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    La vague

    Todd Strasser

    Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d'Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : " La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l'Action. " En l'espace de quelques jours, l'atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.
    Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?
    " Ce best-seller, qui est devenu un manuel d'Histoire en Allemagne et un film, souligne qu'il est facile de se transformer en petit fasciste du jour au lendemain. "Philippe Vallet - France Info


  • Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d'Orwell permettent de penser les dictatures du XXe siècle. Je pose l'hypothèse qu'ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours.
    Comment instaurer aujourd'hui une dictature d'un type nouveau ?

    J'ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l'histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l'Empire. Chacun de ces temps est composé de moments particuliers.
    Pour détruire la liberté, il faut : assurer une surveillance perpétuelle ; ruiner la vie personnelle ; supprimer la solitude ; se réjouir des fêtes obligatoires ; uniformiser l'opinion ; dénoncer le crime par la pensée.
    Pour appauvrir la langue, il faut : pratiquer une langue nouvelle ; utiliser le double langage ; détruire des mots ; oraliser la langue ; parler une langue unique ; supprimer les classiques.
    Pour abolir la vérité, il faut : enseigner l'idéologie ; instrumentaliser la presse ; propager de fausses nouvelles ; produire le réel.
    Pour supprimer l'histoire, il faut : effacer le passé ; réécrire l'histoire ; inventer la mémoire ; détruire les livres ; industrialiser la littérature.
    Pour nier la nature, il faut : détruire la pulsion de vie ; organiser la frustration sexuelle ; hygiéniser la vie ; procréer médicalement.
    Pour propager la haine, il faut : se créer un ennemi ; fomenter des guerres ; psychiatriser la pensée critique ; achever le dernier homme.
    Pour aspirer à l'Empire, il faut : formater les enfants ; administrer l'opposition ; gouverner avec les élites ; asservir grâce au progrès ; dissimuler le pouvoir.
    Qui dira que nous n'y sommes pas ?

    M.O.

  • Thierry et Eric n'avaient jamais fait attention à cet insigne sur le blouson de leur copain Andreas, une décoration métallique parmi beaucoup d'autres. Jusqu'au jour où, dans une boutique de jeux, le vendeur avait pointé l'index vers l'insigne et s'était mis en colère. C'était un vieil homme. Il s'était mis à crier, il était livide. Ensuite, il leur avait donné le jeu. En fait, il leur avait ordonné d'y jouer. Il n'y avait rien sur la boîte. A l'intérieur, une simple disquette, même pas un CD-Rom. Et pourtant, ce qu'ils voyaient sur l'écran de l'ordinateur ne ressemblait à rien de ce qu'ils auraient osé imaginer. Choisissez votre mode de jeu, dit la voix. Mais il ne s'agissait pas vraiment d'un jeu. Il s'agissait plutôt d'un passeport pour l'enfer.

  • L'étude de la dictature a acquis, en Occident, une dimension presque exotique. Mais les régimes autoritaires restent une réalité douloureuse pour des milliards de gens. Ceux dont les libertés et les droits sont bafoués. Ceux qui subissent arrestations arbitraires, corruption, injustice.
    Quelle est la nature de la dictature ? Comment s'implante-t-elle ? Quelles sont les conditions et les circonstances qui favorisent son épanouissement ? Et comment les dictateurs conservent-ils le pouvoir, même lorsqu'ils sont méprisés et moqués par ceux qu'ils gouvernent ? Dans ce bref essai volontiers provocateur, fruit d'une longue réflexion, Alaa El Aswany examine la dictature comme une véritable maladie et s'attache à démontrer que, pour comprendre le syndrome de la dictature, nous devons d'abord examiner les circonstances de son émergence, ainsi que les symptômes et les complications qu'il provoque, tant chez le peuple que chez le dictateur.

  • " La valise serrée contre ses jambes, il avait laissé ses pensées prendre le large pour apaiser l'angoisse que faisait monter en lui la présence des militaires. Pas un carnet dans la valise, pas un crayon qu'on lui aurait immédiatement confisqué. Non, mais des poèmes par centaines, dans la tête et dans le coeur, que rien ni personne ne parviendrait à lui enlever. Quelle chance, après tout, d'avoir choisi la poésie, et non la peinture ou le piano ! Dans les camps, dans les prisons où on les jette, le peintre privé de toiles et de pigments vit un enfer, le musicien sans piano se voit amputé de la meilleure part de lui-même, mais moi, poète sans stylo, ni papier, de quoi me prive-t-on que je ne puisse trouver en moi ? Les doigts coupés, la langue arrachée, je continuerais à sentir la vibration du poème. Elle est la corde tendue de mes nerfs. Ma résistance."

    Bruno Doucey a de multiples vies ; toutes le ramènent vers cette histoire qu'il a longtemps portée en lui. L'éditeur a publié six recueils de Ritsos, le poète se nourrit du lyrisme et de l'engagement de son ombre tutélaire, l'homme a trouvé une seconde patrie en Grèce, et l'humaniste abhorre la dictature. Quant au romancier, après avoir redonné vie à Neruda, Lorca, Max Jacob, Marianne Cohn, Victor Jara et Matoub Lounès, il se devait de faire entendre le chant et la révolte de ce frère d'âme.

  • À vingt ans, à la naissance de son enfant, Luz commence à avoir des doutes sur ses origines, elle suit son intuition dans une recherche qui lui révèlera l'histoire occulte de l'Argentine. En 1976, sa mère, détenue politique, a accouché en prison. La petite fille a été donnée à la famille des responsables de la répression. Personne n'a su d'où venait Luz, à l'exception de Myriam, la compagne d'un des tortionnaires, qui s'est liée d'amitié avec la prisonnière et a juré de protéger l'enfant.
    Luz mène son enquête depuis sa situation troublante d'enfant que personne n'a jamais recherchée.
    Un thriller loin des clichés dans lequel l'amour cherche la vérité.

  • Le Talon de fer (The Iron Heel, 1908) appartient au patrimoine littéraire mondial. Francis Lacassin le désignait comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d'anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie (soit juste avant Martin Eden), Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et... impitoyable répression.

    Roman socialiste à thèse, récit d'amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

    Jack London (1876-1916), est l'auteur d'une oeuvre immense dont Libertalia retraduit tout le volet social.

  • Dans un vieil entrepôt d´un quartier populaire de Santiago, trois sexagénaires attendent avec impatience l´arrivée d´un homme, le Spécialiste. Tous trois anciens militants de gauche, condamnés à l´exil par le coup d´État de Pinochet, se retrouvent trente-cinq ans après pour participer à une action révolutionnaire organisée par le Spécialiste. Mais alors que celui-ci se dirige vers ce rendez-vous, il est tué de façon grotesque, frappé par le destin sous la forme d´un tourne-disque jeté par une fenêtre au cours d´une dispute conjugale. Tout le plan tombe à l´eau jusqu´au moment où ressurgit dans la mémoire des complices l´expression favorite du Spécialiste : "On tente le coup ?" L´auteur nous propose les portraits cocasses et attachants de trois héros cassés par l´Histoire récente et l´exil, mais qui n´ont perdu ni leur humour ni leur capacité de croire en un rêve. 

  • De Lénine à Bokassa, de Hitler à Salazar, comment neuf grands dictateurs du XXesiècle ont mis des femmes dans leur jeu, et avec quels résultats.0500 Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l´intervention de la politique et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

    Ancienne élève de la Sorbonne et de l´Ecole normale supérieure, Diane Ducret est auteur de films documentaires culturels et animatrice d´émissions dédiées à l´histoire.0300Elles s´appellent Nadia, Clara, Magda, Jiang Qing, Elena, Catherine, Mira... Ils s´appellent Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Salazar, Mao, Ceausescu, Bokassa, Milosevic. Epouses, compagnes, égéries, admiratrices, elles ont en commun d´être à la fois amoureuses et triomphantes, trompées et sacrifiées, parfois jusqu´à la mort. A leurs hommes cruels, violents et tyranniques, elles font croire qu´ils sont beaux, charmeurs, tout puissants. Car la sexualité est l´un des ressorts du pouvoir absolu, et les dictateurs ont besoin d´enrôler les femmes dans leurs entreprises de domination. Diane Ducret raconte par le menu les rencontres, les stratégies de séduction, les rapports amoureux, l´intervention de la politique, et les destinées diverses, souvent tragiques, des femmes qui ont croisé le chemin et passé par le lit des dictateurs.

  • Sajida et Samira, ses épouses simultanées, Raghad et Halah, ses filles préférées, ont tenu une place capitale et méconnue dans la vie de Saddam Hussein. Et que dire de Khadije, la femme de Khomeiny, qui l´entourait d´un immense respect et faisait la vaisselle pour la décharger des tâches domestiques ? Plus fort encore, voici, en exclusivité mondiale, l´entourage féminin de Ben Laden enfin révélé, comme ceux du Coréen névropathe Kim Il-Jong, de Castro et de Milosevic. Ces six messieurs ont en commun d´avoir détesté l´Occident libéral et démocratique, et martyrisé leur peuple. Au terme d´une enquête parfois non sans risque, Diane Ducret dévoile des pans d´histoire contemporaine moins futiles qu´il y paraît. Car les hommes réputés autoritaires ou charismatiques ne sont pas, face aux femmes, toujours tels qu´on les imagine ou qu´ils veulent le faire croire. Et la politique s´en ressent.

  • Legend T.1

    Marie Lu

    June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l´élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir assuré dans les hauts rangs de l´armée.Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l´arrêter.Issus de deux mondes différents, June et Day n´ont aucune raison de se rencontrer... jusqu´au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?

  • " Le troisième mandat avait été le plus terrible... Après ça, tout était allé de soi. Il était devenu un dictateur. "
    Bogdan Teodorescu nous confronte à un passé qui vient rappeler que l'homme, avec son léger vernis de civilisation, reste un loup pour l'homme.
    Cloîtré dans une serre au verre sali par la pluie, d'où il dirige la Roumanie d'une main de fer depuis plus d'un demi-siècle, le dictateur s'apprête à lancer son grand défi à l'Histoire. Pour échapper à l'érosion du temps, il a fait construire en secret un portail entre présent et passé, capable de ramener les morts. Et demain, il ramènera le plus illustre d'entre eux : un grand homme, un grand guerrier, un grand patriote... Michel Le Brave.Mais quand le leader d'une époque où empaler ses adversaires était pratique courante débarque dans notre réalité, les réactions en chaîne sont pour le moins imprévisibles...
    Dans ce roman énigmatique, Bogdan Teodorescu nous confronte à un passé qui vient rappeler que l'homme reste un loup pour l'homme.
    Retours de la presse sur Spada :
    " Un passionnant thriller politico-médiatique que structure une forme atypique. " Macha Séry, Le Monde des livres

    " Fascinant polar aux allures de troublante politique-fiction, grisâtre et grinçant à souhait qui [...] nous entraîne dans les replis d'une société roumaine contemporaine complexe, fragile et divisée. " Philippe Blanchet, Le Figaro Magazine

    " A lire d'urgence ! " Alain Léauthier, Marianne

    " Que demande le peuple ? Un autre roman signé Bogdan Teodorescu, et vite ! " Marc Fernandez, Metro News

    Spada, son précédent roman, a été finaliste du prix du livre européen 2016

  • Une femme et un homme, nés au mitan du XXe siècle au Chili. Elle, Carmen, fille de la bourgeoisie, vit à Santiago ; lui, Teo, a grandi dans les mines de salpêtre au nord du pays. Tout les oppose. Mais voilà que le Chili gronde. Les mouvements révolutionnaires des années soixante secouent les corps et les consciences. Après l'élection d'Allende et la ferveur de l'Unité populaire, viendra le coup d'État du 11 septembre 1973, et avec lui, la violence de la dictature. Pour Carmen et Teo, la vie rime avec engagement, lutte, épreuves et exil. En ligne de mire un ennemi : Pinochet. Et un espoir : la liberté.
    Flamboyant, enlevé et virtuose, voici le roman vrai de deux héros qui n'ont jamais renoncé à leurs idéaux et continuent de nous inspirer aujourd'hui.


  • Ni vivant ni mort, Leonardo a disparu.

    Il avait 20 ans et voulait changer le monde, une dictature impitoyable dominait le Brésil. Pour Sofia, sa petite soeur, il était un dieu. Les années ont passé et le vide ne s'est pas comblé. Le père est mort, la mère s'est enfermée dans son chagrin et Sofia, étouffée par cette absence, part à la recherche du disparu. Au cours d'une enquête, qui l'amène sur les chemins de la clandestinité révolutionnaire en lutte contre la dictature, un ami lui fait parvenir un cahier étrange. Il raconte à deux voix une forêt amazonienne à la fois magnifique et mortelle ainsi qu'une vie quotidienne éprouvante dans l'Araguaia, région d'Amazonie choisie dans les années 70 par un groupe d'étudiants utopistes pour créer une guérilla de libération des paysans. Ils étaient une soixantaine, on envoya 10 000 soldats pour les combattre. Il y eut peu de rescapés.
    D'où vient ce carnet, pourquoi tant de mystères sur son origine ? Qui a écrit ce récit déchirant, pourquoi deux écritures mêlées ? Qui l'a fait remettre à Sofia ? Que cache le silence de sa mère ?

    Avec une grande énergie dramatique, dans une langue sèche et concise, Guiomar de Grammont écrit un beau texte émouvant qui interroge le passé d'un pays qui se veut sans mémoire.

  • Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l'Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à grande échelle les techniques de la " guerre sale " (rafles, torture, exécutions, escadrons de la mort...). C'est en enquêtant sur l'organisation transnationale dont s'étaient dotées ces dictatures -; le fameux " Plan Condor " -; que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latino-américains. Dès la fin des années 1950, les méthodes de la " Bataille d'Alger " sont enseignées à l'École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s'installe une " mission militaire permanente française " constituée d'anciens d'Algérie. De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la " guerre moderne ", qu'ils applique-ront au Sud-Viêtnam.
    Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu'à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre -; fruit d'une enquête de deux ans, en Amérique latine et en Europe -; dévoile une page occulte de l'histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l'OAS, des fascistes européens ou des " moines soldats " agissant pour le compte de l'organisation intégriste la Cité catholique...

  • Trois générations de dictateurs nord-coréens ou l'histoire sanglante d'une " monarchie communiste ". Les règnes de Kim Jong-il, Kim Il-sung et Kim Jong-un, qui, depuis 1945, se sont succédé de père en fils à la tête de la République démocratique populaire de Corée, ont engendré ce paradoxe inouï : la transformation d'un système communiste en monarchie absolue. Imposant leur idéologie et leur volonté à la Corée du Nord, les trois Kim ont mis en place un des régimes les plus impitoyables de la planète, bâti sur un nationalisme exacerbé, un culte du chef frénétique et l'usage systématique de la terreur concentrationnaire.

  • « Ce que la dictature nous a insufflé nous poursuit à présent parce que c'est aussi cela qui nous définit », dit Francisco à Diego le jour de leurs retrouvailles à Lima. Voilà presque dix ans que les deux amis ont quitté le Pérou, fuyant leur vie dans un pays défiguré par la violence et l'incertitude. Le récit de leurs souvenirs les ramènera à une étrange et mystérieuse soirée à Berlin. Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là ? Après la disparition soudaine de Francisco, le besoin obsessionnel de découvrir la vérité sur cet épisode conduit Diego sur les traces de celle qui connaît peut-être la vérité : Cayetana, dont il tentera de comprendre le destin énigmatique.
    Campé dans un Pérou meurtri, La Procession infinie est un roman noir, polyphonique et poignant sur l'amitié et les vertigineuses impossibilités de l'amour dans un pays endeuillé, traumatisé par son histoire politique récente.
    Diego Trelles Paz, né à Lima en 1977, est journaliste, critique de cinéma et de musique, écrivain, scénariste et universitaire. Il est l'auteur de deux romans - El círculo de los escritores asesinos, 2005 et Bioy, 2012, paru en France chez Buchet/Chastel en 2015 -, de plusieurs recueils de contes et anthologies, dont El futuro es nuestro qui a connu un grand succès en Amérique latine. La Procession infinie est son troisième roman et a été finaliste du prestigieux prix Herralde.

  • Roïn Venkoo veut en finir avec sa vie qu'il juge absurde. Sauf que dans ce monde parfait, au bonheur obligatoire et policé, tout est réglementé. Pour mourir, il lui faut demander l'autorisation... qu'on tarde à lui donner. Les machines sont formelles : il faut attendre. Alors, Roïn craque et passe outre. Il se jette du haut d'un immeuble et... est ressuscité. De force, puisqu'il n'avait pas obtenu la permission. Les mâchoires de la société se referment sur lui.
    S'ensuivent un procès et une sentence : l'interdiction de mourir pour un minimum de cent sept ans adjointe d'une obligation de travailler dans une officine d'état. Au désespoir, Roïn choisit le Bureau des Défunts, l'administration qui veille sur la mort des citoyens... Son choix est-il un hasard ? Car dès lors, Roïn va faire d'incroyables découvertes...

    Antoine Lencou est du genre préoccupé. Nos origines, notre devenir, notre conscience, le but de notre existence, celui de l'univers, où il a rangé ses clefs... Des questions simples, quoi.
    Et puis, bien sûr, la Mort. D'ailleurs, s'il était breton, son nom, Lencou, s'écrirait probablement ainsi : « L'Ankou ». La Mort.
    Dans ses récits, la mort est souvent présente. Avec le nom qu'Antoine porte, elle ne devrait pas lui faire peur. Rien n'est moins sûr. Même ses personnages souffrent de ce handicap. Alors, dans le doute, restez courtois avec lui. On n'est jamais trop prudent.
    Antoine Lencou est aujourd'hui l'auteur d'une trentaine de nouvelles, d'une novella et deux romans.
    « V otre mort nous appartient » est le premier volet de la tétralogie « Le Bureau des Défunts ».

  • La face totalitaire inhérente au système communiste est elle liée à son origine, à la nature de ses crimes ? Quelle exacte mémoire peut on conserver de ce système, selon que l'on en a été victime ou adepte ? Vingt ans après la chute du mur de Berlin, douze ans après les controverses et le succès - un million d'exemplaires, vingt-cinq traductions - du Livre noir du communisme, Stéphane Courtois propose un recueil aux idées tout aussi décapantes. Prenant le contrepied des thèses traditionnelles sur les origines du totalitarisme, illustrées par Hannah Arendt et George Mosse, il montre le rôle fondamental de Lénine et du bolchevisme dans l'invention, entre 1902 et 1922, de ce phénomène politique inédit. Grâce à l'exploitation des archives de Moscou, il redéfinit le rôle de Staline et la nature des crimes de masse commis par les régimes communistes, ce qu'il appelle le " génocide de classe ", seul concept susceptible d'éclairer la famine ukrainienne ou les assassinats au Cambodge. Enfin, Stéphane Courtois revient sur la mémoire tragique du communisme en Europe centrale et orientale, la mémoire glorieuse du communisme en Europe occidentale " en particulier en France " et la mémoire paradoxale de l'URSS dans la Russie de Vladimir Poutine qui réhabilite Staline. Stéphane Courtois est directeur de recherche au CNRS, directeur de la revue universitaire Communisme (L'Age d'homme) et de la collection " Démocratie ou totalitarisme ". Il a notamment publié Les logiques totalitaires en Europe et le Dictionnaire du communisme. Presse : " Stimulant et polémique " L'Expansion, 24 Septembre 09

  • Seize ans se sont écoulés... Le joug impérial s'est appesanti sur les mondes, avec son cortège de croix-de-feu et de miradors à pensées. Dans l'ombre du pouvoir, le sénéchal Harkot poursuit l'oeuvre obscure d'Hyponéros. Quel espoir reste-t-il ? Faut-il se raccrocher à des mythes ? celui des guerriers du silence qui échappent à l'inquisition mentale et voyagent sur les pensées recouvre-t-il encore une réalité ? C'est afin de rencontrer ces êtres légendaires qu'un garçon de huit ans, Jek At-Skin, entreprend un voyage improbable vers Terra Mater, la planète des origines.

  • Sous l'action des Scaythes effaceurs, l'humanité s'abîme peu à peu dans le néant. Son dernier espoir repose sur les guerriers du silence, ces êtres légendaires qui voyagent sur les pensées. Ils devront être douze. Douze à pénétrer dans les annales inddiques. Douze à unir leurs forces pour défier la lointaine citadelle Hyponéros. Mais douze disséminés à travers les mondes, pourchassés et persécutés, douze qui s'ignorent eux-mêmes pour la plupart. Pendant ce temps, Tixu Oty, arrivé sur un astre mort du centre de la galaxie, pénètre dans les arcanes de l'Hyponéros...

  • « Je ne sais pas s'il existe un autre peuple sur Terre qui ait suivi plus fidèlement ce fier commandement : '' Ne pas accepter, même pour gagner le paradis, de vendre son âme''. Ce sont eux qui m'ont appris qu'il n'y a aucune excuse à l'avilissement et à la lâcheté. Ce sont eux qui m'ont appris la liberté et le mépris de la mort. » Taoufik Ben Brik, « Déclaration de grève », 3 avril 2000.

    Par sa grève de la faim de quarante-deux jours, par son courage, le journaliste tunisien Taoufik Ben Brik est l'homme qui a contraint la dictature du général Ben Ali à mettre un genou à terre. Parce qu'il ne supportait plus les persécutions incessantes dont il était l'objet depuis des années, parce qu'il est un homme libre, il a choisi cette action extrême, dont l'immense retentissement international a contribuéà révéler la vérité d'un régime qui a fait de la Tunisie une « prison sans barreaux » . Ce livre est le meilleur témoignage de son combat : on y découvrira les articles qu'il a rédigés depuis dix ans, principalement pour les agences de presse Syfia et Infosud, et pour le quotidien françaisLa Croix. Des textes incisifs, rigoureux, qui tissent une chronique passionnante, et parfois douloureuse. À petites touches, ils restituent la vie dans une dictature féroce, prête à tous les travestissements. Taoufik Ben Brik y décrit les élections truquées, l'extermination des grands oiseaux sauvages par les chasseurs venus des Émirats arabes, le quadrillage de la population par des dizaines de milliers de policiers ; ou encore : les pièges de la vie à crédit, l'audience impressionnante des émissions érotiques reçues par la parabole, les émeutes contre la hausse du prix du pain, l'imaginaire des « brûleurs », ces jeunes prêts à tout pour fuir le paradis des touristes dans des embarcations précaires...

  • La vie privée n'existe plus. Big Universe a façonné un nouveau monde. Filmé en permanence par Big Universe, le quotidien de chaque habitant est diffusé en direct sur n'importe quel écran, partout, tout le temps. D'abord pensé comme un système de sécurité et de contrôle total des humains, l'ancien système de sécurité est devenu un marché juteux où les habitants se battent pour apparaître dans le Top 100.
    Dans ce monde qu'elle rejette au fond d'elle, Jillian mène une existence des plus banales pour fuir ce Top 100. Contre toute attente, elle se retrouve propulsée sous les feux des projecteurs.
    L'impossible se produit alors : un meurtre en direct sur la star du Top. Le monde entier s'interroge. Un meurtre alors que Big Universe surveille chacun ? Est-ce un coup de pub, une mise en scène pour atteindre la première place tant convoitée ?
    À moins qu'un véritable acte criminel ait été commis ? Dans ce cas, qui se cache derrière cet assassinat ? Et que fait Big Universe ?


    Née en 1988 en Belgique, Florence se passionne rapidement pour l'écriture. Pendant les récrés, elle préfère rester en classe à rédiger des poésies, histoires courtes ou synthèses sur les sujets qui la passionnent. Éditrice de plusieurs blogs depuis son adolescence, il lui tient à coeur de partager ses conseils et expériences en matière de développement personnel, d'écologie, d'équité... Ce n'est qu'un peu avant ses trente ans qu'elle ose enfin se lancer dans l'écriture de romans, après avoir timidement griffonné des dizaines d'idées d'histoires sur des coins de cahiers.


    À trente et un ans, elle assume son hyperactivité, partagée entre sa reconversion en tant que programmeuse informatique, l'écriture de ses livres, ses missions de rédactrice web et ses ateliers-conférences sur le mode de vie minimaliste.

  • Au croisement de l´Histoire et de l´actualité, ce livre raconte pour la première fois les derniers jours des principaux dictateurs qui ont ensanglanté la planète, de Mussolini à Kim Jong-il, en passant par Hitler, Staline, Franco, Mao, Amin Dada, Tito, Ceausescu, Mobutu, Saddam Hussein, Ben Ali, Kadhafi ... et les autres.

    Pour relever le défi, Perrin et L´Express ont choisi de s´unir en rassemblant certaines des meilleures plumes historiques et journalistiques actuelles sous la direction de Diane Ducret et Emmanuel Hecht. En découlent une vingtaine de chapitres vivants et documentés aux meilleures sources qui constituent autant de reportages édifiants et riches en révélations.

    Tous ces portraits dressent le tableau d´un demi-siècle barbare ponctué de meurtres, complots, coups d´Etat et révolutions. Ils prouvent le mensonge de régimes assis sur la promesse de l´ordre et de la prospérité.

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