• Cilka Klein n'a que 16 ans lorsqu'elle est déportée.

    Très vite remarquée pour sa beauté par le commandant du camp de Birkenau et mise à l'écart des autres prisonnières.
    À la Libération, elle est condamnée pour faits de collaboration et envoyée dans un camp de Sibérie ; c'est alors un deuxième enfer qui commence pour elle. Au goulag, où elle doit purger une sentence de quinze ans, elle se lie d'amitié avec une médecin, et apprend à s'occuper des malades dans des conditions inimaginables.
    C'est ainsi qu'elle rencontre Alexandr, et qu'elle se rend compte que l'amour peut naître même dans les moments les plus dramatiques.
    Née en Nouvelle-Zélande, Heather Morris est une romancière à succès, n°1 sur la liste des best-sellers internationaux. Les récits de survie, de résilience et d'espoir la passionnent. En 2003, alors qu'elle travaillait dans un grand hôpital d'état à Melbourne, Heather a été présentée à un monsieur âgé dont « l'histoire valait peut-être la peine d'être racontée ». Sa rencontre avec Lale Sokolov a changé leurs vies à tous les deux. Leur amitié s'est développée et Lale a entrepris de réexaminer sa longue existence lui confiant les détails les plus intimes de ce qu'il avait vécu pendant l'Holocauste.
    Heather transcrivit d'abord le récit de Lale sous forme de pièce de théâtre qui obtint de nombreuses récompenses dans les compétitions internationales avant de s'en inspirer pour son premier roman, Le Tatoueur d'Auschwitz.

    Son deuxième roman, Le Voyage de Cilka, est la suite de ce best-seller.

  • Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre.

    Eugenio Corti est un écrivain et essayiste italien, né le 21 janvier 1921 à Besana et mort le 4 février 2014 dans la même ville.
    « On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier. » (François Livi)

  • En 1941, lorsque l'Allemagne se retourna contre l'URSS, des dizaines de milliers de Polonais - hommes, femmes et enfants - furent libérés des camps de prisonniers soviétiques et autorisés à rejoindre l'armée polonaise formée dans le sud du pays. Le peintre et officier de réserve Joseph Czapski fut l'un des survivants de ce périple meurtrier. Le général Anders, commandant en chef de l'armée, assigna à Czapski la tâche d'accueillir les Polonais qui s'engageaient et d'enquêter sur la disparition de milliers d'officiers disparus. Bloqué à tous les échelons par les autorités soviétiques, Czapski ignorait qu'en avril 1940, les officiers avaient été abattus dans la forêt de Katyn. Le récit de Czapski sur les années qui ont suivi sa libération du camp, la formation de l'armée polonaise et son périple en Asie centrale et au Moyen-Orient pour combattre sur le front italien est un témoignage capital sur les souffrances des Polonais en URSS. L'auteur y mêle des portraits de ses compagnons, des réflexions philosophiques ainsi que le récit de ses rencontres avec de grandes figures littéraires, dont Anna Akhmatova.
    Né à Prague en 1896 dans une famille aristocratique polonaise, Joseph Czapski passa son enfance en Biélorussie, puis fit des études de droit à Saint-Pétersbourg et de peinture à l'Académie des Beaux-arts de Cracovie. Czapski fut parmi les rares officiers de l'armée polonaise qui survécurent au massacre de Katyn en 1940. Son livre Souvenirs de Starobielsk retrace ses efforts pour faire connaître la vérité à propos de ce crime.
    Comme peintre, Czapski est connu notamment pour son appartenance au mouvement kapiste, qu'il contribua à fonder avec quelques amis, pendant son séjour à Paris (1924-1933). Après la Seconde Guerre mondiale, il vécut en exil en France, à Maisons-Laffitte, dans la banlieue de Paris. Il participa à la fondation du mensuel culturel polonais Kultura de Jerzy Giedroyc. Il y est mort en 1993.


    L'email a bien été copié

  • Soldat allemand capturé en août 1945 par l'armée Rouge, Clemens Forell écopa d'une condamnation à vingt-cinq ans de bagne dans des mines de Staline, près du détroit de Béring. Y parvenir dans des wagons à bestiaux, à pied dans la neige et le vent fut déjà une épreuve mortelle pour bon nombre des prisonniers. Forell, comme les autres, venus de partout, sera enfermé sous terre dans des conditions dantesques et n'aura de cesse de s'enfuir. De cette incroyable aventure humaine, il retiendra pourtant un amour sans mesure pour cette Sibérie qui l'aura tant fait souffrir ; une Sibérie rude au-delà de l'imaginable qui lui aura offert le plus incompréhensible des cadeaux : la vie.



    /> En 1953, un imprimeur-éditeur munichois, en écoutant l'un de ses techniciens raconter sa vie de prisonnier, son évasion et sa folle errance à travers la Sibérie, lui suggère d'en faire un livre. C'est le romancier allemand Josef Martin Bauer (1901-1970), captivé par l'histoire de cet inconnu, qui relèvera le défi de la narration et fera de cette histoire vraie l'un des plus bouleversants témoignages de ce que l'homme peut entreprendre pour demeurer libre.

  • Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus. En expansion permanente de 1930 à 1953, cette pratique ne survivra pourtant pas au petit père des peuples. Synthétique et concis, cet ouvrage explicite la place de ce système pénitentiaire au sein de la dynamique soviétique avant d'en montrer l'importance, au-delà de son contexte, pour notre compréhension historique du XX e siècle.
    Pendant la dictature stalinienne, la police politique enferma au Goulag et soumit au travail forcé plus de 28 millions de personnes. Les répressions contre les opposants politiques et les campagnes pour purger et discipliner la population soviétique alimentèrent camps et villages d'exil pendant trente ans (1930-1960). Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, détenus et exilés furent au service d'une entreprise productiviste sans précédent.
    Comment expliquer l'importance du Goulag dans les dynamiques de croissance extensive en URSS ? Quel type de société s'est formé dans les camps et en exil ? Quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur la société soviétique ? Pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils démantelé le Goulag après sa mort en 1953 ?
    L'expérience du Goulag dépasse le cadre de la seule histoire de l'URSS : elle concerna non seulement des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des millions d'Européens et d'Asiatiques. À ce titre aussi, elle est au coeur de l'histoire du XXe siècle.

  • Croix rouges est une interrogation sur la mémoire individuelle qui sefface peu à peu, tout autant que sur la mémoire collective en Russie et qui disparaît avec les derniers survivants dune histoire tragique.

  • Pianiste de talent reconvertie dans le journalisme, avec une vie de couple qui bat de l'aile, Olga part en reportage à Toulon. Elle doit y recueillir le témoignage d'une vieille femme russe pensionnaire depuis longtemps d'un sanatorium. Maria Koltchak, qu'on a dit folle, affirme être une ancienne détenue du goulag stalinien et désire se confier avant de mourir.
    Au fil des entretiens, on assiste à une tragédie familiale sur fond d'histoire de l'URSS. Aidée par le directeur de l'hôpital, Olga tente de renouer chacun des fils d'un récit palpitant marqué par la trahison et l'espoir. Elle remonte avec Maria dans les profondeurs de ses souvenirs, notamment celui de la recherche de sa fille disparue.
    À travers ses yeux, la jeune femme découvre Moscou, la Sibérie, elle retourne là où tout a commencé, lors d'un dernier printemps à Paris...

  • En 1939, l'URSS annexe une partie de l'Europe centrale et orientale. Durant la décennie qui suit, un million d'Allemands, de Biélorusses, d'Estoniens, de Lettons, de Lituaniens, de Polonais, de Hongrois, d'Ukrainiens, dont de nombreux juifs, sont arrêtés par familles entières. Les hommes sont envoyés dans des camps de travail, les femmes, les enfants et les plus âgés sont déplacés dans des villages du Grand Nord soviétique, en Sibérie ou dans les steppes kazakhes.
    Dans un récit bouleversant, Marta Craveri et Anne Marie Losonczy restituent ce pan longtemps ignoré de l'histoire du Goulag en donnant la parole aux témoins qui n'étaient encore que des enfants ou des adolescents lorsqu'ils furent déportés. La violence, la peur, le danger, la lutte pour la survie ont constitué, des décennies durant, le quotidien de ces jeunes, sans pour autant faire disparaître les joies de l'enfance, les liens d'amitié, la curiosité. Une fois libérés, à compter du milieu des années 1950, parfois beaucoup plus tard, revenant sur leur terre natale devenue étrangère, ces adultes à l'enfance confisquée ont dû reconstruire une vie, une identité. Ils ont su faire face à la suspicion et au silence liés à ces crimes qui peinent encore à trouver une place dans la mémoire collective européenne.

  • Déporté à la fin de la guerre, Lev croupit dans un camp du Goulag. Svetlana, l'amour de sa vie, est à Moscou. Pendant dix ans, de 1945 à 1955, grâce à toutes sortes de complicités, ils vont échanger une correspondance amoureuse inouïe, qui forme la trame de ce récit. Une ode à l'amour qui déplace les montagnes, magistralement orchestrée par le grand historien de l'ère soviétique Orlando Figes.
    En 2007, à Moscou, Orlando Figes découvre dans les locaux de l'association Mémorial, qui défend la mémoire des victimes de Staline, trois malles dont le contenu le laisse pantois. C'est un couple de Moscovites âgés, Lev et Svetlana Mishchenko, qui les ont confiées à l'association. A l'intérieur se trouve l'intégralité de la correspondance amoureuse qu'ils ont échangée clandestinement dix ans durant, grâce à toutes sortes de complicités, pendant que Lev était prisonnier du Goulag et que Svetlana l'attendait à Moscou. C'est cette incroyable histoire que raconte, avec le talent qu'on lui connaît, Orlando Figes. Au coeur de ce récit se trouve, bien sûr, l'énorme correspondance (plus de deux mille lettres) de Lev et Sveta, véritable roman épistolaire chargé d'une émotion rare, puisqu'en définitive c'est leur passion qui permettra à ces amants du Goulag de tenir bon et de se retrouver enfin, lorsque Lev sera libéré après la mort de Staline. Lev sera réhabilité sous Khrouchtchev, ils se marieront, auront des enfants et connaîtront une vie paisible. Aujourd'hui, Lev est toujours en vie, mais est hélas atteint de la maladie d'Alzheimer. Quant à Svetlana, elle est décédée peu de temps après la découverte de leur histoire par Figes.

  • Cet ouvrage biographique retrace toute la vie de celui qui fut nommé le "petit père des peuples", considéré autant comme un grand homme d'état qu'un despote. De son engagement au parti Communiste jusqu'à sa mort en 1953, en passant par son accès au pouvoir et l'instauration de son régime autoritaire, l'histoire terrifiante d'un des personnages les plus énigmatiques du XXe siècle. La collection "Histoire" des Éditions Chronique regroupe toute une série d'ouvrages relatant le parcours des principales personnalités qui ont marqué leur époque à travers les siècles. Pour découvrir tous les autres ouvrages de notre collection et l'ensemble de notre catalogue, venez consulter le site des Éditions Chronique.

  • Placé sous le double signe de la réforme et de la révolution, le numéro d'octobre-novembre entend analyser de près ces deux notions capitales de l'histoire politique française. À la différence de l'Allemagne, la France serait, dit-on, inapte à l'esprit de compromis. Qu'en est-il exactement ? Préfère-t-on la rupture à la continuité ? Choisit-on plus facilement la violence à la patience ? Afin de bien cerner la question, la Revue des Deux Mondes a voulu sonder les tenants et les aboutissants de la révolte et de la réforme.
    Jacques Julliard revient sur l'importance de Robespierre : la crise que traverse notre société redonne vie à des pensées radicales, voire révolutionnaires. Toutefois, s'il est vrai que Jean-Luc Mélanchon fait quelques petits clins d'oeil à 1793, personne ne réclame réellement la Terreur ; l'historien, qui a publié chez Flammarion les Gauches françaises, y décèle plutôt une nostalgie de la morale et surtout de la vertu. On assiste aujourd'hui à l'émergence d'une conception nouvelle du populisme voulant régénérer non pas le peuple mais ses élites. Jean Chaunu s'intéresse à deux personnalités du XXe siècle qui ont voulu comprendre le régime soviétique à partir de la Révolution française : Henri Rollin et Boris Sovarine. Timothy Snyder, quant à lui, revisite le récit des politiques staliniennes et nazies qui aboutirent à l'assassinat de quatorze millions d'êtres humains sur les terres dites de sang, soit entre la Pologne et la Russie, entre 1933 et 1945. Élisabeth Anstett et Luba Jurgenson présentent un document exceptionnel sur le goulag : de 1949 à 1989, un gardien de prison a mis en image le fonctionnement interne concentrationnaire. Les deux universitaires ont traduit l'album. Enfin Hélène Carrère d'Encausse examine comment la Russie de Vladimir Poutine cherche à se donner une stabilité post-totalitaire.
    Également au sommaire, un grand entretien avec la directrice de la Fondation Dubuffet, Sophie Webel : du 24 octobre au 1er décembre 2013, le musée des Arts décoratifs à Paris rend hommage à Jean Dubuffet, cet artiste qui voulait faire table rase des valeurs traditionnelles.

  • Un lundi sans bruit

    Max Férandon

    • Alto
    • 27 Mai 2014

    Mon premier dresse un pont entre le nouveau millénaire et la Seconde Guerre, entre le parcours d'une peinture volée et une poignée d'arnaqueurs arnaqués, quelques exilés et des origamis volants.

    Mon deuxième se passe souvent un lundi dans un village embrumé où les gens, les objets et les mimes arrivent par accident.

    Mon troisième est un tableau burlesque où sont esquissés des personnages hauts en couleur dans un paysage plein de ratures, de lignes de fuite, de fautes graves, de petites corrections et de fines parenthèses sur l'art d'être humain.

    Mon tout forme un récit tonique à savourer cul sec.

    Si vous n'avez pas décrypté cette drôle de charade, ce n'est pas grave. Certaines choses sont plus belles drapées dans une énigme. L'auteur de Monsieur Ho, cet imprévisible dompteur de mots, nous a encore joué un joli tour.

  • « Arrivés au-delà du haut grillage de l'orphelinat, l'inconnu me dit qu'il s'appelait Mihai Ulmu. Ainsi j'ai connu mon père. Ce que j'ai mis sur le papier, je le tiens de lui. J'ai tenu à ce qu'on le sache aussi, étant donné que - et ce sont ses mots - il est du devoir de tout humain qui est descendu aux enfers et en est sorti vivant, de raconter : dès qu'il commence à parler, il parle aussi par la bouche de ceux qui ne peuvent plus parler, et voit le monde aussi par les yeux de ceux qui ne peuvent plus voir ; rien de ce qu'il a vu ne peut être caché, tout ce qu'il a espéré doit s'accomplir. Même avec un retard de mille ans. » 1940, Poïana, un petit village roumain. Les soldats de Staline y font irruption un jour, arrêtent Mihai, jeune professeur, et l'envoient en Sibérie. Maria, son élève, amoureuse de lui, va en Sibérie le chercher. Il reviendra treize ans après, avec le fruit de leur amour. Mais elle, non... Amour versus goulag... la vie suit son cours, malgré l'élan meurtrier des forces du mal. Pour tout dire, l'auteur place une superbe histoire d'amour dans le contexte - horrible s'il en fut - du goulag.

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