• Après LOL est aussi un palindrome et ses 20 000 ex vendus (GFK), voici un petit bijou caustique sur la rhétorique incroyablement inventive et franchement osée des élèves ! Mathilde Levesque s'amuse à passer au crible de la rhétorique le discours de ses élèves. En ressort un petit dictionnaire des figures de style pas piqué des vers, où cohabitent définitions parfaitement académiques et illustrations souvent déjantées... Ainsi le sacrosaint oxymore (l'"obscure clarté" de Corneille) devient une saillie irrésistible attrapée au vol en plein cours : - Non mais c'est pas possible, Kevin, vous êtes vraiment un cancre ! - Peut-être madame, mais un cancre sérieux. De même, le paradoxe impose le respect lorsqu'il est servi avec un aplomb imperturbable par Ali : - Madame mais faut vraiment qu'on sache la différence entre sonnet français et italien, là ? - Evidemment ! C'est très utile, vous verrez. - Ouais ben c'est de l'utile qui sert à rien, quoi. De quoi redonner un sacré coup de jeune aux figures de style, et prouver, s'il en était encore besoin, que la rhétorique est bel et bien pratiquée dans le 93, et de belle manière, s'il vous plaît !

  • IOLO ou le cri immémorial qui déchire les siècles comme un trou de boulette. IOLO ou l'affirmation de notre finitude. Héraclite avait le Flux universel. Platon avait la Dialectique. Horace avait le Carpe Diem. Lucrèce avait les Atomes. Augustin avait Michel. Cicéron avait... bon, Cicéron avait que dalle mdr. Mais nous autres, nous avons la Roue Libre. ROTA LIBERANDA EST. IOLO SPQR PTDR IOLO ou cinquante chefs-d'oeuvre grecs et latins résumés par les Boloss des Belles Lettres pour les Belles Lettres.

  • Cet ouvrage éclaire et met en perspective les débats sur l'enracinement des inégalités sociales et territoriales qui caractérisent la transformation des métropoles. L'expression « Banlieues populaires » a pris une connotation négative, désignant des lieux abandonnés par les pouvoirs publics, des lieux de « non droit », habités par des populations désaffiliées, si ce n'est « dangereuses ». Tout un imaginaire s'est ainsi cristallisé autour de cette expression. Ce livre revisite les idées reçues ou les fausses évidences en démontrant que les banlieues ne forment pas des territoires homogènes. Éclairant l'histoire des banlieues populaires et singulièrement celle de la Seine Saint-Denis, ses auteurs interrogent le présent et les futurs possibles des banlieues populaires.

    Cet ouvrage est dirigé par Marie-Hélène Bacqué, professeure en études urbaines, Emmanuel Bellanger, historien, chercheur au CNRS et par Henri Rey, politiste, directeur de recherche à Sciences Po.

  • Ancien prof de lycée du " 9-3 ", Fabien Truong a accompagné sur dix ans - des émeutes de 2005 à la tragédie Charlie Hebdo - une vingtaine d'anciens élèves après leur bac. Tour à tour prof, enquêteur, témoin et confident, il dresse ici le portrait tout en finesse de la jeunesse des banlieues populaires. Loin des clichés médiatiques, du fatalisme politique et du catastrophisme de la " désintégration sociale ", ce livre montre comment s'opère au quotidien sa dilution dans la société française. Ancien prof de lycée dans le " 9-3 " devenu sociologue, Fabien Truong a pendant dix ans - des émeutes de 2005 aux attentats de janvier 2015 - suivi et accompagné une vingtaine d'anciens élèves, du bac jusqu'à la fin de leurs études. Tour à tour prof, enquêteur, témoin, conseiller et confident, il dresse ici le portrait tout en finesse d'une certaine jeunesse française, celle des banlieues populaires issues de l'immigration. Loin des clichés médiatiques, du fatalisme politique ambiant et des prophéties catastrophistes de la " désintégration sociale ", ce livre observe la dilution quotidienne de cette jeunesse dans la société française. De la fac aux grandes écoles, en passant par les cycles plus courts, ces jeunes incarnent la face cachée d'une passion nationale : sortir de sa condition par l'école. Confrontés au stigmate des origines, à l'impératif de rentabilité assigné aux études longues et à la précarité massive, ils mènent un combat ordinaire pour gagner l'estime de soi et apprendre à naviguer entre les multiples frontières du monde social. En offrant une véritable plongée dans l'intimité de ces jeunes étudiants en quête d'échappée, ce livre peut se lire aussi comme un récit initiatique, déroulant dans le temps long leurs rêves d'ascension sociale, leurs questionnements identitaires, les peines et les joies de l'apprentissage intellectuel, leur rapport à la religion ou leurs histoires d'amour. Car, dans ces territoires de la République, rien n'est jamais gagné ni perdu d'avance.

  • Un témoignage d'une grande force et d'une grande sincérité, résolument optimiste, qui montre que les femmes sont la grande chance des quartiers populaires contre le radicalisme et le terrorisme. " Aujourd'hui, plus que jamais, il me semble important de transmettre aux plus jeunes générations l'histoire oubliée de nos daronnes. Dans nos banlieues, la "daronne', c'est la première femme que tu aimes, et la seule pour qui tu peux pleurer. "Daronne', un mot derrière lequel on cache avec pudeur tout l'amour contenu dans le terme "maman'. C'est parce que je suis sortie du chemin que la mienne avait tracé, en suivant un temps la voie d'une certaine "radicalité' religieuse, que j'ai voulu écrire ce livre. Ce qui m'a sauvé, c'est cet indéfectible lien façonné depuis l'enfance avec elle. Je suis revenue à l'endroit où j'avais rompu pour reprendre le cours de ma vie et mettre en accord toutes mes identités, qu'elles soient religieuses, culturelles, traditionnelles et nationales. Je me suis rendu compte à quel point c'était une erreur de vouloir être autre chose que ce que j'étais, une fille de daronne et fière de l'être ! "

  • Une enquête fouillée sur les filières djihadistes françaises.
    " Ce livre est le fruit de ma rencontre avec les frères Kouachi à l'occasion de la préparation d'un documentaire que je réalisais en 2005 pour l'émission Pièces à Convictions, sur France 3. Lorsque je rencontre Saïd Kouachi, en 2005, puis son frère Cherif, en 2008, je n'imagine pas que ces jeunes deviendront les tueurs froids de Charlie Hebdo. Que s'est-il passé durant ces dix années ? Un an après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, et quelques semaines après les tragiques événements de 13 novembre 2015, que sait-on vraiment de la folie meurtrière des frères Kouachi, Amedy Coulibaly et les autres ? Les émotions, aussi fortes soient-elles, doivent laisser place à la raison pour comprendre comment trois adolescents représentatifs de cette jeunesse désoeuvrée des banlieues se sont radicalisés pour basculer dans le djihad. Pourquoi cette violence sans limites, et cette détermination farouche contre une société qui les a vus naître ? L'histoire de leur radicalisation remonte à plus de dix ans, comment se fait-il alors qu'une chaîne fatale d'erreurs et d'omissions des autorités françaises ait pu se produire ? Pourquoi plusieurs rouages de la société française (école, justice, prison) se sont grippés ? Comprendre et décrire la vie de ces tueurs, loin d'être des loups solitaires, est une impérieuse nécessité. Ces jeunes donnent un sens à leur mort à défaut d'en donner un à leur vie. Analyser ce phénomène, c'est anticiper sur l'avenir car nous n'en sommes, hélas, qu'aux balbutiements d'une guerre qui ne dit pas son nom."
    Karim Baouz

  • Elise, Fouad. L'amour les prend au dépourvu. Dans un "café solidaire" de la banlieue parisienne. Tout les sépare - origines, culture, quartier, rêves et désirs, tout autant que les mille petits détails de la vie quotidienne... Et pourtant, une force irrésistible va les projeter vers un parcours commun. Alors, pour apaiser leurs blessures d'enfance, arriver à s'inscrire dans un monde de plus en plus marqué par la démesure et la violence, pour s'articuler, cahin-caha, l'un avec l'autre et trouver le chemin de leur vérité singulière, ils vont tout essayer. La pensée et l'action, la révolte et la prière, le soleil et la lune... Et jusqu'à la Syrie.

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