Littérature traduite

  • L'Olympe des infortunes

    Yasmina Khadra

    • Julliard
    • 30 Septembre 2010

    Les Hirondelles de Kaboul,L'Attentat,Les Sirènes de Bagdad), après un grand roman d'amour (Ce que le jour doit à la nuit),  Yasmina Khadra, qui ne craint pas les changements de registre, met toute sa verve romanesque au service d'une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse, de cocasserie, de rêves invraisemblables et de terribles déconvenues.
    0300Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de laissés-pour-compte ayant choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où toutes les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Ach le Borgne, aussi appelé « le Musicien » parce qu´il sait, en quelques accords de banjo, faire chanter la lune, a pris sous son aile un jeune et naïf va-nu-pieds qui lui voue une admiration sans limites. Auprès de Ach, Junior s´initie à la philosophie des Horr. Le Horr est un clochard volontaire qui a pris le parti de vivre en marge de la ville en rejetant toutes ses valeurs : argent, travail, famille. Refusant jusqu´à la mendicité, le Horr se croit libre de toute attache. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras-cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes. À travers cette galerie de portraits bigarrés, se dégage une dimension symbolique où l´esprit de solidarité, le sens du compagnonnage qui règnent chez les Horr contrastent avec la violence et l´individualisme de la société moderne. Il fallait tout le talent de conteur de Khadra, et la splendeur imagée de sa langue, pour transformer le prosaïsme rebutant de l´univers des clochards en un monde hautement poétique, où l´onirisme surgit derrière les détritus. On l´aura compris, L´Olympe des infortunes est une métaphore qui dénonce avec force la décadence de notre civilisation. Yasmina Khadra se pose en moraliste de notre temps et le constat qu´il livre n´est pas flatteur : les âmes perdues ne sont pas celles que l´on croit. Et l´enfer, lui, n´est jamais où on l´attend.0300Ce que le jour doit à la nuit), Yasmina Khadra met toute sa verve romanesque au service d´une fable corrosive qui nous plonge dans l'univers des clochards, plein de tendresse et de cocasserie. Coincée entre une décharge publique et la mer, hors du temps et de toute géographie, l'Olympe des Infortunes est un terrain vague peuplé de vagabonds et de paumés qui ont choisi de tourner le dos à la société. Là vivent Ach le Borgne, Junior le Simplet, Mama la Fantomatique, le Pacha, sa cour de soûlards et bien d'autres personnages aussi obscurs qu'attachants. C'est un pays de mirages et de grande solitude où les hontes sont bues comme sont tus les secrets les plus terribles. Mais lorsqu´une affection, souvent plus profonde qu´il n´y paraît, vient à naître entre les membres de cette communauté d´ivrognes et de bras cassés, tout détachement s´avère alors bien illusoire. Immoraux, pourrissant dans leur déchéance, les personnages de ce récit n´en sont pas moins sublimes.0600PRESSE Ce que le jour doit à la nuit(prix France-Télévisions 2008 ; élu « meilleur livre de l´année 2008 » par la rédaction du magazineLire) :
    « Des mots que porte haut Yasmina Khadra dans une fresque éblouissante qui n´omet rien des déchirures, des humiliations et des trahisons de deux peuples unis dans l´attachement à une même terre. Ni du rêve de fraternité que ravive ce grand roman d´amour. » Christine Rousseau,Le Monde  Claire Devarrieux,Libération  Julia Ficatier,La Croix  Claude Sérillon, «Vivement dimanche» (France 2)  Grégoire Leménager, Le Nouvel Observateur  François Busnel, « La Grande Librairie » (France 5)  À propos deLes Sirènes de Bagdad:
    « Il y a d

  • L'intérieur de la nuitetContours du jour qui vient,le troisième livre de Léonora Miano consacré à l'âme de l'Afrique. A travers les aventures d'Epa, enfant soldat, une étrange épopée fantasmagorique dans une Afrique où rôdent les esprits de ceux qu'on a massacré lors des tragédies passées.0300 Parvenant à s´échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l´aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l´Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d´une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d´infortune et les rendre à leur famille.0300 Parvenant à s´échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l´aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l´Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d´une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d´infortune et les rendre à leur famille.

  • La suite indépendante de La Chute de la Maison aux Flèches d'Argent.
    Découvrez les arcanes de la Maison Aubépine et ses plans pour étendre son pouvoir sur Paris.
    Suite à la chute des Flèches d'Argent, l'équilibre entre les grandes Maisons qui règnent sur Paris est plus que jamais chancelant. Le Seigneur Asmodée, à la tête de la Maison Aubépine depuis sa sanglante insurrection, y voit l'opportunité de renforcer son pouvoir. Une ambition qui réclame des alliés. Une délégation est envoyée au royaume dragon, porteuse d'une proposition d'alliance, mais aussi chargée de découvrir ce qu'il est advenu de la précédente émissaire, mystérieusement disparue.
    C'est ainsi que Madeleine, sevrée de l'essence d'ange et désormais rattachée de force à la Maison Aubépine, se retrouve sous les eaux troubles de la Seine, dans ce monde annamite secret où le marin, l'humain et la féerie sont étroitement intriqués.
    Au coeur des intrigues, des trahisons et des manoeuvres politiques, Madeleine aura à jouer un rôle crucial, bien malgré elle...

  • La Grande Guerre magique a laissé Paris exsangue, couverte de débris, de poussière de sorts usés, de ruines et de décombres. Au coeur de Notre-Dame, une malédiction attend d'être libérée pour emporter tout ce qui reste. Paris n'est que ruines et décombres depuis la Grande Guerre magique qui a opposé les Maisons régnant sur la capitale. Et celles-ci n'ont pas été épargnées : elles ne sont plus que l'ombre de leur splendeur d'antan. La Maison aux Flèches d'Argent fut la plus puissante parmi toutes. Mais sa position est précaire dans l'équilibre fragile qui s'est instauré. Et en son coeur, au sein de Notre-Dame, une malédiction terrible est dissimulée, prête à se déchaîner sur elle. Son destin est désormais lié à celui d'un jeune homme aux mystérieux pouvoirs et d'une nouvelle Déchue. La puissante magie de l'ange suffira-t-elle à les sauver de la chute ?

  • Fouad Laroui vit en Europe depuis l´âge de vingt ans. Mais c´est dans le Maroc de son enfance et de son adolescence qu´il a appris à connaître les hommes. Fils d´un père disparu dans les geôles de Hassan II, élève brillant du lycée Clemenceau de Casablanca, il a été cet enfant seul et cet adolescent désespérément lucide qui hante tout ce qu´il écrit. Aujourd´hui, directeur d´une unité de recherche à l´université d´Amsterdam, après avoir vécu et travaillé dans de nombreux pays d´Europe, il est probablement le véritable premier écrivain européen puisqu´il publie aussi bien ses romans en français à Paris que ses poèmes en néerlandais à Amsterdam.«Tu n´as rien compris à Hassan II» est le titre d´une des nouvelles de ce recueil qui résume parfaitement le regard que l´auteur porte sur l´humanité... Dans un café bruyant, de jeunes intellectuels marocains discutent âprement de la place qu´occupera Hassan II dans l´Histoire. Laissera-t-il le souvenir d´un monarque éclairé fondateur du Maroc moderne ou celui d´un dictateur assoiffé du sang de ses adversaires. Tout en polémiquant avec passion, Fouad ne peut s´empêcher d´être fasciné par une jeune femme assise au bar qui pleure en silence. Et si la chose la plus importante du monde était le chagrin de cette femme inconnue ?... Tous les héros de ce recueil se posent les mêmes questions, chacun à sa manière. Comment doit-on regarder le monde et nos contemporains ? Doit-on éclater de rire devant la stupidité des êtres humains ? Éclater en sanglots devant leur férocité ? S´émerveiller de la beauté des choses et de l´intelligence des hommes ou désespérer de leur incurable bêtise ?

  • Un roman à suspense alchimique et surprenant. Pourtant le héros de Thanh-Van Tran-Nhut n'est pas, comme naguère, un mandarin vietnamien du XVIIe siècle mais un contemporain qui habite Paris.0300Comment une femme du XVIIe siècle a-t-elle pu servir de modèle à un peintre du XXe ? C'est la question que se pose Adrien, hanté par la mort récente de sa femme, en reconnaissant sur une toile contemporaine le visage qui se reflète dans le miroir d'une vanité peinte trois siècles plus tôt. D'où vient que cette beauté a traversé le temps comme si des artistes n'avaient jamais cessé de l'aimer ? Devenu malgré lui l'acteur d'une aventure née sous le pinceau d'un maître hollandais, il entreprend une inquiétante enquête où l'histoire des pigments et la magie des alchimistes l'entraînent hors du domaine de la raison et lui ouvrent des portes inattendues. Aidé par un chercheur lunatique et un thanatopracteur savant, il plonge dans les mystères des passions amoureuses peut-être aussi subtils que ceux de la pierre philosophale, promesse de longue vie. Mais sur le point de percer le secret des tableaux, il comprend soudain que rien dans cette histoire n'est dû au hasard et que les véritables enjeux de cette énigme dépassent le fantasme d´un idéal de beauté.0300Adrien, traducteur de poésie persane et peintre amateur, a perdu sa femme. Une invitation anodine le plonge au coeur d'un art qui a fleuri autrefois, celui des vanités, un genre qui illustre le caractère éphémère de la vie. Curieusement, il aperçoit dans des galeries deux tableaux représentant la même femme alors que l'un a trois siècles de différence avec l´autre. Pourtant, l'analyse scientifique des toiles révèle qu'il s'agit bien de la même ravissante personne. Dans sa raison, Adrien ne peut envisager l'existence d'une beauté qui serait immortelle. Pour éclairer ce mystère, il entreprend une enquête minutieuse dans l'histoire de la peinture qui lui ouvre des portes inattendues... Une plongée très étayée dans le monde de l'alchimie et de l'histoire de l'art. Un roman à suspense surprenant.Adrien, traducteur de poésie persane et peintre amateur, a perdu sa femme. Une invitation anodine le plonge au coeur d'un art qui a fleuri autrefois, celui des vanités, un genre qui illustre le caractère éphémère de la vie. Curieusement, il aperçoit dans des galeries deux tableaux représentant la même femme alors que l'un a trois siècles de différence avec l´autre. Pourtant, l'analyse scientifique des toiles révèle qu'il s'agit bien de la même ravissante personne. Dans sa raison, Adrien ne peut envisager l'existence d'une beauté qui serait immortelle. Pour éclairer ce mystère, il entreprend une enquête minutieuse dans l'histoire de la peinture qui lui ouvre des portes inattendues... Une plongée très étayée dans le monde de l'alchimie et de l'histoire de l'art. Un roman à suspense surprenant.

  • Un jeune universitaire marocain, titulaire d´une chaire d´économétrie à l´université de York, se retrouve plongé dans l´univers étrange et mouillé de la campagne anglaise. Pour échapper à l´ennui qui le guette, il décide d´effectuer une étude ethnographique du peuple anglais, se servant des méthodes utilisées par les ethnologues occidentaux quand ils étudient les peuples primitifs. Partant du principe que le pub est à l´Anglais ce que l´arbre à palabres est aux Bambaras, il y installe ses pénates et note scrupuleusement sur un petit carnet les détails de la vie quotidienne, les moeurs et les rites de ces curieux indigènes. De cette étude va naître une rencontre avec une terrifiante et richissime vieille dame anglaise.
    Entre ces deux énergumènes que tout oppose, le choc est inévitable. Et les plongera, l´un comme l´autre, dans des situations inextricables et drôles...
    En filigrane de ce roman intelligent et enlevé, une critique acerbe et désopilante de l´Angleterre, de l´ethnologie, des riches, des alcooliques, des Marocains et de la météorologie... Fouad Laroui rit de tout. Heureuse tournure d´esprit qui en fait un des écrivains contemporains les plus inventifs.

  • À travers les tribulations de l?étonnante Philomène, un pamphlet décapant qui épingle les travers et les ridicules des petits marquis qui sévissent dans les médias français0300Moitié marocaine et moitié guinéenne, à la fois princesse orientale et déesse africaine, Fatima Aït Bihi, dite Philomène Tralala, ne passe pas inaperçue dans la vie publique. Écrivaine à la mode, elle goûte sans complexe aux plaisirs de l´existence. La modestie n´est pas dans sa nature, elle est superbe et elle le sait. Gourmande et sensuelle, elle entend bien satisfaire tous ses appétits. Intelligente et lucide, elle ne se gêne pas pour balancer à tout un chacun les vérités qui blessent.Malheureusement pour elle, le navrant Gontran de Ville tombe follement amoureux d´elle. Vilain comme un poux, malingre et dépourvu du moindre talent, ce critique besogneux à réussi à faire croire qu´il avait quelque influence dans cette discipline qui n´en a quasiment plus. Philomène a le tort de repousser vigoureusement les prétentions du nabot. Comme beaucoup de ses congénères, Gontran n´a qu´un seul vrai pouvoir: celui de nuire.Et Philomène va en faire l´amère expérience...*Fouad Laroui dédicacera son livre au Salon du livre de Paris le samedi 22 mars entre 12h et 14h.0400La première fois qu´il me vit, il fut (me dit-on) comme frappé par la foudre. C´était chez Plumme l´éditeur. La soirée battait son plein, encore que je n´aie jamais compris ce que cette expression signifiait exactement. Me semble que ça bat son plein dès que j´arrive, les soirées. Toutes les soirées. Surtout celles où je m´invite d´autor´! Son plein! Bourré jusqu´à la gueule! À ras! Rataplan! Tam-tam! Roulement de tambour! La charge! La chamade! La générale! Sauve-qui-peut! Philomène arrive! Philomène Tralala, l´écrivaine beure-black! L´Arabe de rab´! Gloire de la francophonie! Francofolle! À lier! Fouteuse de bouse à la puissance mille! Grande gueule aspirante-refoulante! Glaviot dans la soupe! Celle qui ose! La danse du ventre sous la Coupole! Écrit à coups de poing! Appelle un chat une chatte! Et le critique un fielleux! Un menteur! Un qu´a-pas-lu! Un ould el kelb!Quoi qu´il en soit, je ne l´ai pas vu, moi, ce monsieur, ce jour-là. Il béait, paraît-il... Bavait... Dégoulinait... Se tripotait l´entrejambe... Se bricolait les braies... Jamais vu un boubou, peut-être? Djellaba si échancrée? Caftan tentant? Ou alors une question d´angle? L´alignement idéal? Un coup t´y vois, un coup t´as rien vu? Je ne porte rien, moi, sous le tissu, que le noir candide de ma peau, l´oxymore des Maures... Alors, de biais, forcément on entrevoit. On croit qu´on voit... Qu´on voit ce qu´on convoite... On rêve les yeux ouverts... Ils sont tout beaux mes toutous mes tétons, de vrais petits boulets, d´une nuance de noir qui semble briller... Et ombrés, aussi... Bien fermes. Il s´y voyait déjà, l´écume aux lèvres, ses dents mordant la peau, déchirant la chair... Acerbe, incisif, tranchant... Cannibale inverse! Paradoxe! Bouffe la négresse! Négrophile, négrophage! Chacun son tour! Puis lèche, caresse, console... Jefferson, papa blanc fornicateur... Ou peut-être, l´inverse, la nounou qui le berce, lui, petit Blanc des plantations? Summertime...Et tout cela ne dure qu´un instant, un regard, juste le temps que l´obsession s´installe.Car c´est d´obsession qu´il s´agit, et de comment j´en suis arrivée là, cette cellule, ce châlit, ces barreaux... Philomène en prison! Qui l´eût cru?Mais tout le monde.Finira en taule, Philomène, ricanait la racaille. Y a des limites. Même pouliche de Plumme... On la saignera à l´ars... On lui coupera le jarret....Tu vas mourir, femme.Perpète. Père pète. Le juge, la bouche en cul de poule... Condamne Philomène au nom du peuple françouais. Il me nomme Fatima, d´ailleurs... C´est mon vrai nom, mon nom d´assassine... Philomène dans les salons, Fatima en prison...Fatima Aït Bihi, dite Philomène Tralala, écrivain, demeurant à...Je suis innocente. Mais je n´en ai pas l´air.Je suis seule dans ma cellule. C´est un privilège, paraît-il. Je n´y ai pas vraiment droit: il faut avoir volé quelques milliard

  • À Casablanca, par une chaleur écrasante, un groupe de jeunes gens désoeuvrés refait le monde à la terrasse du café de l´Univers. La moindre rencontre - avec un passant excentrique, un touriste égaré- est prétexte aux échanges de palabres, souvenirs réels ou légendes colportées. Un dispositif narratif astucieux d´où va naître une série de récits pétris d'humour et d´autodérision. Mais sous l´ironie et l´apparente légèreté des propos, pointe aussi le constat désespéré d´un avenir sans issue, ou d´une nostalgie incurable pour ceux qui ont choisi l´exil. Qu´ils soient restés au pays ou partis à l´étranger, les jeunes Marocains, déchirés entre traditions et modernité, sont mal dans leur peau. Dans ces nouvelles tragiques ou cocasses, Fouad Laroui met en lumière le dur combat qu´ils doivent mener pour que leurs rêves d´émancipation ne soient pas broyés sous la chape de plomb de la réalité.

  • Marchant dans une rue de Casablanca, l'ingénieur Machin reçoit sur la tête un parachutiste botté, casqué et moustachu. Emu par le désarroi du militaire, il croit bon de l'accueillir dans son appartement pour lui permettre de retrouver ses esprits. Il comprend vite son erreur quand son hôte s'installe à demeure et introduit, dans l'intimité douillette de son célibat, des amis, des cousins, des neveux et même la femme que tous ces gens lui destinent.
    Dans ce roman picaresque où fourmillent les personnages singuliers et désopilants, Fouad Laroui trace un portrait cinglant d'une société figée dans l'archaïsme tout en témoignant, une nouvelle fois, de son attachement profond au peuple marocain.

empty