• Le misanthrope

    Molière

    Le Misanthrope est une comédie sombre de 1666, dont l´intrigue paraît simple : un homme essaie d´obtenir un rendez-vous en tête à tête avec la femme qu´il aime - et n´y parvient pas. Cet homme excessif, Alceste, défend la sincérité absolue. Mais la jeune femme, Célimène, qui reçoit bien des hommes dans son salon, aime plaire... Qui a tort et qui a raison, des inadaptés sincères ou des hypocrites trop bien adaptés ? Entre le rire et les larmes, Molière se garde bien de nous donner une réponse.

  • Le cocu imaginaire offre le premier modèle de ces personnages dont les souffrances vont constituer l'essence de la comédie. Celle-ci donne, avec Arnolphe et Agnès, l'image des rêves, des désirs, des passions qui agitent le corps et le coeur des hommes. Et l'éveil d'Agnès, malgré la soumission où l'a tenue son tuteur, pose directement, à une société qui ne l'avait jamais entendue avec autant d'acuité, la question de l'éducation des filles, et celle de leur liberté. L'École des femmes marque ainsi une date dans l'oeuvre de Molière et dans l'histoire du théâtre lui-même : elle élargit le champ de la comédie à la peinture de l'homme et de la société, et affirme la dignité et la richesse du genre comique.

  • L'avare

    Molière

    Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • Figaro
    "Forcé de parcourir la route où je suis entré sans le savoir, comme j'en sortirai sans le vouloir, je l'ai jonchée d'autant de fleurs que ma gaieté me l'a permis ; encore je dis ma gaieté, sans savoir si elle est à moi plus que le reste, ni même quel est ce Moi dont je m'occupe : un assemblage informe de parties inconnues ; puis un chétif être imbécile ; un petit animal folâtre ; un jeune homme ardent au plaisir, ayant tous les goûts pour jouir, faisant tous les métiers pour vivre ; maître ici, valet là, selon qu'il plaît à la fortune! ambitieux par vanité, laborieux par nécessité ; mais paresseux... avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion ; amoureux par folles bouffées ; j'ai tout vu, tout fait, tout usé." (Acte V, scène III)

  • Echoués à la suite d´un naufrage sur une île gouvernée par des esclaves fugitifs, une coquette et un petit-maître perdent la liberté tandis que leurs esclaves désormais affranchis deviennent maîtres - et leur font subir diverses épreuves : « Nous vous jetons dans l´esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu´on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l´avoir été. » En 1725, c´est un monde social renversé que Marivaux donne à voir sur la scène du Théâtre-Italien : la fragilité du pouvoir peut ainsi se dévoiler, les rancoeurs enfouies se libérer, et le malheur d´une condition servile s´éprouver. Mais si l´inversion est bien politique, elle est également ludique, et cette pièce sérieuse aux faux airs d´utopie est bien une comédie : le spectateur s´y amuse aux dépens des maîtres que leurs valets caricaturent, et il rit autant des maladresses que commettent ces valets lorsqu´ils tiennent le rôle des maîtres.


    Edition de Jean Goulemot 

  • Dans L´Illusion comique, en 1636, Corneille met en scène Pridamant, un père à la recherche de son fils, Clindor. Il assiste, grâce au magicien Alcandre, à la représentation des aventures mouvementées de cet enfant prodigue...À chaque acte, on change de registre. Péripéties sentimentales, rebondissements comiques, fin tragique ?Non, tout cela n´était que du théâtre !Alors, vive le jeu et que le spectacle continue...

  • Un jour de fête, dans un joli château en Espagne : la femme de chambre Suzanne et le valet Figaro s'apprêtent à convoler en justes noces. Mais certains entendent bien troubler leur plaisir - ou au moins y trouver le leur : le maître menace d'empêcher le mariage si la belle ne lui accorde pas ses faveurs ; une autre veut forcer Figaro à l'épouser. Que de coups de théâtre jusqu'à la cérémonie nuptiale, et même au-delà !
    Jalousie, ruses, déguisements, mensonges... sont au programme de cette Folle Journée qui, en dépit de son apparente légèreté, met au jour les inégalités d'une société qui ne réserve pas le même sort aux individus selon qu'ils naissent hommes ou femmes, nobles ou roturiers, riches ou misérables.
    + Étude de l'oeuvre :
    o explications de texte ;
    o le personnage de Figaro et ses origines ;
    + Parcours : « La comédie du valet » ;
    o la figure du valet au théâtre ;
    o quand maîtres et valets s'affrontent ;
    + Culture artistique :
    o cahier photos ;
    o un livre, un film : Gosford Park de Robert Altman (2001) ;
    + Sujets de dissertation.

  • Un vieux bourgeois enferme dans sa maison une ingénue qu´il entend épouser. Un amoureux, avec l´aide de son rusé serviteur, soustrait la jeune fille à ce mariage forcé - et l´épouse lui-même.C´est un thème de comédie d´intrigue qui ne semble guère neuf. Et pourtant, en 1775, Beaumarchais, dans Le Barbier de Séville, en donne une illustration sautillante, virevoltante, qui suit le rythme de la danse et de la musique.Et voici Figaro-ci, Figaro-là, valet qui commence une belle carrière sur la scène.

  • Voici enfin la suite tant attendue de La Femme parfaite est une connasse ! Pourquoi une suite ? Mais parce que la connasse ne meurt jamais ! Avec humour et légèreté, les auteurs continuent de s'attaquer à celle qui les fait tant culpabiliser : la « femme parfaite ».
    Vous y découvrirez de nouvelles théories telles que le « frisson de la honte » ou la technique du « tiré/décalé », mais vous apprendrez aussi « comment reconnaître l'homme parfait », « comment savoir qu'on ne vit pas dans une comédie romantique américaine », ou le concept universel du « mec à trois bières ». Bref, tout ce qu'il faut pour assumer enfin votre imperfection !

    © Izabela Habur / Getty Images

  • Le prince d'un royaume imaginaire fait enlever une de ses sujettes, Silvia, pour l'épouser, alors qu'elle est éprise d'un jeune homme de son village, Arlequin, lui-même retenu au palais. Dans le monde confiné de la cour, l'amour vrai des deux héros resistera-t-il à l'artifice et au mensonge ? Une comédie qui mêle farce et satire sociale.

  • « Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le prévient,et ce jour même en fait sa femme, à la barbe et dans la maison du tuteur. Voilà le fond, dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, et cætera » : c'est ainsi que Beaumarchais résume l'intrigue du Barbier de Séville (1775). Premier moment d'une trilogie qui, avec Le Mariage de Figaro et La Mère coupable, conduira la famille Almaviva des rêves juvéniles comblés aux amertumes de la vie, cette comédie marque la naissance de Figaro, le plus célèbre valet du théâtre français.

    Dossier :
    1. Les styles théâtraux de Beaumarchais
    2. Le comique selon les Lumières
    3. Comique et musique
    4. La tirade de la calomnie

  • Catharina refuse haut et fort de se soumettre à l'autorité de son père et au carcan de la société, s'attirant ainsi les foudres de toute la ville de Padoue. Sa jeune soeur, la douce et docile Bianca, est entourée d'une foule de prétendants. Mais leur père est intraitable, il ne mariera la cadette que lorsque l'aînée aura trouvé un époux. Les galants redoublent alors de stratagèmes pour parvenir à leurs fins. Quand l'audacieux Petruchio décide d'apprivoiser la jeune « mégère », cette virevoltante comédie prend un tournant inattendu.

  • Quelques heures avant son mariage, la gourmandise de son cheval conduit Fadinard aux plus folles mésa-ventures : poursuivi par les invités de la noce, qui n'y comprennent rien, il lui faut sous la menace se précipiter dans la boutique d'une modiste, puis dans les salons d'une comtesse, ensuite dans l'appartement d'un cocu, pour se retrouver finalement chez lui, où il aurait mieux fait de rester, car c'est là que se trouvait la solution. Un chapeau de paille d'Italie est le premier chef-d'oeuvre du vaudeville à couplets, comme Le Cid était celui de la tragédie. Sans cette pièce, nous n'aurions ni Le Dindon, ni Un fil à la patte, ni La Dame de chez Maxim. C'est tout dire...
    Edition d'Henry Gidel.  
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  • « Chaque Parisien sentit sur sa joue la main du vainqueur. C'était le stigmate, le soufflet donné par l'abominable traité de paix. - Ah ! ce trente et un janvier 1871, je me souviens : anémiée par les privations, minée par le chagrin, torturée d'inquiétude pour les miens, je me dirigeais avec Mme Guérard et, deux amis vers le parc Monceau. Tout à coup, un de mes amis, M. de Plancy, devint pâle comme un mort. Je suivis son regard : un soldat passait. Il était sans armes. Puis deux autres. Ils étaient sans armes. Et ils étaient si pâles, ces pauvres soldats désarmés, ces humbles héros ; il y avait une telle douleur dans le découragement de leur démarche, il y avait dans leur regard adressé aux femmes, un « Ce n'est pas notre faute... » si pitoyable, si attendrissant, que j'éclatai en sanglots, et voulus de suite rentrer chez moi. Je ne voulais plus rencontrer les soldats français désarmés. Je résolus de partir le plus vite possible à la recherche de ma famille. »

  • Shakespeare tout est bien qui finit bien tout est bien qui finit bien ? tout commence bien : une orpheline, hélène, guérit le roi de france qu'on donnait pour perdu.
    En récompense, elle reçoit un mari, bertrand, fils de sa noble famille d'accueil, qu'elle convoitait en secret. mais tout menace de mal finir : marié malgré lui bertrand refuse le lit du mariage et s'enfuit à florence où il découvre le plaisir d'un lit adultère. comment, en effet, si loin du domicile conjugal, bertrand donnera-t-il à diana, sa maîtresse d'un soir, l'anneau de la fidélité qui se retrouve à l'acte v au doigt d'hélène, l'épouse qu'il fuyait ? comment, dans l'épaisseur de la nuit, fait-il de la chaste diane une vénus ardente pour se découvrir au dénouement père légitime de l'enfant que porte hélène avec laquelle il s'était juré de ne jamais coucher ? et comment finira-t-il par l'accepter pour épouse, et même par l'aimer ? au terme d'une comédie inclassable, l'énigme perdure : comment la cruauté shakespearienne fait-elle naître finalement une imprévisible tendresse des noces paradoxales de la fidélité et de l'adultère ?

  • Propulsé en 1940 à Londres par le professeur Dunworthy sans la moindre préparation, John Bartholomew intègre la brigade des veilleurs du feu, ces héros qui ont sauvé la cathédrale Saint-Paul des bombes allemandes... À cette époque, de nombreux Londoniens se réfugiaient dans le métro, dont plusieurs stations portent aujourd'hui encore de bien curieux stigmates... Et tandis que d'autres vont chercher la mort beaucoup plus loin, sur les rives antiques du Nil, certains accueillent en eux la présence des dieux à têtes d'animaux pour en faire un commerce fort lucratif... Voici quelques-uns des thèmes abordés dans ces neuf nouvelles et courts récits primés - parmi lesquels « Les veilleurs du feu », préquelle au roman Black-Out et au cycle temporel -, qui donnent à voir un aperçu complet des talents de conteuse de Connie Willis.

  • Merlin, Lisette, Blaise et Colette sont tous des valets et suivants. Merlin est fiancé à Lisette et Blaise est sur le point d'épouser Colette. Voulant faire plaisir à sa maîtresse, Merlin propose d'organiser une comédie dont les acteurs seront les valets et suivants eux-mêmes. Merlin feindra de courtiser Colette et Blaise fera de même avec Lisette. Toutefois, lors de la répétition, Colette répond avec plaisir aux avances de Merlin. Lisette et Blaise n'apprécient pas la facilité de jeu de leurs amants réciproques. La répétition entraînant trop de querelles, la représentation est finalement annulée.

  • Laisse tomber la neige !

    Cécile Chomin

    Le jour où tout a commencé ? Celui où je me suis embourbée dans la neige, en pleine nuit, à 600 km de Paris, après avoir été plaquée devant l'autel. La Reine des neiges, c'était moi, version robe en lambeaux et pieds gelés. C'est là que j'ai cru voir un grizzly. Un plantigrade genre Chabal, debout sur ses pattes arrière et plein de poils, qui a rugi : « Qu'est-ce que vous faites sur ma propriété ? ». Hourra ! il y avait un habitant dans ce coin perdu. J'ai avisé la propriété : en fait, c'était un vieux chalet. Mais si je ne voulais pas mourir de froid, j'avais intérêt à convaincre l'autochtone de m'héberger pour la nuit...

    /> L'héroïne trépidante de Cécile Chomin bondit de page en page, et passe par toutes les nuances de la drôlerie et des sentiments, jusqu'à trouver l'amour là où elle n'était vraiment pas venue le chercher.

  • Turcaret

    Alain-René Lesage

    « Turcaret » ou le Financier est la pièce la plus célèbre de Alain-René Lesage. S´inscrivant dans une tradition classique à la Molière, Turcaret est pourtant bien différente. A la fois satire et comédie de moeurs, Turcaret emprunte autant à l´esprit de Ben Jonson qu´à la prose et aux dialogues de Molière. Le rejet du comportement des maitres par les valets, un peu moins perfides, nous a évoqué l´esprit naissant du Figaro de Beaumarchais.

  • Chers voisins t.2

    Collectif

    Ce livre est vendu au format PDF et au format ePub à maquette fixe, pour une lecture optimisée sur tablette.

    « Le voisin est un animal nuisible assez proche de l'homme. » Pierre Desproges « Pourquoi sommes-nous au monde sinon pour amuser nos voisins e

  • England's Lane, dans le Nord de Londres, est une rue pleine d'effervescence, où se côtoient de nombreuses boutiques. L'occasion de s'immiscer dans le quotidien des commerçants de la petite artère en 1959. On y rencontre entre autres Milly, mariée à Jim Stammer qui tient la quincaillerie. Ils ont un fils adoptif, Paul, d'une dizaine d'années. Il y a aussi Stan, le marchand de tabac et de friandises dont la femme reste cloîtrée à la maison, père d'une gamine de l'âge de Paul. Ou encore Jonathan Barton, le boucher de England's Lane qui reçoit un jour la visite d'un inconnu le menaçant de révéler sa véritable identité... Infidélités, mensonges, meurtres et trahisons se cachent derrière les façades proprettes de chacun des commerçants, bien moins lisses qu'on pourrait le croire... Une comédie de moeurs comme seul Joseph Connolly en a le secret, savoureuse et piquante à souhait.

    Création Studio Flammarion. En couverture : © Digital Vision / Masterfile

  • L'oenologue amateur aime nous rabaisser : « C'est pas un merlot, c'est un pinot, ça n'a rien à voir. » Ou encore : « Si tu ne carafes pas ce vin une demi-heure avant, autant boire du Coca. »Heureusement, le temps est venu pour nous, pauvres ignorants, de prendre notre revanche grâce à cet antiguide qui nous permettra de faire croire à notre entourage que nous avons grandi au milieu des ceps de vigne et des barriques en chêne.Vous trouverez notamment dans ce livre les lois du vin (comme l'obligation de dire : « Il a un goût de banane », en cas de dégustation d'un beaujolais nouveau), des phrases à apprendre par coeur pour se la péter grave (« C'est un vin aimable, acerbe mais très enjoué, avec une dominante de fruits à pépins. »), ou encore les trucs et astuces pour se sauver de toute situation gênante (par exemple, dire : « Il a une robe rubis », plutôt que : « T'as vu le vin, il est rouge foncé, on dirait le vernis à ongles de Martine. »)Vous l'aurez compris, il s'agit donc d'un livre à consommer sans madérisation*. * Jeu de mots déposé à la SACD.

  • Ce livre au titre un brin provocateur est en réalité un concentré d'autodérision qui s'adresse à tout le monde, juif ou non.
    À travers 10 grands chapitres (famille, nourriture, mariage, voyages, etc.), vous découvrirez notamment que tous les chemins mènent à Enrico Macias, vous comprendrez enfin les subtilités de la cuisine casher et vous apprendrez les phrases de drague typiques d'un Séfarade (qui n'ont rien à voir avec celles d'un Ashkénaze).
    Un livre à lire au second degré, mais à mettre entre toutes les mains pour combattre les pires clichés grâce à l'humour et à la dérision.

  • 3h - Durée : 75 min
    Trois musiciens, en costume-cravate, jouent piano, guitare, « valisophone », chantent et conversent autour d'un verre. Ils discutent de tout, de rien, du cinéma japonais et des pop-corn, d'un regard qui en dit long et qui parle en alexandrins. L'un d'eux veut se débarrasser d'un bout d'arc-en-ciel, un autre prétend avoir vu Verlaine hier soir... Un univers décalé, drôle, élégant et absurde rythmé par des chansons allant de Trenet à Gershwin.

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