• « Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après. »Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

    1 autre édition :

  • La vie devant soi raconte l'histoire, dans le quartier de Belleville, à Paris, d'un petit garçon arabe orphelin, Momo, et d'une dame juive, âgée, malade, Madame Rosa, qui garde dans son appartement des enfants dont les mères travaillent ou ont disparu.
    Dès la publication du livre d'Émile Ajar, Momo et Madame Rosa sont devenus célèbres, presque des personnages publics, et le roman a été aussitôt traduit dans une multitude de pays.
    C'est que ce roman, qui provoque constamment le rire et les larmes, porte en lui toutes les questions, tous les drames et tous les rêves du monde d'aujourd'hui.
    Lorsqu'à la fin du livre la police enfonce la porte de la cave où le petit Momo veille le corps de Madame Rosa qu'il n'a pas voulu laisser conduire à l'hôpital, ces deux protagonistes d'un immense amour atteignent une fois pour toute la dimension de Légende, parce que face aux oppressions et aux injustices ils ont lutté jusqu'au bout, par la lumière et l'intelligence et par la force du coeur.
    La vie devant soi a reçu le prix Goncourt en 1975.

    1 autre édition :

  • La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance.
    Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion.
    Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. D'un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l'autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l'harmonie et du sacré, le permament appel du bonheur...

  • - 54%

    Qui pousse un certain Guy Roland, employé d'une agence de police privée que dirige un baron balte, à partir à la recherche d'un inconnu, disparu depuis longtemps ? Le besoin de se retrouver lui-même après des années d'amnésie ?
    Au cours de sa recherche, il recueille des bribes de la vie de cet homme qui était peut-être lui et à qui, de toute façon, il finit par s'identifier. Comme dans un dernier tour de manège, passent les témoins de la jeunesse de ce Pedro Mc Evoy, les seuls qui pourraient le reconnaître : Hélène Coudreuse, Fredy Howard de Luz, Gay Orlow, Dédé Wildmer, Scouffi, Rubirosa, Sonachitzé, d'autres encore, aux noms et aux passeports compliqués, qui font que ce livre pourrait être l'intrusion des âmes errantes dans le roman policier.

  • - 53%

    Le roi des Aulnes

    Michel Tournier

    3 janvier 1938. Tu es un ogre, me disait parfois Rachel. Un Ogre ? C'est-à-dire un monstre féerique, émergeant de la nuit des temps ? Je crois, oui, à ma nature féerique, je veux dire à cette connivence secrète qui mêle en profondeur mon aventure personnelle au cours des choses, et lui permet de l'incliner dans son sens. [...]Je relis ces lignes. Je m'appelle Abel Tiffauges, je tiens un garage place de la Porte-des-Ternes, et je ne suis pas fou. Et pourtant ce que je viens d'écrire doit être envisagé avec un sérieux total. Alors ? Alors l'avenir aura pour fonction essentielle de démontrer - ou plus exactement d'illustrer - le sérieux des lignes qui précèdent.

  • - 50%

    «En fait, j'aurais tout aussi bien pu ne pas écrire. Après tout, ce n'est pas une obligation. Depuis la guerre, je suis resté un homme discret ; grâce à Dieu, je n'ai jamais eu besoin, comme certains de mes anciens collègues, d'écrire mes Mémoires à fin de justification, car je n'ai rien à justifier, ni dans un but lucratif, car je gagne assez bien ma vie comme ça. Je ne regrette rien : j'ai fait mon travail, voilà tout ; quant à mes histoires de famille, que je raconterai peut-être aussi, elles ne concernent que moi ; et pour le reste, vers la fin, j'ai sans doute forcé la limite, mais là je n'étais plus tout à fait moi-même, je vacillais, le monde entier basculait, je ne fus pas le seul à perdre la tête, reconnaissez-le. Malgré mes travers, et ils ont été nombreux, je suis resté de ceux qui pensent que les seules choses indispensables à la vie humaine sont l'air, le manger, le boire et l'excrétion, et la recherche de la vérité. Le reste est facultatif.» Avec cette somme qui s'inscrit aussi bien sous l'égide d'Eschyle que dans la lignée de Vie et destin de Vassili Grossman ou des Damnés de Visconti, Jonathan Littell nous fait revivre les horreurs de la Seconde Guerre mondiale du côté des bourreaux, tout en nous montrant un homme comme rarement on l'avait fait : l'épopée d'un être emporté dans la traversée de lui-même et de l'Histoire.

  • Dans le cadre de la collection du centenaire des Puf, ouverte à des récits de vie et des savoirs de chercheurs, penseurs et écrivains voués à esquisser des horizons et ouvrir des voies d'espérance pour l'avenir, le romancier et essayiste Philippe Forest revient sur son oeuvre traversée par l'idée de deuil, l'expérience de la perte et la question de la survie.
    « J'écris pour recevoir du monde une réponse à la question que je lui pose et qui est identique à celle que, tous, écrivains ou pas, sous une forme ou sous une autre, nous lui adressons. », confie-t-il dans une conversation habitée par les souvenirs de jeunesse, par l'intérêt pour les avant-gardes, par une certaine conception de la littérature et de l'éthique politique. Au fil de l'entretien, l'écrivain met à nu tout ce qui l'anime et l'habite dans le fait d'écrire, de lire, de croire en la littérature, qui même si elle ne sauve de rien, porte sur les choses essentielles de la vie, de l'amour, de la mort. Pour lui, la littérature n'est pas là pour réparer la réalité mais pour porter témoignage de la part d'irréparable, d'irrémédiable que comporte l'existence.

  • Les mandarins t.2

    Simone de Beauvoir

    - Qu'est-ce qui ne va pas ?
    - Rien, tout va très bien, dis-je d'un ton dégagé.
    - Allons ! Allons ! je sais ce que ça veut dire quand tu prends ta voix de dame du monde, dit Robert. Je suis sûr qu'en ce moment ça tourne dur dans cette tête. Combien de verres de punch as-tu bus ?
    - Sûrement moins que vous, et le punch n'y est pour rien.
    - Ah ! tu avoues ! dit Robert d'un ton triomphant ; il y a quelque chose et le punch n'y est pour rien ; quoi donc ?
    - C'est Scriassine, dis-je en riant ; il m'a expliqué que les intellectuels français étaient foutus.

    Prix Goncourt

  • Édition augmentée avec présentation d'Agathe Novak-Lechevalier. « Rendre compte du monde, simplement rendre compte du monde » : voilà ce que répond l'artiste Jed Martin lorsqu'on l'interroge sur le sens de son oeuvre. Ce projet, qui lui apportera la fortune et une renommée internationale, l'amènera à croiser des personnages très divers : Olga, une jolie Russe, mais aussi le commissaire de police Jasselin, le présentateur de télévision Jean-Pierre Pernaut, et même l'écrivain Michel Houellebecq, dont Jed réalisera le portrait... Roman réaliste qui tend vers l'anticipation, roman d'artiste qui flirte avec l'autofiction et s'achève en roman policier, La carte et le territoire brouille les pistes et estompe la frontière entre fiction et réalité. Dans cette oeuvre à la construction virtuose, récompensée par le prix Goncourt en 2010, Michel Houellebecq mène une profonde réflexion sur notre monde contemporain et le rapport que nous pouvons encore avoir - ou non - avec la vérité.

    1 autre édition :

  • Pour les hommes du 231e régiment d'infanterie, les différences d'âge et de condition sociale n'importent plus. Tous sont venus s'enterrer dans les tranchées boueuses de Crouy, sous la pluie et le feu de la mitraille allemande. Leur seule certitude face aux armées ennemies : « I' faut t'nir. » Barbusse fut l'un des leurs. Tiré de ses carnets de guerre, ce roman, prix Goncourt 1916, révéla à ceux de l'arrière le quotidien des poilus : leur courage, leur camaraderie, leur argot, mais aussi la saleté, l'attente et l'ennui. Cette guerre, l'état-major, le gouvernement et la presse patriotique la censurent. Il faudra un roman comme Le Feu pour en dire toute la barbarie mécanique, mais aussi l'espoir : celui d'en sortir vivant... Couverture Virginie Berthemet © Flammarion

  • L´Espoir en contrebande ou comment faire le tour du monde en vingt-six nouvelles, du canal de l´Ourcq à Ostende, d´Aubervilliers à Nouméa, de La Rochelle au Québec, de Bordeaux aux Antilles, de Granville au Mexique, de Nantes au Gabon, du Périgord au Danemark, de Saint-Benoît-du-Sault à Stettin...

    Histoires vraies ou histoires inventées ?

    En fait, Didier Daeninckx se plaît à jeter « des passerelles de fiction entre deux blocs de réalité». Pour lui, vie et littérature ne font qu´un.

    Dans ses « nouvelles noires », comme dans la vie, chacun est confrontéà toutes sortes de situations : des moments d´émotion, des scènes violentes, des instants désopilants, des événements historiques. Et tout le monde croise ou rencontre des individus de tous genres : des flics, des voyous, des salauds, des paumés, des chômeurs, des couples d´amoureux, des rebelles...

    Mais que viennent faire là-dedans Mussolini et Richard Durn, Thierry la Fronde et saint Denis, Paco Ibáñez et Charles de Gaulle, Paul Bocuse et Silvio Berlusconi, John Lennon et Éloi Machoro, Louise Michel et Rino Della Negra, Gandhi et Arlette Laguiller, Marat Safin et Coluche, Steve McQueen et Mehdi Ben Barka, Ousmane Sow et Michel Simon, Missak Manouchian et Jean Moulin ?

    Ils ne sont peut-être pas là par hasard...

  • Popa Singer

    René Depestre

    Pour fêter dignement le retour de son fils au pays, Popa Singer, matriarche éclairée et indéboulonnable, armée de sa seule machine à coudre et de son utopie personnelle, est bien résolue à résister à sa manière à l'Ubu Roi des Tropiques, le plus atrocement absurde que les Grandes Antilles aient subi : Duvalier, alias Papa Doc. Popa Singer va raconter l'histoire de ce duel à Jacmel, ville natale de l'auteur, comme García Márquez racontait le Macondo de la famille Buendia dans Cent ans de solitude. Tout le récit tient dans une éloquente dialectique entre la monstruosité aberrante de Papa Doc et cette « maman-bobine de fil » qui « fera planer son cerf-volant enchanté dans l'azur féminin de l'histoire, en mère nourricière, ravie d'alimenter en brins de toute beauté la machine Singer à coudre les beaux draps d'un réel-merveilleux germano-haïtien. » La fantaisie rabelaisienne se propage en nomenclatures fantasques qui sont en soi des morceaux de bravoure dignes du Mangeclous d'Albert Cohen. S'il témoigne avec une joyeuse férocité de l'épouvantable caprice du président à vie, le romancier des enjouements amoureux, styliste hors pair et maître d'une langue incomparablement inventive, mêlant allègre faconde et humour au vitriol, ne lâche rien de son verbe en transe ludique, véritable incendie d'allusions et de métaphores pour dire un monde de folie. Prix Goncourt de la nouvelle pour Alléluia pour une femme-jardin (1982), Prix Renaudot pour Hadriana dans tous mes rêves (1988), René Depestre, né en 1926 à Jacmel en Haïti, nous revient avec le fougeux Popa Singer, en immense écrivain porté par une rage de vivre intacte.

  • De Goupil à Margot

    Louis Pergaud

    De Goupil à Margot (sous-titré Histoires de bêtes) est un recueil de nouvelles de Louis Pergaud publié en 1910. Il fut récompensé la même année par le prix Goncourt.
    Recueil de huit nouvelles, dont le personnage principal est toujours un animal. Ces nouvelles s'intitulent :
    La Tragique Aventure de Goupil
    Le Viol souterrain
    L'Horrible Délivrance
    La Fin de Fuseline
    La Conspiration du Murger
    Le Fatal Étonnement de Guerriot
    L'Évasion de la mort
    La Captivité de Margot
    |Source Wikipédia|

  • Le Feu (Journal d'une escouade) est un roman de guerre, une fiction inspirée par le vécu de son auteur, Henri Barbusse, parut en 1916. Il reçoit la même année le prix Goncourt.
    Résumé
    | Henri Barbusse est le narrateur et personnage principal de ce récit. Le narrateur se situe durant la plupart du temps en focalisation interne. À la guerre, il est accompagné par de nombreux camarades : Volpatte, Poterloo, Fouillade, Barque, Farfadet, Eudore, Paradis, Poilpot, Poitron, Salavert, Tirette, Blaire, Cocon et Bertrand. Durant les vingt-deux mois qu'il passe en première ligne, il prend en note les expressions des soldats, leurs craintes, mais aussi fait part, à travers son récit, de la peur et de l'horreur dans laquelle il vit.
    /> Les dialogues campent des personnages très divers dans leurs origines et leur fonctionnement, qui se retrouvent rassemblés autour d'un désir de survie et partageant les mêmes préoccupations basiques.|
    |Source Wikipédia|

  • Force Ennemie

    John-Antoine Nau

    • Ink book
    • 1 Septembre 2019

    Réédition d'un roman percutant sur le thème de la folie, passé à la postérité pour avoir été le premier prix Goncourt en 1903. L'histoire se déroule en huis clos dans un asile d'aliénés, et s'articule autour de personnages que Philippe Veuly, le héros interné dans cette galerie hallucinante, trace des malades, des soignants et des visiteurs. Mais faut-il lire pour autant les Goncourt ? s'interroge la journaliste et critique Sylvie Lansade. « Pas toujours, pas forcément quand ils sortent, longtemps après, en poche, pas du tout, en tout cas, pas tous ! Mais lire le premier, celui de 1903, c'est forcément alléchant ! Rien que pour la hargne, les audaces langagières : la façon dont Nau invente des mots, tord la syntaxe, introduit des dialectes, ça vaut décidément le coup de lire un Goncourt ! »
    Un livre électronique conçu en vue d'une utilisation simple et efficace avec toutes liseuses ou applications.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • La vie simple d'Emile Guillaumin : c'est sans doute le refus paternel de le voir poursuivre des études qui est à la base de la double vocation d'Emile Guillaumin. Paysan le jour, et ce, toute sa vie. Ecrivain, témoin engagé à la veillée.

    Enseignant. Historien et Philosophe, il consacre sa retraite de cadre commercial à partager ses passions.

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