• La philosophie croit tout savoir. Mais elle tombe bouche bée devant la peinture. C'est à son tour d'être enseignée. De Dürer à Rembrandt en passant par Mantegna et autres, cet essai flamboyant montre comment la couleur et la forme vont bien à la pensée, si pauvre et triste sinon sans elles. Superbe.
    L'image vaudrait-elle moins que le concept ? La peinture, si matérielle, serait-elle inférieure à la philosophie, si abstraite ? Un tableau ne servirait-il au mieux qu'à illustrer une thèse ?
    Et si c'était en fait tout l'inverse ? Si c'était, à l'opposé, le façonnage de l'idée qui constituait la matière du travail pictural ? Et si, au contraire, c'était le tableau, non pas la thèse, qui contribuait le plus directement à modifier notre perception du monde, notre relation au monde ?
    Décryptant une dizaine d'oeuvres magistrales qui couvrent du début de la Renaissance à la fin du Baroque, Marc de Launay nous entraîne dans une fantastique redécouverte, inattendue et exaltante, du lien intrinsèque entre la vue et la pensée. Et nous montre, de manière lumineuse, pourquoi et comment l'émotion esthétique n'engage pas simplement le goût, elle intervient dans la discussion philosophique. Faisant de Dürer, Rubens, Rembrandt, nos contemporains d'étude et nos compagnons d'éveil, voici un livre de philosophie pour tous intensément jubilatoire. Une leçon sur l'art de regarder.

  • Découvrez William Warwick, le héros de la nouvelle saga de Jeffrey Archer, " conteur de la trempe d'Alexandre Dumas " (The New York Times).
    En entrant à la London Metropolitan Police Force, William Warwick réalise enfin le rêve de sa vie et se voit vite confier sa première affaire à haut risque : retrouver un Rembrandt inestimable qui vient d'être dérobé. Mais rien ne se passe comme prévu...
    Peut-il vraiment avoir confiance en Beth Rainsford, l'assistante qui travaille au musée où a eu lieu le délit et dont il est en train de tomber follement amoureux ? Et que penser de ces collectionneurs qui surveillent William et semblent prêts à tout pour mettre la main sur
    le tableau ?
    /> Entre jeux de dupes et faux-semblants, triomphes et tragédies, Qui ne tente rien est immédiatement devenu un best-seller au Royaume-Uni et annonce l'une des oeuvres les plus marquantes de Jeffrey Archer.
    " Un roman au rythme effréné où se mêlent faussaires, contrefaçons et arnaques. Digne des meilleures séries ! "
    The Daily Express

  • En 1979, Honecker, dirigeant de la RDA, et Brejnev, chef de l'U.R.S.S., se donnent un baiser sur la bouche. La photographie de ce "baiser de la fraternité socialiste" fait le tour du monde. En 2016, une artiste d'origine polonaise, Sonia, le reproduit en peinture. Une exposition de ses toiles sur ce motif doit ouvrir ses portes dans une galerie à New York. Or, deux toiles présentent des coulures sur leurs bords que Sonia souhaite effacer avant le vernissage. Elle les embarque dans un Uber. Mais... Patatras ! Elle les y oublie. S'ensuivent des péripéties rocambolesques pour tenter de les retrouver... Or, Uber est un mur infranchissable, inébranlable. Ben Lerner réussit le tour de force de poser des questions politiques à partir d'une histoire presque triviale : un baiser volé.

    Né en 1979 à Topeka dans le Kansas, Ben Lerner enseigne la littérature au Brooklyn College. Il est l'auteur de recueils de poèmes et de deux romans, parus en français chez l'Olivier : Au départ d'Arocha (qui lui a valu aux États-Unis le Believer Book Award) et 10 : 04. En 2017, les éditions Allia ont publié La Haine de la poésie.

  • Harmensz van Rijn Rembrandt (Leyde, 1606 - Amsterdam, 1669) Tout chez Rembrandt est un mystère complet, son esprit, son caractère, sa vie, son oeuvre et sa méthode de peinture. Mais ce que nous pouvons deviner de sa nature profonde à travers sa peinture et les incidents triviaux ou tragiques de sa vie malheureuse (son penchant pour le faste le poussa à la faillite), dont les infortunes ne s'expliquent pas complètement, révèle une effervescence de ses idées et de ses sentiments, des impulsions contradictoires émergeant des profondeurs de son être comme la lumière et l'ombre de ses toiles. Malgré cela, rien dans l'histoire de l'art ne nous donne une plus profonde impression d'unité que ses peintures, bien que composées d'éléments très hétéroclites aux significations les plus complexes.
    On a le sentiment que son esprit, génial, brillant et libre, audacieux et ignorant toute servitude, qui le mena aux plus nobles considérations et aux plus sublimes rêveries, jaillissait de la même source que ses émotions. C'est de là que provient cette composante tragique qu'il imprima à tout ce qu'il peignait, quel que fût le sujet. Son oeuvre était donc inégale, car le sublime, qui était le propre d'un homme tel que lui, n'est pas une chose quotidienne.
    C'est comme si cette personnalité singulière, étrange, attirante et presque énigmatique à la fois avait été lente à se développer, ou du moins à connaître sa pleine dimension. Que Rembrandt ait possédé un talent précoce et une vision originale du monde, ses dessins de jeunesse et ses premiers autoportraits des années 1630 le prouvent assez. En peinture, cependant, il ne trouva pas immédiatement la méthode pour exprimer les choses encore incompréhensibles qu'il avait à dire, la technique audacieuse, globale et personnelle que nous admirons dans ses chefs-d'oeuvre de la maturité et de la vieillesse, mais qui, en dépit de sa subtilité, fut jugée brutale et contribua certainement à l'éloigner de son public. Il adopta d'abord un style sophistiqué très similaire à la manière des «Petits Maîtres » de son pays.
    Toutefois, à ses débuts et au temps de ses premiers succès, l'éclairage joua un rôle majeur dans sa conception de la peinture et il en fit le principal instrument d'investigation des arcanes de sa vie intérieure. Il lui révéla la poésie de la physionomie humaine lorsqu'il peignit le Philosophe en méditation, ou La Sainte Famille, si délicieusement absorbée dans sa modeste intimité, ou l'ange Raphaël quittant Tobias. Mais bientôt il exigea plus, et La Ronde de nuit marqua immédiatement l'apothéose de sa réputation. Peu à peu, il évolua en s'éloignant du naturalisme des premières heures et des clairs-obscurs abrupts, arrondissant les angles et se tournant vers un monde plus coloré. Il songea aux grands vénitiens et emprunta leurs sujets pour produire une forme d'art né d'une vie intérieure et d'une émotion profonde. Les sujets mythologiques et religieux étaient traités comme ses portraits. Car tout ce qu'il puisait dans la réalité et même dans les oeuvres des autres, il le transmutait immédiatement en sa propre substance.

  • Rembrandt van Rijn (1606-1669) has long been considered one of the greatest artists in European history. His paintings have launched imitations and homages, including best-selling novels, a recent TV series, and even a handful of popular films. Now, for the first time, this lovely text by Émile Michel is paired with carefully curated selections from Rembrandt's portfolio to illuminate the history and work of this celebrated master of light.

  • L'Américain Cecil B. DeMille (1881-1959) est peut-être le cinéaste le plus connu du grand public. Mais il est aussi le plus méconnu. L'image de marque officielle « spécialiste du péplum religieux » ne correspond nullement à ce qu'il y a de meilleur dans son oeuvre. D'ailleurs, sur soixante-dix films, il n'a tourné que huit péplums. Il se révèle, en fait, plus proche de Jacques Becker et de Lewis Carroll que du peintre David.
    En France, les livres qui lui sont consacrés remontent à plusieurs décennies et sont donc dépassés : leurs auteurs ne connaissaient qu'une quinzaine de films (et pas forcément les meilleurs), alors qu'aujourd'hui on peut en voir soixante et un.

  • Cet ouvrage s'origine dans une phrase par laquelle Rembrandt dissuadait les visiteurs de son atelier de s'approcher de ses tableaux: «L'odeur de la peinture pourrait te faire du mal». On peut formuler l'hypothèse que Rembrandt parlait ainsi d'une conception «toxique» de sa peinture, alors inacceptable pour une partie de ses contemporains. Le Boeuf écorché est exemplaire d'une manière nouvelle, faite d'une pâte épaisse, triturée par de larges mouvements de brosse. Le tableau fait alors surgir le questionnement du rapport faussé entre la peinture et la beauté, de l'inadéquation entre l'art et le goût, et il s'agit de s'interroger sur la force unique d'une oeuvre capable de provoquer, chez qui la contemple, un vacillement de la raison.

  • "Jacob resta seul et quelqu'un lutta avec lui jusqu'au lever de l'aurore."
    Pierrette Fuzat propose une analyse fouillée du récit biblique du combat qui oppose Jacob àun adversaire qui refuse de dévoiler son nom (Gn 32,23-33).
    L'auteur explore également l'histoire de l'interprétation de ce mystérieux combat, notamment dans la tradition juive.
    Ces combats, que chacun connaît dans les profondeurs de son être, conduisent l'homme à s'élever à un autre niveau de conscience. Entre violence et grâce, ce livre ouvre une fenêtre sur un possible pardon accordé à l'autre, au nom de l'Autre.
    Un véritable Midrash.

  •  DUALITE, maître-mot de cette enquête à tiroirs où se côtoient deux régions sans lien apparent, deux peintres d´époques différentes, deux flics qui ne se connaissent pas :

    Touraine et Provence Le Caravage et Cézanne Melinda Fields et Diego Mart

  • Les sanguines

    Pepin Elsa

    • Alto
    • 23 Février 2016

    Tout sépare les soeurs Becker. Sarah est l'introvertie, celle qui fait tache dans le portrait de famille, celle qui aime mal et qui, malgré son talent de peintre, se contente de copier les autres. Séductrice, amoureuse et mère de deux filles, Avril est l'étoile dansante du printemps attaquée par une tempête d'hiver. L'annonce d'un cancer rare bousculera leur fragile relation et pourrait aussi bien les réunir que les éloigner à jamais. Car si les coeurs battent parfois à l'unisson, il arrive que les sangs s'entêtent à suivre des courants contraires. Entrelaçant ce récit d'une femme qui doute de tout à des chapitres choisis d'une Histoire du sang rédigée par un malade certain de mourir seul, Elsa Pépin livre une réflexion sensible sur le sacrifice d'illustres oubliés au nom de la science, comme sur celui qu'on accepte au nom de ceux qu'on aime. Premier roman au ton juste et singulier, Les sanguines offre une illustration du mystérieux pouvoir du don de soi, et de la vie qui persiste au-delà de la mort.

  • Le caractère unique de la peinture de paysage hollandaise, avec ses cours d´eau et son abondance de couleurs, ne se retrouve pas seulement dans les représentations de la nature mais aussi dans de fameux portraits et représentations de scènes de la société de cette époque. Ce livre rassemble les temps forts de la peinture hollandaise, compilant les plus célèbres artistes du XVe au XIXe siècle, notamment Bosch, Rembrandt, Rubens, ou Van Eyck. Trois détails caractéristiques de chaque oeuvre sont mis en lumière à travers la mise en page innovante de ce livre, qui souligne l´amour des détails si symptomatique de l´art hollandais.

  • Rembrandt van Rijn (1606-1669) has long been considered one of the greatest artists in European history. His paintings have launched imitations and homages, including best-selling novels, a recent TV series, and even a handful of popular films. Now, for the first time, this lovely text by Émile Michel is paired with carefully curated selections from Rembrandt´s portfolio to illuminate the history and work of this celebrated master of light.

  • Le caractère unique de la peinture de paysage hollandaise, avec ses cours d´eau et son abondance de couleurs, ne se retrouve pas seulement dans les représentations de la nature mais aussi dans de fameux portraits et représentations de scènes de la société de cette époque. Ce livre rassemble les temps forts de la peinture hollandaise, compilant les plus célèbres artistes du XVe au XIXe siècle, notamment Bosch, Rembrandt, Rubens, ou Van Eyck. Trois détails caractéristiques de chaque oeuvre sont mis en lumière à travers la mise en page innovante de ce livre, qui souligne l´amour des détails si symptomatique de l´art hollandais.

  • Rembrandt van Rijn (1606-1669) a longtemps été considéré comme l'un des plus grands artistes européens. Ses peintures suscitèrent de nombreuses imitations et hommages, dont des romans à succès, des séries télévisées récentes ainsi que quelques films populaires. Pour la première fois, le texte d'Émile Michel va de pair avec une sélection soigneuse du répertoire d'oeuvres de Rembrandt qui illustrent le travail de ce célèbre maître de la lumière.

  • Parce que le musée du Louvre est le plus important du monde, qu'il est facile de se perdre parmi les centaines de peintres et les milliers de peintures qui y sont exposés, nous avons décidé de créer un outil de référence pour une visite réussie.
    Ce premier tome couvre la peinture des écoles du Nord au musée du Louvre, c'est à dire celles qui sont exposées dans l'aile Richelieu. Il est suivi d'un tome pour la peinture française (ailes Richelieu et Sully) et enfin d'un dernier tome pour l'Italie et les autres écoles (aile Denon).
    o Pour que vous soyez acteur de votre visite au musée du Louvre, pour rendre celle-ci plus riche et plus réussie,
    o pour visiter à votre guise en fonction du temps que vous avez et selon l'itinéraire que vous souhaitez,
    o pour éviter de sortir du musée en étant frustré de ne pas avoir vu ce que vous auriez aimé voir,
    emportez vos guides du musée du Louvre sur votre tablette.
    Ils vous permettent de préparer votre visite, il sont vos compagnons en face des tableaux, vous apportent informations et anecdotes, et vous permettent de retour chez vous de prolonger ces moments de plaisir.
    Retrouvez les tableaux de plus de 80 peintres, 400 tableaux évoqués, plus de 260 tableaux illustrés, avec des reproductions agrandissables en plein écran (et plus pour étudier un détail), aucun livre papier ne vous donne une telle richesse d'information.
    Ce guide VisiMuZ vous donne une vision d'ensemble de la peinture des écoles du Nord au Louvre. Il est nomade, rapide à télécharger, ne nécessite ensuite aucune connexion.
    Les livres numériques beaux-arts de VisiMuZ sont innovants, complets, simples, pratiques. Nativement numériques, ils profitent pleinement des avantages du support (navigation intuitive, recherche textuelle, police adaptée à la vue du lecteur, annotations, etc.)

  • Az e-könyv a Kossuth Kiadó által nyomtatásban megjelentetett nagysiker? Világhíres fest?k cím? sorozat azonos cím? kötetének szöveganyagát tartalmazza, az illusztrációk nélkül. Rembrandt képein az emberi arc magán hordozza az átélt sors rajta hagyott nyomait. Ezen túlmen?en, valamennyi portré sajátos szellemi beállítódást is tükröz, betekintést enged a lét rejtelmeibe. A nagy németalföldi mestert f?ként "az ember és lelkiállapota" foglalkoztatta. Minél id?sebb lett, annál többször érzékeltette a megfestett modellek bels? magányosságát, ez Rembrandt szemében a személyiség lelkiismeretes ábrázolásának alapvet? feltétele. Tapasztalatának és megfigyeléseinek köszönhet?en sikerült megjeleníteni a vásznon a modellek eleven személyiségét. Az id? folyamából kiragadott ugyan egy pillanatot, de nem állította meg az id?t az ábrázoláson, így képes volt közvetíteni a megfestett személyek bels? gazdagságát. Az arckifejezésük, a tekintetük érzékelteti legbens?bb világukat és létezésük titkos csodáját. Személyes ihletés? alkotásain, a zsánerjelenetekbe helyezett szerepl?k ábrázolásához gyakran ugyanazok a személyek ültek neki modellt, de Rembrandt ezeken a képeken is a "lélek" sokféleségét és az emberi természet mélységeit ragadta meg.

  • Rembrandt is completely mysterious in his spirit, his character, his life, his work and his method of painting. What we can divine of his essential nature comes through his painting and the trivial or tragic incidents of his unfortunate life; his penchant for ostentatious living forced him to declare bankruptcy. His misfortunes are not entirely explicable, and his oeuvre reflects disturbing notions and contradictory impulses emerging from the depths of his being, like the light and shade of his pictures. In spite of this, nothing perhaps in the history of art gives a more profound impression of unity than his paintings, composed though they are of such different elements, full of complex significations. One feels as if his intellect, that genial, great, free mind, bold and ignorant of all servitude and which led him to the loftiest meditations and the most sublime reveries, derived from the same source as his emotions. From this comes the tragic element he imprinted on everything he painted, irrespective of subject; there was inequality in his work as well as the sublime, which may be seen as the inevitable consequence of such a tumultuous existence.
    It seems as though this singular, strange, attractive and almost enigmatic personality was slow in developing, or at least in attaining its complete expansion. Rembrandt showed talent and an original vision of the world early, as evidenced in his youthful etchings and his first self-portraits of about 1630. In painting, however, he did not immediately find the method he needed to express the still incomprehensible things he had to say, that audacious, broad and personal method which we admire in the masterpieces of his maturity and old age. In spite of its subtlety, it was adjudged brutal in his day and certainly contributed to alienate his public.
    From the time of his beginnings and of his successes, however, lighting played a major part in his conception of painting and he made it the principal instrument of his investigations into the arcana of interior life. It already revealed to him the poetry of human physiognomy when he painted The Philosopher in Meditation or the Holy Family, so deliciously absorbed in its modest intimacy, or, for example, in The Angel Raphael leaving Tobias. Soon he asked for something more. The Night Watch marks at once the apotheosis of his reputation. He had a universal curiosity and he lived, meditated, dreamed and painted thrown back on himself. He thought of the great Venetians, borrowing their subjects and making of them an art out of the inner life of profound emotion. Mythological and religious subjects were treated as he treated his portraits. For all that he took from reality and even from the works of others, he transmuted it instantly into his own substance.

  • Die Einzigartigkeit der niederländischen Landschaft mit ihren Wasserwegen und ihrem Farbreichtum spiegelt sich nicht nur in den Naturgemälden, sondern auch in bekannten Einzel- und Gruppenporträts aus dieser Region Europas wieder. Dieses handliche Buch versammelt die Höhepunkte der niederländischen Malerei vom 15. bis zum 19. Jahrhundert mit Werken von, zum Beispiel, Bosch, Rembrandt, Rubens und van Eyck. Das innovative Layout der Mega Square-Reihe hebt drei charakteristische Ausschnitte eines jeden Bildes hervor und unterstreicht damit jene Detailliebe, die so bezeichnend ist für die niederländische Malerei.

  • Le grand livre des héros

    Collectif

    Un livre qui fait comprendre qu'il faut vraiment de tout pour faire un monde ! Le grand livre des héros raconte l'aventure des hommes et des femmes qui ont changé le cours de l'Histoire et fait avancer l'humanité. Inventeurs révolutionnaires, explorateurs intrépides, artistes visionnaires, humanistes extraordinaires : 100 héros aux vies passionnantes comme des romans.

  • Pacific bell

    Julie Hetu

    • Alto
    • 10 Avril 2018

    Au milieu du désert des Mojaves est plantée une cabine tatouée de mille vies dont la sonnerie déchire le silence. Elle reçoit les conversations des curieux qui ont composé son numéro. Mais cette cabine est épiée. Une animatrice de radio recueille les appels pour l'émission Voix du désert.

    Elle se nomme Sofia Loera. C'est une femme déracinée, contrainte de travailler pour une organisation criminelle afin de renouer avec les siens. En attendant, elle raconte pour ses auditeurs et son fils en exil Le sang des cactus, un récit qui ressemble trop au sien pour ne pas attiser la colère. Il en va ainsi de toutes les histoires, elles en cachent plusieurs autres?: celle d'une sirène qui n'a jamais vu un lever de soleil, d'une femme à la mémoire trouée, d'un fils victime de son héritage de violence, d'un clan arraché à sa terre.

    Pacific Bell résonne pour les voix qui refusent de se taire, laisse entrevoir mille couleurs qui ne s'étiolent jamais, des rouges chatoyants et terribles comme le sang, un jaune chaud comme une passion cuisant sous le soleil et d'angoissants reflets de noir.

  • "Il y a quelque chose de réconfortant dans le fait d'avoir quarante ans." Quelques cheveux blancs et trois pattes d'oie : on n'a rien vu venir. Un sentiment paradoxal nous saisit, mêlé de nostalgie et d'ennui, mais aussi de lucidité, de confiance et de sérénité. La quarantaine est une étape délicate et contradictoire : d'un côté les dés sont jetés, de l'autre la trajectoire n'a jamais été aussi limpide.
    Un philosophe anglais interroge ce moment si particulier de la vie avec une sincérité réjouissante. Il nourrit sa réflexion des oeuvres d'autres quarantenaires inspirés, de Nietzsche à Hölderlin, de Montaigne à Rembrandt.


    Vo : Middle Age Photographie : Graeme Harris © Bridgeman Images Réalisation graphique : Raphaëlle Faguer © Autrement Édition originale : © Christopher Hamilton, 2009.
    Traduction autorisée par Acumen Publishing Ltd Edition.
    Édition française publiée par l'intermédiaire de l'agence littéraire Eulama International.
    © Éditions Autrement, Paris, 2014, pour la présente édition.

  • Baudelaire mettait ce petit livre très secret au-dessus de tous les autres : bien sûr il y prend l'idée de ses "Poëmes en prose", mais à entrer dans "Gaspard de la Nuit" c'est souvent de belles harmoniques annonciatrices des "Fleurs du mal" qu'on y entend.

    Je crois qu'il faut relire de façon contemporaine le livre qu'Aloysius Bertrand prétend avoir reçu de cet inconnu, Gaspard de la Nuit. Parce que cela part d'une ville (ô, cette préface sur Dijon !), pour la brièveté de chaque scène en prose, discontinue, complète. Mais aussi pour ce rapport de chaque page à la citation littéraire qui la précède, comme si l'image littéraire naissait de cette phrase arrachée à un autre texte, mêlant Walter Scott à Lamartine, puisant dans les vieilles chansons populaires ou les étranges proclamations des alchimistes ou de Nostradamus.

    Et puis le sous-titre, sur lequel aussi revient Baudelaire: "fantaisies à la manière de Rembrand et de Callot" - ce qui veut dire : la prose devenue tableau, et tableau arraché à la nuit, celle qui entoure chaque scène de Rembrands (Aloyisus Bertrand nomme un chapitre "vestives de la nuit"), ou bien les caricatures effrayantes mais prises à la peau du monde, la guerre, les chemins, les mendiants, les saltimbanques de Callot.

    À lire "Gaspard de la Nuit" comme un précurseur de Baudelaire, on en fait une singularité, une curiosité littéraire. À s'y recoller depuis nos blogs, la brièveté et les séries, depuis notre volonté de dire le monde dans son imaginaire, ses fantasmes, son obscurité, avec les phrases et les livres qui nous ont éveillé à la nuit et l'énigme, on le retrouve tout neuf devant nous.

    FB

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