• 42 jours

    Silène Edgar

    Sacha, douze ans, et Jacob, son petit frère, sont à la fois surpris et très contents de partir en vacances avant la fin de l'année scolaire. D'autant qu'ils auront la chance de séjourner dans la pension de leur oncle Jean, un manoir breton au bord de la mer ! Une fois sur place, ce n'est pas tout à fait la colonie de vacances qu'ils s'imaginaient - les pensionnaires sont de drôles d'adultes qui se prennent pour Victor Hugo, Louis XIV, Néfertiti... -, mais les garçons ne s'y ennuient pas une minute avec les jumeaux Éléanore et Léandre. Sans compter que le manoir abonde en secrets sur lesquels enquêter : qui fait ces bruits étranges dans le grenier ? Que sont ces loups qui rôdent dans les parages ?...

  • Berg et Beck

    Robert Bober

    Berg a vingt ans. Beck en a onze. Un jour pourtant ils avaient le même âge. Ils habitaient la même rue, allaient dans la même école. Le matin du 8 juin 1942, ils se sont attendus pour y arriver ensemble. Une étoile jaune était cousue sur le côté gauche de leur poitrine. Quelques semaines plus tard, Beck fut arrêté avec ses parents.
    Parce qu'on ne parla plus de lui, Beck ne manqua à personne. Et on oublia sa voix et son visage.
    En 1952, Berg devient éducateur dans une maison d'enfants de déportés 'avec la tâche insurmontable de leur apporter une consolation' et où pourtant parce qu'il y a le jazz et les Marx Brothers, la bicyclette et les cerfs-volants, il y aura aussi des instants de joie, des moments de vie volés. Et c'est dans ce lieu que Berg retraverse toutes ces années qui l'ont séparé de Beck. De Beck trop tôt, trop vite en allé. Il lui écrit alors des lettres qui, bien sûr, ne sont pas faites pour être lues, mais pour 'garder intacts nos onze ans puisque c'est l'âge que tu as gardé' et 'que ce n'est pas parce que tu ne répondras pas que l'histoire va devoir se passer de toi'.

  • Le 5 juillet 1943, les 780 000 soldats et 2 800 chars de la Wehrmacht attaquent les 2 millions d'hommes et 5 000 chars de l'Armée rouge retranchés dans le saillant de Koursk. Durant douze jours, une bataille de tous les superlatifs fait rage. Depuis lors, le mythe de l'invincibilité allemande est bel et bien mort. Après la bataille de Moscou qui marque l'arrêt de l'offensive allemande en 1941, et le siège de Stalingrad en 1942, première défaite de la Wehrmacht, la bataille de Koursk est le troisième tournant de la guerre germano-soviétique. Hitler, pressé de toutes parts, doit emporter une victoire afin de montrer au monde, et surtout à ses alliés, que la Wehrmacht n'est pas vaincue. Les Allemands ont pour eux l'expérience, l'entraînement, des officiers compétents ainsi qu'une organisation flexible et adaptée à la guerre moderne. Staline veut prouver que l'Armée rouge peut inverser la marche des événements et, lors de cette troisième campagne d'été, arracher l'initiative aux Allemands. Sa stratégie consiste à attendre l'attaque allemande, puis à la contenir, la disloquer, avant de passer à une contre-offensive générale. Si les Soviétiques subissent les plus grandes pertes durant la bataille, ils font preuve d'une habileté stratégique et opérationnelle qui signera la fin de l'initiative des armées allemandes sur le front de l'Est. Après Koursk, qui deviendra dans l'imaginaire collectif la plus grande bataille de chars de l'histoire, la question n'est plus de savoir si la Wehrmacht pourra être vaincue, mais quand elle le sera.

  • Passing strange

    Ellen Klages


    1940 : L'ori-kami permet de replier l'espace sur lui-même pour en relier deux points.

    À San Francisco, Franny maîtrise cet art et compte l'utiliser pour ramener sa soeur, prisonnière de cette guerre mondiale qui ravage l'Europe.
    Mais la magie suffira-t-elle face à l'horreur ?
    Retrouver la suite des aventures de Franny aux côtés des cinq autres héroïnes de Passing Strange de Ellen Klages.

  • "En 1942, la 6e armée allemande atteint les faubourgs de Stalingrad. Commence un siège de 5 mois, parmi les plus durs de l'histoire. Les Soviétiques décident de résister coûte que coûte, au prix de souffrances extrêmes de chaque côté. Tout bascule lorsque le maréchal Friedrich Paulus, complètement encerclé par les russes, comprend que son armée est définitivement perdue et décide de cesser le combat. Cet épisode va devenir un véritable tournant militaire et psychologique de la Seconde guerre mondiale, exploité à fond par la propagande soviétique. Moins de 10 000 soldats allemands reverront leur pays.
    Ces carnets du maréchal Paulus ont été retrouvés et publiés après sa mort. S'ils ne constituent pas des mémoires en tant que tels, ils offrent une source inégalable sur la conduite de la guerre (y compris un plan secret d'invasion de l'Angleterre, jamais mis en oeuvre) et sur l'invasion de l'URSS puis la terrible bataille dans les rues de Stalingrad. On y trouve le regard lucide et factuel du commandant allemand, reflet exact de sa pensée stratégique et de ses décisions tactiques, avec pour conclure une réflexion plus large sur cet épisode décisif de la guerre.
    "

  • Le silence des rails

    Franck Balandier

    Alsace, 1942.
    Parce qu'il est homosexuel, le jeune Étienne est envoyé dans l'unique camp de la mort installé en territoire français annexé.
    Parce qu'il est homosexuel, il porte le triangle rose, insigne de son infamie, sur son pyjama de prisonnier.
    S'il

  • « Tu sors sans étoile ? me demanda l'oncle Léo, indigné.
    - Oui, je suis venue vous dire au revoir. J'irai ensuite voir Recha, répliquai-je.
    - Tu peux t'en dispenser. Ils l'ont emmenée, dit-il sèchement. Tu nous déranges. Nous n'avons pas le temps. Mes soeurs sont occupées à préparer notre déportation. Elle est imminente.
    - Excuse-moi. Je ne vais pas vous retenir longtemps. Je voulais seulement vous dire au revoir.
    - Qu'est-ce que tu t'imagines en ne répondant pas aux convocations ?
    - Je veux survivre. »

  • Deux frères, intimement liés qui, épris de la même femme, affrontent l'ambivalence de leurs sentiments.Jean et Henri Marchand traversent la période de l'entre deux-guerres, en suivant le parcours de Marx Dormoy (1888-1941), politicien de l'Allier jusque dans les coulisses du pouvoir. Confrontés au scandale Stavisky, à la Cagoule, à la menace de la guerre, les deux hommes s'opposent, déchirés par leur jalousie, sans jamais aperçevoir les liens qui se tissent entre l'Histoire et leur destin.
    Histoire d´amour, intrigue de société, c´est en s´inspirant des souvenirs de sa grand-mère que Valérie Villatel a eu l´idée d´écrire son deuxième roman.C'est aussi un hommage rendu à Marx Dormoy, à son courage politique et à tous ceux qui, comme lui, ont sacrifié leur vie pour défendre les valeurs de notre Démocratie.

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