Editions de l'Aube

  • En 1957, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature. Il prononce à Oslo un discours personnel, puissant, engagé, qui marque les esprits. Il y évoque notamment l'idée qu'il se fait de la littérature et du rôle de l'écrivain. Il revient sur le mythe de l'écrivain solitaire (« L'art n'est pas à mes yeux une réjouissance solitaire. Il est un moyen d'émouvoir le plus grand nombre d'hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes. Il oblige donc l'artiste à ne pas s'isoler ; il le soumet à la vérité la plus humble et la plus universelle. ») et sur son engagement (« Par définition, il ne peut se mettre aujourd'hui au service de ceux qui font l'histoire : il est au service de ceux qui la subissent. ») Aujourd'hui comme hier, ses mots sonnent si juste...

    Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal Combat à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment L'étranger (1942) et La Peste (1947). Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.

  • « Je l'ignore. J'ignore si l'oiseau que vous tenez est vivant ou mort, mais je suis sûre d'une chose : il est entre vos mains. Il est entre vos mains. »

    Toni Morrison, née en 1931 dans une famille d'ouvriers afro-américains de l'Ohio, est écrivaine. Elle a reçu le prix Pulitzer en 1988 et le prix Nobel de littérature en 1993. L'Aube publie ici le magnifique texte qu'elle a alors prononcé à Stockholm, illustré par Pascal Lemaître, et traduit par Benoîte Dauvergne.

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