Société des écrivains

  • « Je peux aller partout comme ça. Sans visa, sans attente dans les aéroports, sans subir le décalage horaire. Écrire, c'est voyager à peu de frais. Écrire, c'est magique. Je m'éloigne de l'ennui grâce aux mots. Je vis dans un autre monde le temps d'une histoire, et tant que ma main reste accrochée à mon stylo, je reste en vie. » La pièce de théâtre de Souad El Mesbahi est une réécriture contemporaine et jubilatoire du personnage légendaire de Shérazade. L'héroïne des temps modernes tente d'échapper à son quotidien morose en s'évadant dans ses rêveries. Dotée d'un fort tempérament, cette jeune fille émancipée refuse l'idée d'un chemin tout tracé et n'a qu'une idée en tête : se lancer dans la réalisation d'un film. Pendant ce temps, elle flirte avec son ami d'enfance Charlie, qui lui propose d'en composer la musique. L'adolescence ou l'âge de tous les possibles...

  • Je ne dors plus. Je ne dors plus depuis des lunes. En fait, depuis que le cauchemar a fait son apparition... Chaque nuit, je sombre dans un univers de ténèbres, chaque nuit, je me repais du sang de mes victimes, perdu dans les méandres de mon esprit. Je ne sais plus ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas. Mes nuits ont envahi mes jours. Mon art, mon refuge. Certains écrivent leurs émotions ; moi, je peins. Reproduire sur toile les scènes macabres de ce démon nocturne me libère de sa folie meurtrière. Toutes mes victimes portent son visage, Elena, qui occupe toutes mes pensées, qui a chamboulé ma vie, qui a fait d'Arnaud Être quelconque Arnaud le Peintre, qui a éveillé en moi un désir insatiable, hante mon esprit, jusqu'à l'obsession. Qui suis-je ? Arnaud le peintre ou cet assassin vampirique qui vient hanter mes nuits ? Artiste psychotique ? Fou dangereux ? Amnésique manipulé ? Mais qui est vraiment Arnaud ? Loin des bluettes aux dents longues pour adolescents, cette quête identitaire aux allures de descente en enfer marie romantisme - le vrai - et bestialité. Avec "Les Limbes du peintre", l'auteur signe un récit sombre et violent, halluciné et dérangeant.

  • « C'est un tout petit rien, Un orage dans la mer. Une vague qui suit l'écume, Une phrase mise en bière. Tes mains sont un tremblement de terre. C'est un tout petit rien, Un champ perdu dans le bois. Une larme qui suit un sourire, Une lettre écrite sans les doigts. Tes yeux maintenant se remplissent d'émoi. » Des images d'hier aux rêves de demain, « La Brocante des sentiments » murmure la mélodie chavirante du temps qui fuit, nous marque et nous efface. Angélique Istace convoque ces petits riens qui font tout et nous hantent à jamais : difficile de rester insensible lorsque les mots s'adressent aussi naturellement à l'âme.

  • « Elle était excitée et chercha encore d'autres indices, fouilla dans toutes les pages. Elle ne trouva que "find the clue" et enfin, en bas de page, en tout petit : "La liberté t'attend. Je pourrai dormir tranquille et enfin j'aurai ton pardon pour être parti si vite. Christine, trouve la solution... C'est ton passeport pour la liberté." Et à la fin, on lisait : "Ce seront les murs de ta propre mort, les murs du silence comme tu en rêvais si souvent ; ce seront les serviteurs d'une nouvelle vie. Mais trouve la solution." Léa n'en croyait pas ses yeux, pour elle, c'était certain, une grosse blague. Cette histoire ne tenait pas debout. » Albert vient de perdre sa femme dans un accident d'avion dans les Alpes françaises. Lorsque Léa se présente aux obsèques comme une vieille amie de la défunte, chacun est frappé par leur ressemblance... Usurpation d'identité ? Fantasmes ? Entre rêves et réalité, mensonges et coïncidences, Béatrice Lamia-Bigler tisse un puzzle imprévisible et troublant autour d'une histoire d'amour pour le moins singulière, nourrie de faux-semblants, de souvenirs et de peut-être.

  • Elisabeth a trente ans. Elle est intelligente, jolie, curieuse, énigmatique, et se révèle vivre davantage dans un monde de rêve, que dans le domaine familial des Pyrénées où elle habite, loin de toute civilisation, avec son père, Scharles, célèbre artiste peintre. Se sentant délaissée par celui-ci, elle passe le plus clair de son temps dans les ruines du pic de Locke, véritable concentré d'énergies maléfiques, créant ainsi des univers chimériques, où l'équilibre entre le rêve et la réalité est rompu... Hantée par la disparition étrange de sa mère, ses nuits sont scandées de cauchemars des plus troublants. Lorsqu'un inconnu s'installe au domaine, l'existence d'Elisabeth bascule. Ce qui s'avérait être une convalescence de routine prend rapidement un tournant surprenant. Tout dérape... et l'on va s'apercevoir que tout le monde n'est pas celui qu'il prétend être... À qui peut-elle réellement faire confiance ? Les forces extraordinaires de l'esprit seraient-elles à même de créer de nouvelles réalités ? Ou bien ne serait-ce que ce qu'on appelle folie ? Jouant avec ses personnages comme avec ses lecteurs, manipulés et constamment en proie au doute, Daniel Léon crée un puzzle labyrinthique qui captive et surprend sans cesse au fil des pages. Un récit à tiroirs troublant mais maîtrisé : une vraie réussite du genre.

  • « Depuis des temps immémoriaux, le choix d´un gardien est crucial pour la survie du trésor. Il est en effet placé à l´exact point d´équilibre des forces. Trésorus doit donc choisir un gardien qui pourra résister à l´envie de s´enrichir personnellement, qui saura respecter un devoir de réserve absolu, qui possédera une élévation d´âme suffisante pour comprendre les valeurs attachées au point du centre... »

  • Mers

    Ludovic Ferry

    « Oh, la mer... Elle a pas de goût rien qu'à elle. Elle a surtout des parfums, tu vois. La mer, c'est comme qui dirait le voyage qu'elle sent, la liberté. Elle sent le plaisir et la simplicité. Parfois, elle est douce, parfois elle est amère. C'est une fille de bonne famille et tout à la fois une vindiou de garce ! C'est ben compliqué, la mer, ...

  • Exil

    Fernand Viegas

    «?L'arbre de la transmission a brûlé ! Mes yeux sont fixés dans le vide De la société de consommation. Des cadavres voyagent Dans un fleuve de sang. La sécheresse guette l'Homme La pensée égoïste pense ! Dans l'heure de l'adolescent La vie s'évanouit "L'amour" dit : pars ! Oh ! Enfant de l'Homme, ...

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