• "Avec l'arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu'on pourrait appeler ma vie sur la route. [...] Neal, c'est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route...
    Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d'équipées qui apparaissent ici sous leurs vrais noms.
    La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l'auteur a crépité son texte sans s'arrêter, page unique, paragraphe unique.
    Aujourd'hui, voici qu'on peut lire ces chants de l'innocence et de l'expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd'hui on peut entendre dans ses pulsations d'origine, le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir.
    Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l'éphémère.

    Quand tout le monde sera mort, a écrit Ginsberg, le roman sera publié dans toute sa folie.
    Dont acte."
    Josée Kamoun

  • Note : plusieurs versions disponibles. L'une avec audio intégré, l'autre sans audio (interopérable, lisible sur tous supports), avec morceaux audio à télécharger directement.
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    Ce poème est le récit fragmenté d'une perte. Des photos viennent donner apparemment un semblant de réalité à un parcours intérieur marqué par la douleur. Et le cri. Quand j'ai lu le manuscrit de Julien Boutonnier, c'est ce qu'immédiatement j'ai senti. Mais, le relisant, voici les quelques remarques qu'il a suscitées en moi.
    1. Le cri désigne la perte de la mère. L'absence subie comme un fléau (peste au crabe) se combat dans les mots contre les motsmorts qui coupent le souffle. Boutonnier trouve sa voix dans les lettres manquantes qu'il faut vocaliser autrement pour pouvoir dire le nom imprononçable.
    2. En ce sens, il n'est pas question d'histoire individuelle seulement, vous l'aurez compris. Il s'agit de tenter de saisir l'espace à vif de la mort à l'oeuvre en nous, en nous tous.
    3. Et les photos ne sont là que pour nous montrer que la réalité de ce qui se lit et se donne à entendre ne peut se voir, sauf dans le défaut de ce que toute image exhibe, dans ce qu'elle dé-montre.
    4. Il faut pour donner corps à tout cela une construction rigoureuse, exigeante. Julien Boutonnier y parvient avec un sens des rythmes et un feeling à toute épreuve.
    5. C'est donc un livre remarquable, bouleversant.

    Maintenant, précipitez-vous, ayez la curiosité aiguisée, à vos liseuses !

    François Rannou

    Note : il faut saluer le travail remarquable de Jean-Yves Fick dans la mise au point du manuscrit et sa relecture.

  • Inlands

    Jean-Yves Fick

    Elle a su voir et capter la profondeur bleue que les glaces donnent à l'Islande, et même l'été, la fraîcheur de ses verts, la densité de ses marrons ; elle a fixé la lumière et pourtant celle-ci semble encore vibrer et se jouer des paysages qu'elle éclaire ; ce sont des ciels, des lacs, des chemins, ce sont des montagnes, des déserts de roches, des chutes d'eau, des souffles de brume, c'est la nature multiple et nue ; et Louise Imagine révèle dans ses photographies que la nature a seulement besoin d'exister pour être belle.
    Entrelacée à ces fenêtres ouvertes sur les paysages islandais, la rêverie poétique et musicale de Jean-Yves Fick trace son sillon, une voix d'abord ténue compose le chant d'un ostinato qui passe de rivages lumineux à des ténèbres insondables. C'est le rythme d'une fugue, la mélodie d'un voyage, l'harmonie de la poésie mêlée à celle de la photographie, et c'est l'origine d'un nous, l'origine d'un monde que ce livre pose là comme un jeu de reflets dans l'eau. Subtil et beau.

    Une version EPUB3 fixed-layout est également disponible. Préférez donc lire celle-ci si votre appareil le permet, elle est faite pour ça et met les photographies et le texte encore plus en valeur !
    Retrouvez également sur la page-livre certains brouillons et notes de Jean-Yves Fick.

  • «Inspirer, expirer... Inspirer, expirer... Ce mouvement de flux et de reflux est la clé de tous les rythmes de l'univers. En tâchant de le rendre conscient en vous-même, vous entrez dans l'harmonie cosmique et vous sentez peu à peu votre respiration se fondre dans la respiration de Dieu. »
    Omraam Mikhaël Aïvanhov

    Information

    Le texte de cette brochure est paru dans : « Les fruits de l'Arbre de Vie », tome 32 de la collection OEuvres complètes, chapitre XVI, sous le titre « Respiration humaine et respiration cosmique ».

  • Le second numéro de Lieux Littéraires propose, pour cahier principal, la question de l´Histoire perçue non seulement comme articulation chronologique mais, en tant que phénomène littéraire, comme « rythme » ou, plutôt, partitions croisées de l´Histoire, de la Littérature et des formes de leur médiation, comprises ici dans l´acte, au sens large, de l´édition.Nous avons vu là non seulement une manière de recomposer l´histoire de la littérature mais aussi d´aborder les phénomènes culturels spécifiques au xixe siècle. Le glissement de l´Histoire sur la scène de la fiction n´est pas simple affaire, conjoncturelle, de propagande ou de thèmes.

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