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    La disparition progressive des kiosques et marchands de journaux rétrécit l'espace public de la démocratie qui se replie dans l'univers borné des smartphones et des tablettes où l'information est assignée à résidence par le jeu des algorithmes. L'intelligence artificielle - plus d'artifice que d'intelligence - prend le pas sur l'intelligence humaine pour fixer désormais à toute vitesse - érigée en vertu de l'époque - la hiérarchie des événements, selon des critères ou le clic commercial, le « putaclic » à vocation publicitaire, l'emporte sur le discernement éditorial. Éric Fottorino, directeur de publication du 1, s'engage.

    Éric Fottorino est un journaliste et écrivain français. Après 25 années passées au quotidien Le Monde, qu'il dirige de 2007 à février 2011, il est le cofondateur de l'hebdomadaire Le 1, lancé en avril 2014.

  • Au retour de ses trois années de captivité au Liban, dans un état second, Jean-Paul Kauffmann découvre Les Tilleuls, une maison perdue dans la forêt au coeur de la Haute Lande. Alors qu´il décide d´acheter cette propriété dans le Sud-Ouest pour dissiper le souvenir d´un enfermement, l´ex-otage va créer avec cette demeure un étrange lien de dépendance dû en large part à ce qu´elle symbolise dans sa vie retrouvée.Dans une fusion totale, presque païenne, avec la nature dont il a tant été privé, le narrateur campe au milieu des travaux, se délectant de cette atmosphère transitoire propre à la convalescence, cet entre-deux qui sépare confusément la fin de l´épreuve du retour au monde des vivants. Défilent une galerie de personnages inégalement pittoresques : deux ouvriers discrets et énigmatiques, l´indéfinissable agent immobilier, un architecte pressé, les voisins qui conseillent, émettent des jugements, l´épouse du narrateur qui passe chaque week-end et attend avec stoïcisme la fin des travaux... Dans un court épilogue situé en 2004, l´auteur nous dit ce qu´est devenue la maison de la résurrection tout en tentant de répondre à la question subsidiaire : la maison l´a-t-elle guéri ?Dix-huit ans après, à travers l´histoire des Tilleuls, Jean-Paul Kauffmann peut enfin revenir sur sa captivité. Mais avec élégance il a choisi de se garder le plus souvent de l'esprit de sérieux. Jamais complaisant ou victimaire, c´est au contraire un joyeux témoignage sur son amour de la vie, sur son optimisme qui a résisté à toutes les épreuves.

  • Pendant un demi-siècle, Alexandre Vialatte a cultivé l'art de la chronique. Ses oeuvres constituent une sorte d'encyclopédie des activités humaines vues au travers du kaléidoscope d'un observateur malicieux qui sait résumer d'une sentence, lapidaire et drôle, le fond de son propos. Nourri de textes inédits, ce recueil témoigne des différentes formes journalistiques pratiquées par Alexandre Vialatte, des années 1920 à sa mort en 1971. Il apprend son métier en collaborant à La Revue rhénane, en même temps qu'il s'initie à l'Allemagne, découvre Goethe et Kafka, et suit de près l'actualité du pays. Dans Le Petit Dauphinois, comme dans l'Almanach des quatre saisons, autre florilège de sa fantaisie, Vialatte s'en donne à coeur joie, avec la plume d'un poète, l'imagination d'un conteur, l'humour d'un savant désabusé. Les chroniques cinématographiques parues dans Bel Amour du foyer constituent un volet inattendu de son oeuvre de journaliste. Vialatte s'amuse à y distiller ses conseils et ses opinions sur des films dont il raconte l'histoire à sa manière, toujours singulière et décalée. Il a aussi tenu pendant près de dix ans une chronique dans Le Spectacle du monde, constituée de promenades littéraires plus que de véritables critiques. Là comme ailleurs, il exprime ses goûts, ses admirations avec une intelligence savoureuse, une virtuosité et une liberté de ton qui n'ont cessé d'enchanter ses innombrables lecteurs et lui valent d'occuper aujourd'hui une place prépondérante dans notre histoire littéraire.

  • « La représentation médiatique du monde, telle qu'elle est fabriquée quotidiennement par les journalistes, ne montre pas ce qu'est effectivement la réalité mais ce que les classes dirigeantes et possédantes croient qu'elle est, souhaitent qu'elle soit ou redoutent qu'elle devienne. Autrement dit, les médias dominants et leurs personnels ne sont plus que les instruments de propagande, plus ou moins consentants et zélés, dont la classe dominante a besoin pour assurer son hégémonie. »

    Les lecteurs habitués aux concepts de la sociologie bourdieusienne ne découvriront sans doute rien de bien nouveau sur le plan théorique dans ce petit livre. Mais ils apprendront peut-être de quelle manière on peut les mettre directement en application dans un projet indissociable de connaissance et d'émancipation personnelle et collective. Quant aux lecteurs peu ou pas du tout familiers avec ces outils et ces auteurs, ils pourront découvrir de la manière la plus claire pourquoi et comment cette socioanalyse du métier de journaliste est en même temps celle d'une classe sociale dont cette corporation est une fraction emblématique, la petite bourgeoisie intellectuelle.

    Ce texte est une version actualisée et complétée de l'introduction que l'auteur a donnée à un livre collectif réédité chez Agone en 2007 et consacrée à l'analyse sociologique des pratiques journalistiques, Journalistes précaires, journalistes au quotidien. Cette réédition le replace dans le travail que l'auteur mène depuis la fin des années 1990 sur les classes moyennes - avec des livres comme De notre servitude involontaire et Le Petit Bourgeois gentilhomme (Agone, 2001, 2013 et 2003, 2009).

  • Premiers bombardements à Madrid, 1937, derniers feux de la guerre au Panama en 1990. Entre ces deux dates, la journaliste américaine Martha Gellhorn a couvert les plus grands conflits, récits rassemblés dans son livre La Guerre de face, inédit en France, texte chéri des grands reporters. Ses premières armes en Espagne, elle les fait aux côtés de son futur mari, Ernest Hemingway. Ils se sont rencontrés quelques mois plus tôt à Key West et ont aussitôt filé faire la guerre. Choc pour la jeune femme de 28 ans, de la bonne société de Saint-Louis (Missouri), à la carrière journalistique déjà bien remplie. C'est là qu'elle attrape le virus de cette guerre qu'elle détestera toute sa vie. « Tu es une correspondante de guerre sur le front ou une épouse dans mon lit ? » lui lance « Papa », exaspéré, quand, en 1943, elle part suivre l'avancée de l'armée américaine en Italie. Ils divorcent en 1945 et Martha Gellhorn, des combats sur l'île de Java à ceux du Vietnam en passant par la guerre des Six Jours, va devenir l'une des meilleures reporters de sa génération et une grande figure de la presse américaine. Son recueil de reportages The Face of War est publié en 1959 et réédité à plusieurs reprises. Devenue presque aveugle, luttant contre un cancer, Martha Gellhorn se suicide à Londres en 1998, à l'âge de 89 ans. Martha Gellhorn (8 novembre 1908 à Saint-Louis, Missouri- 15 février 1998 à Londres), journaliste et écrivain. Pierre Guglielmina est le traducteur des grands noms de la littérature anglo-saxonne. Il a récemment traduit dans la même collection Dépêches du Vietnam de John Steinbeck (2013).

  • « Si je m´autorisais à t´aimer, mes sentiments pour toi me consumeraient. Il n´y aurait plus que toi dans ma vie. J´aurais constamment peur que tu cesses de m´aimer. Et, si tu le faisais, j´en mourrais. » En 1960, quand Jennifer Stirling se réveille à l´hôpital, elle a tout oublié. L´accident de voiture, son mari, son nom... Alors qu´elle cherche à comprendre pourquoi elle n´est qu´une figurante dans sa propre vie, elle retrouve une lettre d´amour. Son correspondant mystérieux, qui signe d´un simple « B », semble prêt à tout pour elle.
    Quarante ans plus tard, Ellie Haworth découvre ces bouleversants mots d´amour dans les archives du journal pour lequel elle travaille. À mesure qu´elle découvre la correspondance de ces amants, Ellie brûle de savoir comment s´est terminée leur histoire - et, par la même occasion, si celle qu´elle vit vaut vraiment le détour. La dernière lettre bouleversera leur vie à tout jamais.



    « Un roman désespérément romantique qui vous laisse plein d´espoir. » Chicago Tribune « À travers cette incroyable histoire d´amour, Moyes prouve que quelques mots suffisent à vous briser le coeur ou à vous donner un second souffle. » Marie Claire

  • À quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme « idéal », à l'aune duquel juger le journalisme « réel » ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ? Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore : la coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentations, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première. Une préface inédite met cet essai à l'épreuve des problèmes les plus aigus auxquels le journalisme est confronté aujourd'hui : le complotisme et les fake news ; la vitesse de l'information et son « séquençage » ; ou encore, le phénomène des « lanceurs d'alerte », dans ce qu'il a d'ancien et de nouveau.

  • En 2009, un programme de l'Union européenne demande à Anjan Sundaram, grand reporter, de venir enseigner le journalisme au Rwanda. Alors que ce cours devient un lieu d'échange pour des journalistes indépendants souvent isolés, le gouvernement, à l'approche des élections présidentielles, intensifie le contrôle de l'information. Des journalistes sont menacés, certains obligés de fuir le pays. Anjan prend alors pleinement conscience de la complexité du contexte politique et du danger qui pèse sur la vie de ses élèves.

  • Serge July décline en 26 lettres sa passion pour "le plus beau métier du monde".

    " Citizen July " est partie intégrante de notre mythologie. Fondateur et patron emblématique de Libération, pendant 33 ans il est aussi un grand témoin de l'histoire des médias : des bidonnages au triomphe de la communication, des nouveaux médias aux reportages qui changent les manières de penser.
    Avec naturel, simplicité et talent, ce journaliste nous raconte toutes les facettes de ce métier, depuis les origines, jusqu'aux réseaux internet.
    Il évoque les figures majeures, les articles et les grandes oeuvres essentielles de l'histoire du journalisme, de Hérodote à Joseph Pulitzer, de Daniel Defoe à Gabriel Garcia Marquez, de Tintin à Curzio Malaparte, d'Alexandre Dumas à Marguerite Duras, d'Albert Londres à Albert Camus, de John Reed à Michael Herr, de Voltaire à Emile Zola, de Robert Capa à Jean François Bizot ...
    Serge July est né en 1942. Journaliste et documentariste, il a dirigé pendant 33 ans le quotidien Libération.

  • Nourris un corbeau, il te crèvera les yeux se déroule en Équateur. Emmanuelle Questel est une rescapée de l'attentat de la place Saint-Lambert. Ce drame a bouleversé son existence : son couple a volé en éclats, sa fille, Élisa, a coupé les ponts et la journaliste traîne depuis son mal-être. Une nuit, à Paris, alors qu'elle envisage de se suicider, la jeune femme reçoit un appel de détresse de l'adolescente qui vit désormais en Amérique du Sud avec son père et sa belle-mère. Sa demi-soeur, Gabriela, âgée de trois ans, a disparu. Emmanuelle saute dans le premier avion en partance pour Quito et mène l'enquête.

    Anne-Laure Morata est l'auteure d'une saga historique à suspense. Après une carrière dans les ressources humaines, elle se consacre à l'écriture. Nourris un corbeau, il te crèvera les yeux est un polar contemporain point de départ d'une nouvelle série.



  • Plongés dans un collectif de travail régi par des logiques économiques (audience, productivité), le poids des sources légitimes et des modèles professionnels importés de l'audiovisuel commercial, les journalistes de France 2 fabriquent et perpétuent les lieux communs sur les habitants des quartiers populaires pour satisfaire dans l'urgence la commande de reportages prédéfinis par leur hiérarchie. À partir d'une enquête menée au plus près des pratiques quotidiennes des journalistes, ce livre propose une explication sociologique à la permanence des représentations réductrices véhiculées par certains contenus médiatiques.
    La thèse de doctorat dont ce livre est une version remaniée a reçu le Prix de la recherche 2012 de l'Inathèque (INA).

  • Comme Outside, Le Monde extérieur réunit des articles de journaux, des préfaces, des lettres, des textes, les uns publiés entre 1962 et 1993, les autres demeurés inédits. Certains sont nés de l'événement politique ou social, d'une indignation (l'affaire Greenpeace, la campagne électorale puis la victoire de la droite, la montée des intégrismes et du néonazisme, le raid américain en Lybie), certains d'un film aimé, de peintures longuement regardées, d'une rencontre, d'un soir de solitude. Marguerite Duras les a écrits pour le «dehors, pour sortir au-dehors» et, fragments échappés à son oeuvre, ils en forment une part complémentaire.

  • Le Bruissement des matins clairs révèle les arcanes de la traduction par le prisme de l'expérience d'un de ses praticiens les plus fervents. Confidences personnelles et considérations professionnelles se chevauchent pour offrir une vision élargie d'une profession qui compte parmi les plus nobles mais aussi les plus exigeantes qui soient. Émaillé d'anecdotes plaisantes et d'exemples pertinents, l'ouvrage révèle en toile de fond toute la passion de l'auteur pour son métier.

  • Les dernières décennies ont été marquées par la montée en puissance des médias de masse : hausse du nombre de chaînes de télévision et de la consommation de programmes, prospérité des instituts de sondage et des officines de marketing politique, développement d'Internet et des réseaux sociaux. Ces constats provoquent une profusion de réflexions inquiétantes : les médias ne seraient-ils pas devenus tout-puissants ? Ne rendraient-ils pas l'exercice de la démocratie impossible en y important des défauts rédhibitoires ?
    Ce livre apporte des réponses à ces interrogations.

    Dans cette nouvelle édition, Grégory Derville dresse un historique de la façon dont la sociologie a traité la question de l'influence des médias depuis les premiers travaux sur la « propagande politique ». La seconde partie, consacrée aux relations entre le pouvoir et les médias, évoque notamment la façon dont ceux-ci influencent la sélection, le discours et l'action des professionnels de la politique, mais aussi le travail militant (notamment numérique avec les nouvelles formes d'engagement sur Internet), la mise en oeuvre de la notion de démocratie électronique, etc. Toutes ces thématiques sont illustrées par des travaux empiriques et par de nombreux exemples issus de l'actualité politique récente.

  • Il y a Camilla, la gamine des cités qui se marre avec ses copines dans le décor colonial d'un bordel suisse ; Kristina, qui arpente le bois de Boulogne depuis vingt ans et s'amuse à tenter les flics avec son accent brésilien et ses seins gonflés aux hormones ; Laurence, qui a arrêté il y a vingt-neuf ans et qui tient à ce qu'on mentionne son nom de famille, parce que « c'est symbolique ».
    Il y a elles, toutes ces femmes qui vendent leur corps. Il y a les clients. Et puis il y a nous, les autres, à notre place, qui voudrions trouver un responsable, pénaliser quelqu'un, mettre de l'ordre dans le désordre.
    Sophie Bouillon n'a pas enquêté sur la prostitution ; elle est allée voir des prostituées. Puis elle a écrit ce qui est sans doute l'un des textes les plus justes sur le sujet.

  • Toutes les peurs

    Rick Mofina

    • Alire
    • 29 Août 2019

    Contre toute attente - les médecins jugeaient la possibilité plus qu'improbable -, Lee et Maria Colson ont réussi à concevoir un enfant, qu'ils ont prénommé Dylan. Mais le bonheur de la nouvelle famille tourne au cauchemar quand, au matin d'une journée qui s'annonçait sans histoire, leur petit trésor est kidnappé. Et pour ajouter au malheur de Lee, Maria, gravement blessée pendant la fuite des ravisseurs, a sombré dans un coma profond.
    Devenu journaliste permanent au Seattle Mirror, Jason Wade est dépêché sur les lieux de l'enlèvement où il constate que Grace Garner, l'inspectrice chargée de l'affaire, dispose d'un seul indice pour lancer son enquête : l'image floue, captée par la caméra de sécurité d'un commerce voisin, de l'arrière d'une fourgonnette sur lequel on distingue un décalque représentant un palmier.
    Or, quand le père de Jason, détective privé, apprend à son fils que cette fourgonnette a été impliquée le même jour dans un accident de la route avec délit de fuite et qu'il en connaît le numéro de plaque, Jason comprend qu'il possède une longueur d'avance sur la compétition - et la police ! Avec l'aide de son père, il décide aussitôt de se lancer à la poursuite des ravisseurs.

  • Qui sont-elles ? Tantôt des courtisanes, des confidentes et des compagnes, d´un soir ou d´un mois. Tantôt, des gourgandines de passage, des maitresses attitrées ou leurs premières conseillères. Or toutes ces femmes ont une seule chose en commun, leur métier de journalistes. Depuis les premières heures de la Cinquième République, elles sont ainsi une lignée à avoir franchi les grilles de l´Elysée, comme celles d´un square d´arrondissement, dont elles ont séduits leurs différents locataires, tombés comme des mouches.

    Romanesques, burlesques, grivoises et parfois surréalistes, les anecdotes qui peuplent cet ouvrage éclairent d´un jour particulier la fonction présidentielle. Et dressent un portrait parfois décapant des relations entre la politique et une génération d´amazones venues de la presse écrite ou de l´audiovisuel, qui ont marqué à leur manière la « petite » histoire de ce palais.

  • On serait bien tenté, parfois, d´illustrer le Livre de l´Ecclésiaste par des gravures de mode. « Rien de nouveau sous le soleil », dit l´Écriture, et Andy Warhol de répondre : « Tout le monde est célèbre quinze minutes. » Mais même la célébrité warholienne a fait son temps. Quinze minutes sont une éternité. Désormais, il faut compter en atomes de secondes et encore, c´est trop long : nous n´avons pas le temps d´attendre un milliardième de seconde. Rien de plus complices, en un sens, que l´éphémère et l´éternel. La paillette traverse les âges ; l´immémorial se mire dans la glace en se disant : « Je sors ce soir, à plus tard les rides de la sagesse. » Se demander quel est le sens de la mode, comme le fait la Revue des Deux Mondes de ce mois-ci, n´est pas un aveu de misanthropie, comme s´il fallait s´accoutrer à la manière du despote nord-coréen, comme s´il fallait dénoncer à la façon du pasteur puritain, les effets, les frous-frous et tutti quanti...


  • Internet a-t-il tué le journalisme ?

    À l'heure de la révolution numérique, le journalisme vit des bouleversements profonds. Faire simple, faire court et, de préférence, " faire anglais " via les hashtags et les tweets, dans une langue friendly, tel semble être le credo du nouveau journaliste.
    Google, en formatant à l'extrême le contenu des articles, fait-il réellement peser une menace sur l'identité de la profession ? Le journalisme héroïque, libre et engagé, à la manière d'Albert Londres, a-t-il vécu ? Ou atteint-on aujourd'hui le stade ultime d'une évolution à l'oeuvre depuis les origines d'un métier dont l'objectif principal est d'être lu par le plus grand nombre ? Enfant de Kessel et du Web, Lauren Malka déconstruit les nombreuses mythologies qui s'attachent à une vision souvent idéalisée de cette profession qui n'a sans doute pas fini de se réinventer.

  • Elle était admirée pour son inlassable dévouement envers les plus démunis de la société, et c'est pourquoi la population de Seattle est secouée par une vague d'indignation en apprenant la mort de soeur Anne Braxton, lâchement égorgée dans sa chambre. Pour Grace Garner, chargée de l'enquête, l'affaire ne sera pas de tout repos, car la pression médiatique exigera des résultats quasi immédiats.
    Au Seattle Mirror, Jason Wade est le premier à sauter sur l'histoire malgré la mauvaise passe dans laquelle il se trouve. De fait, outre son patron qui le tient injustement pour responsable d'un reportage qui a mal tourné, il s'inquiète pour son père, qui vit des moments difficiles. Mais le pire, c'est qu'il accepte mal la rupture abrupte que lui a infligée celle avec qui il croyait entretenir une relation idyllique, une certaine... Grace Garner !
    Or, pendant que l'inspectrice cherche un coupable parmi la clientèle du refuge où oeuvrait soeur Anne - n'est-elle pas composée d'individus au passé parfois violent, voire criminel ? -, Wade reçoit la visite surprise d'une religieuse qui habitait avec soeur Anne. Et l'étonnante découverte dont elle lui fait part permet soudain à Jason de voir comment il peut prendre une longueur d'avance sur ses concurrents... mais aussi sur Grace !

  • Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. À partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision.), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial : est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes ? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même. Cyril Lemieux est sociologue, maître de conférences à l'EHESS et membre de l'Institut Marcel Mauss.

  • Militant politique et journaliste engagé, Claude Estier salue ici ceux qui, tout au long du siècle dernier, mirent leurs plumes au service de leurs idées et se battirent souvent autant avec des mots qu'avec des armes. De la lutte contre la montée du fascime et du nazisme à l'engagement contre les guerres d'Indochine et d'Algérie, en passant par la Résistance contre l'occupation nazie et l'État français de Vichy, il nous propose une galerie de portraits d'hommes et de journaux sans concession.Il ne fait pas pour autant l'impasse sur les intellectuels qui, par conviction ou intérêt, s'engagèrent dans la Collaboration.Alors qu'aujourd'hui le cynisme et l'opportunisme sont les idéologies dominantes et que la presse, et singulièrement celle d'opinion, est menacée, Claude Estier nous rappelle combien il est vital pour une démocratie qu'il y ait encore des éveilleurs de conscience.

  • Vincent Delorme est un journaliste, grand reporter de guerre. Alors qu´il dédicace son dernier livre dans un supermarché, il est froidement assassiné d´un coup de révolver : la balle l´atteint au milieu du front. L´assassin s´enfuit et laisse son arme. Pas d´autre indice. Le crime fait grand bruit car c´est un journaliste de renom qui est tué. L´enquête piétine... jusqu´au moment où l´on découvre que c´est dans le livre qu´il dédicaçait que se tient la clef de l´énigme, ou plutôt entre les lignes de cet ouvrage. Dans ce nouveau polar mené tambour battant, Jérôme Bellay décrit au plus près et sans concession, ce milieu du journalisme qu´il connaît sur le bout des doigts. Bien entendu, des acteurs célèbres des rédactions apparaissent. On ne tarde pas à les identifier. Mais surtout, et c´est l´attrait principal de ce livre, nous découvrons leurs rôles véritables. Toute ressemblance avec des personnages réels n´est pas fortuite...

  • Un poste dans un grand groupe de presse parisien. Un président plus que sympathique. Les débuts de Brune Gauthier s'engagent bien. Mais alors que tous les signes extérieurs du bonheur clignotent autour d'elle, la jeune journaliste qui a fait de l'actualité son métier, voit son passé se dresser devant elle. Ce qui a été et ce qui est s'enchevêtrent, plongeant la jeune femme dans une situation désespérante et remettant en question les bases de sa nouvelle vie. « Le Silence de l'Aquarium » nous emmène d'une tour de verre parisienne à une maison en Sologne, dans l'univers vertigineux d'une jeune femme qui essaie de repousser les murs que le mutisme et le doute ont érigés autour d'elle. La solitude, l'amour, la confiance, le rapport à la mère et surtout le poids du silence sont les thèmes de ce roman où le suspense va tenir le lecteur jusqu'à la dernière ligne.

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