Sciences humaines & sociales


  • Le livre indispensable pour faire de vraies activités Montesorri à la maison

    Pour tous les parents qui souhaitent aider leurs enfants dans l'acquisition de l'autonomie et de la confiance en soi, cet ouvrage propose des pistes de réflexion et de création à moindre coût, dans le respect de la pédagogie Montessori.
    o Des fiches d'activités pratiquées dans les établissements Montessori : trier des objets par taille, transvaser des graines d'un bol à un autre, faire un bouquet, visser et dévisser des bouchons de bouteille, ranger des cartes de nomenclature...
    o Une organisation par tranches d'âge (0-2 ans, 2-4 ans) pour accompagner les enfants dans leur développement.
    o Des thématiques précises (vie pratique, vie sensorielle, développement de la motricité, lecture...), pour piocher des idées selon l'intérêt et les besoins.
    o Des notions explicitées (environnement préparé, contrôle de l'erreur...), pour comprendre les tenants et les aboutissants de la pensée de Maria Montessori.

    Par les spécialistes du sujet

    Sylvie d'Esclaibes est créatrice et directrice depuis 1992 du seul Lycée Montessori en France. Elle a créé l'organisme de formation « Apprendre Montessori » qui dispense des formations Montessori dans toute la France.
    À ce jour, il y a environ 400 personnes formées dont plus de 60 % de professeurs des écoles.
    Noémie d'Esclaibes est directrice de l'école Montessori Internationale de Bordeaux.

  • Ce petit livre, véritable décodeur gestuel, propose de vous former à ce langage particulier en (re)visitant chaque refrain variable ou alternatif (comme le croisement des jambes, par exemple) ou invariable (comme le croisement des bras). Soit, 100 gestes et attitudes génériques du quotidien.
    Savoir à quoi correspondent certains gestes ou certaines postures génériques est une vraie richesse relationnelle. Elle vous permettra de communiquer en connaissance de cause, de décrypter le degré de sincérité de vos interlocuteurs (de vos vrais faux amis ou de vos ennemis irréductibles) ou de prendre vos distances par rapport aux manipulateurs/harceleurs qui vous gâchent l'existence.

  • Une Université puissante, capable de contribuer activement ã la croissance économique, de favoriser la cohésion sociale et de porter les ambitions culturelles d'un pays, est la meilleure garantie d'avenir dont celui-ci puisse se doter. Elle crée la confiance chez la jeunesse et ouvre des possibles pour la société entière. Près de quatre cent soixante-dix mille jeunes s'orientent chaque année vers l'enseignement supérieur, afin d'y acquérir ce qui est considéré comme le meilleur atout pour une vie professionnelle et personnelle. Dans ces quelques années d'études, c'est l'avenir de notre pays qui se joue, génération après génération. Pourtant, malgré l'importance de cet enjeu collectif, les privilèges d'une bonne formation tendent ã se concentrer au sein d'un vivier étroit de bénéficiaires. Quelles nouvelles institutions et quelles ambitions de formation plus en phase avec les réalités actuelles pourraient remédier ã cette forme d'oligarchie de l'excellence, si française ?

  • Quoi de plus incontournable, en matière d'enseignement-apprentissage, que la progression des dispositifs mis en oeuvre par les enseignants et des acquisitions qu'ils permettent de susciter ? La progression est sans conteste la condition fondamentale de la dynamique du savoir et de son enrichissement, car tout enseignement est inscrit dans le temps et comporte une dimension narrative : apprendre quelque chose à quelqu'un, c'est nécessairement construire une histoire avec lui, c'est l'entrainer dans un récit dont il est le héros. Peut-on caractériser plus précisément cette progression des apprentissages ? Comment se construit l'histoire de l'apprentissage dans chaque domaine du savoir et dans la diversité des contextes éducatifs ? Telle est la première question à laquelle les contributions du présent ouvrage ont cherché à apporter quelques éléments de réponse. Si l'apprentissage ne peut se passer de progression, il ne peut pas davantage se passer de transversalité. Un savoir ne peut en effet être considéré comme acquis que lorsqu'il fait l'objet d'un transfert, c'est-à-dire lorsque l'apprenant se montre capable de l'utiliser dans d'autres contextes que celui où il lui a été transmis et à d'autres fins que pour lui-même ou pour des visées « savantes ». Apprendre, c'est devenir capable d'utiliser des savoirs dans le cadre d'autres disciplines, en les mettant au service de l'apprentissage scolaire dans son ensemble... et au service de la vie. Mais si cette importance de la transversalité relève à certains égards de l'évidence, il ne suffit pas de l'affirmer ; la convocation de différents regards disciplinaires doit permettre d'aller plus loin en montrant concrètement comment chaque discipline favorise des transferts vers d'autres « champs » qu'elle-même. Tel est le second défi qui était posé aux contributeurs du présent ouvrage, qui constitue les actes de la troisième journée d'études organisée par le CRIPEDIS depuis sa création en 2008.

  • La diversité de trajectoires de vie, d'appartenances et de ressources est une réalité peu prise en considération dans les fonctionnements institutionnels. En proposant cet ouvrage, alors que la littérature sur les concepts de diversité et de genre abonde, Monique Eckmann et Àgnes Fldhazi offrent des pistes de réflexion et des outils pratiques pour aborder les questions de diversité et de genre dans les établissements d'enseignement tertiaire, voire dans d'autres institutions ou organisations. Un examen du cadre légal à disposition en la matière et l'étude de dispositifs existant dans les institutions de divers pays procurent des exemples de mesures qui fonctionnent. A nous d'adapter celles-ci et d'en inventer d'autres pour garantir à toutes et à tous un accès égal aux droits et aux ressources dans une perspective de non-discrimination.

  • Le génocide des Tutsi du Rwanda en 1994 a été qualifié très justement de génocide de proximité. Dans un tel contexte, une politique de réconciliation volontaire impulsée d'en haut, travail de longue haleine, ne peut porter ses fruits qu'en allant à la rencontre d'un mouvement ascendant émergeant des communautés de base. C'est là que se conjuguent, étroitement imbriqués dans le quotidien, les enjeux de la reconstruction : la lutte contre la pauvreté, la restauration de la confiance, le partage des récits qui joue un rôle décisif tant au niveau national que dans les relations intrafamiliales et entre voisins. Comment, en s'associant au sein de communautés, affronte-t-on l'ensemble de ces enjeux ? C'est ce que des chercheurs du Centre de gestion de conflits de Butare et de la Haute école de travail social de Genève ont voulu éclairer à travers la coopération qu'ils ont instaurée avec trois associations de la société civile, impliquant différents groupes divisés par le génocide. En développant une recherche-action, les chercheurs ont mis en place au sein de trois projets pilotes, un dispositif de formation des acteurs et de renforcement de leurs capacités pour qu'au-delà de la réconciliation, ceux-ci tracent le chemin d'une véritable citoyenneté démocratique.

  • Ce vocabulaire est destiné à tous les professionnels et chercheurs pour qui l'analyse des activités apparait comme une entrée stratégique. Son objectif est de mettre en objet les cadres habituels de pensée et de verbalisation de l'action. Forgé notamment à partir des champs de l'éducation et de la recherche, il a vocation à s'élargir à d'autres cadres de pensée et à d'autres champs d'activités de façon transverse. Il a le statut d'un essai. C'est un vocabulaire dynamique et évolutif visant à soumettre à la discussion d'une communauté professionnelle et scientifique élargie ce qui est souvent considéré comme des évidences dans le quotidien et l'ordinaire de l'action, aussi bien dans le langage social que dans le langage académique. Il s'efforce de contribuer au développement conjoint d'une « vie intellectuelle professionnelle » et d'une vie académique liant étroitement enjeux scientifiques, professionnels et sociaux.

  • En quelques années, l´idée philosophique et politique d´autonomie s´est imposée dans le monde du travail et de la formation. De mode de rapport au monde ou de gouvernement de la cité, elle est devenue simple item dans les référentiels de compétences professionnelles, critère de gestion des ressources humaines et condition d´accès à l´emploi. Cet ouvrage présente l´analyse d´une expérience d´autoformation à l´université qui a placé l´autonomie au centre de son projet sans la réduire à une prescription normative ni à un outil de management. Exceptionnel par son ampleur et sa durée, le dispositif des Centres de ressources en langues mis en place à Strasbourg, est le seul jusqu´ici à avoir proposé aux étudiants, pendant quinze ans et à grande échelle, d´apprendre des langues par une démarche individualisée d´autonomisation. Huit chercheurs ont analysé la genèse du dispositif, sa structure, son fonctionnement, ses usages par les acteurs et son évolution dans le temps. Les résultats dépassent largement le propos initial. Ils ne décrivent pas seulement les voies, exigences et conditions de réussite d´une formation à l´étude autonome. Ils montrent le rôle déterminant des dimensions personnelles (cognitives, socio-affectives, motivationnelles) dans les réponses individuelles et collectives aux sollicitations des technologies et des dispositifs. Ce travail révèle les enjeux et dilemmes qu´implique la mise en oeuvre du principe d´autonomie dans des institutions organisées selon d´autres valeurs. Il apporte aussi une explication au malaise et aux tensions sociales suscitées par la prescription d´autonomie quand, prenant la forme pathogène d´injonctions paradoxales, elle interdit aux individus toute possibilité de l´exercer.

  • Au moyen d'une trentaine de comptes rendus de lecture, ce livre présente et discute des travaux sociologiques d'importance qui ont été publiés entre 2006 et 2016. "Recensions sociologiques" se découpe en trois parties respectivement consacrées aux thématiques suivantes : « sociologies et histoires des sociologies » ; « éducation, formation, travail » ; « politiques sociales et précarités ». Point d'appui pour les étudiant-e-s en master de sciences sociales, il intéressera également les enseignant-e-s de sciences économiques et sociales.

  • Dans le prolongement d'une carrière de professeure et de formatrice de professeurs, Martine Chifflot a rédigé Autorité et Pédagogie à partir d'une réflexion articulée sur la pratique mais aussi sur la méditation de quelques grands textes de la philosophie et de la pédagogie. Les problèmes engendrés par la récurrente crise de l'éducation trouvent leur solution à la croisée de la nécessaire autorité et de la féconde pédagogie, dont des discours partiaux ont souvent embrouillé le sens. La prise en compte du réel oblige à repenser ces termes et leurs corrélats pour restaurer la scène éducative et la disposer à favoriser la transmission des connaissances et de la culture authentique. « Le présent ouvrage devrait intéresser tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par des fonctions pédagogiques, mais aussi les éducateurs confrontés à la violence, l'agressivité, ainsi que tous les parents interrogés par l'éducation de leurs enfants. C'est un texte dynamique, bien écrit, agréable à lire, bien documenté. Le lecteur y trouvera aussi des références (Buber, Freud, Kant, Platon, etc.) qui nourriront sa réflexion pour devenir toujours davantage auteur de sa propre existence. » (Marie-Jo Thiel, Docteure en médecine, Professeure à l'Université de Strasbourg, Directrice du CEERE)

  • Mieux connaître les caractéristiques des manuels de langue arabe composés et utilisés en France et dans l´empire colonial français, tel était l´objectif de la journée d´étude « Manuels d´arabe d´hier et d´aujourd´hui. France et Maghreb, XIXe-XXIe siècle », qui s´est déroulée le 29 septembre 2009 à la Bibliothèque nationale de France. La publication issue de cette journée d´études fait dialoguer des contributions sur les manuels en usage aux XIXe et XXe siècles avec des réflexions actuelles sur l´enseignement de la langue arabe : quelle place lui réserver dans le système scolaire primaire et secondaire français ? Doit-elle être le vecteur unique de l´enseignement primaire et secondaire au Maghreb ? À quel titre et sous quelles formes l´enseigner ? Ces questions ont été et restent encore aujourd´hui l´objet de vifs débats en France, au Maroc, en Algérie ou en Tunisie. Plus largement, les manuels imprimés constituent une source pour une histoire de l´enseignement en Afrique du Nord qui reste encore en grande partie à écrire. Ils fournissent aussi un matériau pour une histoire des usages, des représentations et des contacts linguistiques de part et d´autre de la Méditerranée, un domaine de recherche encore neuf et prometteur. Publié sous la direction de Sylvette Larzul et Alain Messaoudi, cet ouvrage rassemble les contributions de Barbara Airò, Kmar Bendana-Kchir, Khalid Ben-Srhir, Madiha Doss, Jérémie Dubois, Claire Gallien, Aurélien Girard, Sylvette Larzul, Denis Matringe, Alain Messaoudi, Michèle Sellès et Brigitte Trincard-Tahhan.

  • À quoi sert la pensée critique ? On aime à croire qu'elle est le fondement de nos démocraties. Qu'elle pourrait nous aider à affronter la violence du monde, à rompre l'enfermement de l'activité humaine dans une rationalité purement gestionnaire, à dépasser un sentiment d'isolement. Ou encore, qu'elle nous permet de redécouvrir et d'éclairer les chemins d'une activité professionnelle ou d'une action plus globale qui revivifient le projet d'un monde plus humain. Mais comment une pensée critique se forge-t-elle ? Se transmet-elle ? S'enseigne-t-elle ? Peut-on s'y exercer ? À travers une multiplicité de thèmes, de points de vue et de formes d'expression, les contributeurs au présent ouvrage - enseignants, militants, chercheurs, étudiants en travail social - posent autant de regards critiques sur le monde et abordent ces questions selon une diversité de pensées que la coopération instaurée entre eux a voulu respecter. La pensée critique se nourrit et s'exprime ainsi à la fois sous forme de témoignages, de rêves, de projets politiques, de qualités humaines et intellectuelles. Ce florilège est encadré par deux textes plus théoriques&nsbp;: un premier qui offre un plaidoyer pour l'enseignement d'une pensée critique et un second qui questionne le thème au regard des notions de normes et d'éthique.

  • Les fonctions de l'évaluation des compétences scolaires ont largement évolué tout au long du xxe siècle, tant en psychologie qu'en éducation. Conçus d'abord pour classer et orienter les élèves, les outils d'évaluation ont progressivement permis de mieux comprendre les processus d'apprentissage dans le but d'améliorer l'efficacité des actions éducatives et la prise en charge des élèves en difficulté. Cette évolution n'est pas le fait du hasard. Elle est en grande partie dépendante de l'évolution des objectifs éducatifs, mais aussi plus largement, des transformations sociales, économiques, culturelles et des progrès scientifiques en sciences humaines et en psychologie qui ont marqué le xxe siècle. Les mutations sociales et économiques et les nouveaux défis et enjeux éducatifs qui se dessinent pour la construction de la société du xxie siècle, obligent aujourd'hui les systèmes éducatifs à devoir former des personnes plus autonomes, plus créatives, plus confiantes dans leurs capacités d'apprentissage et plus à même de se former tout au long de la vie. De nouvelles recherches en psychologie du développement et de l'éducation sont donc nécessaires afin d'étudier ces nouvelles compétences et, à terme, de concevoir les outils d'évaluation de demain.

  • « Enseigner est un métier qui s'apprend. » Du slogan au constat empirique, cette formule constitue l'objet d'étude ici questionné. Qu'est-ce que les enseignants apprennent pour faire leur métier ? Comment, où et avec qui apprennent-ils ? De la maternelle à l'université, à l'école publique ou privée, face aux apprenants, parmi les collègues ou en formation, en France, en Suisse, en Belgique, en Tunisie ou au Canada, les textes qui composent cet ouvrage collectif proposent un regard croisé sur l'apprentissage du métier d'enseignant. Afin d'embrasser la diversité et l'étendue de cet apprentissage, trois orientations sont mises à l'étude : les constructions implicites, les espaces informels et les interfaces de formation. Ces orientations permettent alors d'envisager le sujet enseignant de manière dialectique et la formation comme un dialogue.

  • L'autorité

    Claude Fournier

    L'autorité est un terme dont nos contemporains font grand usage et alimentent leurs querelles. Des expériences multiples de la vie vont devenir lisibles à la lumière de l'enseignement de Cicéron, selon lequel l'autorité induit l'idée de « faire grandir l'autre ». Sont ainsi examinés : l'éducation, la famille, l'école, l'apprentissage, l'armée, les églises, la justice, l'entreprise et le monde économique. Ce qui apparaît sans relation peut être décrypté en termes analogues. L'analyse permet de comprendre que l'autorité, ainsi définie, n'est pas toujours univoque. Cette inversion, même rare, est un marqueur d'autorité authentique.

  • Le travail social est un univers professionnel qui s'interroge, qui hésite, qui tente de nouvelles pratiques pour appréhender la complexité des situations. La diversité des fonctions, allant du « chef de projet » à « l'agent territorial », de « l'assistant socio-éducatif » à « l'éducateur en milieu ouvert », etc., tout comme les nombreux textes censés clarifier les missions : codes de déontologie, orientations de l'action... illustrent bien cette complexité. L'analyse de l'activité, dépassant les débats d'intentions, permet d'aller voir de près comment les professionnels « se débrouillent », jour après jour, dans le réel de l'activité. Par l'étude de cas très concrets, le présent ouvrage montre que l'action professionnelle en travail social, si elle reste mouvante et diversifiée, peut malgré tout s'adosser à un socle identifiable. Le repérage de ces savoirs d'action s'inscrit dans un processus de reconnaissance du métier à partir d'un agir professionnel analysé dans sa quotidienneté. En situation de formation, l'analyse de l'activité permet de construire des outils ainsi que des contenus d'enseignement et d'offrir des supports pour la clarification des compétences en jeu. Grâce à cet appui sur l'analyse du travail, les dispositifs professionnels ou de formation seront davantage en phase avec l'évolution de la profession. Les contributions réunies dans cet ouvrage sont le fruit d'un travail collectif mené au sein du réseau local de compétences « Analyse de l'activité » de la Haute école de travail social à Genève. A côté des chercheurs enseignants : Claude de Jonckheere, Joëlle Libois, Sylvie Mezzena, Kim Stroumza, la parole est donnée à des étudiants en travail social qui ont inscrit leur mémoire de fin d'études dans l'approche d'analyse de l'activité : Virginie Crettenand et Isabelle Duchâble, Brahim Hemma, Julie Prada et Kim Ramirez.

  • Voici, en substance, le type de plaisanterie qui circule au sujet des « colloques » des travailleurs sociaux. Alors, les réunions, une alternative au travail ? Alliant théorie et pratique, cet ouvrage se propose justement de prouver le contraire, en interrogeant le colloque, en tentant de comprendre les différents éléments qui le constituent et en explorant de manière synthétique et concrète un ensemble de pistes pour trouver son chemin dans l'exercice de cette pratique. S'appuyant sur une enquête statistique réalisée auprès de plus de cinq cents travailleurs sociaux genevois, l'auteure tente notamment de répondre à la question suivante : des points de vue de l'organisation, des méthodes employées, des résultats et du ressenti, quels rapports les travailleurs sociaux entretiennent-ils avec leurs colloques ? Des suggestions d'amélioration, fondées sur la théorie des réunions, jalonnent le parcours. Le colloque est un objet complexe faisant partie intégrante du dispositif de fonctionnement vital de n'importe quelle institution sociale. A ce titre, il est fondamental de s'arrêter sur cette activité, de tenter de la comprendre, de l'évaluer et donc de l'améliorer. Ce livre est une invitation à penser le colloque... ailleurs qu'au café !

  • Quelles sont les attentes des étudiants des Hautes écoles spécialisées quant à leur formation ? Quelles sont les difficultés qu'ils rencontrent ? Leur origine, leur représentation du monde, leur rapport au savoir sont-ils déterminants dans leur apprentissage ? Le présent ouvrage, issu d'une recherche qualitative menée dans quatre Hautes écoles de santé et de travail social se penche sur les défis particuliers que doivent relever les étudiants d'Afrique subsaharienne qui entreprennent une formation supérieure. Dans une volonté de mieux cerner les difficultés d'apprentissage de ces étudiants - relevées par eux-mêmes et par leurs formateurs - cette étude tente de mieux comprendre les problématiques en jeu et de formuler la complexité de la relation pédagogique d'une population migrante avec son milieu d'accueil. La recherche a été menée au moyen d'entretiens semi-directifs avec des enseignants et des praticiens formateurs et à l'aide d'entretiens de groupe, fondés sur des situations emblématiques, auprès d'étudiants d'origine d'Afrique subsaharienne. Cette approche a permis de mettre en évidence comment les représentations divergentes que les acteurs impliqués ont de l'insertion sociale, du rapport au monde, de l'autre, du temps et du savoir peuvent entraver le processus d'apprentissage. Une série de recommandations et de propositions stimulantes quant à l'interculturalisation de la formation permet d'envisager un prolongement de la lecture dans l'action, tant au niveau individuel qu'institutionnel.

  • Alors que les pays s´efforcent de réformer leurs systèmes éducatifs et d´améliorer les résultats des élèves, la direction d´établissement est une priorité dans les programmes d´action gouvernementale en matière d´éducation. Cela étant, dans de nombreux pays, les hommes et les femmes qui dirigent les établissements sont surchargés de travail, sous-payés et approchent l´âge de la retraite. De plus, les candidats pour assurer la relève ne sont pas nombreux.
    Quelles fonctions de direction contribuent le plus à améliorer les apprentissages des élèves ? Comment affecter et répartir au mieux les tâches de direction ? Comment doter les personnels concernés des compétences voulues pour leur permettre d´assurer une direction d´établissement efficace ? Comment rendre ces professions attrayantes à des candidats de qualité ?
    Cet ouvrage s´appuie sur une étude consacrée par l´OCDE aux pratiques et politiques en matière de direction d´établissement scolaire dans le monde. Étayé par une perspective internationale intéressante, il recense quatre grands moyens d´action et diverses options pour aider les pouvoirs publics à améliorer la direction d´établissement aujourd´hui et renforcer durablement la direction demain.

  • Cet essai s'adresse aux étudiants, aux chercheurs et aux professionnels du tourisme mais égale-ment à toutes les personnes intéressées par une approche épistémologique du système « tourisme ». La première partie aborde le cadrage du tourisme et de son objet. La thématique s'insère dans le débat actuel qui porte sur une éventuelle épistémologie de l'objet et du système « tourisme ». Pour l'auteur, il apparaît que la complexité du système « tourisme » justifie une telle approche. L'essai traite ensuite de la démarche spécifique qui permet d'analyser toute la complexité du système « tourisme ». Cette deuxième partie met en évidence le rôle clé du transport aérien ainsi que l'importance primordiale de la langue et de la culture anglaises dans ce processus. En effet, la technicité du tourisme, particulièrement du transport aérien, est imprégnée de culture, de langue et de sémiologie anglo-saxonnes. La maîtrise de cette complexité nécessite l'implication des professionnels dans la conception des projets pédagogiques. La consultation d'experts internationaux apparaît à l'auteur être l'un des points clé dans la définition des caractéristiques nécessaires à l'élaboration d'un syllabus pertinent. La troisième partie constitue le coeur expérimental des liaisons recherche-formation supérieure et recherche d'efficacité opérationnelle ainsi que de la recherche d'efficience du système de forma-tion proposé. Quant à la conclusion générale, elle propose une dynamisation stratégique de la démarche de for-mation en langue étrangère tout en identifiant les forces et les faiblesses du projet expérimental et mais aussi les opportunités et les menaces susceptibles de le caractériser.

  • Le domaine social se trouve de plus en plus contraint par la logique du New Public Management, ses normes et ses critères de bonnes pratiques. Résister à ces logiques constitue pour les praticiens du social un défi humain et professionnel incontestable. Mais quelles sont les formes que prend cette résistance ? Les positionnements professionnels révèlent que les options choisies impliquent nombre d'innovations dans les pratiques, regards renouvelés sur les situations et analyses évolutives des phénomènes sociaux. Par leurs expériences et réflexions au sein d'un secteur en tension, chercheurs et acteurs du terrain rendent compte d'un réel engagement professionnel et personnel. Le caractère bilingue - français/allemand - de ces écrits (chaque article étant résumé dans l'autre langue) permet de croiser des approches diversifiées et offre un large panorama, sorte d'état des lieux du travail social tel qu'il se déploie dans nos sociétés de type néo-libéral, et en Suisse en particulier.

  • À l'heure de la globalisation, la mobilité internationale des étudiants est considérée comme un atout fondamental par les établissements d'éducation supérieure et les gouvernements européens. Effectuer tout ou partie de ses études à l'étranger est perçu comme une opportunité d'accroître le capital humain des étudiants et leur employabilité sur un marché du travail qui s'internationalise. Les États et les établissements cherchent donc à attirer les « cerveaux » d'où qu'ils viennent. Toutefois, en observant la situation d'une majorité d'étudiants en provenance de pays africains et latino-américains en Europe, on constate une précarisation de leurs conditions de vie au cours de leur formation, tant sur le plan juridique que socio-économique, celle-ci pouvant péjorer leurs performances académiques. En outre, ces diplômés voient leur employabilité limitée par les législations en cours dans le pays de formation et peinent à trouver un travail en lien avec leur curriculum dans leur pays d'origine. Ibrahima Guissé et Claudio Bolzman analysent les paradoxes et les limites des politiques migratoires en lien avec l'internationalisation de la formation des Hautes écoles en Europe et en Suisse en particulier, et mettent en lumière le glissement d'un brain gain vers un processus de brain waste.

  • Le travail social est décrié de toutes parts. On l'accuse de soutenir des personnes qui ne le méritent pas ou de n'avoir guère de résultats tangibles à présenter. Une inconnue demeure : qu'est-ce que le travail social ? Ce manuel a pour but de répondre à cette question. Écrit par Véréna Keller, spécialiste réputée, il présente l'organisation du travail social, ses destinataires, ses finalités et sa mise en oeuvre. Il explique qui le réalise et débat de son caractère scientifique. Résolument critique, il permet d'avoir une vue d'ensemble de ce qu'est le travail social - en Suisse en particulier - et des controverses qui le traversent au début du XXIe siècle. Un ouvrage de référence non seulement pour les étudiant-e-s et professionnel-le-s en travail social, mais pour toutes les personnes intéressées par les questions sociales.

  • En France comme ailleurs, la professionnalisation de l'enseignement supérieur est devenue un enjeu stratégique. Mais quelle professionnalisation : pour qui, à quelles fins, et selon quelles modalités ? Qu'elle le veuille ou non, l'Université est devenue une pièce maîtresse, au centre d'une articulation entre réforme du marché du travail et réforme de la formation professionnelle, parce que la certification des acquis de formation est au coeur du maintien d'un rapport salarial garant de la protection des droits des travailleurs. Philosophie pédagogique, procédures de certification, élaboration des profils de formation et évaluation des acquis d'apprentissage en tenant compte des exigences scientifiques et des attentes sociales... Alors que la Loi sur la formation professionnelle entend depuis 2015 favoriser le développement des compétences et la compétitivité des entreprises, cet ouvrage s'attache à réfléchir au rôle de l'Université dans le défi de la professionnalisation à l'ère numérique et des dispositifs européens. Résolument tournée vers l'avenir, une étude riche qui n'élude aucun champ d'investigation.

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