• Le camping-car nous a emmenés au Portugal, en Grèce, au Maroc, à Tolède, à Venise. Il était pratique, génialement conçu. Il m'a appris à être libre, tout en restant fidèle aux chemins de l'exil. Par la suite, j'ai toujours gardé une tendresse pour les voyages de mon enfance, pour cette vie bringuebalante et émerveillée, sans horaires ni impératifs. La vie en camping-car.
    I. J.
    Ivan Jablonka est historien et écrivain. Il a publié au Seuil, dans "La Librairie du XXIe siècle", Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus prix du Sénat du livre d'histoire 2012) et Laëtitia ou la fin des hommes (prix Médicis 2016).
    Dans ce livre, Ivan Jablonka esquisse une socio-histoire de son enfance, transformant l'autobiographie en récit collectif, portrait d'une époque.
    Prix Essai France Télévision 2018

  • Après plusieurs ouvrages consacrés à la Russie (Dictionnaire amoureux de la Russie, Saint-Pétersbourg, L'Âme russe, Avec Tolstoï...), Dominique Fernandez reprend ici ses riches questionnements sur ce peuple et ce pays qui le fascinent. Il médite sur les espaces infinis où les Russes se perdent, s'identifiant aux plaines et aux fleuves qu'ils regardent, ne plaçant aucune frontière entre eux et la nature. Il interroge les arts : la littérature d'abord, avec Pouchkine, Gogol, Tchékhov, Tolstoï, en démontrant combien ces auteurs ne proposent pas seulement de grands textes mais surtout des livres de vie ; le cinéma, avec Tarkovski, qui donnait comme personne au spectateur l'impression d'être lui-même l'auteur de ce qu'il voyait à l'écran ; la musique, à travers les grandes figures de Tchaïkovski, Prokofiev ou Chostakovitch ; la danse, avec Nijinski ou Diaghilev opérant, en compagnie de Stravinski, un bouleversement de toutes les habitudes mentales.

    Au hasard des Russies de Fernandez, on croise aussi le peintre Steinberg et sa solitude brillant comme une lumière au milieu de la nuit, le prince Dimitri Koutouchef, héros de Flèche d'Orient, roman de Paul Morand, qui ne résiste pas à l'attraction d'un « bon poêle chaud », des odeurs, des visages, des musiques de son pays où il va rentrer au péril de sa vie et de sa liberté. On rencontre aussi le jeune frère Boris du monastère de Valaam, confiant à l'auteur un cierge en lui demandant de l'allumer sur la tombe de l'écrivain Ivan Bounine en France, geste de fraternité d'un compatriote voulant transmettre à celui qui était mort en exil, un peu de russitude perdue.

    Un voyage au coeur des Russies de Dominique Fernandez, à la suite d'un des meilleurs (et plus enthousiastes) connaisseur dont on puisse rêver.

  • - 46%

    Un auteur d'altitude descend vers l'île-montagne, la Corse, sa passion secrète, et suit la ligne rouge et blanche tracée sur son épine dorsale qui dessine le plus beau sentier d'Europe : le GR20 de la mer à la mer.
    Une île, une montagne : double promesse. Trente ans après avoir traversé la Corse hors saison par son sentier vedette, Gilles Modica en reprend les étapes sous un soleil de sirocco. Une aventure sportive de 180 kilomètres entre deux mers. Une itinérance pour retrouver l'énergie du granit et des vents, le bonheur des sources, les bergeries oubliées ou les sangliers dans les jungles d'aulnes.
    Passionné d'histoire et des cimes insulaires, l'auteur remonte le temps et les paradoxes du plus beau sentier d'Europe. Au rythme des crêtes et des rencontres du GR20, son récit convoque l'hiver, les premiers explorateurs de sommets et les motifs de sa fascination.

  • Un Dictionnaire amoureux qui marie l'Odyssée et le plus contemporain de notre actualité, Thomas More et les archipels menacés par le réchauffement climatique. On vagabonde, on rêve, on frissonne, on se souvient. Les îles pourraient bien être chemins de vérité.Ce n'est pas parce qu'il a bourlingué, du Groenland à la Polynésie, du Japon au Chili, qu'Hervé Hamon est un collectionneur de cartes postales. Et ce n'est pas parce qu'il aime naviguer que les cocotiers et le sable blanc le fascinent.
    L'île, avant l'île, c'est le voyage vers l'île. Avec tous les imaginaires inimaginables. Celui du conquérant, de l'exilé ou du migrant, du naturaliste ou du missionnaire, du négrier ou du pirate, celui du déporté, celui de qui se rêve roi d'un monde pur. Celui qui quitte une île pour une autre.
    Les îles ne sont pas des navires à l'ancre mais des montagnes émergées, quand bien même elles ne dépassent que de quelques mètres. Elles sont la plaque sensible de notre monde cerné d'eau, elles racontent nos convoitises, nos guerres, nos croyances, nos espoirs. Elles nous parlent d'écologie et de mondialisation autant que de distinction et de solitude.
    Pas étonnant que la littérature s'en soit emparée. Melville aux Marquises, Hugo à Guernesey, Tchékov à Sakhaline, Perec à Ellis Island, Albert Londres à l'île du diable, Soljenitsyne à Solovki, Dumas à If, Césaire ou Glissant à la Martinique, et ainsi de suite. Ce dictionnaire amoureux va de Fred et de Philémon sur le
    A d'océan Atlantique, à Robinson sur Juan Fernandez (où Defoe, du reste, n'a jamais mis les pieds).

  • Édition enrichie de Michel Delon. Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d'exciter les désirs, de provoquer les hommes à l'amour. Elles s'offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d'un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l'arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse ? Entre l'information fournie par Bougainville et l'invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l'Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d'amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations ?

  • " La lecture de cette prodigieuse histoire a eu sur moi un effet étonnant. " Herman Melvillle.
    Le 12 août 1819, l'Essex appareille de l'île de Nantucket avec vingt hommes à bord pour une chasse à la baleine dans le Pacifique. Après plusieurs mois de pêche, le navire est attaqué en plein océan par un cachalot géant. Il sombre en quelques minutes et l'équipage se répartit sur trois canots. Leur odyssée va durer quatre-vingt-treize jours. Il y aura huit survivants. Parmi eux, Owen Chase, le commandant en second, qui publie ce livre à son retour : un témoignage à couper le souffle sur les baleiniers, l'exil et la solitude, sur les balbutiements d'une Amérique en devenir et sur la capacité animale de l'homme à supporter, au nom de la survie, l'insupportable.

  • Fantaisie vagabonde : en Bretagne avec Flaubert Nouv.

    À l'occasion des deux cents ans de la naissance de l'auteur de Madame Bovary, Thierry Dussard nous livre un récit original sur un voyage en Bretagne méconnu du jeune " Gust ".
    Avec ses 25 ans pour tout bagage, et son ami Maxime Du Camp comme compagnon de voyage, le jeune Normand Gustave Flaubert fait, en 1847, le tour de la Bretagne à pied. Les deux compères parcourent une région fière et sauvage, encore ignorée par le chemin de fer et l'école. Ils s'aventurent à travers champs, s'embarquent pour Belle-Île, découvrent le bagne à Brest, la manufacture de tabacs à Morlaix, et la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. De ce périple, ils tireront un livre méconnu,
    Par les champs et par les grèves, où l'on sent déjà toute l'ironie et les fulgurances du futur écrivain. Du brut de Flaubert, qui pétille tel un cidre breton - ou normand, on ne sait de quel tonneau.
    Parti sur les pas de Flaubert, Thierry Dussard confronte la Bretagne d'hier à celle d'aujourd'hui, évoque ses lectures et ses voyages, en prenant " Gust " par le col au passage, pour faire sortir de sa tanière l'ours qui avait voué sa vie entière à l'écriture. Son récit est un élixir de littérature buissonnière.

  • Gogol prétendait que " pour savoir ce qu'est la Russie d'aujourd'hui, il faut absolument y voya ger soi-même ". Bien que le grand auteur russe fit exactement le contraire, Bernard Chambaz a suivi sa recommandation à la lettre.
    L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural, territoire méconnu, frontière entre l'Europe et l'Asie. Un voyage qui doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil oublié et décapant d'Aragon,
    Hourra l'Oural, l'ombre de Pasternak et du docteur Jivago, et enfin l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag. On vérifiera avec l'auteur que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'
    homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore...
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, on croisera des météorites, on suivra une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, on échappera à un accident d'avion, on découvrira un jeune Eltsine explorateur sans peur, on verra des camions rouler sur la Kama gelée, on visitera le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, on sillonnera Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, on découvrira Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire.

  • " Ce que j'aimais le plus en lui, c'est une sorte de native noblesse, âpre, dédaigneuse et quelque peu désespérée, celle même qu'il prête à Lord Jim. " André Gide, La NRF, " Hommage à Joseph Conrad ", déc. 1924
    Jeunesse (nouvelle) - Le Miroir de la mer (recueil de 14 récits) - Le Nègre du "Narcisse" (roman) - Lord Jim (roman) - Le Frère-de-la Côte (roman)" Comment un adolescent, né dans les plaines d'Ukraine à quatre cents kilomètres de la mer Noire et huit cents de la Baltique, peut-il décréter un jour qu'il sera marin alors qu'il n'a jamais vu ni l'océan ni un navire et pas même rencontré le moindre navigateur ? Pourquoi, lorsqu'il se décide à écrire, Joseph Conrad ne choisit-il pas le polonais qui est sa langue maternelle ou le français qu'il maîtrise à la perfection, mais l'anglais qu'il a laborieusement appris en embarquant sur des navires marchands britanniques ? Ce sont là deux des interrogations qui ajoutent un parfum de mystère à une oeuvre romanesque immense et fascinante. "
    De tous les écrivains de la mer, Joseph Conrad est celui qui a restitué avec le plus d'authenticité la vie à bord d'un navire au temps où les grands-voiliers croisaient la route des premiers vapeurs. Cette anthologie regroupe les oeuvres maritimes les plus remarquables d'un monstre sacré de la littérature anglaise dans des traductions révisées, dont
    Le Frère-de-la-Côte, son roman ultime et méconnu.
    Préface et dossier de Dominique Le Brun

  • Quand Jean-Christophe Rufin et Sylvain Tesson emmènent un éditeur sujet au vertige à 4800 mètres d'altitude...
    Éditeur parisien, Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu'aux bivouacs en haute montagne. Un soir, il confie à son ami Sylvain Tesson qu'il traverse une période difficile. L'écrivain lui lance : " Mon cher Ludovic, on va t'emmener au sommet du mont Blanc ! "
    Il n'a jamais pratiqué l'alpinisme et souffre du vertige. Pourtant il accepte, sans réfléchir. S'il veut atteindre le toit de l'Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d'oxygène.
    La voie que lui font emprunter Sylvain Tesson et Jean-Christophe Rufin est périlleuse pour un débutant. Mais c'est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
    Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

  • Le désert

    Pierre Loti

    « Sous la tente que j'habite depuis une heure, au seuil du désert, je relis cette lettre qui doit être mon sauf-conduit à travers les tribus hostiles. Au bas de la page, en mystérieux caractères, est inscrite la très occulte invocation divine de la secte des Senoussi, qui a son foyer là-bas, au Moghred, et dont le séïd est le représentant pour l'Arabie orientale.
    Les dangers du voyage, il est vrai, je n'y crois guère, et leur attrait chimérique n'est pas ce qui m'amène ici ; mais, pour essayer de voir encore, sous l'envahissement des hommes et des choses de ce siècle sans foi, la sainte Jérusalem, j'ai voulu y venir par les vieilles routes abandonnées et préparer mon esprit dans le long recueillement des solitudes.
    Plusieurs de ces routes de sable m'étaient offertes. »

  • « Le sujet de ce livre est la France. Le but est de comprendre ce que ce mot désigne aujourdhui et sil est juste quil désigne quelque chose qui, par définition, nexisterait pas ailleurs. » Ainsi commence Le Dépaysement. Mais pour répondre à cette question, à cette question d identité, lauteur, au lieu décrire un essai, a pendant trois ans parcouru le territoire, prélevant dans le paysage lui-même, sur le motif, les éléments dune possible réponse. Les frontières, les rivières, les montagnes, les écarts entre nord et midi, mais aussi les couches de sédimentation de la conscience historique, ce sont tous ces éléments rencontrés en chemin quil restitue au sein dun livre qui veut être avant tout la description dun état de choses, à un moment donné. Cette « coupe mobile » fera donc passer le lecteur par une grande variété de lieux, des plus marqués par lHistoire aux plus discrets, en même temps quil croisera quantité de noms et verra, mais sur pièces, se tendre les enjeux dune question que lactualité politique récente a fait resurgir, mais en la défigurant.

  • - 50%

    Deux journalistes se lancent sur les traces de deux exploratrices atypiques et avant-gardistes, parties seules dans le désert du Sahara près d'un siècle plus tôt à la rencontre du peuple mauritanien.
    L'une, styliste pour Jeanne Lanvin puis reporter, est candidate à une expédition Charcot au Groenland. L'autre est tour à tour modéliste, journaliste et dessinatrice. Elles sont audacieuses et avant-gardistes. En décembre 1933, pour fuir une société patriarcale, Odette du Puigaudeau et Marion Sénones embarquent sur un langoustier breton en partance pour la Mauritanie. Leur but ? Traverser le désert à dos de chameau, sans mission officielle ni subvention. L'image est tellement insolite que les Maures appelleront l'année de leurs premiers pas sur ces terres, " l'Année des deux dames ".
    Près d'un siècle plus tard, Catherine Faye et Marine Sanclemente marchent dans le sillage des deux aventurières pour raconter leur vie en marge, leur culot, leurs contradictions, explorer elles aussi ce pays, trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne, où perdure une culture nomade millénaire. Dans des conditions souvent ardues, au fil de rencontres étonnantes, leur voyage est empreint de l'esprit téméraire d'Odette et de Marion.

  • Pékin, 1900. Les huit plus grandes puissances du moment s'allient pour "punir" la Chine et écraser dans le sang la révolte des Boxers. Sur place, Loti observe, atterré, le résultat de la sauvagerie coloniale et la fin d'un mythe : Pékin n'est plus la Cité interdite.

  • Cinq mille kilomètres en train, du coeur du continent sibérien jusqu'aux rives du Pacifique. Cinq mille kilomètres le long de la Grande ligne Baïkal-Amour, l'autre chemin de fer transsibérien, et au-delà du détroit de Tartarie jusqu'à l'île de Sakhaline et au souvenir de Tchékhov, qui
    y alla visiter le bagne en 1890.
    Des villes de pionniers à demi abandonnées dans l'immensité, des vies si humaines qui ne savent plus où elles vont, la mémoire enfouie mais ineffaçable des centaines de milliers de déportés qui construisirent cette ligne et ces villes au prix de leur vie, la grandeur et le malheur, la mélancolie russes...
    Il y a tout cela dans ce livre que traverse pourtant, né de l'espace sans bornes, un sentiment de liberté :
    " Tout fuit, tout glisse, on se dit qu'on est bien ici, loin de chez soi, libre provisoirement de toute attache, et que c'est pour ça qu'on voyage. "

  • 900 kilomètres à vélo dans un décor de western pour retracer la vie extraordinaire d'un chevalier mythique mais véritable : le Cid, figure espagnole légendaire aux résonances actuelles, digne d'un personnage de polar.
    Rodrigo Díaz de Vivar, plus connu sous le nom du Cid, n'est pas que le héros d'une pièce de théâtre. Ce fut un chevalier. Un vrai. Banni par le roi Alphonse VI, il a traversé l'Espagne au XIe siècle. Il a gagné des batailles. Contre les Musulmans, et avec eux. Un mercenaire avant l'heure. Un combattant légendaire.
    Si le Cid voyageait à cheval, c'est sur son VTT - baptisé Tornado - que Marc Fernandez suit sa route de Burgos, ville natale du chevalier, jusqu'à Valence, où il mourut en 1099. Une épreuve et un défi pour l'auteur, à la découverte d'une partie méconnue de l'Espagne, médiévale, immensément vide. 900 kilomètres à vélo, 11 302 mètres de dénivelé positif dans un décor de western, pour retracer la vie extraordinaire d'une figure mythique digne d'un personnage de polar.


  • " Je m'en fiche de gagner de l'argent, de faire carrière... Je veux connaître le grand frisson dans l'immensité des glaces, je veux vivre comme un trappeur, de chasse et de pêche, courir sur les pistes, naviguer sur les rivières et me sentir en accord avec la nature. Et ce que je recherche avant tout, c'est la vérité des gens. Dans le grand froid, par moins quarante, qu'on soit riche, pauvre, indien, noir ou vert, on est tous sur un pied d'égalité. "

    Ce jeune homme assoiffé d'aventure, c'est Rock, un Québécois fort en gueule et grand admirateur de Davy Crockett. À dix-huit ans, il lâche tout, ses études, son confort, et part dans le Yukon, sur les traces des pionniers et des chercheurs d'or si chers à Jack London.
    Au début des années quatre-vingt, sa route croise celle de Kathryn, une Calamity Jane qui tient tête à tous les machos qui l'entourent. Elle a quitté la Colombie-Britannique pour venir travailler sur des engins gigantesques dans une mine d'or. La rencontre de deux personnalités hors du commun.
    Follement amoureux et portés par les mêmes rêves, la même quête d'absolu et de liberté, Kathryn et Rock répondent à l'appel de la forêt et décident de vivre au coeur du " bush ", dans le Grand Nord canadien, selon la tradition des " coureurs des bois ".
    L'incroyable histoire des derniers trappeurs du Grand Nord canadien.
    Une leçon d'humilité et d'harmonie avec la nature.

    Kathryn et Rock Boivin sont parents de deux grands enfants. À plus de soixante-cinq ans, ils vivent toujours dans le Yukon et leur passion pour le Grand Nord est toujours aussi intense.
    Préface de Nicolas Vanier

  • L'un des plus grands mystères maritimes, qui excita l'imagination de grands écrivains, tels Joseph Conrad et Jules Verne, enfin dévoilé ! Un texte magistral de Michael Palin.
    En septembre 2014, au fond des eaux glacées du Grand Nord canadien, la poupe brisée d'un vaisseau fut découverte. Il s'agissait d'un bateau mythique qui avait disparu plus de 160 ans auparavant : l'Erebus.
    Fasciné, Michael Palin décide de redonner vie au navire, depuis sa mise à l'eau en 1826 jusqu'à ses missions d'exploration en Antarctique qui ont conduit à sa gloire, puis à son ultime catastrophe en Arctique.
    Il revisite les parcours entremêlés des hommes qui ont partagé son chemin : le fougueux James Clark Ross, qui cartographia une partie des régions australes et supervisa les premières expérimentations scientifiques menées sur place, le discret Francis Crozier, éternel second, et John Franklin, homme tourmenté qui, à l'âge de 60 ans et après une carrière en dents de scie, prit le commandement du bateau. Pour le pire...
    Une grande aventure humaine racontée par un homme féru d'histoire et à l'humour inimitable.

  • Pour approcher, visiter, comprendre un lieu, qu'y a-t-il de mieux que de découvrir ce que les grands auteurs ont pu en dire ? Laissez-vous surprendre par les textes consacrés aux plus belles cités du monde, puisés dans les récits de voyage, correspondances et autres carnets de route des écrivains-voyageurs. Si belle, la Sicile a au cours des âges été convoitée par toutes les grandes civilisations méditerranéennes qui ont tour à tour enrichi ses villes et ses villages, disséminant églises et fontaines, théâtres et palais, et créant ainsi la superbe mosaïque architecturale qu'elle est aujourd'hui.Sillonner la Sicile, se rendre à Palerme et Taormine, Savoca, et Syracuse, c'est se prêter à une large chasse aux trésors ponctuée de films culte, de farniente, d'art byzantin et de mythologie grecque." La vue de la Sicile, à la hauteur de Palerme, nous frappa d'admiration. Ce n'est ni la Syrie ni la Grèce ; c'est plutôt l'Afrique, quelque chose de torride et de gigantesque, donnant l'idée de l'indomptable et de l'inaccessible. " Ernest Renan.

  • Mon Amérique

    Jim Fergus

    Après Espaces Sauvages, Jim Fergus nous raconte ici six années de "pérégrinations par monts et par vaux' à travers les États-Unis. De la beauté grandiose et désolée des paysages de l'Utah aux terres sauvages du Nebraska, en passant par quelques savoureux récits de pêche à la mouche dans les rivières de l'Ouest, il évoque une Amérique à la fois mythique et terriblement concrète. Célébrant ainsi la nature, la pêche, la chasse, les animaux sauvages ou domestiques, l'amitié, la culture indienne, ou encore la cuisine, il nous livre les secrets d'un véritable art de vivre, qu'il partage volontiers avec des écrivains comme Jim Harrison ou Thomas McGuane.On retrouve dans ces histoires itinérantes, classées par saisons, tout le talent de conteur et toute l'humanité de l'auteur de Mille Femmes Blanches et de Marie Blanche.

  • «Je marchais dans le quartier turc de Veliko Tirnovo la bulgare, je parlais à des Serbes de Kumanovo la macédonienne, à des Albanais du Kosovo yougoslave, et l'interrogation était là, lancinante : est-il possible que "ça" arrive aussi ici ? Et dans ce cas, croyez-moi : "ça" arrivera bien aussi un jour chez nous...»Cinq ans de périples dans les Balkans : Albanie, Macédoine. Grèce, Bulgarie, Roumanie... Et la Bosnie. Parce que, dès les premières rencontres, on lui a dit : «Nous sommes ici au coeur de l'Europe.»C'est le dernier de ces voyages que François Maspero relate ici : de l'Adriatique à la mer Noire en compagnie de Klavdij Sluban, photographe. «On débarque du train, et solitaires, perdus dans cette foule, il faut des heures, des jours avant de comprendre. Il faut marcher, écouter, s'imprégner...»Les paysages et les pierres parlent, les voix des hommes s'entrecroisent. Le regard des voyageurs suit les traces de l'Histoire : anciens empires, nationalismes, sociétés communistes... Autant de personnages que dans un roman, et parfois plus attachants. «C'est peut-être cela, le pari du voyage ? Au-delà des émerveillements ou des angoisses de l'inconnu, retrouver le sentiment d'être de la même famille. Parfois ça rate. Parfois même, ça tourne mal. Mais le pari vaut d'être fait, non ?»

  • Errances

    Olivier Remaud

    Le récit d'une vie, celle d'un Ulysse des Temps modernes. Vitus Bering mena, au début du XVIII e siècle, deux expéditions titanesques pour découvir les confins de l'empire russe en Sibérie, vérifier si les continents américain et eurasiatique sont reliés, et trouver un passage pour rejoindre l'Inde et la Chine à travers l'océan Arctique.
    Jamais un marin n'avait autant marché que lui.
    Des côtes danoises du Jutland à la péninsule du Kamtchatka, il devait unir la terre et l'eau sur une même carte du monde.
    Il arpenta les steppes et les forêts de la Tartarie, franchit ses monts et ses vallées, descendit ses rivières. Il atteignit la pointe nord de l'Extrême-Orient, traversa la partie septentrionale de l'océan Pacifique et vit la Grande Montagne sur les rivages de l'Amérique. Avec les vents contraires, les complications du pouvoir et la pensée du retour. Jusqu'au naufrage.
    Le récit des tribulations de Vitus Bering (1681-1741), explorateur danois et capitaine qui mena, au tournant du siècle des Lumières, des expéditions titanesques vers les confins de la Sibérie et même au-delà, vers l'Alaska.
    Olivier Remaud raconte l'odyssée de ce grand marin que rien n'ennuyait plus que les rivalités politiques et les spéculations des cartographes. Il décrit les choix et les doutes d'un homme de plein vent, né voyageur, qui vécut comme un nomade avant d'échouer sur une île. Une vie dans laquelle une femme d'action, son épouse Anna, joua un rôle majeur. Entre Ulysse et Gulliver, un portrait intime qui se lit comme un roman d'aventures.

  • Le présent volume constitue l'édition la plus complète des écrits de Christophe Colomb (1451-1506), et la seule accessible à l'heure actuelle au format poche. Il réunit, entre autres textes, le journal de bord du premier voyage (1492-1493) et les relations des trois voyages suivants (1494-1505), enrichis des écrits et des documents historiquement essentiels, comme ceux du fameux Livre des prophéties, qui éclairent notre compréhension et notre connaissance de Colomb. La figure à la fois énigmatique et fascinante de celui qui fit basculer l'histoire du monde se dégage de ces textes dans toute sa grandeur, ses contradictions, sa complexité.
    La présentation de cette nouvelle édition en un volume, revue et recomposée pour l'occasion, précise l'apport personnel de Michel Lequenne aux études colombiennes : il y montre combien Colomb chercha moins à atteindre les " Indes ", c'est-à-dire l'Asie, qu'un véritable continent encore inconnu. Il ne douta pas de l'avoir découvert, mais il crut toujours que ce Nouveau Monde était sud-asiatique ; il ignora que c'était le double continent que nous appelons Amérique.
    Avec cette édition de référence, nul ne pourra plus méconnaître la personnalité complexe d'un homme qui ne fut ni héros ni saint, exalté certes par les découvertes de ses voyages mais avide de richesse, un homme de son temps, porteur aussi des plus grandes utopies.

  • Un candide à moto

    Come Levin


    Mai 2014, Côme Levin quitte Paris. Embarquant le minimum vital, il va parcourir 4 421 km sur sa moto jusqu'à Istanbul. Daech n'a pas encore attaqué l'Europe, la route des migrants n'est pas entravée de barbelés. Côme, lui, s'émerveille de chaque paysage, s'enrichit de chaque rencontre. Il a vingt-trois ans, il découvre les Balkans, les cicatrices des guerres de Yougoslavie, le mariage des influences entre l'Occident chrétien et l'Orient musulman.

    " Je pars. C'est absurde. L'objectif est tellement loin, l'itinéraire pour l'atteindre si long qu'ils n'ont pas de réalité dans mon esprit. Devant moi, le ruban d'asphalte défile et je le perçois comme une immense passerelle vers l'Asie. Une passerelle qui traverserait l'espace, mais aussi le temps. Il est maintenant clair que ce voyage est une bulle dans ma vie, d'une légèreté aérienne. Tout y est possible et à la fois isolé, sans conséquence. Je ne suis ni attendu ni soumis au moindre engagement. Je suis libre de faire ce que je veux. Libre de m'arrêter tout de suite, là où je me trouve. De faire demi-tour et de rentrer chez moi. Ou de changer de route. Ou de continuer dans la même direction. Et pour l'instant je continue. Cap sud-est. "

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