La Piterne

  • Passé sa première stupeur, elle observe les cinq doigts de la main cramponnée au rideau ; les doigts sont noueux et crochus comme les pinces d'un crabe. Le pouce, écarté des autres, d'une longueur démesurée, se termine par un ongle recourbé, comme les serres des vautours.
    À ce moment, par l'entrebâillement des deux portières, Camille voit briller une lueur qu'elle prend pour le scintillement d'une lame de poignard. - Père ! au secours ! crie-t-elle.
    À cet appel inattendu, Monistrol se retourne, mais il n'a pas le temps de se lever. D'un bond de tigre, l'homme caché dans la salle à manger saute sur lui. Sa main - la gigantesque main que Camille a vue - s'abat sur le paquet de billets de banque ; l'autre saisit à la gorge le malheureux inventeur qui, en se débattant, renverse la lampe. Camille se précipite pour défendre son père, mais le voleur la repousse d'un coup de pied qui l'envoie rouler sur le parquet...
    Ce qui surprend le plus dans ce roman c'est le rôle joué par les femmes. (Olplotard sur Babelio)

  • Deux jeunes femmes se promènent après leur pause méridienne. Un séducteur, plutôt un suborneur, les accoste. Le soir même, Florette disparaît ; le riche Américain se croit tout permis grâce à son argent : il a trouvé la midinette à son goût, il l'a enlevée. La mère de Florette, son amie Titine et son fiancé Georges se mettent en quête d'informations pour comprendre ce qui a bien pu se passer. Une piste se dessine ! Georges est proche d'atteindre le but quand il est arrêté, sa tentative est prise pour un cambriolage...
    Pendant ce temps, au fond d'une cave nauséabonde, Florette résiste avec courage et cherche le moyen de sortir.
    Le livre écrit par Gustave Le Rouge en 1935 déroule un thème toujours d'actualité.

  • Le chemineau

    Jean-Patrick Beaufreton

    L'homme n'était pas ordinaire : les cheveux de toutes les longueurs, la barbe de plusieurs jours et le pantalon qui semblait tenir tout seul ; rien n'incitait à lui donner le bon Dieu sans confession, mais il n'avait rien non plus pour l'envoyer paître. C'était un chemineau comme on n'en trouvait plus que dans les histoires anciennes, les romans des siècles passés ; un brave type qui couche à la belle étoile ou un voleur de poules, allez savoir.

  • Chaud effroi

    Jean-Patrick Beaufreton

    Le garçon installé en face de Patricia lui donnait un sentiment bizarre : d'apparence agréable ; son langage était soigné, ses propos intelligents. Toutefois, certaines de ses attitudes la dérangeaient ; ses manières de la regarder, de la fixer, de la dévorer des yeux, lui rappelaient un maquignon en pleine négociation, comme si elle-même n'était qu'une génisse dans un foirail. L'étudiante se sentait divisée, presque écartelée...

empty