• Thérèse a été élevée par sa tante dans le but d'épouser son fils, un homme au tempérament maladif. Bientôt, elle ne supporte plus cette vie cloîtrée, ni ce sinistre passage du Pont-Neuf où Mme Raquin installe sa mercerie. Toute sa sensualité refoulée s'éveille lorsqu'elle rencontre Laurent, un peintre raté dont elle devient la maîtresse. Les amants décident de noyer le mari...

  • La toute première nouvelle du recueil, La Bécasse, sert de préambule, de récit-cadre, au recueil. Durant la période de la chasse à la bécasse, le vieux baron des Ravots, amateur de chasse et d'histoires, organise des dîners au cours desquels la cérémonie du "conte de la bécasse" désigne celui qui aura le privilège de manger toutes les têtes de bécasse ; l'heureux élu doit ensuite conter une histoire pour "indemniser les déshérités". Les nouvelles suivantes sont censées être quelques-unes de ces histoires.

  • M. Roland, ancien bijoutier parisien, déménage avec toute sa famille au Havre par amour partagé de la mer. Après leurs études à Paris, les deux fils de M. et Mme Roland, Pierre, l'aîné, médecin, et Jean, avocat, décident de s'installer dans la nouvelle résidence familiale. Une somme d'argent laissée en héritage à Jean par un ami de la famille, Léon Maréchal, renforce la rivalité des deux frères, opposés physiquement et moralement1 . Un soupçon naît chez Pierre : et si Jean était le fils de Maréchal ?

  • Jean Macquart, déjà personnage principal de La Terre, a repris du service dans l'armée après ses désillusions dans le monde paysan. Incorporé dans le 106e de ligne, il est caporal, et ses hommes le respectent pour son bon sens, son dévouement et sa saine conception de l'autorité. Il assiste impuissant à l'effondrement de l'Empire et à la déroute de ses armées, que Zola attribue à l'incompétence de l'état-major, au manque de préparation des troupes et au rôle néfaste joué par l'impératrice Eugénie auprès de Napoléon III. C'est aussi l'histoire d'une amitié qui finira en drame entre Jean Macquart et l'un de ses soldats, l'intellectuel Maurice Levasseur. Le premier veut une France où règnent l'ordre et la sagesse ; le second souhaite mettre fin aux injustices et rêve de révolution. Ces divergences idéologiques ne les empêchent pas de s'aimer et de se respecter, chacun sauvant la vie de l'autre. Une fois la guerre finie, tous deux participent à la Commune, mais dans des camps différents.

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