Arts et spectacles

  • Le soir du 8 décembre 1980, alors qu'il rentre chez lui, au Dakota, à New York, John Lennon est abattu de quatre balles. Le tireur, un certain Mark Chapman, se débarrasse de son revolver et se met à lire L'Attrape-coeurs, le roman de Salinger, en attendant la police avec calme. La mort de John Lennon sonne le glas d'une époque et la fin de l'optimisme. Elle symbolise l'enterrement d'une génération, des années Peace and Love, du rêve de Woodstock et des lendemains qui rockaient. Le 9 décembre 1980 au matin, le monde du rock se réveille avec la gueule de bois...
    Après avoir suivi quelques groupes pop (Cheval Fou, Crium Delirium, Gong) comme road-manager dans les années 1970, Jacques Colin devient journaliste puis rédacteur en chef de Rock & Folk jusque 1990. Il dirige ensuite d'autre rédactions (Entrevue, Max et Voici) tout en continuant d'écrire.

  • Du dispositif clinique de Léonce Perret dans Les Mystères des Roches de Kador (1913) aux labyrinthes lynchiens d'Inland Empire (2006), de secrètes résonances relient des films que tout, de leur régime d'images à leur forme de récit ou à leur inscription culturelle, contribue à éloigner. Ils se nourrissent pourtant d'une même énergie créatrice en puisant, selon des modalités et un travail très différents, aux puissantes fantasmagories du rêve. On pourrait croire que l'essentiel a été dit, et bien dit, des liens rhétoriques et poétiques que le cinéma entretient avec l'onirisme et ses territoires mitoyens - fantasmes, hallucinations, images obsédantes, effets hypnotiques -, alors même que des approches nouvelles font retour aujourd'hui - notamment sur le freudisme - pour inventer et proposer des voies et des concepts inédits à la mesure d'un champ créatif et théorique en constante mutation. Autour du prisme du rêve, vu comme trompe-l'oeil et simulacre ou comme expérience poétique et figurale, c'est donc l'horizon le plus avancé des études filmiques qui se dessine ici. L'entretien final de Marie Martin et Raymond Bellour inscrit ce recueil dans la perspective qui est la sienne : questionner le rêve « aux fins d'une histoire de la théorie du cinéma », histoire inséparable de celle de la création contemporaine, sur fond d'orage, de métamorphoses et d'inquiétante étrangeté...

empty