• À la fin du xixe siècle, par un froid dimanche de novembre, un garçon de quinze ans, François Seurel, qui habite auprès de ses parents instituteurs une longue maison rouge -l´école du village-, attend la venue d´Augustin que sa mère a décidé de mettre ici en pension pour qu´il suive le cours supérieur: l´arrivée du grand Meaulnes à Sainte-Agathe va bouleverser l´enfance finissante de François...
    Lorsqu´en 1913 paraît le roman d´AlainFournier, bien des thèmes qu´il met en scène -saltimbanques, fêtes enfantines, domaines mystérieux- appartiennent à la littérature passée, et le lecteur songe à Nerval et à Sylvie. Mais en dépassant le réalisme du xixe siècle pour s´établir, entre aventure et nostalgie, aux frontières du merveilleux, il ouvre à un monde d´une sensibilité toujours frémissante, et qui n´a pas vieilli.

  • RésuméUn jeune provincial de dix-huit ans séduisant et plein de rêves vient faire ses études à Paris. De 1840 à 1867, il découvre le monde qui hésite entre la monarchie, la république et l'empire à travers une société en pleine convulsion, Sur son chemin, il rencontre le grand amour, Marie Arnoux, épouse d'un riche marchand d'art, dont il est éperdument amoureux et les contingences du plaisir,
    la Révolution et ses faux apôtres, l'art, la puissance de l'argent et de la bêtise, la réversibilité des croyances, l'amitié fraternelle et la fatalité des trahisons. C'est au contact de cette passion inactive et des contingences du monde qu'il fera son éducation sentimentale, qui se résumera pour l'essentiel à brûler, peu à peu, ses illusions.
    CONTEXTEFruit de trois essais de jeunesse de Flaubert (écrits en 1842 et 1845) le roman définitif, rédigé à partir de 1864 sera achevé en 1869. Ecrit dans une langue éblouissante et selon des règles narratives inédites, L'Education sentimentale, publiée en 1869, est peut-être le chef-d'oeuvre de Flaubert, son roman le plus abouti et le plus mystérieux. Roman d'apprentissage très largement autobiographique, L'Éducation sentimentale, malgré la critique négative lors de sa parution, est devenu depuis Marcel Proust, un livre de référence pour les romanciers du XXe siècle.

  • Un livre unique, une somme romanesque, un livre dicté en moins de deux mois et qui est le sommet de l'improvisation, un récit sur Bonaparte, Waterloo, l'Italie, un grand ouvrage politique, que dire encore en faveur de ce qu'Italo Calvino appelait "le plus beau roman du monde". Une comédie humaine, un itinéraire spirituel, plusieurs histoires d'amour enfermées dans une petite ville d'Italie, avec le passage du temps, le charme de la mémoire, les "paysages sublimes", le paradoxe d'un héros qui trouve son paradis en prison, toutes les vertus et toutes les lâchetés, il faudrait tout citer. Manqueraient encore la merveilleuse brièveté de la phrase, et le sens de l'humour. Toute la littérature française en un volume.

  • Growing up in the home of a cruel aunt and a harsh charity school, Jane Eyre, an orphaned young woman, accepts employment as a governess at Thornfield Hall and soon finds herself in love with her employer, the enigmatic Rochester. Reprint. 17,500 first printing.

  • Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », «Aujourd´hui» -sont séparées par la césure tragique de l´année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l´écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d´un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu´elle emprunte à la biographie de l´écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l´universel, c´est que le poète précisément dépouille ici l´écorce individuelle pour atteindre à l´intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d´une âme.

  • 16 juin 1816. L'orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s'ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d'horribles histoires, selon la mode du temps. On décide même d'en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary - elle n'a pas encore 19 ans - ne peut dormir : elle rêve d'un hideux fantasme d'homme. Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature. Récit d'une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l'écran. Devenu si mythique que, dans l'esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.
    Traduit de l'anglais par George Cuvelier et Eugène Rocartel
    @ Disponible chez 12-21
    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE

  • Edition enrichie (Introduction, notes,variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)
    Le Rouge et le Noir, c'est le roman de l'énergie, celle d'un jeune homme ardent, exigeant et pauvre dans la société de la Restauration. Julien est le délégué à l'énergie provinciale, le délégué du talent à la carrière, des classes pauvres à la conquête du monde. Cette peinture, pleine, puissante, normale de l'énergie d'un homme, d'un pays, d'une époque, compose une oeuvre immense que son temps ne comprit pas mais dont la vivante influence n'est pas encore épuisée.
    Albert Thibaudet. 

  • Salammbô

    Gustave Flaubert

    Après la première guerre punique, Carthage est ruinée et ne peut plus payer ses mercenaires, qui décident de se révolter. Au milieu des désordres et des massacres, Mathô, le chef des rebelles, s'éprend de Salammbô, la fille du suffète Hamilcar...
    Projet à la fois novateur et scandaleux, Salammbô mêle mysticisme et érotisme dans une épopée grandiose. Grâce à une érudition syncrétique, Flaubert réinvente d'une main de maître une civilisation, imagine une vie politique et religieuse, et fait surgir le mirage d'une cité disparue. Entre romantisme et symbolisme, l'Orient barbare et rutilant de ce roman fascinera des générations de lecteurs.

    Dossier :
    1. La genèse d'un vieux projet
    2. Fiction et histoire
    3. Le roman des religions
    4. La seconde vie de Salammbô
    5. Documents
    Le chapitre explicatif de Salammbô.

  • Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, biographie et bibliographie)Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée. 

  • Édition enrichie (Introduction, notes et chronologie)Sorti du libre élan mystique, le gothique, comme on l'a dit sans le comprendre, est le genre libre. Je dis libre, et non arbitraire. S'il s'en fût tenu au même type, s'il fût resté assujetti par l'harmonie géométrique, il eût péri de langueur. [...] Comment compter nos belles églises au xiiie siècle ? Je voulais du moins parler de Notre-Dame de Paris. Mais quelqu'un a marqué ce monument d'une telle griffe de lion, que personne désormais ne se hasardera d'y toucher. C'est sa chose désormais, c'est son fief, c'est le majorat de Quasimodo. Il a bâti, à côté de la vieille cathédrale, une cathédrale de poésie, aussi ferme que les fondements de l'autre, aussi haute que ses tours. Si je regardais cette église, ce serait comme livre d'histoire, comme le grand registre des destinées de la monarchie. [...] La grande et lourde église, toute fleurdelysée, appartient à l'histoire plus qu'à la religion. Elle a peu d'élan, peu de ce mouvement d'ascension si frappant dans les églises de Strasbourg et de Cologne. Les bandes longitudinales qui coupent Notre-Dame de Paris arrêtent l'élan ; ce sont plutôt les lignes d'un livre. Cela raconte au lieu de prier. [...] Notre-Dame de Paris est l'église de la monarchie ; Notre-Dame de Reims, celle du sacre.
    Jules Michelet, Histoire de France, iv, 8, « Eclaircissements : la Passion comme principe d'art au Moyen Age » (1833).
    Présentation et notes par Jacques Seebacher.

  • On serait tenté de résumer ce qui lie Des Grieux à Manon Lescaut de cette façon  : un coup de foudre pour une femme fatale... Mais l'affaire est plus subtile que cela, et se plaît aux rebon-dissements. Il y a de la passion dans l'air, qui fait naître, au siècle où la quête du bonheur surgit, une nouvelle morale, celle de l'amour.

    Au fil du roman :
    o 2 explications de textes
    o 1 commentaire de texte
    + un dossier composé de 8 chapitres 
    1 - Histoire littéraire: À l'aube des Lumières, les conditions d'écriture d'un roman à succès
    2 - L'abbé Prévost et son temps
    3 - Présentation de Manon Lescaut
    4- Les mots importants de Manon Lescaut (vertu ; larmes ; pistoles / francs / écus ; police)
    5 - La grammaire
    6 - Groupement de textes : Regards romanesques, regards sur le roman
    Madame de Lafayette, La Princesse de Clèves
    Marivaux, Le Spectateur français
    Gustave Flaubert, Madame Bovary
    Louis Aragon, Aurélien
    Du côté des textes d'idées : L'Encyclopédie, ' Article Roman '
    7- Prolongements artistiques et culturels
    8 - Exercices d'appropriation.

  • Édition enrichie (Préface, notes, appendice, commentaires sur l'oeuvre et biobibliographie)Elle l´aimait, elle en était aimée mais la bienséance et la mort la séparèrent de lui.
    Ce roman, dont Alexandre Dumas fils tira aussi un drame, est inspiré de l´existence authentique de Marie Duplessis. Merveilleusement belle et intelligente, cette courtisane fut adorée du Tout-Paris et de l´auteur lui-même. Il dut renoncer à elle, car il n´était pas assez riche. Verdi fit de ce drame un opéra sublime, La Traviata, que Franco Zeffirelli filma avec grand art.
    Armand et Marguerite vivent un amour immense qui survit à tous les obstacles et à toutes les tromperies. Le père d´Armand interdit cet amour inconvenant. Mais rien n´aura empêché le bonheur d´aimer, la virginité retrouvée, l´argent et les conventions dédaignés. L´amour véritable, c´était pour Marguerite l´espoir, le rêve et le pardon de sa vie. Tout lui fut donné, mais à quel prix !
    Présentation et notes d´Antoine Livio.

  • EMMA

    Jane Austen

    Publié anonymement en 1816, Emma est l'oeuvre la plus aboutie de Jane Austen (1775-1817) et l'un des classiques du roman anglais.
    Orpheline de mère, seule auprès d'un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s'est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu'elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s'est-elle pas attribué un rôle qui n'est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu'elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.
    Autour d'Emma, Jane Austen dépeint avec sobriété et humour, et aussi une grande véracité psychologique, le petit monde provincial dans lequel elle a elle-même passé toute sa vie.

  • Tout commence par une trahison amoureuse. Octave, trompé par sa maîtresse, se jette à coeur perdu dans les bras de la débauche. Mais quand survient un nouvel amour, la passion prend le goût amer de la jalousie : pour Octave, marqué au fer rouge de la désillusion, aimer, c'est souffrir, et surtout faire souffrir...
    Autel de douleur dressé par Musset à George Sand au lendemain de leur rupture, la Confession (1836) dépasse pourtant le seul cadre de l'expérience personnelle. Cherchant à toucher du doigt ses blessures et à trouver dans la fiction une vérité consolatrice, Musset, enfant du siècle, chante la désespérance de toute une génération en proie au mal de vivre.

  • Chatterton

    Alfred de Vigny

    Selon Alfred de Vigny, Chatterton aurait été composé en dix-sept nuits, sous le signe du silence et de l'ascèse, dans les affres d'une création vouée à un dessein élevé : mettre en scène un poète maudit afin que le public s'émeuve du sort des artistes pauvres. Pour y parvenir, Vigny s'inspire de la brève existence du poète Thomas Chatterton, qui s'est donné la mort à la veille de ses dix-huit ans, après avoir souffert de l'humiliation et de la faim. À partir de l'exemple d'un seul, le dramaturge entend toucher le coeur de tous.
    Certains ont lu dans Chatterton une apologie du suicide, d'autres une pièce étrange car sans action. Ce « drame de la pensée » a toutefois remporté un triomphe à sa création, en 1835, et nombreux furent ceux qui se reconnurent en Chatterton.

    Dossier :
    1. Création et réception
    2. Chatterton et les poètes maudits
    3. L'anglomanie littéraire au XIXe siècle.

  •  « ... L'amour crée, comme par enchantement, un passé dont il nous entoure. Il nous donne, pour ainsi dire, la conscience d'avoir vécu, durant des années, avec un être qui naguère nous était presque étranger. L'amour n'est qu'un point lumineux, et néanmoins il semble s'emparer du temps. Il y a peu de jours qu'il n'existait pas, bientôt il n'existera plus ; mais, tant qu'il existe, il répand sa clarté sur l'époque qui l'a précédé, comme sur celle qui doit le suivre. » Introduction, notes et commentaires de Gilles Ernst. 

  • « Qu'est-ce qu'un paradis qu'on achète au prix de son salut éternel ? »

    Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Dossier
    1. L'opium et le haschisch dans la littérature romantique
    2. Les Paradis artificiels et leurs lecteurs.

  • Se déroulant dans un monde oublié et dans des temps lointains, cette épopée tumultueuse raconte l'histoire de Kira, l'enfant mauve conçue lors du viol de la Reine Fan de Shola par Amecareth, l'Empereur Noir. Les Chevaliers d'Émeraude devront mener de durs combats pour protéger cette petite fille, afin que s'accomplisse la prophétie qui verra la destruction d'Amecareth.

  • À l'occasion du bicentenaire de la naissance d'Emily Brontë, " Pavillons Poche " publie son chef-d'oeuvre et unique roman, Les Hauts de Hurle-Vent, avec une préface de Lydie Salvayre.
    " Il est l'orgueil en personne. Il est l'excès. Il est la foudre. Il est élégant et sauvage. Il est tendre et brutal comme un tranchant de scie. Il s'appelle Heathcliff. De Heathcliff, Emily Brontë a le caractère entier, l'insolence prompte et le refus têtu de se plier aux contraintes sociales dès lors qu'elles ne s'appuient que sur des faux-semblants. De lui, le goût de la lande que, depuis l'enfance, elle parcourt en tous sens, une lande qui meurt l'hiver sous le poids de la neige et les hurlements du vent pour renaître au printemps dans les bruyères roses et les crocus dorés dont elle fait des bouquets. Mais Emily ne partage en rien la noirceur effroyable de son héros, pas plus que sa classe sociale dite inférieure, une classe contre laquelle Heathcliff, l'enfant trouvé, l'enfant sauvage, l'enfant sans nom et sans lignage, se révoltera et se vengera avec un acharnement qui confinera à la démence. " Lydie Salvayre

  • Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes.
    En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • Ce premier tome de notre Intégrale regroupe les nouvelles qu'Edgar Allan Poe (1809-1849) écrivit avant ses trente ans. Luttant pour survivre et être publié, faisant ses débuts de critique et de journaliste, il commet plusieurs chefs-d'oeuvre : le « Manuscrit trouvé dans une bouteille », « Bérénice », « Le diable dans le beffroi », « L'histoire à nulle autre pareilled'un certain Hans Pfaal », et bien sûr « William Wilson » ou la très célèbre « Chute de la Maison Usher ».
    Présentée de manière chronologique, fruit d'un travail érudit et passionné, cette nouvelle traduc-tion des nouvelles intégrales d'Edgar Allan Poe par Christian Garcin et Thierry Gillyboeuf est augmentée de nombreuses notes, d'une préface des traducteurs, ainsi que d'une série d'illustrations originales réalisées par Sophie Potié.

  • Dans ses quatuors, le génie de Beethoven apparaît dans ce qu'il a de plus visionnaire. Le compositeur multiplie les innovations compositionnelles et stylistiques, avec un registre sans précédent de sentiments et d'émotions.
    Bernard Fournier invite le lecteur à l'ascension de cet « Himalaya musical », aux contrastes extrêmes, avec ses sommets vertigineux, ses à-pics profonds et ses vastes points de vue.
    Dans un parcours en seize stations, quatuor par quatuor, suivant l'ordre chronologique de leur composition, l'auteur rend compte de l'esprit de chaque oeuvre, de l'inventivité de l'écriture et de la diversité expressive de chaque mouvement, de chaque grande section.
    Un compagnon précieux pour découvrir toute la beauté de ce chef-d'oeuvre.
    Ingénieur de formation, Bernard Fournier a enseigné la musicologie à l'université Paris-VIII. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur l'histoire du quatuor à cordes ainsi que sur l'oeuvre de Beethoven.

  • Graziella

    Alphonse de Lamartine

    Graziella, lumineuse apparition au beau milieu d'une nuit de tempête... Le jeune Lamartine ne lui résistera pas. Il a dix-huit ans et découvre l'Italie ; elle est la fille d'un pêcheur de l'île de Procida. Premiers frissons d'amour, serments volés parmi les vignes et les jardins fleuris d'Italie.
    Mais le drame couve. Les promesses d'éternité et d'absolu n'effacent pas le poids des conventions.
    Bien des années plus tard, le poète se souvient, images obsédantes et cruelles de la déchirure d'un amour pur.


    Couverture : Graziella, Jules Joseph Lefebvre (1834-1912) © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais/ image of the MMA

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