• Face à une attaque terroriste, à la menace cyber ou lors d'une crise internationale, le renseignement est au coeur du pouvoir. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy, à peine installé à l'Élysée, crée le poste de coordonnateur national du renseignement (CNR). Chargé de conseiller le chef de l'État, le CNR est aussi un relais avec les services secrets. Il veille à leur bonne coopération et s'assure que les informations essentielles remontent au Président.
    Très vite, l'intérêt du chef de l'État pour cette fonction suscite les craintes les plus vives face à l'hyperprésidence qu'il installe. Mais, en dépit des critiques et des chausse-trappes, le coordonnateur survit aux alternances et aux crises sans rien perdre de son importance.
    Pour la première fois, les auteurs lèvent le voile sur cette fonction stratégique et donnent la parole à ceux qui l'ont occupée. Anciens coordonnateurs, conseillers, ministres et présidents de la République ont accepté de se livrer à un exercice dont ils sont peu coutumiers : ils révèlent les processus de décisions, les responsabilités de chacun sans cacher les tensions et difficultés auxquelles ils se sont heurtés.
    Ensemble, ils éclairent l'univers mystérieux des services secrets.

  • PRESSIONS, COLLUSIONS, MENSONGES...
    Tous les ingrédients d'un bon thriller réunis
    dans une enquête inédite sur la qualité de notre air.
    À en croire l'État, depuis quelques années, la qualité de notre air s'améliore... Un discours en parfait décalage avec la perception globale des Français. Mais aussi des plus éminents scientifiques qui considèrent que la pollution atmosphérique ne diminue pas mais qu'elle se transforme... pour être encore plus nuisible. Alors, qui dit vrai ?
    De quoi est véritablement composé l'air que nous respirons dans l'Hexagone ? Pourquoi la France est-elle dans le collimateur de la Commission européenne ? Nos dirigeants auraient-ils délibérément laissé les lobbies industriels et agricoles prendre les commandes ?

    Ce livre répond à toutes ces questions. Oui, quelque chose cloche dans le ciel français, et, non, l'air de la campagne n'est pas plus sain que celui des villes. Mais cet ouvrage redonne également espoir en mettant en lumière le sursaut citoyen qui naît progressivement un peu partout, et fait bouger les lignes. Car savoir, c'est le début du pouvoir.

  • Cet ouvrage, Quarante millions de pétainistes, est le deuxième livre d'une série de onze ouvrages d'Henri Amouroux, dédiés à La Grande Histoire des Français sous l'Occupation. Les événements relatés dans ce livre couvrent une période allant de juillet 1940 à juillet 1941. L'État français se met en place. À la ferveur quasi religieuse suscitée par le Maréchal au moment de l'armistice succédera rapidement, une période de doutes puis de désillusions alors que se met en place la politique de collaboration avec l'ennemi.
    Comment l'image du vainqueur de Verdun a-t-elle pu se dégrader aussi ra­pi­dement ? Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, Philippe Pétain passait pourtant pour un « maréchal de gauche » de par son passé de fantassin pauvre issu d'une famille modeste. Il n'incarnait pas, selon l'expression consacrée, « l'alliance du sabre et du goupillon ». L'un des plus beaux éloges qui lui sera consacré, fut rédigé par Léon Blum, à l'occasion de son élection à l'Académie française : « Si je disais qu'entre tous les chefs de la guerre le maréchal Pétain est celui dont la modestie, la gravité, le scrupule réfléchi et sensible imposent le respect, si je rappelais le rôle qu'il tint et que seul il pouvait tenir entre l'échec des offensives françaises d'avril 1917 et les grandes offensives allemandes du printemps 1918, je ne pourrais que le gêner par mon compliment, je n'aurai pas ce mauvais goût. »
    Durant la Grande Guerre, il symbolisa l'homme providentiel. En mai-juin 1940, il incarnait le sauveur de la France. Au crépuscule de sa vie, il allait donner l'image d'un vieillard indigne atteint de déchéance physique et mentale ayant entraîné la patrie des droits de l'homme dans les pires compromissions.
    Après un parcours sans faute, Vichy a certainement été pour Pétain, le combat de trop. Les choses n'étant pas simples, on sait que suite à la débâcle de 1940, la quasi-totalité des Français et du monde politique le considérait alors comme l'ultime recours face à une situation aussi inattendue que désespérée. On ne peut leur en faire le reproche car rien ne pouvait laisser présager la suite des événements.

    Grâce à son talent de journaliste et d'historien Henri Amouroux, membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sait mieux que quiconque nous faire partager l'intensité dramatique de cette période où l'héroïsme le plus pur côtoya la veulerie la plus sordide. Dans ses analyses minutieuses, le facteur humain reste toujours omniprésent et facilite la compréhension de cette terrible période d'où é­mer­gera la France moderne, mais aussi l'Europe en tant qu'entité économique et politique en devenir.

  • Images de Brest pendant les bombardements, enquête sur les mystères de la libération à Bordeaux, tableau du marché noir à Lille, réalité de la résistance à Nantes...
    Interviews, reportages, témoignages... Voyage dans la France occupée réunit les enquêtes que des journalistes et correspondants de L'Express ont fait sur la période 1940-1945 dans les villes du territoire français. L'ensemble de ces petites touches précises forme un tableau particulièrement vivant de la vie quotidienne des Français sous la botte et sous les bombes.
    Textes extraits des archives de L'Express.

  • Le 18 juin 40, l'appel à la résistance lancé par le général de Gaulle depuis Londres promet la victoire. Peu de personnes sont à l'écoute ce jour-là, car en France c'est la débâcle militaire qui entraîne l'exode des civils sur les routes.
    À cette date, peu de gens peuvent imaginer le destin que va connaître Charles de Gaulle. Il se retrouve presque seul à Londres mais avec cette formidable détermination qui fera toute la différence. Il n'y a chez lui ni doute ni atermoiements quant à sa décision de poursuivre le combat. Il en va de l'honneur et de cette « certaine idée » qu'il se fait de la France. C'est cet homme considéré comme un renégat et condamné à mort par l'État français qui finira par incarner à l'issue de la guerre la légitimité politique du pays.
    Le romantisme du personnage ne l'empêche pas d'avoir une vision réaliste sur les enjeux du conflit, conflit qui pour le Général, loin de se cantonner à l'Europe, sera d'envergure mondiale.
    De Gaulle sait que malgré les apparences trompeuses, les dictatures sont des régimes faibles. Leurs faiblesses ne vont pas tarder à apparaître au fur et à mesure de l'évolution des hostilités. Il sait aussi qu'un jour les États-Unis entreront en guerre et qu'à partir de ce moment-là les jeux seront faits.
    La fierté de cet homme, certains diront son orgueil, ne facilitèrent pas toujours les relations avec ses alliés, avec Churchill tout d'abord, mais plus particulièrement avec Roosevelt qui le considérait comme un dictateur en puissance ce que l'avenir démentira.
    Mais le Général a les qualités de ses défauts, ce n'est pas un diplomate mais un militaire peu enclin au compromis. L'époque se prêtait-elle d'ailleurs aux compromis ? C'est grâce à son intransigeance et à sa volonté sans failles qu'il évite à la France de se retrouver dans le camp des vaincus. Au lendemain du 18 juin, un tel exploit était loin d'être imaginable tellement l'avenir était sombre.
    À ce titre, la France lui doit reconnaissance car son action et sa clairvoyance purent contrebalancer le fourvoiement dans lequel s'était empêtré le régime de Vichy avec la collaboration.

    Elle doit aussi avoir une pensée pour ces Français qui surent résister et se sacrifier dans les réseaux de résistance quelle que soit leur obédience.

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