Presses Universitaires du Septentrion

  • Le terme d'erreur est massivement présent dans les discours sur la dégradation de l'école et la baisse de niveau des élèves. Pourtant, à y regarder de près, cette notion s'avère particulièrement floue et les modes de traitement classiques, fort limités mais encore dominants, n'arrivent guère à éradiquer les problèmes. C'est à partir de ce constat que cet ouvrage s'est donné pour but de mieux comprendre ce que cette notion recouvrait ainsi que les raisons de la résistance des erreurs en milieu scolaire. Le concept de dysfonctionnement - articulant une variante et un jugement porté à son propos - a donc été construit permettant de mettre au jour les intérêts potentiels des difficultés des élèves. Les problèmes, appréhendés dans cette perspective, favorisent en effet une meilleure compréhension des démarches des élèves, des fonctionnements de l'enseignement ou encore de la complexité de certains contenus. Ils permettent, complémentairement, de mieux saisir les spécificités des disciplines de recherche qui s'en servent. Cette perspective offre encore comme avantage d'envisager les interventions d'une manière différente en ouvrant la palette des stratégies possibles.

  • À l'école primaire et au début de la scolarité au collège, les activités lexicales apparaissent souvent comme déconnectées des activités de production de discours. Or, lorsqu'il parle et lorsqu'il écrit, le locuteur/scripteur doit mobiliser sa compétence lexicale, ce qui le conduit non seulement à sélectionner les unités lexicales pertinentes mais aussi à les associer à d'autres en fonction de règles sémantiques et syntaxiques, au cours d'activités langagières complexes. Ces opérations de choix et de mise en correspondance ciblées sur le lexique mettent en jeu des processus d'évaluation et de réévaluation, inhérents à l'activité de production langagière. Fréquentes à l'écrit, ces activités de sélection et de révision lexicales se rencontrent également à l'oral, à travers la capacité à reformuler un énoncé et, au-delà, à restructurer le discours. Les contributions rassemblées ici s'intéressent précisément à la manière dont cette dynamique de la production verbale configure les énoncés produits, au cours d'activités proposées à des élèves d'école primaire, de collège ou de lycée. Certaines contributions se situent sur un plan psychologique et psycholinguistique et étudient les effets d'entraînements métacognitifs concernant le lexique en production orale ou écrite, testant les effets de variables liées à la taille des groupes ou à des aspects contextuels, par exemple certaines caractéristiques de la tâche et du support utilisé. D'autres adoptent un point de vue plus nettement didactique et interrogent la nature des activités qui peuvent être proposées. Des exemples précis, impliquant notamment le lexique des émotions et des sensations, montrent comment son étude peut être intégrée à une réflexion plus générale sur les textes et les discours.

  • La mobilité interpelle les sciences sociales autant du point de vue théorique que de celui des défis méthodologiques qu'elle pose, mais est à ce jour très peu explorée quant à ses potentialités éducatives. Les apprentissages, les expériences subjectives, les transformations du regard, et par conséquent du positionnement social, que les pratiques mobilitaires produisent et rendent possible, demeurent des champs marginaux de l'investigation en sciences de l'éducation et plus largement en sciences sociales. Que nous apporte concrètement la mobilité ? Quels changements produit-elle au niveau individuel et collectif ? Quelles dynamiques éducatives la traversent et quels apprentissages contribue-t-elle à développer ? Ce sont autant des questions auxquelles cet ouvrage collectif souhaite répondre en se focalisant sur une expérience de mobilité spécifique le tourisme, et pour la majorité des chapitres, le tourisme associatif, en ce qu'il articule, dès son apparition, temps de loisirs et temps éducatifs. Les contributions ici rassemblées s'attachent à historiciser et à cerner, avec une approche ethnographique, les pratiques touristiques en les posant comme des espaces d'interactions et de socialisation, aussi bien du point de vue des organisations touristiques , que de celui des des touristes. L'ambition est de mieux saisir les différentes modalités d'apprentissage en dehors des espaces sociaux qui leur sont dédiés, thématique principale d'EXPERICE.

  • Les Centres de Ressources en Langues font partie intégrante du paysage universitaire, sans que leurs objectifs ou modalités de fonctionnement n'aient fait l'objet d'un cahier des charges précis dans le cadre d'une politique des langues construite, avec de grandes variantes selon les contextes universitaires. Du côté de la recherche, le CRL n'a pas non plus fait l'objet d'une construction épistémologique à part entière, car il échappe à toute approche qui ne serait pas interdisciplinaire ou qui ne croiserait pas différents niveaux d'analyse, du micro au macro-éducatif. L'objectif de cet ouvrage est donc de répondre à ce manque et de réunir des éléments d'analyse pluriels (émanant du terrain comme des discours institutionnels ou encore de la recherche sur l'apprentissage médiatisé des langues) qui permettent de dresser un panorama de l'existant, d'en faire émerger les éléments récurrents, puis de modéliser le dispositif CRL dans une approche par la complexité puis de modéliser le dispositif CRL dans une approche par la complexité, qui permet d'articuler les pôles Apprentissage, Langue, Autonomie, Dispositif, Institution et Numérique dans le modèle désormais nommé ALADIN. Cette modélisation offre des pistes prospectives, avec un cadre d'analyse à la fois construit et souple car évolutif. L'approche par la complexité permet de prendre en compte la temporalité et les facettes plurielles et évolutives du CRL. Cet ouvrage s'adresse aux responsables de CRL, aux intervenants enseignants et tuteurs ou aux décideurs, qui peuvent l'aborder avec un regard didactique, institutionnel et politique ou organisationnel. Organisé en quatre grandes parties et seize chapitres, il permet des approches plurielles, dans une logique d'interdisciplinarité.

  • Le rythme et la progressivité de la formation sont souvent en cause lorsque l'on met en oeuvre des contrats d'apprentissage. La conception et l'appropriation de ces rythmes intéressent tous les acteurs des formations d'ingénieurs en alternance (responsables, tuteurs, apprentis). L'état de la recherche sur cette question centrale évolue. Nous en rendons compte ici à travers des textes de réflexion, une mise en perspective historique et des témoignages de cas pratiques, comme celui de la formation dispensée par le CFA Ingénieurs 2000. Apparaissent alors dans la construction et la mise en oeuvre des formations professionnelles les nuances entre temporalité prescrite, ressentie et vécue.

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