustration originale d'après : © Christie's Images / The Bridgeman Art Library ; © Electa / Leemage

  • Cet ouvrage constitue les Actes du colloque tenu à Tours les 7, 8, et 9 septembre 1998, qui a rassemblé des spécialistes de toutes les périodes de l´histoire dans une perspective totalement diachronique et pour une large aire géographique, de la Sicile grecque à la France du xxe siècle , en passant par les Cités-États de l´Italie ou de l´Allemagne médiévales. Une réflexion y est menée sur la pertinence de l´emploi du mot patriciat à travers les âges et les cultures, ainsi que sur les éléments constitutifs de l´identité patricienne au regard le l´ensemble des familles de l´élite urbaine. Les processus de formation et de pérennisation des lignages sont mis en lumière, de même que leurs mode d´insertion dans la cité et dans ses instances dirigeants et leurs systèmes de représentations face aux contemporains et à la postérité.

  • Chroniques amères

    Mario Salerno

    De la Première Guerre mondiale à la fin des années 1960, deux familles cohabitent dans un village planté au coeur de la Sicile. L'une pieuse et l'autre à l'anticléricalisme indéracinable. Camillo d'un côté, Tommaso de l'autre. Destins parallèles, parfois

  • Palerme est une ville marquée par l´illégalité, criminelle ou non, et par d´importants dysfonctionnements institutionnels : clientélisme des autorités municipales, faible efficience des administrations. Cet essai, qui traite de la gestion et de l´aménagement de la ville de Palerme depuis la fin du second conflit mondial, révèle les complexités des mécanismes à l´oeuvre dans l´espace urbain, à l´origine de la dégradation du territoire et des conditions de vie des habitants. L´auteur met en relation deux champs de recherche. Le premier a trait à la culture politique des autorités municipales : une culture faite de pratiques, d´usages et de représentations, mais aussi de rapports au territoire, aux administrés et au bien commun. Le second concerne les politiques mises en oeuvre par ces mêmes autorités et les techniques de gouvernement auxquelles elles ont recours. Appréhendée dans son quotidien comme dans ses grandes évolutions, la ville fait l´objet dans cette étude d´une approche globale. L´action des pouvoirs publics est abordée à l´aune des politiques d´urbanisme et, plus largement, des services urbains (eau, déchets) et des différentes interventions qui façonnent le territoire. Contribution importante à la connaissance des réalités de l´Italie contemporaine et plus particulièrement du Mezzogiorno, l´ouvrage livre de nombreuses clefs de lecture d´une ville qui étonne et déroute les visiteurs. Au-delà, cet essai formule, à partir du cas de Palerme, des pistes de recherche pour l´étude d´un modèle de gouvernement urbain méridional en Italie.

  • La Veleta

    Christian Petit

    Début du XVIe siècle, à Rome. Raphaël, peintre de commandes, déroge à ses habitudes et décide de créer une toile à seule fin esthétique. Tout autant pour perfectionner ses techniques que pour accoucher du Beau. Pour cela, il engage un modèle, une femme que l´histoire retiendra sous le nom de la Veleta. Une Sicilienne au parcours aventureux, marié à un homme dont la bassesse l´a projetée jusque dans les geôles de Tunis. Une femme nourrie de culture musulmane, joueuse et vive, qui loin de se cantonner à un rôle représentatif, questionnera le démiurge sur ses méthodes, les fondements de sa peinture. Inaugurant ainsi un pas de deux au cours duquel s´imposera toute une philosophie de l´art, au moment même où Leonardo met au point sa « machine à voir ».

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