• Habile métissage entre l´«africanité» et la «canadianité», «Les morts ne sont pas morts» raconte le choc des cultures à travers le destin de Terama, un Africain à cheval sur deux mondes que tout sépare. / Immigrant bien intégré au Canada, Terama trime dur pendant des années pour faire sa marque dans son pays d´accueil. Une nuit pareille aux autres, il entend la voix de Tongo, son père, qui l´interpelle d´outre-tombe. Ne croyant ni à Dieu ni à diable, Terama est persuadé qu´il est victime d´une hallucination ridicule. Il ignore la voix, qui revient pourtant incessamment. Jusqu´au jour où Terama admet l´inavouable, l´existence du culte primitif des ancêtres. Dans la chambre secrète qu´il aménage dans son logis à la manière des huttes votives, Terama renoue avec Tongo puis avec Makwaya. / Au fil de ces palabres nocturnes, Terama se rapprochera de son pays et de sa culture d´origine et sera amené à faire des choix douloureux pour lui et sa famille. En bout de ligne, parviendra-t-il à se réconcilier avec cette conviction profonde que la mort est inévitablement dans la vie ?

  • Les habitants d´un petit village se voient en photo et se trouvent plutôt... laids. Arrive alors Arsène Clou, un inventeur, qui, grâce à sa machine, promet la beauté à tous ceux qui la veulent. Les villageois se précipitent dans la machine où ils sont immédiatement transformés, pour leur plus grande joie. Mais celle-ci est de courte durée. C´est qu´il y a un hic : la perfection n´a que deux visages, un pour les hommes, l´autre pour les femmes. Impossible dès lors de se reconnaître. Adaptée du roman de Raymond Plante, La machine à beauté a connu un immense succès auprès de son jeune public.

  • La société Charlevoix est une amicale vouée à l´étude de l´Ontario français. Fondée à Sudbury en 1992, elle se compose d´universitaires appartenant à des disciplines différentes et provenant de Sudbury, d´Ottawa et de Toronto. Elle honore la mémoire du jésuite Pierre-François-Xavier de Charlevoix (1682-1761), qui a laissé des observations remarquables sur le territoire ontarien. Cette société publie les « Cahiers Charlevoix » depuis 1995.

    Les « Cahiers Charlevoix 7 » contiennent les articles suivants:
    « L´École du fort Frontenac (1676) : faits et mythes » de Gaétan Gervais;
    « Le Chercheur de trésors ou l´influence d´un livre. Marius Barbeau et le Romancero du Canada » de Jean-Pierre Pichette;
    « L´Ontario français du Centre et du Sud-Ouest, 1940-1970 » de Yves Frenette;
    « Usage et représentation d´Internet chez les jeunes.Comparaison entre les francophones et les anglophones du nord de l´Ontario » de Simon Laflamme;
    « Diversification du parler des adolescents franco-ontariens : le cas des conjonctions et locutions de conséquence » de Raymond Mougeon;
    « Un exemple de « groulxisme » appliqué : l´Association de la jeunesse franco-ontarienne de 1949 à 1960 » de Michel Bock; Chronique, Notes rassemblées par Michel Gaulin, La Société Charlevoix, La Société des Dix.

  • Oeuvre artistique et littéraire, La ville invisible / Site unseen est une collection étonnante de photographies de la Ville du Grand Sudbury, accompagnée de textes originaux que celles-ci ont inspirées. Ces fascinantes images visuelles et verbales délaissent résolument les clichés sudburois. Ils entraînent le promeneur loin des sites familiers, à la découverte de lieux modestes et de non-lieux, de détails de structure et d´effets de texture, de compositions de couleur et de lumière. Chacune des 48 photographies de Mariana Lafrance est accompagnée de deux textes, l´un en français, l´autre en anglais, contribués par des auteurs sudburois. Les photos proviennent du photo-blogue de l´artiste « lapetitefumee.ca », site sur lequel elle a affiché chaque jour pendant un an et demi des images de cette ville minière.

    Une douzaine d´écrivains et de personnalités sudburoises, tombés sous le charme des photos de Mariana, ont relevé avec brio le défi de prêter leur plume à ces photos. On y compte les écrits de Michel Dallaire, Robert Dickson, Céleste Dubé, Simon Laflamme, Daniel Landry, Myriam Legault, Melchior Mbonimpa, Christian Pelletier, Normand Renaud, Éric Robitaille, Manon St-Jules, Guylaine Tousignant et denise truax.

    Ce beau livre bilingue, qui célèbre les beautés secrètes de notre paysage urbain, se présente comme un hommage sincère et senti au 125e anniversaire de la Ville du Grand Sudbury.

    « Découvrez donc Sudbury dans l´ambiance de ses lieux anonymes. Dans l´authenticité de ses non-lieux négligés. Dans la subtilité de ses textures accidentelles. Là où le temps s´est arrêté. Là où les formes et les couleurs superposent de mystérieuses vérités sur de banales réalités. Là où un espace et un esprit se conjuguent et se miroitent. Découvrez Sudbury dans l´oeil qui regarde, celui de Mariana Lafrance. »  Normand Renaud, préfacier et collaborateur à La ville invisible / Site unseen.

    ---- Visual and verbal artistry combine in «La ville invisible/Site unseen», which showcases Sudbury-themed photographs by Mariana Lafrance, selected from her popular photo-blog "The Little Smoke". On a daily basis over 18 months, Mariana uploaded a striking new scene she had discovered in the alleyways and lanes, the empty or undeveloped spaces of downtown Sudbury and its nearby neighbourhoods.

    For the first time, a unique aspect of our city visual personality is presented in a book whose intent is artistic instead of historical or touristic. These pictures are accompanied by the writings of a dozen established writers and personalities associated with the city´s literary community. They rose brilliantly to the challenge of putting their thoughts and words to these little gems by providing texts in French and (in most cases) in English as well.

    The contributors are Michel Dallaire, Robert Dickson, Céleste Dubé, Simon Laflamme, Daniel Landry, Myriam Legault, Melchior Mbonimpa, Christian Pelletier, Normand Renaud, Éric Robitaille, Manon St-Jules, Guylaine Tousignant and denise truax.

    "In a city that mining made great, Mariana Lafrance prospects for textures and colours made true by time and place. In downtown Sudbury´s lanes and alleyways, in its empty spaces and neglected places, her camera captures fortuitous yet stunning compositions to which most of us would have been blind. Her ability to sense spirit in structure is uncanny. Her eye for authenticity is unfaltering. Though there are practically no people in to be seen in the whole collection, these places are alive with presence." Normand Renaud, author of the preface and contributor to «La ville invisible/Site unseen».

  • David Lonergan a accompli ce que personne d´autre n´avait réussi avant lui : assurer une critique littéraire et artistique des productions acadiennes sur une longue durée. Il agit en passeur entre l´auteur et le lecteur, un passeur informé et attentif, respectueux des oeuvres qu´il critique et des lecteurs auxquels il s´adresse.

    Plus de 120 oeuvres d´une soixantaine d´auteurs y sont commentées. Comme l´affirme le professeur et spécialiste de la littérature acadienne Raoul Boudreau dans sa préface : « Les textes réunis ici contiennent l´essentiel et donnent une idée tout à fait représentative et globale de la littérature acadienne de ces années. » Le poète et artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, lui-même sujet de plusieurs de ces chroniques, considère que « l´idée de recueillir ces chroniques pour en faire un livre est un projet admirable, qui rassemble dans un même ouvrage un discours foisonnant et une pensée plurielle, composant un puzzle dont tous les morceaux recomposent un tableau complet et surprenant. » Écrit dans un style simple, limpide et vivant, sans autre prétention que de faire découvrir et apprécier la littérature acadienne, «Tintamarre» s´adresse à tous ceux et celles qui aiment la littérature qu´ils soient lecteurs, étudiants, enseignants ou professeurs.

  • Études en marge de «La distance habitée» de François Paré En 1993, François Paré remportait le prix du Gouverneur général pour «Les littératures de l'exiguïté» (1992), un essai sur les cultures et littératures francophones minoritaires au Canada et dans la francophonie mondiale. Dans «Théories de la fragilité» (1994) et «La distance habitée» (2003), il a prolongé et enrichi son thème de prédilection. De nombreux chercheurs se sont inspirés de ses travaux.

    Les articles regroupés ici s'inspirent des grands thèmes de l´essayiste pour éclairer des oeuvres de genres aussi divers que la chanson, le roman et l'essai et d´artistes aussi divers que France Daigle, Michel Ouellette, Daniel Poliquin, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Gisèle Villeneuve. Des réflexions sur la langue, la mémoire, la migration et les frontières tant culturelles, linguistiques que textuelles sont menées par huit chercheurs de l'Ontario, du Québec, de l'Est et de l'Ouest canadiens, dont Catherine Leclerc, Johanne Melançon et Jean Morency. En postface, François Paré prolonge cette réflexion qu´il développe depuis une vingtaine d'années.

  • Le salut de l´arrière-pays, c´est le signe de la main que les villages envoient aux villes, leurs voisines.Face à d´inquiétantes tendances démographiques et économiques, les petites communautés cherchent leur avenir. Voici un vibrant témoignage de confiance en leur coeur et leur esprit.

    Cette collection d´oeuvres créées dans le cadre d´une série d´émissions de CBON, la Première Chaîne de Radio-Canada dans le Nord de l´Ontario, évoque les ambiances et célèbre les richesses humaines de huit localités nord-ontariennes : Gogama, Verner, Chapleau, Earlton, Iroquois Falls, Spanish, Sturgeon Falls et Fauquier. Chaque arrêt comprend le portrait d´un personnage local haut en couleur ; un « conte rural » signé par un écrivain renommé et inspiré par la communauté ; et un sketch comique dans lequel se déploient des projets de développement régional loufoques. Tout ça ponctué de chansons originales.

    Le salut de l´arrière-pays rend hommage à des communautés menacées, mais fières, enracinées et résolues à bâtir l´avenir. Les petites communautés de partout au Canada s´y reconnaîtront.

    « À tous ceux qui veulent que ça continue, on dit : Salut ! » Normand Renaud signe ici un quatrième ouvrage, après De face et de billet (2002), Bozo l´orignal vampire (2008), et Flagabou l´enfantôme et la bombe à bonbons (2009).

  • Dans L´enfanCement, Maurice Henrie se remémore des scènes marquantes de sa vie de jeune garçon, au fil des déménagements successifs de sa famille. De la première maison à Val-d´Or au Québec aux cinq autres à Rockland dans l´Est ontarien, il interroge ces « mères successives et pleines de sollicitude » qui l´ont nourri et porté jusqu´à la maturité. Un objectif : que ces maisons se mettent à parler, à dire comment, petit à petit au cours des ans, elles ont incurvé la trajectoire de son destin. L´enfanCement, un recueil de récits dans lequel l´auteur trace le portrait d´une enfance comme tant d´autres, c´est-à-dire unique entre toutes.

  • « Être francophone, qu´est-ce que cela signifie ? » Ce terme n´est pas soumis à un cadre de référence précis; il transcende les frontières nationales en véhiculant un sentiment d´attachement et une solidarité interétatiques. Pourtant, la francophonie est bel et bien à l'origine d´une certaine activité dans le contexte national. Le questionnement sur soi et sur les liens qui nous rattachent à cette nébuleuse qu´est la francophonie perdure au sein de la population et des institutions et associations de l´État.

    Considérant qu´aucun cadre, politique ou social, n´est capable d´orienter ce questionnement, dix-neuf spécialistes de disciplines diverses envisagent la francophonie sous une forme moins ambitieuse, en privilégiant une approche relationnelle. Selon eux, la francophonie se réincarnerait dans les processus sociaux, politiques et institutionnels sans pour autant être une transposition de balises officielles établies par l´État. Il importe donc de miser sur l´aspect social de la définition en engageant, par rapport aux signes de la francophonie, un dialogue critique sur les circonstances de leur apparition, les moments de leur énonciation, les péripéties de leur réception et les imprévus de leur appropriation. Les articles ici réunis aspirent ainsi à comprendre la façon dont les définitions qui s'opèrent au sein des interactions construisent la réalité.

  • Sur la réserve indienne mythique de Wasaychigan Hill, sept hommes tentent d´empêcher la création d´une équipe de hockey féminine. Ils voient d´un bien mauvais oeil la mise sur pied de cette équipe, qui à leur yeux est un «autre» empiètement sur leur identité.

    Dans un style qui lui est typique, Highway utilise légèreté de ton, humour débridé et vivacité des dialogues pour faire passer un commentaire social plus profond, pour explorer ce que ça veut dire aujourd´hui que d'être «amérindien».

  • L'Acadie, depuis ses débuts, a fasciné explorateurs, colonisateurs, voyageurs, historiens et écrivains. Ceci s'avère particulièrement vrai pour l'Acadie qui précède le « Grand Dérangement ». Cette Acadie souvent mythique et mythifiée s'est trouvée figurée sous des formes diverses dans le discours littéraire et historiographique. L'Acadie des origines explore les différentes manifestations de ce mythe aussi bien dans l'imaginaire que dans la réalité, des textes fondateurs aux représentations contemporaines. Les spécialistes explorent ici une variété de facettes de ce mythe à la vie longue, notamment la cartographie, la construction discursive, les pratiques linguistiques et socioculturelles et les études littéraires.

  • Dans « Faire société », Joseph Yvon Thériault poursuit l´analyse des tribulations identitaires de l´Acadie et des francophonies minoritaires du Canada qu´il avait amorcée en 1995 dans L´identité à l´épreuve de la modernité (Prix France-Acadie).

    S'il y a une constante et une originalité dans l´aventure des francophonies d´Amérique du Nord, c´est bien celle de vouloir faire oeuvre de civilisation en français dans le continent anglo-américain. Cette idée, présente déjà en Amérique française, a été reprise et réinterprétée dans le projet canadien-français, et reconduite, depuis les cinquante dernières années, principalement par la mouvance nationaliste québécoise.

    Aujourd'hui, pourtant, en Acadie et au sein des francophonies minoritaires, l'ambition de faire société demeure présente même si elle est mise à rude épreuve, que ce soit au plan de la réalité - le fait minoritaire - ou de la représentation - leur exclusion de l´imaginaire québécois et l´attraction de l´imaginaire canadien. Entre l´affirmation d´une continuité nationale unissant Canada français et francophonies minoritaires, et celle d´une rupture ayant disloqué le Canada français en autant de fragments constitutifs de la mosaïque multiculturelle canadienne, la tension reste forte.

    Si le Canada français n´est plus une réalité historique ni un espace sociopolitique commun, il en reste une trace encore lisible. Une mémoire vivante qui vient d´une expérience historique particulière, mais dont il faut chercher le sens. La lecture de cette trace se différencie selon le lieu à partir duquel on lit cette tradition : de l´Acadie, de l´Ontario français, du Québec.

    Les essais réunis dans Faire société, écrits de 1995 à 2005, relatent les enjeux et les écueils rencontrés par les francophonies minoritaires dans leurs parcours récents qui visent à faire société. Cet ouvrage rend compte de ce fait.

  • Ce recueil rassemble des textes brefs décrivant des situations concrètes qui nécessitent une réflexion de nature éthique. Il s´agit de remédier à une situation de pénurie car, du côté anglophone les manuels d´études de cas ne manquent pas et ils constituent une précieuse ressource pédagogique. L´objectif est donc de mettre un outil à la disposition des professeurs et des étudiants francophones dans des cours d´éthique appliquée. Chaque texte est suivi de questions ou de prises de position destinées à alimenter des discussions en classe. Le recueil constitue donc un réservoir de cas pour la pédagogie en matière d´éthique. Grâce aux situations variées, il permet de montrer l´importance d´une réflexion au quotidien sur des dilemmes et des défis relevant effectivement de l´éthique. Les pistes de réflexion et d´analyse proposées sont très diversifiées. L´intérêt du recueil réside dans cette multiplicité de situations réalistes proposées par les auteurs. C´est ce qui lui donne une réelle pertinence comme mise en circulation, dans la francophonie, de questionnements touchant les défis éthiques du monde contemporain.

  • Au centre de l´oeuvre est une femme à la personnalité et au parcours captivants. À son arrière-plan est un tragique épisode de la Deuxième Guerre mondiale qu´on s´étonnera de ne pas mieux connaître.

    En 1940, la guerre amène au Canada des enfants réfugiés. Mirka est ainsi accueillie, comme un petit oiseau farouche, par la famille Dumouchel. Marion a huit ans, Mirka en a sept. Arriveront-elles à s´apprivoiser mutuellement ?

    Ainsi débute l´histoire fascinante d´une femme rétive et impétueuse qui, en composant avec son passé troublant, sa famille adoptive puis celle qu´elle fondera, avec ses aspirations et son tempérament, traversera au Canada les décennies de l´après-guerre à la fin du siècle.

    Mirka mettra toute une vie à découvrir, à assumer et enfin à partager les secrets douloureux de ses origines. Mais ce passé perdu et retrouvé ne sera plus oublié. Ultimement, Mirka léguera à sa fille une mémoire et le devoir de la préserver.

    Ce roman promet le plaisir de lecture que recherchent les amateurs de sagas familiales, sans le foisonnement de l´intrigue que l´on associe à ce genre. Il évoque un milieu humain fascinant et peu connu, celui des Tsiganes dans l´Europe des années 30 et 40, leurs relations difficiles avec la société qui les entoure et les persécutions dont ils furent victimes. En suivant le grand arc d´une vie, il fait vibrer une forte personnalité accablée, mais aussi animée, par ses antécédents personnels et culturels.

  • Au coeur d´un vaste paysage enchanteur règne une atmosphère trouble. Entre deux soeurs s´interposent une enfance empoisonnée, une trahison passée, une méfiance toujours vive, mais surtout, un secret nouveau, dont la révélation sera dramatique.

    Le chalet de Caro sur la baie des Chaleurs, c´est son refuge. Mais voici que sa soeur Maryse fait intrusion dans ce décor enchanteur. Elles se revoient pour la première fois depuis que Maryse s´est enfuie avec Bobby, l´amant de Caro, il y a dix ans. L´ambiance est tendue.

    Maryse, dont la personnalité narcissique a été façonnée par le favoritisme de leur mère, tente de renouer avec sa soeur. Caro, elle, essaie plutôt de s´éloigner de la carence affective de ses jeunes années; elle aspire au bonheur et à l´amour que lui offre Alain, son voisin psychologue. Maryse va-t-elle encore lui ravir son amant?

    Au fil des jours, Maryse semble de plus en plus tourmentée par un drame récent. Caro est tiraillée entre sa volonté de l´aider et sa résolution de ne plus se laisser malmener. Le secret sera enfin dévoilé. Sa conséquence sera tragique.

    Monique Roy explore avec perspicacité la complexité d´une relation familiale troublée par la névrose, celle d´une mère, celle d´une de ses deux filles. Mais surtout, elle montre la voie par laquelle une femme assure, envers et contre tout, la santé de son esprit et le triomphe de son amour.

  • Mary-Jane évolue dans un univers que la folie altère. En une suite d´esquisses troublantes, chacune semblant cerner l´essentiel, on saura plus ou moins clairement des choses à son sujet. Elle est « extra-terrestre du sexe », voyageuse astrale, dyslexique, hallucinée... Elle habite un immeuble douteux, erre dans les rues, fréquente un petit resto préféré. Elle a grandi dans la misère. Elle aurait connu, semble-t-il, une période de normalité : une carrière d´infirmière, un mari médecin, des enfants. Mais elle est maintenant tout et trop ce qu´elle est : aguichante et grotesque, solitaire et sociable, sereine et suicidaire. « La tueuse » sera son ultime particularité. Mais son acte fatal n´est pas plus sensé que tous les autres.

    Porté par une authentique voix d´auteure, ce roman se tient en équilibre précaire entre un surréalisme poétique et un réalisme cru. Kaléidoscopique, indécent, déconcertant, ce récit singulier donne à la démence un air de familiarité inquiétant.

  • À la fois introduction à la littérature franco-ontarienne et exploration des enjeux liés à la production littéraire minoritaire, «Introduction à la littérature franco-ontarienne (1970-2008)» témoigne de l´essor fulgurant que connaît cette littérature depuis le début des années 1970.
    Dans une introduction substantielle, les directrices de l´ouvrage présentent les particularités du corpus et effectuent un survol de la production littéraire en Ontario français des origines -1610 - à 1969, situant ainsi l´émergence de la littérature franco-ontarienne dans son contexte historique, politique et culturel. L´ouvrage comporte ensuite cinq chapitres, rédigés par des spécialistes, chacun abordant l´un ou l´autre des principaux genres littéraires s´étant développés depuis 1970 : théâtre (Jane Moss), poésie (François Paré), chanson (Johanne Melançon), roman (Lucie Hotte) et nouvelle (Michel Lord).

  • Premier ouvrage en français à intégrer la question des minorités linguistiques au débat sur le fédéralisme asymétrique au Canada, «Le fédéralisme asymétrique et les minorités linguistiques et nationales» étudie les fondements mêmes du fédéralisme asymétrique dans le pays.

    Le fédéralisme asymétrique est une forme d'aménagement des politiques plus respectueuses des besoins de chaque communauté au sein de l'ensemble fédéral. « [S]a fonction principale [...] n´est pas de mettre fin au conflit entre les groupes, mais bien de leur permettre de poursuivre leur autodétermination tout en participant à des valeurs communes. » (Introduction, Linda Cardinal) Il favorise ainsi la diversité en accordant aux minorités plus de pouvoirs ou en leur reconnaissant une distinction de traitement ou de statut.

    /> L´ouvrage, auquel collabore une vingtaine de spécialistes, se démarque par sa nature multidisciplinaire et comparée, ainsi que ses interrogations qui puisent dans les dimensions constitutionnelles, historiques, économiques, politiques et morales du Canada.

    Cet ouvrage s´interroge non seulement sur l´asymétrie depuis les débuts de l´État canadien, mais aussi sur le fédéralisme asymétrique issu des rapports entre le Québec et les minorités francophones au Canada.

    Des textes examinent de quelle façon le concept d´asymétrie peut être un moyen au service de la nation québécoise et des minorités linguistiques; ils cherchent à concilier égalité et diversité par ce moyen. Des personnalités politiques bien en vue collaborent à cet ouvrage, notamment le sénateur Hugh Segal et le ministre Benoît Pelletier.

  • Un ancien dramaturge, maintenant professeur à l´université, épie sa voisine dans l´appartement d´en face. Il ne perçoit que des fragments de sa réalité. Elle est artiste-peintre. Au fil des mois, ses tableaux changent. Dans l´appartement, la femme tourmentée sombre, fuit, s´enfuit, puis s´engage dans une quête pour retrouver sa mère. Pendant ce temps, le professeur a engagé une femme et ses fils pour reconstruire une maison d´été sur le bord d´une rivière. Trois histoires, trois mondes qui s´entrecroisent sur trois modes narratifs différents, qui vacillent entre le théâtre et le roman à la recherche d´un espace-temps fragmenté comme des milliers de points de couleurs sur une toile.

  • Pierre, un homme dans la jeune cinquantaine, travaille à la pige comme traducteur; il partage sa vie avec Odette. Ils ont élevé deux enfants, un garçon et une fille, qui ont quitté la maison. Le couple vit en retrait du monde, dans un espace aux limites du ciel et de la terre. Quand Pierre sort faire sa promenade quotidienne, il contourne les planètes, côtoie les étoiles.

    Dans cet espace sidéral, Pierre pourrait jouir d´une existence paisible, à l'écart de la vie grouillante et tumultueuse de ses semblables. Et pourtant... Son quotidien est perturbé par des apparitions, des mouvements insolites. Ainsi, un masque mi-fâché mi-souriant l'accueille le matin à son réveil du plafond de sa chambre; son ordinateur refuse de sauvegarder les mots de la traduction que Pierre y dépose; le timbre de la porte sonne, et il n'y a personne. Enfin, un enfant l'appelle, lui demande avec insistance s'il est le créateur du ciel et de la terre.

    Faut-il voir dans ces dérangements des hallucinations, les signes avant-coureurs d'une dépression, comme celle qui avait terrassé Pierre alors qu'il était jeune adulte? Ou bien l'univers est-il véritablement en train de se détraquer, la mécanique de se dérégler? Pierre serait alors le pantin d'un esprit malin, d'un monstre qui, à l'image d'un dieu tout-puissant, s'amuserait à ses dépens sans jamais se révéler à lui ou lui permettre de saisir les pourquoi de son existence.

    «Il lui semblait que l'univers avait des comptes à rendre. Qu'il était grand temps d'étaler les cartes sur table, de mettre fin à ce jeu de colin-maillard où l'humanité en est réduite à tout ignorer et à tout espérer. Oui, il était temps d'expliquer pourquoi les enfants pleurent, pourquoi les hommes tuent, pourquoi la terre tremble, pourquoi les oiseaux meurent en silence, pourquoi les planètes se dérèglent, pourquoi le cancer succède à l'orgasme et la mort à la vie.» Au coeur de ce roman qui oscille entre le philosophique et l'aventure fantastique, Maurice Henrie repose la question éternelle mais toujours si actuelle, du sens à donner à l'aventure humaine sur la terre.

  • Le roman « Noëlle à Cuba » de Pierre Karch est réédité dans la Bibliothèque canadienne-française (BCF), une collection qui rassemble les oeuvres marquantes de l'Acadie, de l'Ontario et de l'Ouest du Canada.

    Paru initialement en 1988, Noëlle à Cuba a été unanimement salué par la critique.

    Une vingtaine de touristes s'aventurent à Cuba - la perle des Antilles - pour Noël. Dans ce décor paradisiaque, certains cherchent l'amour, d'autres la fortune, la solitude ou le repos. Bercés par des moments de tendresse et portés par leurs péripéties quotidiennes - tant banales que tragiques - , c'est de lui qu'ils se souviendront surtout: Icare, l'ange, le révélateur des désirs, celui qui leur fera toucher la matière de leurs rêves.

    La nouvelle édition comprend une préface de Pierre Hébert, professeur de littérature à l'Université de Sherbrooke, une biobibliographie de l'auteur et un choix de jugements critiques. Et au préfacier d'affirmer:

  • L'amour des mots et la passion du théâtre sont au premier plan de cette fable contemporaine qui « met en scène » quatre personnages.



    Toutes jeunes, Beau-Belle et son amie Chant-ale prennent part à des récitals costumés dans l'atelier de Méli. Cette bonne vieille fée les mène au sommet du plaisir avec ses histoires. Au collège, les inséparables s'inscrivent à la troupe de théâtre de l'école et s'éprennent de deux beaux jeunes hommes, Pierre et Luc, tout aussi passionnés qu'elles. Déjà éprise des mots, Beau-Belle prend goût à l'écriture. Les quatre marmousets fondent une troupe, et c'est le monde entier qui leur offre ses planches.



    « Beau-Belle invente, fabrique, se contorsionne l'imaginaire pour le plaisir sensuel de l'écriture. Elle sait multiplier, Mirabeau-Mirabelle; elle sait multiplier la douceur des images, le parfum des fleurs, le vol de son cardinal préféré, le discours de tête de linotte du ruisseau, les souvenirs emprisonnés dans les vieux chiffons. Et les cravates. [...] Elle sait aussi diviser, l'envers de multiplier. Elle aime diviser le silence, le réduire à son plus petit dénominateur commun: le mot. Le mot, costumé par l'acte de parole [...] » À même l'univers magique du conte, voici une histoire bien ancrée dans la modernité où la passion pour le métier et la quête du bonheur prédominent.

  • Pompier fragilisé par une blessure, Willy Graf tente de fuir son passé. Mais celui-ci le rattrape au fur et à mesure que des personnages s´immiscent dans sa vie. Il y a d´abord Sara, auteure d´un roman dont, curieusement, le personnage principal se nomme lui aussi Willy Graf. Sara crée des situations autour du Willy Graf fictif qui se produisent par la suite dans la vie du vrai Willy Graf. Puis survient Nina qui fait renaître une partie trouble de son passé. Partagé entre une réalité à laquelle il veut se dérober et une fiction étonnamment réelle qu´il récuse, Willy Graf se trouve parachuté dans un univers absurde, dérisoire, où il perd toute emprise sur son propre destin.

    SARA : À Pékin, dans l´Illinois, Willy Graf rencontre une femme qui va bouleverser sa vie : elle s´appelle Nina Bishop.
    WILLY: Nina ?
    SARA: Nina Bishop.
    Willy est pris d´un malaise, comme un éclair de douleur qui lui traverse la colonne vertébrale.
    WILLY : Elle est venue ?
    SARA : Il y a trois semaines.
    Temps.
    WILLY : Elle m´a retrouvé ! Il ne fallait pas. (Sara fait un mouvement vers lui.) Laissez-moi. Ne me touchez pas. Laissez-moi partir.

    La pièce Willy Graf a été créée par le Théâtre de la Vieille 17 à Ottawa et le théâtre l´Escaouette à Moncton en janvier 2004.

  • Paru initialement en 2003, sous le titre «La littérature franco-ontarienne: état des lieux», l'ouvrage a été revu et augmenté. En plus de proposer une vision panoramique de la littérature franco-ontarienne, il comprend des textes qui abordent les différents genres littéraires - dont la poésie, la nouvelle, le roman au féminin, le théâtre -, ainsi que des réflexions sur l'écriture de l'exil, la réception critique et l'institution littéraire.

    Les interventions des quatorze chercheurs mettent en relief les aspects saillants de cette littérature. Ainsi, «Perspectives sur la littérature franco-ontarienne» dresse « l'état des lieux » d'une littérature en émergence, examine les contours, les limites et les possibilités de cette « littérature de l'exiguïté » en perpétuel devenir et témoigne de la vigueur et de la richesse du corpus.

    Les directeurs de l'étude affirment : «[...] nous sommes persuadés que ces perspectives sur notre littérature au tournant du nouveau millénaire constitueront un jalon historique dans le développement et l'évolution d'une écriture ayant acquis ses lettres de noblesse à travers la province et la nation. Les essais de ce livre montrent sans ambages que la littérature franco-ontarienne est prête à transcender les frontières nationales et internationales pour faire entendre l'originalité et la pertinence de ses voix dans le concert de l'universel sans perdre pour autant son cachet.»

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