• L'histoire tragique des amants de Vérone, devenus des figures mythiques de l'amour et de la jeunesse en lutte contre l'absurdité des conflits familiaux.
    Notions littéraires : les didascalies initiales et le prologue, la structure d'une intrigue théâtrale, les genres théâtraux et leurs registres, les mythesHistoire des arts : l'architecture du théâtre élisabéthain, l'héritage artistique du Moyen Age, les réécritures musicales de l'oeuvre Repères élèves : frise historique et culturelle du XVIe au XVIIe siècle, lexique, notes de vocabulaire, méthode
    OEuvre du rabat : Frederic Leighton

  • Le cocu imaginaire offre le premier modèle de ces personnages dont les souffrances vont constituer l'essence de la comédie. Celle-ci donne, avec Arnolphe et Agnès, l'image des rêves, des désirs, des passions qui agitent le corps et le coeur des hommes. Et l'éveil d'Agnès, malgré la soumission où l'a tenue son tuteur, pose directement, à une société qui ne l'avait jamais entendue avec autant d'acuité, la question de l'éducation des filles, et celle de leur liberté. L'École des femmes marque ainsi une date dans l'oeuvre de Molière et dans l'histoire du théâtre lui-même : elle élargit le champ de la comédie à la peinture de l'homme et de la société, et affirme la dignité et la richesse du genre comique.

  • L'avare

    Molière

    Harpagon, riche avare, organise pour ses enfants Cléante et Élise des mariages d'intérêt. Il se réserve quant à lui d'épouser la jeune et charmante Mariane. Mais Cléante, qui est amoureux de la jeune fille, et Élise, secrètement fiancée à Valère, refusent d'obéir à leur père.

  • Riche bourgeois, M. Jourdain ne rêve que d'une chose : devenir gentilhomme. Et quels ne sont pas ses efforts pour y parvenir ! Cours de danse, de chant, d'armes et de philosophie : tout est bon pour acquérir les manières d'un noble. Hélas ! l'élève multiplie les maladresses et les balourdises. L'extravagance de M. Jourdain atteint son comble quand il refuse la main de sa fille à l'homme qu'elle aime, sous prétexte que celui-ci n'appartient pas à la haute société. Cette fois, c'en est trop, son entourage est bien décidé à lui faire recouvrer la raison...

    + Étude de l'oeuvre :
    o questionnaires de lecture
    o vocabulaire d'analyse du théâtre
    o les ressorts du comique
    o les mises en scène du Bourgeois gentilhomme
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    + Groupements de textes :
    o les « gens de qualité » et le culte du paraître
    o Molière et ses influences

    + Histoire des arts :
    o les vanités à travers les âges
    o un livre, un film : Ridicule de Patrice Leconte.

  • « Contrairement aux Contes moraux, les Contes des 4 saisons ne se présentent pas comme une suite de variations sur un thème donné : celui d'un homme qui, parti à la recherche d'une femme, en rencontre une autre et revient à la première. On peut toutefois déceler a posteriori dans leur structure et leur problématique des analogies, des oppositions, voire de vraies symétries. Le troisième conte (Automne) par exemple, rime avec le premier (Printemps), traitant comme lui la "pensée" au sens large, et décrivant une ou plusieurs machinations effectives ou supposées. Le quatrième (Hiver) et le second (Été) se renvoient une image inversée : une femme - trois hommes et un homme - trois femmes, respectivement. Ils ont, peut-on dire, pour objet une "foi" certaine de son choix dans l'un, presque aussi sûre, dans l'autre, de son non-choix. Etc. »
    Éric Rohmer


    Contes des 4 saisons : Conte de printemps (1990), Conte d'été (1996), Conte d'automne (1998), Conte d'hiver (1992).

  • Six contes moraux

    Eric Rohmer

    « Pourquoi filmer une histoire quand on peut l'écrire ? Pourquoi l'écrire quand on va la filmer ? Cette double question n'est oiseuse qu'en apparence. Elle s'est posée très précisément à moi. L'idée de ces contes m'est venue à un âge où je ne savais pas encore si je serais cinéaste. Si j'en ai fait des films, c'est parce que je n'ai pas réussi à les écrire. Et si, d'une certaine façon, il est vrai que je les ai écrits - sous la forme même où on va les lire - c'est uniquement pour pouvoir les filmer. Ces textes donc, ne sont pas "tirés" de mes films. Ils les précèdent dans le temps, mais j'ai voulu d'emblée qu'ils fussent autre chose que des "scénarios". C'est ainsi que toute référence à une mise en scène cinématographique en est absente. Ils ont eu, dès le premier jet, une apparence résolument littéraire. » Éric Rohmer.

    Six contes moraux : La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972).

  • Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste. Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie. La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun. De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination. Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.

  • Il n'existe ni regard idéal ni méthode pour analyser les oeuvres en danse. Telle est la conviction portée par ce livre qui place l'inventivité du spectateur au coeur de l'analyse. Chacun est invité à sortir du jugement, du goût personnel ou du sentiment d'ineffable pour explorer différentes modalités de regard, entre le temps de la contemplation d'une oeuvre et la formulation d'une pensée construite à son sujet. Entrelaçant leurs points de vue, Isabelle Ginot et Philippe Guisgand proposent une réflexion sur les enjeux de l'analyse d'oeuvre et de l'éducation du regard. Leur démarche s'appuie sur des ateliers, des jeux perceptifs et linguistiques, des expérimentations ludiques, dans lesquels on pourra puiser. Il s'agit de penser la nature singulière autant que collective de notre relation aux oeuvres, tout comme les contextes où celle-ci peut s'exercer. Car écrire sur la danse, débattre des oeuvres et dialoguer avec elles sont des moyens d'innover au sein de nombreuses pratiques (enseignement, ateliers de spectateurs, médiations, critique d'art, performances, accompagnements à la création, etc.). Ainsi l'analyse des oeuvres s'ancre dans un monde qui n'est pas seulement celui de la recherche mais celui de tous.

  • Un geste dansé n'est pas nécessairement éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets « classiques » ou des chorégraphies « contemporaines » circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant esthétique, histoire et anthropologie, cet essai critique s'attache à la mémoire des oeuvres en danse. Il expose les conditions artistiques et politiques de leur survie et de leurs devenirs à travers trois cas de répertoires emblématiques : celui du Ballet de l'Opéra de Paris, de Merce Cunningham (1919-2009) et de Dominique Bagouet (1951-1992). Mettant au coeur de sa réflexion le travail des danseurs et des chorégraphes, leur savoir-faire, les représentations et les imaginaires qui nourrissent leurs pratiques, Isabelle Launay analyse et historicise diverses façons d'activer (voire d'inventer) une tradition en danse ainsi que les débats contradictoires qui animent celle-ci.

  • Dans une langue poétique et polyphonique, c'est le trajet d'un artiste en recherche que retrace ce livre. Analysant son propre travail mais aussi les oeuvres emblématiques des artistes brésiliens Luiz de Abreu, Micheline Torres et Marcelo Evelin, le danseur et chorégraphe Volmir Cordeiro invente ici, à travers l'écriture, une forme sensible où la création est inextricablement liée à sa position de chercheur et à son regard de spectateur.

    « À partir de Ciel, mon premier solo, et d'un réseau poétique d'oeuvres avec lesquelles j'entretiens une certaine proximité, je m'intéresse aux marges qui dansent. Je plonge ainsi dans l'exercice de l'écriture. L'artiste-chercheur qui écrit prend et refuse la distance. Je sais d'emblée qu'à la fin du projet, que ce soit une thèse, un livre ou une pièce dansée, je ne serai tout juste qu'au commencement, au début de mon propre jeu. Progressivement, j'essaye de produire une extension de mon travail artistique, une analyse ex-corpo de la scène, vitale pour moi. Car derrière ces lignes, une nouvelle danse se dessine déjà, qui m'habite et m'incorpore. » (Volmir Cordeiro)

  • « S'appuyer sur l'air », « partager l'espace », « donner son poids », « danser à l'écoute »... Les danseurs et les danseuses sont dépositaires de savoirs implicites dont on trouve trace dans leur langue. Mais comment faire la lumière sur ces savoirs issus de l'expérience du geste et de la perception ? Sur quelle pensée de l'imaginaire ou de l'émotion prendre appui pour saisir au mieux les enjeux du geste dansé ? Comment « lire » ce geste, et avec quels outils ? Comment peut-il faire sens pour celui qui bouge, comme pour celui qui regarde ?
    Dans le prolongement des travaux des chercheurs en danse Michel Bernard et Hubert Godard, Christine Roquet nous invite ici à penser la corporéité dansante comme un système complexe d'éléments en interaction. Nourrie de son expérience de terrain au contact des danseurs, elle interroge également la manière dont la danse peut contribuer à inventer de la relation et offrir en partage la joie de danser. Car, du cours à l'atelier, du bal à la scène, du point de vue du danseur à celui du spectateur, Christine Roquet nous révèle comment l'analyse du mouvement peut enrichir notre perception, interroger notre relation à l'autre et au monde.

  • Chaque fragment de dialogue amène le suivant par une sorte de nécessité mêlée d'un subtil jeu d'associations qui est la vie même. Un art de la conversation, en somme, mais qui n'a rien de mineur, tant s'en faut, et qui nous transporte, sans que nous y prenions garde, jusqu'aux questionnements les plus cruciaux. Les personnages sont vraiment incarnés, et la virtuosité des intrigues nous emporte avec un naturel qui relève du grand art.

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent - et à l'occasion, impertinent ! - de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma.
    De l'avènement du parlant à l'effondrement de la seconde guerre mondiale, les années 30 représentent, à plus d'un titre, un véritable âge d'or du cinéma français. À la suite de la révolution technique liée à l'arrivée du parlant qui bouleverse totalement l'approche du septième art, la décennie est marquée par des événements historiques aussi importants que la crise de 1929 et le Front populaire. Avec, d'un côté, le souvenir encore prégnant de la Grande Guerre et, de l'autre, la peur d'un nouveau conflit, se dessine un cinéma français en pleine mutation, entre insouciance et gravité, entre idéalisme et réalisme, jusqu'à la naissance d'un courant déterminant pour le cinéma mondial, le réalisme poétique. Durant les années 30, de grands maîtres (René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné) réalisent des chefs-d'oeuvre encore mondialement reconnus, À nous la liberté !, La Kermesse héroïque, La Grande Illusion, Pépé le Moko, Hôtel du Nord ; de grands acteurs et actrices sont élevés au rang de monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Raimu mais aussi Arletty ou Michèle Morgan) sans oublier l'apport inestimable de grands seconds rôles qui font toute la verve de l'époque. Mais ce n'est pas tout : Une histoire du cinéma français rend justice à d'autres oeuvres passionnantes mais méconnues, qui revivent ici en vrais coups de coeur. Ce livre rend également hommage à des acteurs et à des actrices, en grande partie oubliés, comme Albert Préjean, Mireille Balin ou Corinne Luchaire. Le casting est somptueux, le programme des films formidable et parfois étonnant, le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter, comme dans un film, à la rencontre du cinéma français des années 30.

    Inspecteur de l'Éducation Nationale, Philippe Pallin a orienté ses activités d'enseignant et de formateur vers l'histoire et les techniques du cinéma.


    Producteur de radio et auteur pour la télévision, Denis Zorgniotti est également journaliste et critique, musique et cinéma.


    Préface de Jean-Pierre Jeunet

  • « Être considéré comme farceur et gourmet ne me gêne nullement. On aurait parfaitement pu faire de moi un besogneux alcoolique, j'aurais moins aimé ! »
    « Et quand vous rencontrerez Dieu pour la première fois, que lui direz-vous ? - Tiens, c'est vous ! »
    « La connerie est plus intéressante que l'intelligence, parce qu'elle est sans limite. »

    Du Beau Serge à Bellamy en passant par Que la bête meure et La Cérémonie, Claude Chabrol, c'est plus de cinquante ans de cinéma. Un cinéaste connu et reconnu également pour sa malice, son intelligence et son impertinence. Chabrol avait son franc-parler et il ne s'est jamais privé de donner son avis quand on le lui demandait !
    Dans Comme disait Claude Chabrol, ce sont plus de 250 citations, réparties tout au long de sa carrière, qui ont été soigneusement compilées. Tout l'esprit farceur de Chabrol restitué dans un petit ouvrage essentiel.
    Tout y passe : le cinéma bien sûr, mais aussi la connerie, la bourgeoisie, les femmes, la politique, la religion, la vie en général. Ce grand moraliste de Chabrol fait feu de tout bois, y compris sur lui-même.
    Un regard unique et une lecture aussi intelligente qu'amusante qui s'avère salutaire et d'utilité publique.
    À lire et à relire !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Tout Chabrol (LettMotif, 2020)

  • Si la mémoire des oeuvres en danse peut s'entretenir à travers des traditions, qu'advient-il lorsqu'il y a rupture dans la transmission, quand des danseurs et chorégraphes modernes, tels Mary Wigman, Valeska Gert, Joséphine Baker ou Rudolf Laban, envisagent une mémoire discontinue de leurs gestes ? Et qu'arrive-t-il, presque un siècle plus tard, lorsque des artistes contemporains découvrent des danses passées et se laissent ravir au point d'en faire quelque chose ? Reprendre, c'est alors créer un court-circuit dans le temps qui « allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois », selon Walter Benjamin. Mettant au coeur de sa réflexion l'analyse des oeuvres chorégraphiques, de leur processus et de leurs enjeux, Isabelle Launay observe la façon dont des artistes contemporains (Vera Mantero, le Quatuor Knust, Jérôme Bel, Latifa Laâbissi, Mark Tompkins, Loïc Touzé) réactivent des danses du passé. Dégagée du continuum d'une tradition, la mémoire des oeuvres circule et travaille alors par surprises, transferts, montages et par l'inquiétante force de la citation.

  • Il y a eu des grands acteurs belges de cinéma avant Benoît Poelvoorde. Mais ils étaient obligés de se fondre dans le moule du cinéma français. Benoît, lui, a déboulé au Festival de Cannes en 1992 avec une bombe, « C'est arrivé près de chez vous », pseudo-reportage délirant dans lequel il incarne un truculent tueur à gages... D'emblée, ...

  • Réalisateur culte et pourtant méconnu, Jean Eustache n´a eu de cesse, dans la douzaine de films réalisés au long de sa courte carrière, de brouiller les pistes, de mélanger les genres et les idées, de cultiver l´ambiguité entre la vérité et les apparences.




    En jouant ainsi sur les idées de vrai et de faux, Eustache peut ainsi redéfinir les genres cinématographiques, rétablir la vérité sur l´époque et la société dans laquelle il vit et, en toute confiance, laisser seule sa mise en scène, faire surgir la vérité.


    Jérôme d´Estais est né à Paris. Il a étudié la littérature et le cinéma, ses deux grandes passions. Il vit dorénavant à Berlin où il a successivement traduit des scénarios, produit des émissions culturelles et enseigné le cinéma et la littérature française.

  • Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • Spike Lee, l'enfant terrible du cinéma afro-américain, est depuis ses débuts en 1986 autant connu pour l'originalité de son cinéma que pour ses coups d'éclats médiatiques. Baptisé "le Noir le plus en colère d'Amérique" à l'occasion de la sortie de Malcolm X (1992), il n'a eu de cesse tout au long de sa carrière d'entretenir la polémique. Avec des oeuvres engagées comme Do the Right Thing, Jungle Fever, The Very Black Show ou BlacKkKlansman, mais aussi des films moins controversés tels He Got Game, La 25e Heure ou Inside Man, il aura marqué de son passage la grande histoire du septième art. Et pourtant, à ce jour, aucune monographie française évoquant l'ensemble de son oeuvre n'est parue en librairie. Ce livre a ainsi pour but de corriger cet oubli en revenant sur toute l'oeuvre du cinéaste pour lui redonner la place qui lui revient au centre de l'historiographie du cinéma américain, avec la secrète intention de rappeler aux plus jeunes combien son rôle de pionnier fut décisif dans l'émergence d'un cinéma noir américain.

    Régis Dubois est spécialiste du cinéma afro-américain qu'il suit depuis maintenant vingt-cinq ans et auquel il a consacré plusieurs ouvrages, notamment Images du Noir dans le cinéma américain blanc (1980-1995) (L'Harmattan, 1997), Le Cinéma des Noirs américains entre intégration et contestation (Le Cerf/Corlet, 2005) et Le Cinéma noir américain des années Obama (LettMotif, 2017).



    Préface de Jean-Claude Barny
    « Le Noir le plus en colère d'Amérique »
    Les années d'apprentissage 10
    Spike Lee n'en fait qu'à sa tête
    She's Gotta Have It (1986) & School Daze (1988)
    « La chose à faire »
    Do the Right Thing (1989)
    Nouvelles polémiques
    Mo' Better Blues (1990) & Jungle Fever (1991)
    « Je suis né pour faire ce film »
    Malcolm X (1992)
    En mode mineur
    Crooklyn, Clockers, Girl 6, Get On the Bus, He Got Game
    Entre succès mainstream et échecs personnels
    Summer of Sam, Bamboozled, 25th Hour, She Hate Me, Inside Man
    La traversée du désert
    Miracle at St. Anna, Red Hook Summer, Oldboy, Da Sweet Blood of Jesus, Chi-Raq
    Retour en grâce
    BlacKkKlansman (2018)
    Annexes
    Filmographie, bibliographie, playlist
    Index

  • Scénariste star (les séries À la Maison-Blanche (The West Wing) et The Newsroom, les films Des hommes d'honneur et The Social Network), dramaturge à succès et depuis peu réalisateur (Le Grand Jeu en 2017, et The Trial of the Chicago 7 en cette fin d'année 2020), Aaron Sorkin collectionne les honneurs et les récompenses. Ses qualités de dialoguiste sont aujourd'hui majoritairement reconnues - "sans doute le meilleur de notre époque" selon Damon Lindelof, co-créateur de Lost, de The Leftovers et de Watchmen -, chacune de ses oeuvres nourrit le débat. Ses deux premières séries, Sports Night et À la Maison-Blanche, ont participé à la constitution de l'âge d'or télévisuel des années 2000. Pourtant, certains de ses propos (sur les femmes, sur Internet...) et de ses comportements (auprès de ses équipes de scénaristes) ont jadis suscité la controverse.
    Aaron Sorkin est un personnage public, un auteur très bien établi dans le paysage hollywoodien. Ce livre, le premier en français qui lui est consacré, se veut à la fois une biographie et une analyse de son style, volubile, omniscient, inspiré par les comédies américaines des années 30 et 40. Depuis William Shakespeare jusqu'aux films de Frank Capra, ses influences sont multiples et transversales. Tentons de les cerner en compagnie de Jed Bartlet, de Mark Zuckerberg, de Mackenzie McHale et de Molly Bloom.

    Journaliste spécialisé dans le cinéma, Mathieu Demaure est l'auteur de Codex des 7 couronnes. Bréviaire illustré de la saga Game of Thrones, à paraître en novembre aux éditions Ynnis. Il a écrit sur le Monde des séries, sur lemonde.fr, et dans le mook Soap (déjà sur Aaron Sorkin !) Il se voit comme la combinaison entre Molly Bloom - avec moins d'élégance -, de Will McAvoy - avec autant de charisme - et de Toby Ziegler - avec plus de cheveux.

  • Pierre Richard, Louis de Funès, Coluche, Jean-Paul Belmondo, Thierry Lhermitte, les Charlots... Ils ont tous été une ou plusieurs fois les vedettes des comédies cultes de Claude Zidi. Champion ultime du box-office, considéré comme le spécialiste de la comédie à la française, Zidi fît ses premières armes dans un cinéma burlesque totalement débridé (Les Bidasses en folie, L'Aile ou la cuisse, Les Sous-Doués...) pour ensuite bifurquer vers des comédies plus sociétales et de genre à partir des Ripoux, première comédie de l'histoire à avoir remporté trois César (dont ceux du meilleur réalisateur et du meilleur film). Inconnu du grand public et ignoré par les cinéphiles, cet ouvrage réhabilite l'oeuvre riche et déjantée de Claude Zidi, en analysant les différentes thématiques et les motifs récurrents qui font de son oeuvre, contre toute attente, un cinéma d'auteur.
    Une interview exclusive de Claude Zidi vient également nourrir ces pages pour nous aider à percer son mystère...

    Thibault Decoster est chef monteur sur des programmes télé. Biberonné au cinéma populaire des années 70/80, il a consacré son enfance et son adolescence à des centaines d'enregistrements VHS sacrifiés à son genre de prédilection : la comédie. Après le bac, il a suivi une formation de montage et de scripte au Conservatoire Libre du Cinéma Français. Passionné par l'oeuvre de Claude Zidi, il a décidé d'y dédier son premier ouvrage.

  • La danseuse étoile Agnès Letestu a marqué les plus grands rôles par la profondeur et l'originalité de ses interprétations, à l'Opéra de Paris et sur les scènes les plus prestigieuses, du Bolchoï à la Scala, de Tokyo à Cuba... Elle a mis son extraordinaire virtuosité au service des personnages qu'elle a incarnés, des plus directement passionnels et figuratifs, comme la Dame aux camélias ou Giselle, aux abstractions des créations contemporaines. Danseuse, créatrice de costumes, professeur, Agnès Letestu livre dans cet ouvrage écrit avec Gérard Mannoni un vaste propos sur la danse : les années d'apprentissage mais aussi l'enseignement, le rapport du mental et du physique, les grands rôles, le corps comme ami et comme ennemi, les relations avec les chorégraphes... Rarement une très grande danseuse s'était livrée ainsi, avec tant de franchise, de finesse et d'intelligence. Gérard Mannoni est critique musical et chorégraphique depuis plus de quarante ans, pour la presse écrite et pour la radio. Il est l'auteur d'un certain nombre d'ouvrages de référence sur la danse et les danseurs, dont, chez Buchet/Chastel, Les Grandes Étoiles du XXe siècle (2014) et Les Grands Chorégraphes du XXe siècle (2015).

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets...
    Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle.
    Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler.
    Tout Chabrol, toute une vie !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Comme disait Claude Chabrol (LettMotif, 2020)
    Préface de François Berléand.

  • Ce qu'un homme imagine et les émotions qu'il y associe peuvent changer sa réalité.
    Si cela est vrai, alors le cinéma possède le même pouvoir... Cependant, lorsqu'un film est prémonitoire, nous reléguons cela au rang de coïncidence. Et si, pourtant, il ne s'agissait pas de coïncidences, mais d'une combinaison d'éléments déclencheurs ?

    Ce livre analyse pour la première fois la corrélation entre films et physique quantique, et la manière dont on peut l'utiliser pour favoriser des changements importants dans nos vies.
    Grâce à des dizaines d'exemples tirés de films et aux exercices proposés, vous pourrez atteindre un nouveau niveau de conscience en activant des changements importants dans les 5 domaines de votre existence :

    Le pardon, l'amour et la confiance
    Le corps, la matière et ses besoins
    L'esprit et l'exigence de vous sentir en permanence stimulé
    Les relations
    Le sens de l'existence et votre contribution au monde

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