• (Édition bilingue / edición bilingüe) Ce recueil de contes de nouveaux auteurs centraméricains constitue du début à la fin une agréable surprise. Nous y voyons surgir un regard littéraire qui ne se limite pas à explorer les réalités externes et les habituels contextes locaux, il explore aussi leur effet sur la psyché et l´existence des personnages. (Gioconda Belli.) Esta colección de cuentos de nuevos autores centro-americanos es una grata sorpresa de principio a fin. Vemos surgir en ella una mirada literaria que explora no sólo los acostumbrados contextos regionales sino su efecto en la siquis y existencia de los personajes. (Gioconda Belli.)

  • Réalisateur de plus de trente films, metteur en scène de soixante-quinze opéras, à la fois cinéaste underground et héritier de Visconti et Pasolini, Werner Schroeter, mort en avril dernier, reste encore à découvrir. Les défenseurs du cinéma de Schroeter sont aussi illustres que divers : Michel Foucault, Isabelle Huppert, Bulle Ogier, Fassbinder, Wim Wenders, Jean-Jacques Schuhl... Le livre décrit en soixante-dix fragments le fonctionnement intime, la respiration musicale, les constructions folles d'une oeuvre unique.


  • Les perdants ont toujours tort

    La Vierge de Fatima entre dans Managua, au son d'un orchestre de chicheros, escortée par les officiers de la police nicaraguayenne. L'inspecteur Morales regarde la scène de son bureau de la Plaza del Sol. Il est chargé d'enquêter sur un yacht abandonné à Laguna de Perlas, sans doute une histoire de narcos, et pas des moindres. Flanqué d'un lieutenant cynique et d'une ex-guérillera coriace devenue femme de ménage, il traque les coupables avec sa Lada bleue et son p38 sur fond de chaos social et politique.
    Managua, entre deux orages, est traversée par des processions religieuses délirantes, des manifs de toubibs, des embouteillages monstres, au milieu des ruines du tremblement de terre de 1972, des bidonvilles et des quartiers chics. La guérilla est loin, désormais, on inaugure en grande pompe des stations-services rutilantes et les évangélistes vendent du savon miracle. Les anciens guérilleros sont devenus flics, bandits, notables, employés, les trahisons vont bon train, et les narcos courent toujours.

    Ce polar féroce nous plonge dans une société désabusée qui ne sait plus à quel saint se vouer ; l'auteur multiplie les personnages hauts en couleur et les histoires troubles en maniant avec talent l'humour vache et la satire sociale.

    Sergio Ramirez est né au Nicaragua en 1942. Après des études en Allemagne, il abandonne sa carrière littéraire pour s'engager aux côtés de la révolution sandiniste et devient membre de l'Assemblée nationale, puis vice-président du premier gouvernement élu en 1984.
    Journaliste, essayiste, professeur d'université, il a publié de nombreux romans, dont Châtiment divin et Le Bal des masques

  • Côte du Pacifique, Costa Rica. Un Éden où les pinèdes sont massacrées afin de permettre la construction de villas luxueuses pour des investisseurs étrangers... et des caïds de la drogue. Un Éden où il fait terriblement chaud, où l'alcool ne peut faire oublier le sable, la poussière et le vent.
    C'est là, dans un tranquille village de pêcheurs, qu'est découvert sur la plage le cadavre d'une femme, surnommée l'Argentine.
    Don Chepe, ancien guérillero qui a lutté aux côtés des sandi­nistes, décide de retrouver l'assassin de son amie. Une enquête qui le conduit à découvrir les liens obscurs entre passé et présent, utopie et désenchantement... et à revisiter l'histoire de son pays.
    Entre torpeur et violence, ce livre nous colle à la peau.

    Été rouge a reçu le prix national de Littérature Aquileo J. Echeverría, la plus haute distinction littéraire du Costa Rica.

    Daniel Quirós est né en 1979 au Costa Rica. Il enseigne aujourd'hui la littérature espagnole à l'université Lafayette (Pennsylvanie, USA).

  • (Édition bilingue / edición bilingüe) Nos pays d´Amérique centrale paraissent distants malgré leur proximité géographique et leur passé commun, mais nous sommes pourtant des morceaux d´un miroir brisé. (...) Cette brève anthologie est un échantillon de la littérature centraméricaine du vingt et unième siècle. L´ensemble des voix présentes dans ces pages ouvre un panorama de ce qu´est aujourd´hui l´Amérique centrale dans sa diversité complexe, traversée par différents phénomènes sociaux. (...) En montrant comment nous écrivons, nos écrivains montrent aussi au monde ce que nous sommes et la réalité si pleine de contrastes dans laquelle nous vivons. C´est une bonne façon de tracer la carte de l´Amérique centrale. Une géographie lucide qu´on ne peut décrire qu´avec les mots.



    Nuestros países de Centroamérica parecen distantes entre sí a pesar de su vecindad geográfica y de que tienen un pasado común, pero somos pedazos de un espejo roto. (...) Esta breve antología es una muestra de la narrativa centroamericana del siglo veintiuno. El conjunto de voces presentes en estas páginas abre un panorama de lo que es Centroamérica hoy en su compleja diversidad, cruzada por diferentes fenómenos sociales. (...) Nuestros escritores, al mostrar como escribimos, también muestran al mundo lo que somos y la realidad tan llena de contrastes en que vivimos. Es una buena manera de trazar el mapa de Centroamérica. Una geografía lúcida que sólo puede ser descrura con las palabras.

  • A vie

    Pierre Ouellet

    Exercice de mémoire et d'imagination, À vie explore notre relation au passé et les fantasmes qui habitent les époques révolues, souvent idéalisées. Pierre Ouellet plonge ici ses personnages dans l'emportement des mots, et tisse un récit vertigineux qui témoigne du long et sinueux apprentissage de la vie. Après Portrait de dos(l'Hexagone, 2013) et Dans le temps (Druide, 2016), l'auteur propose, avec ce roman, la conclusion du cycle de La grande enfance.

    /// Résumé :

    Une vieille goélette rafistolée, comme les souvenirs d'un lointain passé, sert de décor aux nouvelles aventures de Jean Lhomme, de Faye Rose et d'un narrateur anonyme. Ce vaisseau fantôme, à la fois nef des fous et chasse-galerie, sera pour les héros le théâtre d'explorations au coeur de l'espace et du temps des rêves qu'incarna le monde des années 1960 et 1970 où ils ont vécu leur prime jeunesse.
    De l'île d'Orléans à l'estuaire du Saint-Laurent, en passant par la côte est américaine jusqu'aux Caraïbes, les protagonistes termineront leur long voyage au Nicaragua, où ils réaliseront leur rêve de révolution auprès de sandinistes. S'ensuivra une très profonde désillusion, qui n'effacera toutefois pas leur soif d'espérance, nourrie par la puissance magique de leur imagination. Ils inventent leur monde bien plus qu'ils n'y vivent ; ils dessinent leur vie au fur et à mesure bien plus qu'ils ne suivent un destin tout tracé. Ils découvrent leur histoire comme une légende, où ils apprennent à se transfigurer.
    L'auteur

    /// L'auteur :

    Pierre Ouellet est poète, romancier, essayiste. Écrivain «hors genre», il est l'auteur d'une quarantaine de livres, pour lesquels il a notamment reçu le Prix littéraire du Gouverneur général dans la catégorie essai à deux reprises, pour À force de voir. Histoire de regards, paru en 2005, et pour Hors-temps. Poétique de la posthistoire, publié en 2008, le Prix Spirale Eva-Le-Grand pour Où suis-je. Paroles des égarés, publié en 2010, le Grand Prix Québecor du Festival international de la poésie pour Dépositions, paru en 2007, et le prix Ringuet pour Légende dorée, paru en 1997. Le gouvernement du Québec lui a décerné en 2015 le prix Athanase-David pour l'ensemble de son oeuvre.

  • En choisissant de travailler sur les familles ouvrières de Ciudad Juárez, Claudia Zamorano revisite de manière originale les grandes questions d'une industrialisation intensive et d'une urbanisation incontrôlée qui bouleversent les pratiques, les comportements et les traditions des groupes sociaux comme des individus. Le livre est conçu comme une succession de plans dont les focales sont de plus en plus rapprochées : un cadrage large sur l'industrie et le développement urbain à Ciudad Juárez ; un plan moyen sur la trajectoire d'une centaine de familles ; un gros plan sur les sujets qui les composent. En jouant sur les échelles d'analyse Claudia Zamorano donne un sens nouveau aux mutations sociales et spatiales qui caractérisent une zone souvent considérée comme un laboratoire pour l'étude des relations Nord-Sud. Au cours des deux dernières décennies, des millions de personnes ont passé et repassé la frontière entre le Mexique et les États-Unis. La signature d'un traité de libre-commerce entre les deux pays n'a pas mis un terme à ces mouvements migratoires, bien au contraire. Le développement de l'industrie maquiladora continue à attirer les jeunes Mexicains à la recherche d'un emploi, tandis que des milliers d'autres tentent par tous les moyens de passer de « l'autre côté » et de gagner la Terre promise. Bâtie sur les rives du Rio Bravo (Rio Grande pour les Nord-Américains) la ville de Ciudad Juárez occupe un rôle essentiel dans ce système. Avec sa ville jumelle, El Paso, située au nord de la frontière, elle est la clé d'une région où les enjeux de la mondialisation affectent toutes les échelles du territoire, tous les recoins d'une société en train de se construire.

  • "Cuando se empieza una lucha, uno cree saber cuál es la niela final pero, a medida que la lucha avanza y se intensifica, uno se va dundo cuenta de que la meta no era el final sino más bien el verdadero principio, y que el logro de la meta, al erradicar un mal forzosamente también ocasiona problemas."

  • Changer de vie ? C'est possible ! Pour Sonia et Paul-Marcel, voyager en van afin de combler leur irrépressible envie de liberté s'est imposé comme une évidence. Un jour, ils ont quitté leur boulot, mis la clé sous la porte et se sont donné la permission de rêver durant une année sur les routes de l'Amérique.

    Un couple dans le van raconte cette traversée intime du nord vers le sud, jalonnée
    d'endroits et de paysages magnifiques. Imprégnés de d'une générosité toute latine qui
    les a bouleversés, nos deux gringos confient leurs réflexions face au couple, au travail, à
    la consommation, à l'environnement et à notre mode de vie occidental. Ce récit à la
    découverte du monde, écrit dans un va-et-vient avec les « ongles un peu noircis »,
    témoigne d'un formidable élan vers « l'autre », profond révélateur d'identité.

    Un couple dans le van est aussi une ode à ce qui est le plus précieux et qu'on oublie, comme l'eau, quelque chose à manger, la sécurité, un toit, la confiance en soi, une bonne suspension, des rencontres, des amis, et surtout prendre le temps de vivre l'instant présent, tout simplement.

  • La Waika, Esperanza, Marina... Autant de noms pour une jeune femme qui semble déjà avoir vécu plusieurs vies. Celle de Marina enfant, ballotée entre les multiples villages nicaraguayens qui ont accueilli sa famille démunie. Celle de Marina amoureuse, avant que la révolution n'éclate. Esperanza, lorsque son nom figurait sur la liste des « indisciplinés » du régime dictatorial de Somoza. La Waika, « celle qui va derrière » dans la langue des indiens miskitos, sa vie de révolutionnaire sandiniste. Olimpia Zúniga V. tisse, en un récit habile et vivant basé sur d'authentiques souvenirs, le portrait à facettes d'une femme libre et moderne.

  • Passer de la dépendance à l´autodéveloppement, tel est le défi qu´entend relever le Nicaragua. Pour ce faire, le nouvel État nicaraguayen entreprit en 1979 la transformation de ses structures sociales et économiques. Défi au développement régional analyse les nouvelles formes d´exploitation et de propriété mises en place dans un effort pour changer le découpage du territoire et pour solutionner les inégalités régionales.

  • En 1979, la révolution nicaraguayenne renversait la dictature de Somoza, l´une des plus cruelles d´Amérique latine, suscitant enthousiasme et espoir bien au-delà des frontières de ce petit pays. Une génération plus tard, "Tropiques barbares" offre le tableau cru de la vie ordinaire au Nicaragua sous le signe du désenchantement. L´écriture sèche et tendre de Pablo Raúl Espinosa, nous entraîne dans un univers obscène de misère, de violence et d´amour. Sous le soleil accablant, la désespérance des existences sordides est disséquée au scalpel par l´auteur. La main est sûre, le trait acéré. "Tropiques barbares" est une mosaïque frappante, à la fois dure et émouvante, à l´image d´un pays devenu fou de pauvreté comme on devient fou de chagrin.

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