• Krasnoïarsk, hiver 1920. Dénoncé aux « Rouges », un homme apprend que le peloton d´exécution l´attend. Il prend son fusil, quelques cartouches, sort dans le froid glacial et gagne la forêt. Commence alors une course-poursuite dont il ne sortira vivant, il le sait, que s´il ose l´impossible : gagner à pied l´Inde anglaise à travers l´immensité sibérienne, puis les passes de Mongolie, puis le désert de Gobi, puis le plateau tibétain, puis l´Himalaya...

    Esprit exalté et curieux, Ferdynand Ossendowski vit sa marche folle à la manière d´une initiation et nous introduit aussi bien à la vie de bête traqué par les loups qu´aux mystères de l´Asie.
    « Un fabuleux récit... mais aussi un document historique et ethnographique sans pareil. » Patrick Sabatier, Libération.

     

  • En quelques années, le marché du cachemire a explosé. De matière de luxe, réservée à une élite, le cachemire est devenu un produit de grande consommation. Or, de la chèvre des steppes mongoles qui produit cette fibre pour se protéger du froid, jusquaux boutiques de luxe de Paris ou New-York, cest toute une filière industrielle et commerciale qui sest organisée, largement inconnue du grand public.

    Le cachemire illustre parfaitement les problématiques actuelles de la mode et du textile, stigmatisés pour leur impact écologique, les maltraitances animales et leur manque de transparence.

    Cette enquête au cur de lindustrie du cachemire fait la lumière sur la façon dont celle-ci est organisée, sur les grands acteurs qui la dirigent, sur les problèmes auxquelles elle fait face.

    Jeune entrepreneur et voyageur, Victor Chevrillon, diplômé de HEC, appartient à cette jeune génération sensibilisée aux enjeux liés à la mondialisation. Sur la route du cachemire est son premier livre.

  • Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Vivant sous la yourte au sein d'une famille d'éleveurs de moutons, l'enfant découvre le monde à travers sa relation avec Arsilang son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. L'exotisme est ici total et actuel. Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens. Les enfants ont une place bien définie que vient troubler l'obligation de scolarisation imposée par le gouvernement communiste. Mais il y a toujours les vacances pour retrouver la grand-mère choisie et adoptée par l'enfant, pour jouer dans la montagne avec son chien et parcourir à cheval ces étendues sans fin où le galop sert aussi à mesurer l'espace et le temps.

  • Initiations, actes magiques, secrets révélés - les chamanes de Mongolie se livrent à Kevin Turner. Une aventure vécue dont la portée spirituelle changera votre vision du monde. À la fois récit de voyage et mémoire spirituel nourri par l'expérience, le livre de Kevin Turner nous emmène à la rencontre d'authentiques chamanes dans les steppes et les villes de la Mongolie actuelle. En chemin, l'auteur, lui-même praticien chamanique, est témoin de diagnostics médicaux spontanés, de cérémonies, de guérisons qui, tous, témoignent d'une riche culture où divination, recouvrement d'âme et dépossession spirituelle font partie de la vie quotidienne. Car le chamanisme est bien vivant en Mongolie. Après des siècles de répression et de persécutions par les pouvoirs bouddhiste puis communiste, il connaît aujourd'hui un immense regain de popularité, et l'on y recourt afin d'accéder aux « réalités non ordinaires » et au monde des esprits. En outre, Turner nous permet d'entrevoir ici un chamanisme universel et des principes communs aux traditions chamaniques du monde entier. L'auteur Kevin Turner est directeur pour l'Asie de la Foundation for Shamanic Studies (www.shamanism-asia.com). De nombreuses années d'étude passées aux côtés de yogis, de moines et de lamas dans différents pays d'Asie l'ont amené à élaborer une approche globale du chamanisme. Il enseigne le core shamanism dans le monde entier ; il est également formateur confirmé au Monroe Institute. Traduit de l'américain par Émilie Gourdet. Soixante photographies originales de l'auteur.

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d´extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d´une variété de pays et de régions d´Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet par le biais d´un entretien avec l´auteur, le traducteur, ou d´une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d´un photographe asiatique au travers d´un carnet dédié.
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    Ce premier numéro, sur le thème "Jeunesse et Identité(s)", est dédié aux rêves, aux aspirations et parfois aux déconvenues des jeunes générations d'Asie, qu'elles vivent dans leur pays d'origine ou loin de chez elles.

  • Un journaliste apprend la mort de Belek, un homme simple qui, parvenu au crépuscule de sa vie, tua un loup sans autre arme qu'un gourdin. De retour dans son village natal, il découvre que, sous des dehors anecdotiques, se cache l'un de ces drames qui tissent la vie des petites gens. A l'orée du village, vit solitairement le vieux Dshaniwek, en butte à l'hostilité générale. C'est pourtant lui que choisit le narrateur pour aller traquer le loup. Deux récits à l'atmosphère tragique, où l'on retrouve "les mots de feu et de glace" de Dojnaa et de La Fin du chant, parus dans la collection Picquier poche.

  • Précédant « l'Empire chinois » (qui relate son périple de retour) voilà la première partie de l'odyssée du père Huc à travers la Chine du milieu du XIXe siècle.
    Dans un style volontiers alerte et minutieux, le père Huc nous dépeint les contrées qu'il traverse, les moeurs et les coutumes de leurs habitants, la vie quotidienne des Chinois de toutes conditions...
    Toujours précis, parfois prémonitoire dans ses commentaires, cet ouvrage, "best-seller" au XIXe siècle, reste un des récits de voyage sur l'Extrême-Orient parmi les plus captivants qui soient avec le « 16.000 lieues à travers l'Asie & l'Océanie » d'Henry Russell-Killough.
    Régis-Evariste Huc, né à Caylus (Tarn-&-Garonne) en 1813, moine missionnaire en 1837, fait ses premiers pas en Chine dès 1840. Il va sillonner la Chine, la Mongolie et le Tibet jusqu'en 1852. Il décède à Paris en 1860.

  • « Ma conception du voyage est modelée par un sens particulièrement intense du temps qui passe. » Au tournant du siècle dernier, Donald Richie, écrivain et journaliste américain, parcourt l'Orient, de l'Égypte au Japon, son pays d'adoption, en passant par le Bhoutan, la Birmanie, la Thaïlande, la Mongolie, la Chine, la Corée, Yap la mystérieuse... Il voyage à la recherche des paradis fragiles qu'offrent encore ces pays - paradis d'autant plus fuyants qu'ils sont menacés par le développement du tourisme. Sous le regard acéré et rêveur de Richie, villes, temples, plages, forêts, dieux, musiciens et danseurs se colorent d'une dimension élégiaque, ironique et poignante, qui fait de ces Paradis éphémères un guide unique, subtil, dans une Asie en éternelle mutation.
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  • Dans l'avion qui la ramène en Mongolie, Elisa fait un rêve insensé, aux allures prémonitoires. Rapt, lutte, poursuite à cheval dans la steppe ; elle se voit même commettre un meurtre dans un monastère. Ce voyage accomplit la promesse faite à son père mourant : retrouver Dulmaa, sa mère, qui les a abandonnés lorsqu'elle était enfant, sans un mot d'explication, pour retourner dans son pays natal. Sa quête mènera la jeune femme aux confins d'un monde où chacun doit composer sans cesse avec les mères, les anciens, les rites et les esprits. Elle n'y survivra qu'avec l'aide d'Ovoo, son grand-père aux mille ruses, d'un étrange molosse et d'une monture infatigable. Une épopée sauvage, entre tradition et modernité, humour et spiritualité, qui va faire de « l'inconnue de Khankh » une légende vivante.

  • Ewart, un homme qui a travaillé de longues années avec les chevaux, renonce à tout ce qu'il aime quand sa femme se tue en voiture. Le chagrin et la culpabilité l'amènent à un point de non-retour. La vie et le destin n'en ont pourtant pas fini avec lui. Sa meilleure amie, Kersten, lui fait rencontrer un cheval magnifique, étrange et immontable. Cet être particulier va les emmener dans un voyage au bout du monde, à la rencontre de peuples nomades, de chamans et surtout au bout d'eux-mêmes. Que leur réserve cette quête ?

  • Voilà, je suis L'Homme du Transsibérien. J'ai pris neuf fois ce train. Hormis les contrôleurs je suppose que personne ne connaît ce train comme moi. Arrivé au bout du monde. A Hanoï. Il faut aller jusque-là. Dans la ville verte. L'eau verte de ses lacs reflète le vert entier sur les façades des immeubles modernes et des maisons coloniales. Et puis la brume dans sa confusion renforce encore plus ces reflets plaqués par les nuages bas. Enfin, il y a ce vert « mythique », un vert dans l'imaginaire de chacun. Ce mot qui ne quittera jamais la ville quelque soit sa couleur...
    Vous me rencontrerez peut-être à 2h00 du matin dans le couloir d'un wagon. Vous chercherez une bière fraîche ou une discussion pour vous rassurer, calmer votre peur, ces idées en boucle à l'intérieur de vous et l'immensité dehors, défiante et qui menace de ne pas en terminer. Vous voudrez parler. Je pourrais aller vous chercher une bière fraîche car les contrôleurs chinois en cachent dans les ventilations. Pour eux et pour en vendre aux touristes. On en boira une. On leur paiera demain.
    Et si vous ne me rencontrez pas ce sera encore mieux. Vous ferez ainsi le voyage seul, seulement en vous-mêmes. Vous saurez si cet endroit est bien lavé, pas trop torturé, si votre vie pèse en bonheur ? Vous ne pourrez pas éviter de le savoir. 150 heures de train dressent les états des lieux d'entrée et de sortie: L'état du local. Chez certains, c'est un bon endroit.
    Stéphane Boudy nous a enlevés sur le quai, de notre vie qui passe, pour nous emmener avec lui dans le Transsibérien. La force de son écriture nous a happés et transportés par-delà le temps et l'espace. L'Asie, le passé, le présent puis le passé, le présent, l'Asie,... Morceaux de vie que nous lui abandonnons ou lui prenons, avec la seule certitude que nous ne reviendrons pas intacts. Ce voyage intérieur et extérieur nous chamboule. Malgré les codes « comme des pactes » que nous a donnés Stéphane, au départ, le transsibérien « bringuebale la vérité et la tendresse » sur des rails inexorablement parallèles aux autres. En dehors ou en plein coeur d'autres paysages, d'autres pays, nous ne nous éloignons jamais (assez) de la mort...
    Au hasard des rencontres, un photographe dont « les yeux avaient l'allure d'une plaque vierge, telle la pellicule » et surtout un auteur qui chausse des « lunettes sociologiques» car même s'il s'en défend, elles lui vont plutôt bien...lorsqu'au travers d'elles, il déplore « notre lourdeur, notre façon d'insister à se connaître, reconnaître ».
    Autant dire à quel point ce roman de Stéphane Boudy transcende, transgresse, transmet, sans transfuge... Transsibérien oblige !

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce sixième numéro, sur le thème "Amours et Sensualités", est consacré aux relations amoureuses, superficielles ou profondes, à la sensualité et à l'érotisme tels qu'ils sont vécus et écrits aujourd'hui à travers l'Asie, dans toute leur diversité, leur complexité... et leur ferveur. Textes en traduction française de : Djenar Maesa Ayu (Indonésie), Sangeeta Bandyopadhyay (Inde), Feng Tang (Chine), Guo Songfen (Taiwan), Amanda Lee Koe (Singapour), Lin Yi-yun (Taiwan), Ren Xiaowen (Chine), Fernando Sylvan (Timor oriental), Samrat Upadhyay (Népal), Mae Yway (Birmanie) et Baast Zolbayar (Mongolie). Photographies de Shahria Sharmin (Bangladesh). Illustrations de Charis Loke (Malaisie).

  • Une organisation étrange venue d'ailleurs se perpétue sur la Terre depuis des générations. John Deer, l'Elu, pourra-t-il sauver la ravissante May et ses amies, prises dans les tentacules de ces monstres d'un autre monde? Un roman haletant, sans temps mort, qui emmène le lecteur du Japon en Mongolie, à travers une légende dont l'origine avait été tenue secrète pour contribuer à leur survie.

  • Le jeune Russell - qui n'est pas encore le célèbre pyrénéiste - part de Bagnères-de-Bigorre pour un voyage qui va durer trois ans, de 1858 à 1861 : Saint-Pétersbourg, la Sibérie, le désert de Gobi, la Mongolie, Pékin, Shang-Haï, Hong-Kong, Macao, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Ceylan, les Indes jusqu'au pied de l'Himalaya, voilà, à grands traits, le périple que va mener Henry Russell à travers l'Asie et l'Océanie. Tout cela, bien évidemment, ponctué d'aventures aussi variées que les contrées visitées, et, déjà, de quelques ascensions qui préfigurent le futur "montagnard" des Pyrénées que deviendra Russell à son retour. Un ouvrage qui connaîtra un succès certain lors de sa parution, et dont Jules Verne s'inspirera abondamment pour écrire les aventures de Michel Strogoff.
    La dernière édition des 16.000 lieues... date de 1866, et Russell en fit également paraître un abrégé qui sera d'ailleurs inclus dans la partie "varia" des Souvenirs d'un montagnard de 1908.
    Voici donc le temps, enfin, de faire redécouvrir, dans sa version longue et intégrale, cette fabuleuse équipée longue de 16.000 lieues...

  • Gengis Khan est mort ! Son ombre gigantesque plane encore sur les terres mongoles. Mais ses fils se révèlent si médiocres qu'ils laissent leurs épouses s'emparer du pouvoir. Brillantes, d'une envergure hors du commun, ces figures flamboyantes vont s'imposer sur l'immense empire, prenant en main la plupart des domaines de l'État. Ainsi, les véritables successeurs de Gengis Khan furent des femmes de fer.
    C'est cette épopée méconnue que ressuscite Armand Herscovici à travers le récit d'une esclave. Le destin la lie dès son enfance à ces personnalités éclatantes. Mêlant la petite histoire à la grande, l'héroïne nous emmène de la Chine profonde aux confins de l'Europe, du Tibet désolé aux steppes infinies de la Sibérie.
    La suivre dans sa vie riche et tumultueuse nous plonge avec un réalisme saisissant dans les péripéties trépidantes d'un règne des femmes injustement oublié, d'où émerge le célèbre Marco Polo. Les intrigues, les amours, les complots et les drames s'y succèdent à un rythme effréné.

    Détail d'une miniature perse extraite du manuscrit Somme des histoires par Rachid al-Din Fazl-ollah Hamadani, XIIIe siècle, Paris BnF © Photo Josse / Leemage © 2014, Pygmalion, département de Flammarion

  • Kazök

    Fabienne Giraud

    Les peuples des hauts plateaux altaïques nomadisent, leurs yourtes accrochées aux flancs des montagnes monstrueuses. Leur croyance est fluide comme les esprits, féroce comme le vent qui brûle de froid, rigide comme la loi ; l'enfant qui grandit est un joyau serti de lumière solidifiée. Les héros de cette histoire sont Kara khirghizes. Mais en cette fin d'hiver de 1951, ce sont les baraques grises des camps de travail et non plus les yourtes qui s'élèvent en surgeons des steppes. Le clan de Tonyukuk est emprisonné et subit de plein fouet le désaccord profond entre le savoir ancestral et l'ère économique, qui vampirise la sève des hommes, des troupeaux et de la terre. Pourtant, le layon de l'espoir serpente, tapi au fond des ventres comme une grande impatience impossible à nier. Un espoir né de rencontres inespérées. Tout au long de cette histoire, Kazök, le fils de Tonyukuk et Saril, change de mode de vie, de culture, de langue, d'amis. Puis, les revirements successifs politiques et économiques, remettront Kazök en selle sur la terre de ses ancêtres.

  • Précédant « l'Empire chinois » (qui relate son périple de retour) voilà la première partie de l'odyssée du père Huc à travers la Chine du milieu du XIXe siècle.
    Dans un style volontiers alerte et minutieux, le père Huc nous dépeint les contrées qu'il traverse, les moeurs et les coutumes de leurs habitants, la vie quotidienne des Chinois de toutes conditions...
    Toujours précis, parfois prémonitoire dans ses commentaires, cet ouvrage, "best-seller" au XIXe siècle, reste un des récits de voyage sur l'Extrême-Orient parmi les plus captivants qui soient avec le « 16.000 lieues à travers l'Asie & l'Océanie » d'Henry Russell-Killough.
    Régis-Evariste Huc, né à Caylus (Tarn-&-Garonne) en 1813, moine missionnaire en 1837, fait ses premiers pas en Chine dès 1840. Il va sillonner la Chine, la Mongolie et le Tibet jusqu'en 1852. Il décède à Paris en 1860.

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