Société des écrivains

  • Mauvaise surprise pour Alain, les vacances estivales en famille n'auront pas lieu comme prévu, le camping où se trouve leur cabanon ayant été détruit. L'étudiant en économie à la faculté de Montpellier s'apprête à découvrir la liberté hors du cocon familial et les émois du premier amour. Sensible au renouveau de la scène musicale rock du début des années soixante-dix, le jeune homme s'enthousiasme à l'écoute de groupes tels que Magma ou Pink Floyd. Sans oublier les examens et les responsabilités du monde adulte qui l'attendent... Le temps a passé, à l'insouciance des souvenirs d'enfance et d'adolescence au Cap d'Agde sur la côte méditerranéenne contés dans les deux premiers volumes succèdent ceux de l'étudiant en formation. Dans la suite de ses mémoires romancés, Alain Boixados entreprend librement de reconstruire le passé de manière subjective. Son témoignage rétrospectif se libère des contraintes propres au genre autobiographique pour faire oeuvre de fiction.

  • « Les soufis pensent que le voyage importe encore plus que la destination, et c'est ce qui explique que leur dévotion n'est nullement inspirée ni mue par la crainte des enfers ou encore le désir d'un paradis. Pour eux, l'enfer comme le paradis se trouvent tous deux dans le présent, dans le voyage qu'ils ont entrepris, et c'est pourquoi ils courent souvent le monde et s'attachent rarement aux endroits où il leur arrive de séjourner. Ils ne veulent pas s'encombrer d'attaches, ils sont d'éternels nomades de l'esprit, ils sont comme le vent. Qui peut dire où habite le vent, d'où il vient, et où il va ? La terre n'est pour eux qu'un chapelet d'oasis dans lesquels ils s'attardent de temps à autre, mais qu'ils finissent toujours par quitter. Ils sont d'éternels aventuriers, mais ce qui les intéresse le plus, ce sont les aventures de l'esprit, car les barrières de l'esprit sont plus perméables que celles du corps et les étendues qu'elles nous ouvrent sont quasiment infinies et recèlent de plus grands trésors. Le monde des esprits est soumis à moins de contraintes, mais seuls les aventuriers dans l'âme peuvent y être invités. En vérité, nous nous y invitons nous-mêmes, mais ne pouvons y pénétrer que lorsque nous y sommes disposés. » Tamsir est un trentenaire confronté aux fléaux de la société. Bien que conscient des difficultés de la vie, il analyse les situations avec discernement et garde la conviction que le meilleur est encore possible, en dépit des embûches qui entravent le cheminement de nos projets. Déterminé, philosophe et optimiste, le jeune passionné souhaite écrire un livre afin de partager ses idées et inciter ses lecteurs à avoir la foi en leurs aspirations nobles. Un ouvrage empli d'humanité et de sagesse, qui fait naître l'espoir et donne envie de croire à nouveau en notre monde.

  • « De futur simple en futur antérieur, de ces circuits d'enfance à cet autel de l'avenir d'aujourd'hui rencontré dans la glace piquée de la cheminée, de ce printemps d'avant-hier à celui des marronniers du Luxembourg que je suis allé enfin respirer, combien de tours de manège, combien de va-et-vient et d'allers sans retours et de retours de manivelle ! Mon Dieu, Maman, comme ton petit a vieilli ! Sans doute aura-t-il voulu courir trop de lièvres à la fois, se mesurer à l'aune de grands exemples, le souffle lui aura manqué (la course de fond ne fut jamais son fort...). Peut-être aura-t-il chevauché un coursier trop fougueux, ce cheval blanc qui déjà l'emportait sur les pistes d'Arizona, au désert de Santa Fe. Ma mère, pardonnez-moi parce que j'ai péché. Par défaut. Absence, faiblesse, pusillanimité... C'est déjà bien difficile de devenir seulement ce que l'on est. Quant à être celui que l'on voulait devenir ! »

  • « Mais sa pitié, je n'en veux pas. Je ne lui dois rien, ni à elle, ni à personne. J'ai un père et une mère comme tout le monde, mais je ne sais pas où ils sont ni qui ils sont. Tout ce que je sais, c'est que je suis tout seul, sans famille, comme les autres garçons et filles placés chez les paysans en Ardèche. J'en ai gros sur la patate, mais faut faire avec. Le Gustave, un soir de vogue et rond comme un boulon, m'a dit que j'avais été abandonné à la naissance à Marseille. J'en reviens pas. C'est comme la guerre, je ne comprends pas. La nuit, ma paillasse sur le nez, j'apostrophe ma mère : "Pourquoi tu m'as abandonné ? Tu ne m'aimais pas, tu étais malade, tu n'étais pas mariée et tu avais honte, tu étais trop pauvre pour me garder ? Les enfants, c'était pas ton affaire ? [...]" » OEuvre inspirée par la trajectoire du père de l'auteur et composée en son honneur, « La Folle Herbe » se lit comme un roman d'apprentissage où le courage le dispute à la dignité.

  • « Dans toutes les civilisations et les sociétés de l'histoire, nous retrouvons quelques valeurs fondamentales, qui restent universelles. Elles n'ont pas d'âge, ne sont pas dépassées. Elles sont essentielles et nous donnent les moyens et les raisons d'exister. Dans le concept que je vous propose, j'en ai retenu quelques-unes que je qualifierai de majeures. L'apprentissage de ces valeurs fondamentales, associées pour former un réseau de pensées essentielles, pourrait apporter, dès le plus jeune âge, une base utile, solide, et renforcer l'humanité en chacun de nous. Quand j'écris apprentissage, cela implique la nécessité de comprendre et de connaître chaque valeur, en profondeur, afin de réaliser ce qu'elle représente, seule, mais aussi avec toutes celles qui seront évoquées dans ce livre. »
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  • Majorque, début des années soixante. Un architecte rêveur achète des terrains et bâtit un hôtel sur la plage pour ses amis. C'est ainsi que naît la communauté des artistes de la Cala Alegria. C'est là qu'Élisabeth voit le jour. Un univers à part où elle se construira avant d'affronter l'autre visage du monde... Utopie, nostalgie, liberté : trois maîtres mots qui guident un récit initiatique attachant, humain et authentique, à l'image de ses personnages, plus vivants que nature.

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