• Dans le second volume de ses Mémoires, Jacques Chirac aborde avec une grande liberté de ton les deux mandats de sa présidence, la plus longue de la Ve République après celle de François Mitterrand.
    Il dresse son bilan et explique ce qui a guidé ses grands choix, sans passer sous silence les aspects qui ont suscité des critiques et des commentaires ? la dissolution de 1997, le feuilleton des « affaires », l´échec du référendum sur la Constitution européenne ? , il rétablit aussi la vérité sur les réformes menées en faveur de la réduction de la « fracture sociale » et de la modernisation du pays.
    Il consacre une large part de ce récit aux questions de politique étrangère et à son inlassable engagement pour le respect des cultures et la paix, tant en ex-Yougoslavie qu´en Irak. Restituant ses échanges avec les grands chefs d´État du moment, de Bill Clinton et George W. Bush à Tony Blair, de Boris Eltsine et Vladimir Poutine à Helmut Kohl et aux dirigeants chinois, il révèle les dessous, jusqu´ici tenus secrets, d´une action internationale souvent déterminante.
    Jacques Chirac évoque également avec beaucoup de sincérité ses relations avec les principaux protagonistes de ses douze années de pouvoir : aussi bien Alain Juppé et Lionel Jospin, que Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.
    Il raconte, enfin, l´autre grande aventure de cette période : la création du musée des Arts Premiers, aventure qui reflète, au-delà de sa dimension esthétique, la part la plus authentique d´un président profondément humaniste, épris d´universel.
    En conclusion, Jacques Chirac s´adresse à la jeunesse et aux créateurs, tous ceux qui seront les acteurs de la France de demain, et s´appuie sur son expérience hors du commun pour livrer dans un « testament politique » sa vision d´une « France qui ose ».

  • Jacques Chirac ne parle pas facilement de lui-même. Pudique et secret, il se raconte ici pour la première fois. Dans un style vivant et direct, non dénué d´humour, il évoque ses origines familiales, sa jeunesse aventureuse et ses débuts en politique, depuis son élection en 1967 comme député de Corrèze, qui lui a permis de s´imposer très vite dans un milieu pour lequel il ne se sentait pas prédestiné.
    Ce volume couvre les soixante-trois premières années de sa vie, jusqu´à son élection à la présidence de la République en 1995. On y voit naître et se former un homme politique hors normes et s´élaborer sa réflexion profondément marquée par les valeurs conjointes du radicalisme et du gaullisme.
    Jacques Chirac revient sur ses relations privilégiées avec Georges Pompidou, ses rapports conflictuels avec Valéry Giscard d´Estaing, sa cohabitation à la fois orageuse et complice avec François Mitterrand, son affrontement avec Édouard Balladur. Il lève le voile sur les années de solitude qui, nonobstant les trahisons, l´ont conduit en 1995 à la tête de l´État. C´est avec la même franchise qu´il révèle ses échanges avec divers chefs d´État étrangers. Jacques Chirac consacre aussi une large place dans ce livre à ses souvenirs personnels, brossant un portrait intime et émouvant de ses parents, de son épouse Bernadette et de ses filles Laurence et Claude. Il nous fait entrer dans son « jardin secret » en expliquant les raisons de son goût pour l´Asie et les arts premiers, qui a largement fondé sa vision humaniste du monde et de l´Histoire.

  • La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir.
    Journaliste, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine. Il a déjà publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol, Andréas contre Napoléon (1991)et Zita, impératrice courage (1997, 40 000 exemplaires). Historiquement correct paru en 2003 a connu un très grand succès de librairie (80 000 exemplaires), de même que la première édition de ce Terrorisme intellectuel (près de 50 000 exemplaires).

  • Révolutions, ce sont d´abord celles que le monde est en train de vivre, un monde qui voit les anciennes puissances colonisatrices perdre le pouvoir au profit des ex-pays colonisés, et l´Occident céder le contrôle de la planète aux pays émergents.

    Révolutions, ce sont celles que l´Europe, après avoir dominé le monde pendant plus de cinq siècles, doit accomplir au plus vite pour ne pas se laisser marginaliser et pour sortir de cette crise qui est une crise globale, pas seulement financière et économique, mais aussi politique, sociale, institutionnelle et morale.

    Il est urgent de réinventer un nouveau modèle de croissance en renversant les valeurs, en brisant tous les conservatismes et toutes les rentes, en s´attaquant à la précarité, aux inégalités et à la pauvreté qui rongent le lien social, en renouant avec les utopies et en dépassant les possibles pour redonner du sens à la vie.



    Matthieu Pigasse est directeur général de Lazard France. Il est l´auteur, avec Gilles Finchelstein, d´un livre paru chez Plon en 2009, Le Monde d´après.

  • Le Consulat est de retour.
    Il y a chez Nicolas Sarkozy bien des aspects d'un Premier consul contemporain. Certes, il n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint.
    Lui comme le Corse à ses débuts ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes. Ils avancent sur tous les terrains à la fois, s'étonnent qu'on s'asphyxie à les suivre, trébuchent en galopant. Leur ambition est immense. Issus l'un et l'autre d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais ils craignent souvent que le destin ne se dérobe. Ils ont de grands espoirs et de sombres pressentiments. Ils ne résistent pas à l'ostentation. Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues, non sans d'enviables succès. Là encore, la discrétion n'est pas leur fort. Ils ont de l'orgueil à revendre, une impressionnante promptitude d'esprit. Ils aiment décider, ils n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action.
    Le nouveau président de la République se vit comme un cousin de Bonaparte à une époque aussi tourmentée, à sa manière, que le Consulat.
    Apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, moins chimérique, moins submergé par le mythe de sa propre gloire mais aussi avide de marquer et de rompre ? C'est son rêve. Ce serait un miracle. Faut-il prier pour cela ?
    Alain Duhamel

  • Ségolène Royal a tout pour gagner les primaires et l´élection présidentielle de 2012. En 2007, elle était arrivée au second tour de la présidentielle avec 17 millions d´électeurs derrière elle. Elle a de ce fait conquis notoriété et respect dans le monde entier, ce qu´elle mettra au service de la France.Ségolène Royal opère la synthèse entre la défense de valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) et la conscience du futur (croissance verte, entreprises citoyennes, démocratie participative, alliances politiques sans sectarisme...). Elle a su faire l´union rassurante entre la ruralité de son enfance et de sa région, et les quartiers urbains populaires où elle a acquis une forte popularité.Ségolène Royal aborde ce moment politique avec la maturité et la force puisées dans les épreuves. Animée depuis toujours par la morale de l´action, elle se présente aujourd´hui comme « la présidente des solutions ». Dans ce livre, elle propose un « ordre social juste » pour en finir avec les « désordres injustes » qui indignent et découragent.

  • « Président de la République. » Il suffit de prononcer ces mots pour qu´une foule d´images se présentent à l´esprit : le palais de l´Élysée, le chef de l´État en habit, ceint du grand cordon de la Légion d´honneur, les gardes républicains rendant les hommages, de grands discours demeurés célèbres, d´intenses moments d´émotion (et de querelle) collective lors des élections présidentielles... Les présidents de la République accompagnent nos vies. Commenter leurs faits et gestes a toujours été un sport national.
    L´objectif desPrésidents de la République pour les Nulsest de vous faire découvrir nos vingt-trois présidents de la République. Et, à travers eux, notre dernier siècle et demi d´histoire. Il y a les présidents hauts en couleur : le gaffeur Mac-Mahon, le séducteur Félix Faure, le truculent Armand Fallières, le fantasque Paul Deschanel. D´autres furent frappés par un destin funeste : Sadi Carnot, poignardé par un anarchiste, ou Paul Doumer, criblé de balles par un déséquilibré.
    Ce livre raconte ces parcours et ces destins si intimement liés à notre mémoire collective. À côté des grands événements historiques, vous y trouverez quantité d´anecdotes sur nos « grands hommes » et les faits marquants qu´ils ont vécus ou provoqués.

  • " Le président de la République a un plan. Il conduit la France là où elle a toujours refusé d'aller. L'abandon du modèle républicain, le culte de l'argent, le choix d'une société d'inégalités, le renoncement à ce qui faisait la force et l'originalité de la France dans le monde. Partout, la France se range du côté des puissants. En même temps, tous les centres de décision, politiques, économiques, médiatiques sont convoités et mis en réseau. L'arbitraire règne en maître. Jamais démocratie ne porta plus mal son nom. Jamais République ne fut moins publique. " Avec une rare force d'écriture, avec des portraits tendres ou cruels, avec colère ou ironie, François Bayrou a choisi de dénoncer la vraie nature de l'abus de pouvoir que l'on veut imposer à la France.

  • Le 6 mai 2007, nous connaîtrons le nom du 23e président de la République française. Depuis Louis Napoléon Bonaparte jusqu'à Jacques Chirac, nos présidents ont connus des destins bien différents. Si certains n'ont joué qu'un rôle anecdotique dans l'Histoire, d'autres ont marqué durablement leur époque. La fonction de président a également évolué d'une République à la suivante. Et elle ne fut pas toujours de tout repos ! Savez-vous par exemple que deux présidents furent assassinés au cours de leurs mandats? Et que deux autres virent leur mandat interrompu de façon tragi-comique ? Félix Faure qui mourut en galante compagnie, et Paul Deschanel, atteint du " syndrome d'Elpenor " qui bascula par la fenêtre d'un train ?
    Voici les portraits de 22 chefs d'État français !
    Comprenant la biographie de chacun de ces présidents ainsi que des encadrés sur les événements marquants de leurs mandats, le contexte politique, économique ou social d'une époque, mais aussi des anecdotes plus personnelles, ce Petit livre très complet parcourt deux siècles de réceptions officielles et de conciliabules secrets, de négociations et d'affaires, de fastes et de drames.

  • Le plus puissant service de contre-espionnage que la France ait jamais connu, la DCRI, a été créé en 2008 par Nicolas Sarkozy. Il a placéà sa tête un de ses plus proches fidèles, Bernard Squarcini. Officiellement , le « FBI à la française » devait en finir avec la police politique qu´incarnaient les célèbres RG et se concentrer sur la seule défense de l´intérêt général. Qu´en est-il vraiment ? Au terme de leur enquête, extrêmement argumentée, les auteurs l´affirment : jamais un service de renseignement n´aura été autant instrumentalisé au profil d´un seul homme : Nicolas Sarkozy.

  • Cela ressemble à une mauvaise série américaine, avec un Français dans le rôle du « méchant ». Et pas n´importe lequel. Dominique Strauss-Kahn, l´argentier de la planète, l´ex-futur candidat socialiste à la présidence de la République, celui que certains voyaient déjà succéder à Nicolas Sarkozy, qui sombre soudain dans le plus sordide des faits divers. Arrêtéà New York pour tentative deviol et agression sexuelle présumée contre une femme de ménage de l´hôtel Sofitel. Comment lemanaging directordu Fonds monétaire international, le meilleur des candidats de la gauche française à l´élection présidentielle de 2012, s´est-il retrouvé dans le rôle principal d´une affaire criminelle mondialisée ?En quelques heures, c´est un destin qui bascule. Celui d´un homme qui, après s´être approché du seuil de l´Élysée, se voit désormais aux portes de la prison. Car DSK était sur le point de rentrer dans la compétition présidentielle française. Dans les sondages, il atteignait des sommets, imposant peu à peu sa candidature comme une évidence tant à ses camarades du parti socialiste qu´à l´opinion française. L´homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, c´était lui. Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, il allait se porter candidat. Depuis des années, il travaillait avec ses équipes pour cela. Quelques jours avant son arrestation, il avait consulté l´ensemble des responsables de son parti afin de préparer son atterrissage. Tout était prêt...L´onde de choc de l´affaire sur la vie politique française est énorme. Pour le Parti socialiste, sidéré par la violence du dossier, traumatisé par la perte brutale de son champion. Pour la droite et l´Élysée, soudainement requinqués par cet ahurissant scandale après plus d´un an de purgatoire... Mais la déflagration politique touche aussi toute la planète. L´affaire DSK, c´est, aussi, un choc de cultures entre une Amérique qui accuse et une France sous le choc. La rencontre entre deux univers qui ne se croisent jamais : le monde judiciaire américain et le monde politique français. Comme l´explique un haut dirigeant socialiste : « D´habitude, les deux hémisphères de notre cerveau sont séparés. L´un suit les séries policières américaines, l´autre les affaires du PS. Et là, les deux étaient réunis...» La parade de l´accusé menottéà Harlem provoque l´indignation hexagonale. L´occasion est trop belle pour que ne resurgissent les vieux antagonismes. Sexe, pouvoir et politique, le cocktail est détonnant. Récit à deux voix, entre Paris et New York, d´une affaire qui passionne l´Amérique et la France, pas forcément pour les mêmes raisons.

  • Un précis de décomposition de la finance mondiale. " L'ancien disciple de Raymond Aron analyse les causes du séisme que nous vivons, décrit le mécanisme des cycles économiques et le salut temporaire trouvé dans des politiques keynésiennes, avant d'esquisser les mutations que le capitalisme mondial va devoir entamer "L'Express. " L'économie mondiale n'est pas guérie ; elle connaît une simple rémission. La crise n'est nullement achevée ; elle mute. " Nicolas Baverez Historien et économiste, Nicolas Baverez a notamment publié La France qui tombe, Nouveau monde, Vieille France et En route vers l'inconnu. Cette nouvelle édition comporte une préface inédite de l'auteur. " Ce n'est ni le premier ni le dernier livre sur la crise, mais c'est l'un des plus pénétrants sur le sujet, empruntant à l'histoire autant qu'à l'économie. " Le Monde " L'ancien disciple de Raymond Aron analyse les causes du séisme que nous vivons - le "Pearl Harbor" de la mondialisation -,décrit le mécanisme des cycles économiques et le salut temporaire trouvé dans des politiques keynésiennes, avant d'esquisser les mutations que le capitalisme mondial va devoir entamer, et dont l'Europe et la France risquent d'être les premières victimes. " L'Express " Une réflexion lucide. " Le Figaro

  • Le 6 mai 2012, les Français ont majoritairement exprimé leur ferme volonté de tourner la page du sarkozysme.
    D´où l´élection d´un président socialiste.
    Mais cette victoire fut une victoire d´apparence.
    Derrière, c´est une tout autre réalité qui se profile, s´affirme, est en mesure demain de s´imposer.
    Réalité terrible, angoissante, effrayante même, qui risque de précipiter notre pays dans un cauchemar.
    Tout ce qu´a fait Sarkozy n´est pas condamnable. Mais la situation qu´il a créée et qu´il nous laisse en héritage est une véritable bombe atomique à retardement.
    Le scrutin du 6 mai en a été le révélateur.
    En ce sens, il fut catastrophique.



    Jean-François Kahn a été professeur puis journaliste (Le Monde,L´Express,Europe 1,Antenne 2), avant de créer et de dirigerL´Evénement du jeudi. Il a fondé le journalMarianne. Il est l´auteur d´une vingtaine d´ouvrages dontEsquisse d´une philosophie du mensonge (Flammarion,1989),Tout change parce que rien ne change. Introduction à une théorie de l´évolution sociale(Fayard,1994),Dictionnaire incorrect(Plon, 2005),Philosophie de la réalité(Fayard, 2011). Son dernier ouvrageMenteurs !,paru chez Plon, a été un immense succès.

  • En 1942, alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, un rapport d´apparence austère, oeuvre du libéral William Beveridge, fit l´effet d´une bombe. De fait, il promettait aux Britanniques, plongés dans un atroce conflit, de rêver à une société enfin plus juste, protégeant les pauvres comme les riches des grands fléaux sociaux : le chômage, la maladie, la grande pauvreté, l´absence de retraite. Signe que ces propositions répondaient à une attente, 600 000 exemplaires de ce rapport furent vendus en quelques jours! Et dès les années d´après-guerre, le gouvernement travailliste s´inspira de ce grand texte pour édifier un Welfare State dont les règles, aujourd´hui encore, régissent la société britannique.


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    Ce rapport célèbre et fréquemment cité, n´avait, jusqu´à présent, jamais été traduit en France ! A l´heure où la Sécurité Sociale, la retraite, et le chômage préoccupent tant les Français que leurs gouvernants, le Rapport Beveridge ne peut qu´apporter un éclairage bienvenu dans le débat public.

  • Pour mieux cerner leurs personnalités si complexes, pour regarder derrière les masques qui les protège, il faut revenir à leurs racines. Robert Schneider donne les clés pour mieux comprendre comment ils se sont construits. Il décrit le milieu familial au sein duquel ils ont grandi, raconte l´influence des parents, celle des maîtres et des professeurs, l´éducation qu´ils ont reçue, la place qu´y tenaient la religion, l´amour de la patrie, l'engagement politique, la culture, l´argent, les premières idylles...

    Qu´y a-t-il de commun entre Charles de Gaulle, le fils de famille au nom de patrie et Nicolas Sarkozy, le fils d´un réfugié hongrois qui a longtemps refusé la nationalité française ? Entre François Mitterrand, le Charentais, élevé dans le culte de la religion et de la patrie et Georges Pompidou, le Cantalou, nourri à la mamelle socialiste et laïque. Entre Valéry Giscard d´Estaing, fils de la grande bourgeoisie fortunée qui se pique d´aristocratie et Jacques Chirac, le petit-fils d´instituteurs francs-maçons et bouffeurs de curés ? L´ambition, bien sûr. Mais l´auteur montre qu´elle ne s´est manifestée ni au même âge, ni de la même manière, ni pour les mêmes raisons.

  • « L´état d´urgence ne durera pas. L´état d´urgence, c´est précisément le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose. »François Bayrou, député des Pyrénées-Atlantiques, a été ministre de l´Éducation nationale. Il a obtenu près de 20 % des voix à l´élection présidentielle de 2007.Il préside le Mouvement démocrate.

  • À l´exception du cas atypique du général de Gaulle, jamais, dans l´histoire de la Ve République, le favori de l´élection ne l´a emporté. Tous favoris, les Poher, Chaban, Rocard, Balladur, Jospin, Royal, Strauss-Kahn n´ont pas réussi accéder à la fonction suprême. Outre les « Je vous demande de vous arrêter ! », et autres « bravitudes », quelles fautes, quelles erreurs répétées à travers les élections successives expliquent ces échecs ? Et pourquoi des individus qui ont derrière eux de longues années d´apprentissage, qui connaissent tout des moeurs politiques, qui sont informés au jour le jour des soubresauts et des souhaits de l´opinion, finissent-ils par commettre autant d´irréparables bévues, que ce soit à la mairie de Conflans-Sainte-Honorine ou dans un Sofitel à New York ?Conséquence directe de la défaite des favoris : le président élu n´est pas le représentant du « mieux disant » mais celui du « moindre mal ». Autrement dit, il n´est qu´un président par défaut. Il n´est pas celui qui a gagné l´élection présidentielle, mais celui qui ne l´a pas perdue. Or les présidents successifs se croient investis d´une légitimité qui leur permet de mener la politique de leur choix. C´est une erreur profonde. Convoqués à l´élection présidentielle comme au plus grand spectacle de la politique, les Français font simplement leur devoir en éliminant celui qu´ils jugent le moins capable ou le moins digne d´exercer la charge suprême. Une fois ce devoir accompli, ils rentrent chez eux fiers d´avoir débarrassé le pays du danger qui le menaçait.Du syndrome Balladur (ou comment perdre une élection en pensant qu´elle est jouée d´avance) au syndrome Jospin (ou comment l´absence de désir conduit inexorablement à l´échec), des cas Juppé et Fabius (ou le massacre des dauphins) au cas Le Pen (ou l´éternel candidat qui ne souhaite surtout pas être élu), la démonstration enlevée et drôle de Patrice Carmouze, spécialiste des échecs, bourdes et bévues en tout genre, est très convaincante. L´actualité récente n´est pas pour le contredire...

  • Pour devenir des citoyens, les étrangers doivent, depuis 1927, prouver leur bonne assimilation à la « communauté» française. C´est cette injonction à l´assimilation dans la procédure d´acquisition de la nationalité que ce livre propose d´analyser. En revenant sur la naissance du concept d´assimilation et son introduction dans le droit de la nationalité, on cherche à savoir depuis quand et à comprendre pourquoi on exige des candidats à la naturalisation qu´ils soient « assimilés ». Concept religieux à l´origine, l´« assimilation » se sécularise et se politise dans le contexte des « vieilles » colonies françaises esclavagistes des Antilles et durant la période révolutionnaire. Dès lors, la « politique d´assimilation » est typique de la pensée politique bourgeoise et s´inscrit dans le cadre de la « guerre des races » : les vainqueurs doivent assimiler les vaincus pour éviter que n´éclate à nouveau la guerre. Sont ainsi mis en lumière de multiples usages et significations circulant entre métropole et colonies. L´apparition de la condition d´assimilation dans le droit de la nationalité doit beaucoup à des configurations sociales et politiques spécifiques, marquées, dans les colonies, par les rapports de domination coloniaux et, en métropole, par la volonté d´assimiler les « races soeurs » dans un contexte de crise démographique.

    Mais cela ne nous dit pas comment l´administration chargée des naturalisations mesure l´« assimilation » des candidats. Pour répondre à cette question, le livre développe une analyse socio-historique et ethnographique (en préfecture, entre 2005 et 2007) qui met en lumière l´invention des critères d´assimilation et les usages administratifs qui en sont faits, déterminés par la conjoncture historique, la concurrence de logiques administratives distinctes, les pratiques des agents subalternes et la « naturalisabilité» des candidats. La vérité objective de la naturalisation est particulièrement bien révélée par les cas de refus de naturalisation pour « défaut d´assimilation », qui concernent aujourd´hui principalement des femmes et/ou des musulmans. L´étude du contentieux administratif relatif au « défaut d´assimilation » soulève ainsi les questions du hijab, de la polygamie et de l´« islamisme » dans la procédure de naturalisation, qui constituent à l´heure actuelle autant de frontières à la prétendue « identité nationale ».

  • Délocalisations, chômage, crise économique et financière, peur de l´autre, perte du sens de la communauté nationale, fuite des cerveaux, déclin de l´Europe... Les Français considèrent la mondialisation comme une menace plus que comme une chance à saisir. Pourtant, aujourd´hui, c´est bien hors de nos frontières que se situent les marchés qui tireront vers le haut la croissance de notre pays. C´est en échangeant des idées et des hommes avec l´étranger que la France trouvera sa place et sera plus compétitive à l´international. Il est temps de nous ouvrir au monde, car c´est là que se joue notre avenir.



    Nicolas Tenzer est directeur de la revue Le Banquet. Auteur de rapports officiels sur la fonction publique et la stratégie internationale, il a également publié de nombreux ouvrages, dont Philosophie politique (PUF, 1994), Quand la France disparaît du monde (Grasset, 2008), Le Monde à l´horizon 2030 (Perrin, 2011) et La Fin du malheur français ? (Stock, 2011).

  • Colportées par le bouche-à-oreille, les discussions de café du commerce ou par les médias, les idées reçues donnent de la France et de ses habitants une image caricaturale, distordue, aux antipodes de la réalité. Plus grave encore : elles tiennent fréquemment lieu de constat, d´argument, de raisonnement, voire d´idéologie : les personnages les plus en vue et les plus influents en usent et en abusent, y apportant leur caution.

    En cette période de crise, de doute et d´échéances électorales, ce livre passe ces idées reçues au banc d´essai en faisant appel à des arguments historiques, économiques, aux données chiffrées et au raisonnement. Il explore tous les domaines : culture, société, économie, politique. La France est-elle la patrie des droits de l´homme ? Est-elle dépassée par la mondialisation ? Est-ce vraiment le pays où l´on fait le plus la grève et où l´on paye le plus d´impôts ?

    Il ressort de cette plongée dans le pseudo savoir commun un constat : certains de ces lieux communs ont un fond de vérité, beaucoup sont faux, d´autres sont les deux à la fois. De fait, la France pourrait bien être le pays du paradoxe. A l´image de sa gastronomie, opulente mais faisant des Français les champions de la minceur et de la longévité, la France est tout, et son contraire. Pays du bon vivre où règne le pessimisme. Enraciné dans son terroir mais ouvert sur le monde. Conscient de sa grandeur mais miné par la certitude du déclin. Frivole et profond. La définition même du « génie français » !

  • « Viols, crimes, arnaques, divorces et tromperies... Si un tribunal est une scène où la loi est la même pour tous, la vie qui s´y joue est à chaque fois unique et singulière. Il suffi t souvent d´un rien pour que tout bascule : de la norme au scandale, de l´ordinaire à l´horreur, de la comédie à la tragédie. Avant d´être des techniciens, les professionnels du droit sont les témoins de drames, de souffrances, de déchirures, d´agressivité, de haines et parfois de pardons. » Pour la première fois, une juge nous livre des histoires de son quotidien : moeurs, tragédies, escroqueries et mensonges... Avec sincérité et simplicité, elle fait revivre ce métier difficile, peu connu et parfois mal aimé, dont l´objet consiste à comprendre, trancher, punir. Et parfois même à décider de l´avenir d´un homme.



    Sophie Endelys a commencé sa carrière de magistrat en tant que substitut du procureur de la République à Béthune, puis à Paris. Elle a exercé quelque temps au ministère de la Justice avant un retour en juridiction. Depuis, elle a choisi d´exercer ses fonctions en Normandie d´abord comme vice-président puis comme conseiller de la cour d´appel et a publié deux romans : Du gypse, du plomb et une légère odeur de fraise (Fayard, 2003) et Diététique et balle perdue (Plon, 2007).

  • On peut regarder l'histoire politique du XXe siècle comme l'histoire du combat de la démocratie contre ses ennemis extérieurs : le fascisme et le communisme. Ce combat s'est achevé avec la chute du mur de Berlin. D'après certains, il se prolonge contre de nouveaux ennemis - islamo-fascisme, terrorisme, dictateurs sanguinaires... Pour Todorov, ces dangers, certes réels, ne sont pas des candidats crédibles à cette succession. Le principal ennemi de la démocratie, c'est devenu elle-même, ou plutôt certains aspects plus ou moins visibles de son développement, qui en menacent jusqu'à l'existence même. Le premier est une forme de démesure, un avatar de la vieille hubris des Grecs : ayant vaincu ses ennemis, certains des tenants de la démocratie libérale sont pris d'ivresse. Quelques dizaines d'années après la décolonisation, les voici lancés dans une succession de croisades où il s'agit d'apporter les bienfaits de la civilisation à des peuples qui en sont privés. Or cette démesure, non contente d'être plus meurtrière qu'on ne le dit (car les " bombes humanitaires " tuent autant que les autres), est aussi destructrice de nos propres valeurs : on part se battre pour une juste cause, et on se réveille avec le cauchemar d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo. Le deuxième est une étrange filiation : pour Todorov, il y a en effet une continuité entre le messianisme européen du XIXe siècle, qui a notamment ouvert la voie idéologique de la colonisation, le communisme et le néo-libéralisme contemporain. Ce sont des doctrines proprement révolutionnaires, dont le but est d'établir un nouvel ordre du monde, et où la fin justifie les moyens. C'est une chose de croire dans l'universalité de ses propres valeurs et de souhaiter les promouvoir ; c'en est une autre de le faire avec une violence moins visible, et sans une considération attentive des peuples objets de notre sollicitude. La troisième menace est la tyrannie des individus : une doctrine de protection des libertés s'est aujourd'hui hypertrophiée jusqu'à donner à quelques puissants le privilège de s'approprier non seulement les richesses, mais aussi le pouvoir politique et la parole publique - bref d'occuper tout l'espace et d'exercer la liberté des renards dans le poulailler... Liberté et barrières, tolérance et responsabilité, balance des contre-pouvoirs - seul un dosage subtil pourra permettre à la démocratie de durer en étant autre chose qu'un paravent ou un faux-semblant : un modèle où les forces contradictoires qui agitent individus et sociétés trouvent une forme d'équilibre perpétuellement instable, et où le " vivre-ensemble " garde un sens.

  • Quelle société voulons-nous ?

    Collectif

    • 12-21
    • 9 Février 2012

    D´importantes élections - présidentielles, puis législatives - vont avoir lieu en France au printemps 2012. Ce qui compte le plus est-il la personnalité de celui ou celle qui sera portéà la tête de l´État, ou bien le projet qui aura pu prendre forme et recueillir l´adhésion d´une majorité ? S´agit-il simplement d´attribuer du pouvoir, ou bien chacun a-t-il le devoir de se demander, avant de l´exprimer, ce qu´il attend - pour lui-même et aussi pour les autres ?



    Pour autant qu´en 2012, au-delà du jeu politique, se prendront des décisions qui façonnent l´avenir, l´Église a son mot à dire. Elle en a même le devoir, dans sa mission de service désintéressé de l´espérance qu´elle propose à tous - au-delà des catholiques pratiquants.



    Elle ne donne pas de consigne de vote, mais il lui revient d´interpeler les consciences : quelles réalités doivent informer les choix à faire ? Nos modes de vie sont-ils vraiment appelés à changer ? Quelles libertés doivent être absolument assurées ? Quel est aujourd´hui le bien commun sur lequel un consensus devrait et pourrait se manifester ? La société repose-t-elle sur le fonctionnement de son économie ou sur sa conception de l´humain ? N´y-a-t-il qu´à compter élire l´homme (ou la femme) providentiel(le) ?



    Tels sont quelques-uns des inesquivables défis de l´heure, sur lesquels l´archevêque de Paris, président de la Conférence des évêques de France, fait part de ses réflexions où la foi chrétienne, sans complaisance ni parti pris, dégage les enjeux de l´actualité. La question qui fait le titre de ce livre est celle à laquelle tous les citoyens sont appelés à répondre.

  • Depuis près de quinze ans, L'Express a l'honneur de compter Jacques Attali parmi ses éditorialistes. Chaque semaine, celui-ci livre aux lecteurs du magazine une réflexion, une analyse, un pronostic sur un sujet en lien avec l'actualité. Il y aborde tous les thèmes, sans tabous ni faux-semblants, de la politique française aux relations internationales, en passant par l'économie et les sujets de société.
    Cet ePub se présente comme le reccueil de ses chroniques économiques écrites depuis 1998. Jacques Attali a accepté de revenir sur ses articles avec la distance qu'apporte nécessairement le temps et de les commenter avec un regard neuf.
    Economie française, emploi, monnaie, finances internationales et crise économique, dette, instance et relations internationales, G8, FMI, économie et société... Ce visionnaire nous amène ainsi, au fil des textes, à appréhender différemment le monde qui nous entoure.

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