Hors collection

  •  0500« Sur son ordre, je m'étais agenouillée, les genoux piquetés par le velours feutré du coussin. Postée derrière moi, immobile, elle avait exigé que je soutienne son regard dans la glace. Son entêtement silencieux présageait l'expiation proche. Quelques phrases hachées trahirent une excitation qu'elle me communiqua. Au creux de mes aisselles, une petit sueur roula, puis mes cuisses tiédirent et, bientôt, mon corps entier, jusqu'à mon front perlant. Dans cette chimie intime où je me trouvais humide, la honte culminait et je contractais mon bas-ventre pour refouler une pressante envie d'uriner. Christine s'était tue. Plus intense, à présent, son regard me dardait dans la glace. Aucun mot ne me montait qui eût pu traduire cette sensation inédite, mélange de révolte et de consentement. »La correspondance amoureuse de Garance et Gabriel, qui unissent leurs deux solitudes au gré de confessions érotiques...0300 Sous la forme contemporaine du roman épistolaire, la rencontre d'un homme et d'une femme, deux solitudes qui se croisent et finiront par s'unir au rendez-vous des confessions érotiques."De deux choses l'une : ou la parole vient à bout de l'érotisme, ou l'érotisme vient à bout de la parole". Georges Bataille. Peut-on être amants sans recourir au corps ? Et quand le corps s'en mêle, les mails continuent. Pour autant, une fois passé à l'acte, n'y avait-il pas plus de plaisir via les mails que le corps ? Et si le virtuel était le plus fort ? Petit mails entre amantsretrace la correspondance amoureuse entre Garance et Gabriel, depuis leur première rencontre un soir de vernissage jusqu'à l'apothéose de leur relation. Coup de foudre, puis séduction platonique et confessions coquines précèdent et subliment la rencontre des amants. Ils vont partager l'essentiel : le plaisir des mots et leurs fantasmes. Construit comme une ode au plaisir féminin, le texte relève le pari de nous livrer un récit érotique vibrant de sensualité et d'imagination, sans jamais recourir à la banalité des mots crus. Plus qu'un exercice de style, un voyage où la jouissance des mots le dispute à celle des sens. 

  •  0500« Je respirai la base de son cou où la journée avait jeté des parfums de jardin et d'orage. Je fis jaillir du caraco ses jeunes seins qui eurent l'air de naître à l'existence entre les plis de tissu adoucis par la faible lumière. Sa taille attendait d'être ceinturée par mes mains. Puis c'est elle-même qui souleva se jupes pour montrer sans aucune réticence le duvet délicat dessiné à la fourche de ses cuisses, sur la fente rose fendue de sombre. Cette fine coupure visible dans l'ombre de la remise, cette entaille, comme un trait de crayon sur la feuille blanche d'un carnet, était-elle la carnation végétale du hameau Vitali ? Était-ce la couleur, l'essence et l'âme de ce coin de montagne ? Je me penchai pour l'effleurer de la pulpe de mes doigts, y poser les lèvres, y projeter la langue, en goûter la saveur... »Au XVIIIe siècle, dans un petit village de l'Italie septentrionale, en plein été. Le jeune musicien Tristano, plongé au coeur d'une fête rituelle, est prêt à vendre son âme pour rencontrer la belle Francesca. Une fantaisie libertine d'une grande virtuosité.0300Un récit érotique de facture classique, librement inspiré des aventures de Don Quichotte. Exotique et chatoyant.Le dix-septième siècle, un causse du Quercy, le plein été. Un voyageur du nom de Tristani s'approche d'un hameau, suivi de Fo son serviteur qui traîne un âne par la bride. L'âne transporte sur son bât, avec les bagages, une viole d'amour dans son étui.Surpris par un orage, contraints de s'abriter, ils assistent à leur corps défendant à une scène troublante : une femme du peuple se faisant caresser sous un arbre par un berger.Tristani et Fo s'interrogent à voix basse. Ce tableau marquant leur arrivée est une bien curieuse facétie du destin. Le hameau Vitali, où ils sont attendus, est habité par des Italiens plutôt austères, des catholiques qui ont souffert des guerres de religion. De plus un homme s'y meurt. C'est du reste la raison pour laquelle Tristani et Fo sont montés de Cahors sur ce causse aride : le mourant a souhaité entendre avant de partir un certain air joué à la viole d'amour.Tristani fait la connaissance de Catherine Vitali, une jeune fille dont la sensualité se nourrit d'émotions artistiques. Catherine affirme juger stupides les guerres en général et les guerres de religion en particulier. Il n'est selon elle que deux choses importantes : le culte de la beauté et l`amour du prochain. Tristani se demande comment il convient d`interpréter cette opinion. Mais le temps presse : le mourant, qui craint de passer durant la nuit, réclame pour le soir même son concert de viole d'amour. GÉRARD GUILLOTLe Figaro à propos de "L'homme incendié" « [...] le lecteur se trouve devant un roman exaltant, dévastateur comme des flammes, sentant en même temps l'hostie brûlée et le souffle démoniaque... Un livre qui vous entraine dans les couloirs sombres des monastères italiens, qui vous promène sur les routes européennes en compagnie d'homosexuels, d'assassins, de filles de joie. » 

  • Par les temps qui courent, vous devriez peut-être sauter de joie d'avoir ce travail. Bien qu'on vous ait doublé, voire triplé la masse de travail à faire, raccourci les délais, supprimé deux postes que vous remplacez et déplacé dans un openspace avec un mini bureau, un tabouret et un ordinateur (restriction budgétaire), votre n+1 ou chef hiérarchique a du mal à saisir votre grogne.  Comment faire pour se sentir bien, heureux, valorisé, content, joyeux et, même, naturel dans cet environnement nébuleux ? Suivez les conseils du guide !home, sweet home.Votre boss vous considère comme un être rampant et invertébré ? Il est largement temps de lui donner raison : à partir d'aujourd'hui, vous êtes un ver de terre bien déterminé à s'aménager une petite planque quatre étoiles dans le fruit appétissant qu'est la grande entreprise !Un livre d'humour au vitriol qui brosse un tableau véridico-comique de l'enfer du bureau... livré avec toute une panoplie de survie !

  •  "Mieux vaut exercer son intelligence à des conneries que sa connerie à des choses intelligentes." Les Shadocks                 Nous aimons tous les Schtroumpfs. Leur univers fait partie intégrante de notre enfance. Pas question, pour l'auteur, d'en casser la magie ou d'en rompre le charme ; mais bien au contraire de prolonger le plaisir autrement...Les Schtroumpfs peuvent être étudiés sous une infinité d'angles : culturel, esthétique, marketing, économique, juridique, historique, sociologique, psychologique, psychanalytique. Pédagogique également : ils s'adressent en priorité à un public d'enfants. Une telle approche explique certains traits saillants du monde des Schtroumpfs, comme l'absence de sexualité. Le village des Schtroumpfs peut apparaître comme la métaphore d'une classe d'école.Mais allons plus loin dans l'analyse :Les petits lutins de Peyo se ressemblent tous : bonnet blanc, collant blanc, corps bleu, petite schtroumpf bleue, excepté le grand Schtroumpf, ils vivent en collectivité et travaillent tous à une cause commune : réparer le village après le passage d'un méchant, bâtir un pont sur la rivière Schtroumpf... l'initiative privée est rarement récompensée, elle est même la plupart du temps réprimée, ils prennent  leur repas tous ensemble dans une salle commune, ils ont un chef unique, ils sortent très rarement des limites de leur petit pays...Cela ne vous évoque rien ? Une dictature politique par exemple ?Antoine Bueno, professeur à l'IEP de Paris, nous propose une étude intéressante autant que divertissante émaillée d'exemples divers pris dans l'oeuvre de Peyo. Son raisonnement étayé en étonnera plus d'un, et livrera aussi toutes les réponses aux questions fondamentales que pose la série, comme la taille réelle des Schtroumpfs.A l'issue de la lecture, nous espérons qu'il vous aura convaincu d'une chose : Le monde des Schtroumpfs semble bien un archétype d'utopie totalitaire. Alors, cela change-t-il pour autant le regard que nous portons dessus ? En aime-t-on moins les petits lutins de Peyo ? Sans doute pas. Faut-il s'en inquiéter ? C'est toute la question...

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