• Madagascar, mars 1947, l'insurrection couve. Soldats déshonorés, Malgaches bafoués, peuple spolié, ce soir, tous vont se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Parmi eux, Ambila, le beau Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la très Grande France, battu pour elle et a survécu à la Somme, à la Meuse, aux Frontstalags. Rentré en héros défait et sans solde, il a tout perdu et dû ravaler ses rêves de nationalité. Ambila qui ne croit plus en rien, sinon à l'argent qui lui permettra de racheter le cheptel de zébus de son père et prouver à tous qui il est. Ambila, le guerrier sans patrie, sans uniforme, sans godasses, sans mère, sans foi sans loi, qui erre comme arraché et se retrouve emporté dans les combats, dans son passé, dans la forêt.

    Aurélie Champagne a 20 ans quand elle part à Madagascar pour essayer de comprendre qui est ce père qui ne l'a jamais élevée. En quête de ses origines, elle découvre un pays, qu'elle racontera, d'abord sous forme d'une nouvelle sur l'insurrection réprimée de 1947, puis sous la forme d'une histoire qui va grossir, s'étoffer. Mais la mort intervient, dérègle les plans, impose le deuil et défait ce qui a été fait et l'histoire devient autre chose, devient un homme, devient une île, devient Zébu Boy.

  • Les incroyables aventures d'un scientifique du Grand Siècle. Un beau jour de mars 1760, un jeune astronome de l'Académie des Sciences, avide d'étoiles et de gloire, embarque pour les Indes. Sa mission : observer le passage de Vénus devant le Soleil afin d'estimer avec précision la distance de la Terre au Soleil. Mais rien ne se passe comme prévu. L'escapade va durer onze ans, six mois et treize jours et se transformer en un véritable roman picaresque.
    La très véridique et très édifiante histoire de Guillaume Joseph Hyacinthe Jean-Baptiste Le Gentil de la Galaisière nous conduit de Coutances à Paris, de l'île Bourbon aux Indes, en passant par Madagascar et les Philippines. Malmené par les aléas de la météo et les fièvres tropicales, soupçonné d'espionnage, victime de naufrages à répétition, tenu pour mort à son retour en France, notre héros va connaître une suite de mésaventures aussi longue que son patronyme.
    Dans cette biographie précise et documentée, Christophe Migeon retrace la vie d'un poissard magnifique, un aventurier qui, esquinté par le destin, sut se remettre d'aplomb. L'auteur conte par la même occasion l'histoire scientifique du Grand Siècle, une époque où la coopération des savants prévalait sur les conflits mondiaux et où l'on parlait azimut ou parallaxe dans les salons de ces dames

  • Tisser Nouv.

    Tisser

    Raharimanana

    L'art de tisser l'humanité

    Résumé
    Récit de l'auteur malgache Raharimanana qui entremêle légendes, mythes fondateurs et réalités contemporaines. Soucieux de restituer la mémoire trop souvent trahie par les récits, l'auteur revisite les luttes de libération, les formes de résistance et d'utopie. Il met en place une cosmogonie où tout se tisse dans une diversité de voix, de perspectives poétiques et politiques, rassemblant des formes singulières d'écriture et de transmission de la parole.

    Un enfant mort-né raconte la genèse du monde. Il fait appel aux mythes pour dire les dérives totalitaires et la quête de liberté. Fable contemporaine qui rétablit la relation entre les temps, passé et présent, les ancêtres et le monde contemporain, l'Esprit et le réel, le récit se donne à lire comme fibres à tisser l'humanité.

    Extrait
    Je vous viens d'un récit violent, de nombre de pays, d'un récit traversé et clivé par l'esclavage, la colonisation et la mondialisation. Vous qui vivez maintenant, vous qui me devinez là, en vous, semblant déjà familier car chuchotant en vos veines le tumulte des époques, celles passées, et celle dite actuelle - l'époque n'a aucun sens pour moi, l'actualité, le présent, moi qui serpente à travers les cours de la vie comme on serpente à travers les ruisseaux, la source est la finalité, la mer retourne dans les entrailles de la montagne, je confirme, une époque des idéaux mis à terre au profit des armes et de l'argent, sous le cynisme du monde qui se proclame développé, dans le rire des accapareurs de pouvoir qui se drapent de morgue et se proclament maîtres de la cité, maîtres de la Bourse, maîtres du culte ou de tout autre maillage collectif.

    Point de vue de l'auteur
    Tisser, c'est le récit de la vie. La vie faite de plusieurs fibres, chaque fibre ayant sa nature, sa force, mais unie à d'autres, forme le tout, le motif, le sens, la force, la délicatesse. Tisser, c'est se connaître comme fibre, et accepter de se lier à d'autres pour une existence plus vaste. Tisser pour moi, c'est avoir cette hauteur de vue, prendre soin de chaque fibre, chaque fil tout en se projetant sur le tissu à réaliser.

    L'auteur
    Raharimanana est né en 1967 à Antananarivo, Madagascar. Il y réside jusqu'à l'âge de 22 ans. Poète, romancier et homme de théâtre, il vit en France où il s'engage dans cette écriture de la mémoire qui met en récit légende et réalité.

  • David Graeber séjourna à Madagascar de 1989 à 1991 et y découvrit l'existence d'un groupe ethnique formé des descendants des pirates qui s'y étaient installées au début du XVIIIe siècle. Il a rédigé sur le sujet un essai, où il entreprend, entre autres, de faire la lumière sur l'utopie pirate connue sous le nom de « Libertalia ». Décryptant les légendes pirates et analysant la documentation disponible, l'auteur explore l'impact qu'eurent les flibustiers et leurs descendants sur l'histoire malgache au siècle des Lumières - mais aussi l'influence qu'eurent les récits de pirates et leurs pratiques proto-démocratiques sur les penseurs de l'époque. Il en résulte un récit passionnant, doublé d'une réflexion lumineuse sur la nature et les origines de l'idéologie marchande.
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    L'anthropologue américain David Graeber, né en 1961, évincé de l'université Yale, figure de proue du mouvement Occupy Wall Street, est considéré par le New York Times comme "l'un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon".
    Il est l'auteur de Bullshit Jobs (LLL); Dette, 5000 ans d'histoire (LLL), Bureaucratie (LLL), Comme si nous étions déjà libres (Lux).

  • Rade terminus

    Nicolas Fargues

    « Diégo ? Un drôle de coin. Un peu comme ces comptoirs oubliés qu'ils avaient pu visiter ensemble en Côte-d'Ivoire ou au Sénégal, mais version glauque, "un vrai dépotoir de la névrose occidentale, une sorte de terminus des âmes à la dérive, au sens figuré et géographique du terme". Il y avait des légionnaires à la retraite, des RMIstes de la Réunion, des Belges qui faisaient du business, des petits mafieux italiens mis au vert, des repris de justice, des périmés, des ratés... "une série B tropicale francophone en vrai". » Diégo-Suarez, Madagascar. Une baie sur l'océan Indien, du soleil, des vestiges coloniaux, des filles, des ONG. Des Blancs en fin de course dont le monde blanc ne veut plus. Des voyageurs qui débarquent. Si ce roman a un but, c'est bien de faire comprendre au lecteur occidental que, considéré depuis tous les « bouts du monde » de la planète, l'Occident c'est le bout du monde.

  • Sécurité alimentaire, emplois, transition écologique des modes de production et de consommation... Inscrite dans les 17 Objectifs du développement durable, l'agro-écologie pourrait être l'une des solutions pour répondre aux défis à venir de l'humanité. Le Cirad et l'AFD livrent leurs réflexions sur l'agro-écologie comme moyen pour les agricultures du Sud de s'adapter aux changements globaux et sur les conditions de réussite de la transition agro-écologique.

  • La littérature ce sont des mots, des mots pour dire, pour rêver, pour dénoncer, pour bouger, pour sonner et pour ne pas oublier... Les cauchemars du gecko est à l'origine de la pièce de théâtre éponyme présenter en Avignon en 2009. C'est également un objet littéraire, pour le plaisir et pour le cauchemar.


    Porter la parole dérangeante, chantante, exigeante, dénonçante, et éructante... pour tout lecteur qui prend plaisir aux mots sans se décourager des maux. Regards du Sud sur le Nord, du petit sur le grand, du pauvre sur le riche, regards décalés, énervants et structurants. Rafraîchissant. Salutaire et indispensable à notre époque.


    Prix Essai du salon du livre insulaire de Ouessant

  • L´engagement pris par 147 chefs d´État d´accorder un « soutien indéfectible » à la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) a eu un impact fort sur la structuration de l´aide, sur la définition des politiques promues et sur leur mise en oeuvre par les gouvernements des pays du Sud depuis dix ans. Mais quel en a été l´impact sur le développement des pays concernés et quelle distance reste-t-il à parcourir pour que les OMD soient atteints à l´échéance de 2015 ? Cet ouvrage propose un bilan à mi-parcours de l´état de réalisation des cinq premiers objectifs pour Madagascar. Outre un diagnostic chiffré des évolutions récentes observées en matière de pauvreté, de scolarisation, de santé ou encore d´égalité des sexes, il présence les résultats de recherches originales sur des thématiques aussi diverses que la demande d´éducation, les discriminations, la fécondité, l´occupation spatiale du territoire... Au travers d´analyses minutieuses d´économistes, de démographes, d´agronomes et de géographes, les facteurs de blocage susceptibles de freiner la marche de Madagascar vers la réalisation des OMD sont mis en lumière. Il est aujourd´hui certain que les OMD ne pourront pas être atteints en 2012, en partie du fait de la crise politique qui sévit à Madagascar depuis le début de l´année 2009. Mais en adoptant une perspective de long terme, ce livre apporte des éléments concerts, utiles pour la mise en place de politiques de lutte contre la pauvreté et la conduite d´actions de développement, dont il faudra tenir compte une fois la crise résolue.

  • C'est après la Seconde Guerre mondiale que la recherche française sur les pays tropicaux se structure selon un nouveau dispositif institutionnel. Dès 1946, Madagascar fait partie des pays précurseurs disposant d'un centre de recherche (PIRSM, Institut de

  • Depuis les années 1960, les crevettes côtières de Madagascar font l'objet d'une intense exploitation. Elles représentent l'une des principales ressources de devises du pays et constituent à ce titre un enjeu convoité par les investisseurs, mais aussi par les pêcheurs traditionnels. Du fait de l'augmentation de la pression de pèche, la pêcherie malgache se trouve confrontée, depuis le milieu des années 1990, à des difficultés économiques croissantes, à la stagnation des débarquements, à la baisse des rendements et de la taille moyenne des captures. Avec pour objectif d'actualiser les connaissances scientifiques sur la ressource et d'en améliorer l'exploitation et la gestion, le Programme national de recherche crevettière (PNRC) a été lancé en 1997 avec le soutien financier de l'Agence française de développement et l'expertise scientifique de l'Institut de recherche pour le développement (IRD). Cet ouvrage en présente la synthèse dans trois principaux domaines : biologie et environnement des espèces ; dynamique et état de l'exploitation industrielle, artisanale et traditionnelle ; économie de l'exploitation et évolution des aménagements. Chercheurs, professionnels, décideurs et économistes des pêches y trouveront un bilan complet et actualisé sur la pêche crevettière à Madagascar.

  • Polices, justices, armées, renseignements, prisons : chaque dispositif concourt à maintenir l'ordre colonial. L'histoire de l'ordre en situation coloniale ne saurait ainsi être séparée de l'histoire de son maintien tout comme l'histoire de la police de celle de l'armée, de la violence extrême, du droit, de la justice et de la prison. L'étude du maintien de l'ordre dans les colonies contribue d'une part à la mise en perspective du maintien de l'ordre en métropole et d'autre part à la clarification du legs colonial de l'Afrique contemporaine en matière d'ordre. Basée sur des sources inédites dépouillées par de jeunes historiens, cette recherche novatrice suit l'émergence et les évolutions des formes du colonial policing dans les colonies d'Afrique et de Madagascar aux XIXe et XXe siècles, ainsi que l'emploi de méthodes et de techniques sophistiquées de contre-insurrection ou de renseignement. De Madagascar au Soudan britannique, du Cameroun à la Mauritanie, en passant par le Dahomey et la Haute-Volta, ce premier ouvrage du Groupe d'études sur les mondes policiers en Afrique (GEMPA) fait ainsi vivre des corps inconnus ou très mal connus - tels que les méharistes, les gardes indigènes ou les premiers policiers en uniforme. Il éclaire le rôle largement ignoré de services de police et de renseignement - tels que le service spécial des affaires musulmanes et des informations islamiques (SSAMII), le service de sécurité extérieure de la Communauté (SSEC) ou le service de coopération technique internationale de police (SCTIP). Il offre enfin une histoire à hauteur d'hommes, donnant chair et réalité à des figures étonnantes et inattendues de policiers aux parcours singuliers, comme Hubert Kho, l'inspecteur Georges Conan, le commissaire Artine Hamalian ou les frères Xavier et Achille Béraud.

  • Jeux d'enfants, Coups de hache pour une pirogue, le Péché de la langouste, du Coq à l'âne dans ma tabatière... Récompensés par trois zébus d'or, les films de Gilde s'enchaînent à une cadence folle, entraînés dans leur sarabande par Tia le danseur.
    Mais pourquoi ce fils d'un modeste paysan de Madagascar a-t-il, un beau jour, décidé de passer à la réalisation cinématographique ?
    Au départ, rien ne le prédisposait à s'écarter du chemin de ses ancêtres... Sauf que, dès sa naissance ou presque, le voici à l'affût de la belle image. Ainsi, de la fleur de népenthès à son premier appareil photo, il n'y aura qu'un pas. Viendront ensuite l'enseignement, les films et puis ces quelques pages...
    Gilde nous livre ici le scénario de sa vie, le plus long film du monde.
    Préface de Izabella Maya.

    Autobiographie du cinéaste malgache qui retrace sa vie depuis son enfance dans le sud-est rural et pauvre de l'île rouge jusqu'à ses études à l'université, et la réalisation de ses premiers films documentaires. Electre


    Editions Tangerine nights

  • Depuis le milieu du xxe siècle, du fait de la forte croissance démographique, les sols et la végétation des zones tropicales et méditerranéennes subissent d'importantes dégradations. Actuellement, plus de 20 % des terres cultivées sont dégradées chimiquement, physiquement et biologiquement. En effet, malgré la mise en oeuvre de grands projets tels la conservation de l'eau et des sols (CES), la production agricole ne peut être maintenue à un niveau suffisant pour nourrir une population qui double tous les vingt ans dans les pays du Sud. Cet ouvrage a ainsi pour objectif de présenter les principaux résultats de la recherche dans le domaine de la restauration de la productivité des sols. Les causes de la dégradation des sols des régions chaudes sont présentées dans un premier temps. On évalue ensuite les divers modes de gestion de la biomasse et des nutriments, puis les techniques culturales et les systèmes de gestion de l'eau. Les nombreuses données expérimentales présentées montrent que la restauration durable des systèmes agroécologiques est possible, moyennant le respect de six règles : une bonne maîtrise de l'eau, l'apport de matières organiques, l'utilisation de compléments minéraux, la revitalisation du sol (fumier / compost), la correction du pH du sol et le choix judicieux de cultures à fort développement de biomasse. L'ouvrage, qui présente de nombreuses études de terrain originales, s'adresse tant aux chercheurs qu'aux enseignants, aux étudiants, aux décideurs et aux différents acteurs en charge du développement rural.

  • (Adapté aux lecteurs dyslexiques)
    À travers ce recueil, nous vous emmenons dans différents pays du monde, l'Argentine, l'île de pâques, Madagascar, quelque part en Orient ou en Afrique, là-bas ou juste près de chez vous.
    Des histoires extraordinaires inspirées de voyages et de rencontres où l'imaginaire côtoie aussi des faits réels.
    Des héroïnes et des héros tels que Marwa, Lilou, Kala, Diego... nous font partager leurs vies. Des personnages dont certains existent et qui sont issus de toutes classes sociales, métisses ou orphelins, heureux ou malheureux accompagnant les lecteurs dans leur quotidien permettant ainsi aux rêves de s'accomplir.
    Place à la lecture !

  • La situation économique de Madagascar est singulière à plus d'un titre. D'une part, le niveau de vie des Malgaches ne cesse de régresser depuis l'indépendance en 1960, un cas unique pour un pays qui n'a pas connu de conflits majeurs ; d'autre part, à chaque fois que le pays s'est engagé sur la voie de la croissance, celle-ci a été brutalement interrompue par une crise socio-politique mettant à bas les espoirs suscités. Pour éclairer ce contexte spécifique, les auteurs décryptent l'« énigme » et le « paradoxe » malgaches en procédant à une lecture d'économie politique dans le temps long et en s'appuyant sur des données statistiques de première main. La trajectoire du pays est analysée à l'aune des théories du développement. L'identification des rentes et des stratégies d'acteurs, le rôle de la violence, le fonctionnement des institutions, la sociologie des élites malgaches ainsi que le rapport entre les citoyens et le pouvoir sont également parmi les grands thèmes traités. En dépit de sa spécificité, Madagascar apparaît à la lumière de cette analyse comme emblématique d'une situation commune à de nombreux pays du Nord comme du Sud. La fragilité des coalitions entre élites y nourrit une instabilité systémique d'autant plus grande qu'elle vient se greffer sur un mécontentement populaire récurrent. En effet, même dans les rares périodes fastes, les aspirations au progrès des Malgaches se sont toujours heurtées aux dures réalités du quotidien. Un ouvrage à la fois documenté et accessible, pour mieux comprendre Madagascar et appréhender les différentes dimensions du développement au Sud.

  • L'auteur part d'un fait banal. Un jeune écolier refuse d'aller à l'école pour rester avec ses camarades de quartier qui ne sont pas scolarisés. Il invente des excuses pour se justifier auprès de ses parents dubitatifs... Las de devoir toujours imaginer une raison pour rester à la maison, il choisit la facilité, c'est-à-dire faire l'école buissonnière, une épopée qui va le conduire en maints endroits, de planque en planque, au péril de sa vie. Un jour, son père découvre ses manigances, contenant sa colère, il va le remettre dans le droit chemin sans jamais hausser le ton, à sa manière... Une leçon que le fils n'oubliera jamais. En marge de cette intrigue haute en couleur, l'auteur relate d'autres souvenirs qui l'ont marqué au cours de son adolescence, dans un style enjoué et teinté d'humour qui vous transporte dans un univers coloré aux parfums envoûtants, là-bas, plus loin que là-bas, sur son île natale, aux confins de l'univers...


  • Concilier le développement des agricultures familiales et la conservation des forêts tropicales dans un contexte de grande pauvreté reste une question d'actualité. Cet ouvrage propose une nouvelle voie en recherchant des bases pour l'action, non pas dans la configuration des ressources à protéger, mais dans les logiques d'occupation de l'espace par les agriculteurs et dans les processus de développement qui peuvent être compatibles avec la conservation. Ainsi, nous abordons la question de l'ancrage territorial des capacités d'adaptation des agriculteurs à des contraintes environnementales. Il est appliqué à la région du corridor forestier de Ranomafana-Andringitra dans l'est de Madagascar pour montrer comment les paysans dans différentes situations agraires se sont adaptés aux contraintes issues de la mise en place de dispositifs de gestion communautaire des forêts au sein de leurs territoires ancestraux. Ce point de vue est novateur par rapport aux représentations existantes des espaces forestiers qui attribuent souvent aux agriculteurs un rôle purement spéculatif et destructeur. Les agriculteurs sont rarement considérés comme les acteurs propres de leur développement. Cet ouvrage montre comment l'évaluation des capacités d'adaptation des agriculteurs aux contraintes de la conservation permet d'identifier les différents acteurs, activités et territoires à prendre en compte pour concevoir un aménagement intégré et durable des espaces agri-forestiers, visant à mieux concilier conservation et développement.



  • L'ouvrage est une analyse critique de la notion de savoir local telle qu'elle est mobilisée en situation par différents acteurs, locaux comme étatiques ou non-gouvernementaux. Cette réflexion vise à évaluer la façon dont la reconnaissance juridique des savoirs locaux à l'échelle internationale depuis le Sommet de la terre 1992 se traduit dans la pratique. Les études de cas montrent des situations contrastées à partir de quatre points de vue disciplinaires

    :
    économie, agronomie, sociologie, anthropologie

    .



  • Les politiques environnementales à Madagascar, notamment celles de conservation de la biodiversité, induisent de nouvelles recompositions spatiales et modifient l'articulation entre toute une série de pouvoirs et les savoirs locaux dans le monde rural. À partir d'un important travail de terrain, ce livre analyse les pratiques agraires et les stratégies villageoises face aux actions de conservation. Centré sur le corridor forestier betsileo tanàla, haut-lieu stratégique de la politique environnementale nationale, l'ouvrage met en lumière les reconfigurations des ruralités, imposées par la nouvelle dimension écologique du développement. Il soulève aussi la question cruciale de la lutte contre la pauvreté dans ce contexte environnemental. Cette analyse fine, qui s'appuie sur des données nouvelles et originales, intéressera tous ceux concernés par les relations entre la gestion de la biodiversité et le développement rural, à Madagascar et plus largement dans les pays du Sud : chercheurs, enseignants et étudiants, mais aussi développeurs, ONG et bailleurs de fonds.

  • Paysages et paysans merina sont au coeur d'une géographie intimiste des campagnes malgaches. Le paysage de ces hautes terres tropicales s'articule sur deux unités : la colline à fine pellicule de sols (la « chair de la terre ») et le bas-fond organisé autour de l'eau (« l'oeil de l'eau »). Collines et bas-fonds sont perçus et interprétés par les paysans qui les valorisent et n'hésitent pas à les remodeler. La mosaïque rurale de l'Imerina est illustrée par les exemples de trois petits pays situés à faible distance de la capitale Tananarive. Leur personnalité résulte de combinaisons entre héritages historiques et permanences écologiques. Leur ruralité s'enrichit également de liaisons avec la grande ville qui suscitent de nouvelles activités. Chaque petit pays s'inscrit dans une dynamique sociale qui s'enracine dans le passé. À partir de ces histoires particulières, la crise des années quatre-vingt a joué un rôle d'accélérateur pour l'invention de solutions locales (eucalyptus, ananas, élevage laitier). La quête quotidienne de numéraire entame la production rizicole, fondement de l'alimentation. Contexte naturel, histoire des lieux et ruralité des sociétés construisent une identité merina que des initiatives paysannes ne cessent de recomposer. Le développement rural ne réussira pas en dehors de ces dynamiques locales, atout et gage d'espoir.

  • Arrivée à Madagascar, la nouvelle vie de Muriel commence mal.
    Son amoureux n'était pas au rendez-vous. Elle se sent perdue, ne connaissant rien de ce pays, ne sachant pas où aller ni où chercher pour retrouver Bernard. Après quelques jours passés dans cet hôtel, et après avoir fait une incroyable découverte, elle fait la connaissance de la famille Bellon, une famille française. Elle tisse avec eux des liens d'amitiés, et se sent moins seule. Elle va vivre quelques temps chez eux, et ils vont l'aider à trouver l'hôpital où travaille Bernard. Au retour de ce dernier, elle lui confie le secret qu'elle a découvert dans sa chambre d'hôtel. C'est alors que commence une chasse à l'homme, dont elle se serait bien passée.
    Les mois, les années passent, cette première année auprès de son amour est idyllique. Mais d'autres événements vont entacher cet amour.
    La jalousie, la méchanceté, vont la projeter encore une fois dans la douleur, le doute, la peur...

  • «Quand Charles descendit de l'avion, il tombait des cordes. Au contrôle des passeports, il était trempé. Lui qui avait prévu de passer l'hiver au soleil, se dit que cela commençait mal. Il récupéra son bagage, passa la douane et se présenta à l'enregistrement pour sa destination finale, le sud. Il eut la désagréable surprise d'apprendre que l'avion aurait une heure de retard. Il en profita pour faire du change. On lui donna des billets neufs; il ignorait qu'il n'en reverrait plus de sitôt.» Né en 1940 aux portes de Paris, Alain Jeanpierre a quitté la France à douze ans pour la Suisse où il a passé la plus grande partie de son adolescence. Après un baccalauréat de philosophie, dix-huit mois de service militaire et deux ans aux Beaux-Arts de Paris, il a entamé une carrière d'architecte d'intérieur qui l'a mené en Italie, en Afrique et aux Antilles. Depuis 1989, il vit la tête en bas... dans l'hémisphère Sud. On l'a croisé, lui ou son double, comme personnage dans "Roman Vrac", de Jean-Claude Mouyon.

  • « Rien de plus désolant que l'histoire de la peste à Madagascar ! » L'expression ouvre un article de L'Aurore malgache en... 1931. Son auteur néglige pourtant de faire remonter la présence de la maladie à ses débuts, en 1898, et se limite à commenter dix années pendant lesquelles l'administration coloniale n'a pas réussi à éradiquer le mal.
    On lit ce dossier en 2017 ou en 2018, à un moment où la peste frappe une nouvelle fois Madagascar et où des communiqués quotidiens font le compte des décès, des cas avérés ou douteux, des guérisons. Venue du fond des temps (une manière bien peu scientifique de s'exprimer, certes), la peste est aujourd'hui encore une grande peur de l'humanité. Alexandre Yersin avait isolé le bacille de la peste en 1894, prolongeant immédiatement ses recherches par la mise au point d'un vaccin et d'un sérum. L'année suivante, il est envoyé à Madagascar pour y étudier des cas de fièvre bilieuse. Il ne croisera pas la peste sur la Grande Île, le bacille qui portera son nom attend qu'il n'y soit plus pour débarquer...
    La chronologie est implacable.

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