Mon Petit Editeur

  • Sous rires

    Abdellah Ait Tkassit

    "Sur la route du village un caillou Et un doux rêve m´accompagnent. Au village, le caillou et le rêve S´envolent et se posent sur l´amandier En fleurs, avant d´atteindre la campagne."

  • Une vie peut tenir en une phrase mais pas en cent cinquante pages : il n'est évidemment pas question ici d'autobiographie, exercice auquel, de toute façon, tout en moi se refuse ; dans ce petit livre il n'est pas question non plus, à y bien repenser, de profession de foi. Pour la relation de ces quelques souvenirs parfois discrètement romancés, je me suis appliqué à la vérité et à la simplicité, et j'espère être parvenu à un peu de profondeur en flânant ainsi entre le proche et le lointain, le simple et le complexe, sans jamais trop m'éloigner de ces sources de vie que célèbre merveilleusement G.M. Hopkins dans son poème "Inversnaid" : « Qu'arriverait-il au monde s'il se voyait ravir / L'humide et le sauvage ? Qu'ils nous soient donc laissés, / Oh ! qu'ils nous soient laissés, le sauvage et l'humide, / Que vivent encor longtemps herbes folles et lieux sauvages. » Le problème des fins et des moyens de la littérature est peut-être moins compliqué qu'on a bien voulu le faire entendre, et si en refermant ce petit bouquin on se dit simplement : « J'ai passé un moment heureux, un moment paisible », mon but sera atteint.

  • Mémories

    Gilles Picciola

    Gilles Picciola nous invite à un voyage aux accents nostalgiques, quand la mémoire file à travers les siècles, au gré d´histoires où les personnages, de ceux que l´on aime suivre et découvrir, croisent leurs étranges destins à la recherche du sens de l'existence. Un moment d´évasion et de plaisir assuré.

  • Un vieil homme originaire d´Auvergne habite le littoral languedocien et presque chaque soir il vient traîner sa mélancolie au bord de mer. Il tourne le dos à celle-ci car il ne l´aime pas à l´encontre de son pays qui lui, chante des poèmes permanents. Et il se souvient poétiquement de cette vie paysanne si vite passée et analyse ses regrets dans les langueurs des souvenirs. Il transforme alors tout cela en bonheur pour que son âme vieillissante s´accommode de tous ces évènements passés. "Au-dessus de moi, derrière et aussi devant, le ciel ce soir très étoilé est pour moi ma poste restante, mon rendez-vous des outragés par le temps et la vie, où tous les messages que m´envoie mon pays sont rassemblés là en points lumineux minuscules que je m´empresse de déchiffrer." "Rêve, rêve mon pauvre vieux ! J´imagine bien ce que je veux et trouve dans ces messages utopiques que ce que je veux bien y lire pour satisfaire mon caractère devenu vieil ours solitaire et je sais que c´est là que je peux rencontrer les fantômes de mes souvenirs avec tout leur attirail d´inconnus et de connus que je ne verrais plus jamais." "J´aime les roses et les lilas Ce sont les fleurs de ma détresse Et c´est au soir que je m´empresse De les cueillir ...juste pour toi."

  • Ce recueil de poèmes, sensuel et inspiré, évoque notre lien à l´autre, qu´il soit charnel, mental ou spirituel. On ressent les vives émotions qui traversent la vie de l´auteur. Son désir de fusion, de partage, sa détresse face au refus de l´autre d´entrer dans son univers. La nostalgie, l´amour, sous toutes ses formes, sont omniprésents dans cet ouvrage, qui nous emmène dans un univers attachant et romanesque, où l´on ressent l´influence d´un Baudelaire ou d´une Louise Labé. "J´aime quand ton regard caresse mes rondeurs Et j´aime quand il embrasse et les monts et les fleurs De mon corps épanoui et tendrement offert C´est pour toi qu´au soleil ses fruits se sont ouverts" Une reine

  • Sclérose

    Alexis De Vanssay

    Un homme qui s'enfuit de chez lui pour marcher vers l'Ouest ; un adolescent qui part en vacances la mort dans l'âme ; un assassinat commis par un individu au-dessus de tout soupçon ; des réflexions émaillées de digressions, sur le temps, l'ennui, la modernité, la société de spectacle... Au fil de ces nouvelles et textes libres, plus personnels, Sclérose évoque la dégénérescence de notre époque et singulièrement celle de l'Occident, avec, en miroir, un malaise individuel, intime - celui de son auteur.

  • Après "Vers rêvés" et "Clair Bestiaire", Catherine Thévenet décline à l'envi dans "Mais l'ancolie..." les multiples variations de son vocable préféré, « mélancolie ». Qu'elle contemple le soleil couchant ou son bassin gelé, qu'elle se promène dans un cimetière allemand ou un petit port breton, qu'elle évoque ses enfants ou Camille Claudel, toujours flotte sur ses poèmes ce voile mélancolique, ténu mais tenace, qui les nimbe d'une aura tendre et nostalgique. Une poésie tout en "glissando", à murmurer "sotto voce"...

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