Publie.net

  • Sylvie

    Gérard de Nerval

    Qui n'a pas rêvé à ces habits trouvés dans un grenier, à ces danses et bals, et de pouvoir se glisser à nouveau dans ses grands rêves d'enfance ?

    C'est un livre du secret et de la nostalgie. Un livre de fête, mais l'ombre de la folie, que retient ou contient le narrateur, donne son double-fond au réel, le dresse comme énigme impalpable.

    Non seulement c'est un plaisir immense de lecture, mais nous-mêmes, aujourd'hui, le lisons autrement, ayant lu Marcel Proust et Julien Gracq. La prose ici est poème, et l'instance de notre plaisir dans le texte, nous savons le prendre au rythme et au chant, à la façon la couleur de la phrase.

    Nous proposons ici, non seulement de relire confortablement Sylvie, mais de lire le texte du virage : la façon dont Marcel Proust lit Sylvie, et ce qu'il nous donne à y voir.

    Ne laissez pas de tels puits de bonheur, de rencontre avec soi-même, trop s'éloigner - ils méritent l'accompagnement, la visite.

    FB

  • Aurélia

    Gérard de Nerval

    Proust, Breton, Gracq... Qui ne saurait pas l´importance d´Aurélia, séparée des Filles du feu, témoignant du dernier Nerval avant son suicide, décrivant hallucinations et rêves, mais témoignant de la résistance de Nerval, refusant les crises de folie et l´enfermement, et pour cela s´en allant heurter l´écriture à l´hallucination même, à la perte de réel quand elle passe du rêve à la rue ?
    Un texte si vivant qu'il en fait mal. Il faut en disposer sur son ordinateur, sur sa tablette numérique, l´avoir à disposition pour la recherche plein texte. Nous vous l´offrons sur publie.net, manière de faire le point avec vous, nos visiteurs, sur là où nous en sommes de la mise en page numérique, de la lecture en ligne sur feuilletoir, ou via téléchargement pdf.

    FB

  • Le rêve et la vie quotidienne. Le rêve qui se glisse à cause de la ville, à cause des enfants, à cause des métiers, des noms, des visages croisés dans le jour.
    Et si le rêve alors nous aidait à mieux les comprendre, les proches ou les inconnus de la ville ? A mieux se connaître soi-même, par les peurs et les désirs, les giffles et les chutes, ou ces conversations avec mots étranges ?
    C'est à cette exploration que nous convie Cécile Portier - une traversée de soi-même, faite chantier d'écriture, et c'est le fantastique qui surgit. Pas besoin d'horreur ni de surnaturel : et si c'était plutôt ce dérèglement du monde le plus familier, qui était susceptible de nous perturber le plus, et nous emporter dans le conte ?
    Terrassement c'est un mot à double usage : la première phase d'un chantier, la préparation du sol pour les fondations, et puis aussi l'affrontement du monstre, sa mise à terre.
    Ce texte ne travaille pas sur le rêve - et on sait bien comme rien n'est monotone comme un rêve écrit. C'est un avec, ou dans le rêve.Le texte qu'on propose ici est plutôt un chemin dans la ville qui nous cerne, où l'énigme s'accroît à mesure que le récit s'ordonne, avance. Il joue de ses strates d'écriture : les récits de rêve intégrés à même le discours de la narratrice qui commente, se construit dans le danger qu'elle nomme. Et c'est incisé de textes bruts : cartes de visites punaisées à même le texte, pour entrer avec toute la ville dans cette dénomination Saphir Antalgos...
    Cela fait écho au surréalisme, celui de Nadja et du Paysan de Paris ? Et pourquoi pas, justement, si c'est notre présent qu'on y rejoue...

  • Se souvenir, penser, rêver : Bergson éclaire notre vie intérieure et, à travers elle, les limites du cerveau. Qu'est-ce que la conscience ? Peut-elle se résumer à une activité neuronale ? Quel rapport entretient-elle avec la durée ? Nous rend-elle libre ? Comment accède-t-on à elle ? Limpide, précis, poétique, le philosophe nous invite à la démarche introspective, qui permet d'accueillir les sensations comme elles viennent, d'être attentif au moment présent, de garder l'esprit ouvert.

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