• Plongez au coeur du plus fascinant des services secrets : le KGB.Trente ans ont passé depuis que l'URSS s'est effondrée, en décembre 1991. Depuis cette date, à Moscou, les archives se sont ouvertes, les témoignages personnels se sont multipliés, les révélations ont succédé aux révélations. Notamment à propos du plus secret des piliers du système soviétique : le KGB.
    Depuis la fondation de la police politique bolchevique, en décembre 1917, jusqu'à sa tentative ratée de sauver le régime, en août 1991, il était devenu indispensable de reprendre, corriger, compléter et conclure le récit foisonnant de ses campagnes, de ses exploits, de ses métamorphoses, de ses crimes et de ses échecs. Quelle riche histoire que la sienne : la Tcheka, la guerre civile, la GPU (dernier avatar avant la fondation du KGB proprement dit), les procès staliniens, le Goulag, la guerre froide, la dissidence ! Combien de personnages hors du commun l'ont incarnée au fil des années : Lénine, Dzerjinski, Iagoda, Iejov, Beria, Staline, Serov, Andropov ! Et combien de silhouettes ambiguës et romanesques ont traversé ce formidable théâtre d'ombres : Münzenberg, Mercader, Philby, Trepper, Kravchenko, Fuchs, Rosenberg, sans parler d'un certain... Vladimir Poutine !
    D'une plume enlevée et nourrie aux meilleures sources, Bernard Lecomte nous révèle la véritable histoire des services secrets soviétiques.

  • Pour mieux comprendre un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges ! Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle est le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges !
    Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Bernard Lecomte mène l'enquête avec brio et livre seize épisodes fracassants et emblématiques de ce monde de feu et de sang, où se côtoient le drame et le romanesque.
    " Un panorama qui va de Raspoutine... à Poutine. "
    Le Temps.

  • Une histoire-monde illustrée, des communismes de la fondation de la IIIe Internationale à la chute du mur de Berlin. " Le grand livre rouge ".Né avec la révolution d'Octobre, mort avec la fin de l'URSS, le communisme a connu la durée de vie classique d'un être humain, soit trois quarts de siècle (1919-1991) ; mais trois quarts de siècle qui ont bouleversé la planète, débordant largement la matrice politique pour " révolutionner " les sphères économiques, sociales et culturelles. Touchant tous les continents et presque tous les pays, son idéologie, son action, les artistes et grands écrivains mobilisés en sa faveur durant trois générations, ses nombreuses guerres (civiles et extérieures) comme ses leaders charismatiques (Lénine, Mao, Staline, Castro...), ses victoires, son déclin puis sa chute n'ont jamais été explorés dans leur globalité au moyen d'un grand récit chronologique à la fois accessible, documenté aux meilleures sources et richement illustré.
    Tel est le pari relevé de main de maître par Jean-Christophe Buisson, dans la lignée de son magistral
    1917, l'année qui a changé le monde. Les entrées sélectives, très écrites et toujours contextualisées, s'appuient sur de nombreuses cartes et illustrations souvent spectaculaires. Elles reflètent les espoirs, les combats, les divisions et les drames de millions d'êtres portés par leur croyance dans une idéologie dont ils furent les militants avant, pour la plupart, d'en devenir les victimes.
    Une union idéale entre la clarté du texte et la puissance des images, indispensable pour comprendre et connaître le XXe siècle.

  • Le livre-référent sur la guerre civile russe (1917-1922)Après la révolution de Février et le coup d'État bolchevique d'octobre 1917, l'ancien Empire russe continue à se déchirer. Les rouges et les blancs, certes, mais aussi les verts, les paysans, les Alliés et les Allemands sont alors autant d'acteurs de cette tragique guerre civile, de ce chaos indicible dont Alexandre Jevakhoff cerne les implications profondes et les raconte avec talent et passion, fort de sa connaissance intime de l'âme russe. Le résultat de ce travail est exceptionnel, et redonne à ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle la place qui lui revient : assurément l'une des toutes premières.
    " À la lumière de recherches impressionnantes, cette somme éclaire magistralement les mille rouages d'un conflit qui se solda par 10 millions de morts. "
    Le Figaro Histoire

  • Une histoire de l'URSS par son meilleur spécialiste.Une somme brillante éclairant les méandres politiques autant que sociétaux du régime soviétique de sa naissance à sa chute. En voici le sommaire :
    1. A l'est, le front oublié
    2. La prise du pouvoir par les bolcheviks
    3. Les manuscrits censurés de Lénine
    4. Feliks Dzerjinski, les débuts du KGB
    5. Les pogroms des guerres civiles russes
    6. De l'amour libre à l'ordre moral
    7. Les paysans contre Staline
    8. Comment Staline a-t-il affamé l'Ukraine ?
    9. Y eut-il un génocide en Ukraine?
    10. Etre communiste en URSS sous Staline
    11. La vérité sur la Grande Terreur
    12. Les 900 jours de Leningrad
    13. Pourquoi les Soviétiques ont gagné la guerre?
    14. Goulag : les vrais chiffres
    15. Les derniers jours du tyran
    16. URSS 1954: Opération Terres vierges
    17. Révélations et silences d'un " Rapport secret "
    18. Le dimanche rouge de Novotcherkassk
    19. La grande stagnation
    20. Tchernobyl : enquête sur une catastrophe annoncée
    21.URSS : les mécanismes de la corruption
    22. Les ruines de l'Empire

  • 1917, une passion russe

    Max Gallo

    • Xo
    • 23 Février 2017

    La Révolution russe comme on ne vous l'a jamais racontée À la fin de décembre 1916, Raspoutine avait lancé cet avertissement au tsar Nicolas II : " Pas un des membres de votre famille ne restera vivant plus de deux ans. Le peuple russe les tuera ! " Avec 1917, une passion russe, Max Gallo nous fait vivre cette révolution fulgurante qui s'appuie sur la désespérance d'un peuple affamé et violenté par un pouvoir tsariste autocratique. Pendant ces jours de fièvre, nous rappelle Max Gallo dans un récit époustouflant, on chante La Marseillaise. Peu à peu, pourtant, c'est le portrait d'un Lénine froid et calculateur qui se dessine derrière les promesses faites au peuple : l'inspirateur implacable d'une " dictature du prolétariat " que Staline tournera à son seul profit, installant l'un des régimes totalitaires les plus sanguinaires que l'humanité ait connus. " Un siècle après la révolution bolchevique d'octobre 1917, ses conséquences pèsent toujours sur le destin de la Russie et celui du monde. Pour comprendre le temps présent, il faut que revivent ces destins brûlés à vif dans les flammes des espérances et des illusions. " Max Gallo

  • L'exil éternel

    Angela Rohr

    Pour le conservateur du musée de l'association Mémorial à Moscou, ce " récit au regard perçant " est l'un des meilleures livres jamais écrits sur le goulag.
    Pendant plus de trente ans, ces pages saisissantes reposèrent dans un tiroir. Il fallut attendre 1989 pour voir ce récit imprimé par une petite maison d'édition autrichienne, à titre posthume. C'est un chef-d'oeuvre qui sort aujourd'hui de l'oubli.
    Issue de l'aristocratie autrichienne, Angela Rohr parcourt l'Europe du début du XXe siècle et fréquente les milieux littéraires, scientifiques et politiques : les expressionnistes, les dadaïstes, Freud, Brecht, Rilke...
    Elle s'essaie à l'écriture, étudie la médecine à Paris, à Berlin et à Vienne, s'initie à la psychanalyse.
    Avec son mari, elle rejoint l'URSS avec ferveur pour participer à la construction de la " société nouvelle ". Après l'invasion de l'Union soviétique par la Wehrmacht en 1941, ils sont arrêtés parce qu'ils sont autrichiens. Son mari disparaît et Angela est condamnée à cinq ans de Goulag. À l'issue de sa peine, elle est assignée à la relégation définitive,
    l'" exil éternel ". C'est seulement après la mort de Staline qu'elle peut rentrer à Moscou, en 1957. Elle meurt en 1985, dans la misère, sans savoir que son oeuvre survivra.
    L'auteure, qui a passé seize années au Goulag, n'explique pas. Elle décrit, dans un style dépouillé, sans artifices ni fioritures, avec une apparente froideur et parfois même quelques pointes d'ironie. C'est d'autant plus bouleversant. Avec son récit au scalpel sur l'humanité broyée par la folie concentrationnaire, Angela Rohr prend place aux côtés des grands témoins du Goulag, Alexandre Soljénitsyne, Evguénia Guinzbourg ou Varlam Chalamov.

  • Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus. En expansion permanente de 1930 à 1953, cette pratique ne survivra pourtant pas au petit père des peuples. Synthétique et concis, cet ouvrage explicite la place de ce système pénitentiaire au sein de la dynamique soviétique avant d'en montrer l'importance, au-delà de son contexte, pour notre compréhension historique du XX e siècle.
    Pendant la dictature stalinienne, la police politique enferma au Goulag et soumit au travail forcé plus de 28 millions de personnes. Les répressions contre les opposants politiques et les campagnes pour purger et discipliner la population soviétique alimentèrent camps et villages d'exil pendant trente ans (1930-1960). Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, détenus et exilés furent au service d'une entreprise productiviste sans précédent.
    Comment expliquer l'importance du Goulag dans les dynamiques de croissance extensive en URSS ? Quel type de société s'est formé dans les camps et en exil ? Quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur la société soviétique ? Pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils démantelé le Goulag après sa mort en 1953 ?
    L'expérience du Goulag dépasse le cadre de la seule histoire de l'URSS : elle concerna non seulement des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des millions d'Européens et d'Asiatiques. À ce titre aussi, elle est au coeur de l'histoire du XXe siècle.

  • Après la révolution de 1917, le nouveau pouvoir soviétique s'engagea résolument dans la destruction de l'ancien monde et dans la construction du socialisme. Dans le même temps, il construisit à Moscou sa propre maison, sur le site d'un ancien marécage, près de la Moskova. Cet ensemble de 505 appartements équipés, modèle d'" organisation communiste de la vie quotidienne ", offrait aux hauts représentants du pouvoir bolchevique ainsi qu'à leur famille tous les services : une banque, une bibliothèque, un réfectoire, un théâtre, un bureau de poste, un court de tennis, etc.
    Ce livre est l'histoire de cette " maison éternelle ", et de tous ceux, hommes, femmes et enfants, qui y ont vécu. Cette grande saga familiale raconte la conversion au bolchevisme des socialistes de la première génération, elle relate l'exécution ou l'emprisonnement de 800 d'entre eux pour trahison pendant les Grandes Purges des années 1937-1938, et s'achève par la foi perdue de leurs enfants, et la fin de l'Union soviétique.
    Élaboré à partir de sources largement inédites, de lettres, journaux intimes, mémoires et de centaines de photographies,
    La Maison éternelle est une épopée qui raconte l'histoire de la révolution russe comme personne ne l'avait fait auparavant. Un texte-fleuve dans la grande tradition de L. Tolstoï, A. Soljenitsyne ou V. Grossman, mais aussi un immense livre d'histoire qui éclaire d'un jour nouveau les rapports complexes entre bolchevisme et millénarisme.

  • Yakov Blumkine prétendait avoir eu neuf vies et fut notamment l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne, un poète proche de l'avant-garde, le secrétaire de Trotski et un atout stratégique essentiel en diverses occasions et latitudes. Suivre au plus près les déplacements de cette figure historique, décisive mais fantomatique, exigeait une nouvelle forme de récit. Initié il y a plus de trente ans, Le Projet Blumkine propose un voyage insolite sur les pas d'une légende oubliée de la révolution russe.
    Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
    Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du " projet Blumkine " : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
    Il décide alors de reprendre le " projet Blumkine " et propose ici un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout " d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né ". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet...
    Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le " projet Blumkine " change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

  • Les révolutions russes vues d'en bas.L'histoire en général, et celle des révolutions en particulier, s'incarne paradoxalement dans des figures de proue. Les deux Révolutions russes, de février puis d'octobre 1917, sont ainsi happées par le rôle et les personnalités de Nicolas II, Lénine, Staline, Trotski, ou encore Kerenski.
    Pourtant, le grand absent du tableau en est l'acteur principal : le peuple. C'est à sa rencontre qu'est parti Alexandre Sumpf dans cette synthèse novatrice écrite à partir d'archives, notamment cinématographiques, totalement inédites. Citadins, paysans, ouvriers, monarchistes, socialistes-révolutionnaires, mencheviks ou bolcheviks, tous vivent une année sans pareille, où le chaos permanent le dispute aux difficultés du quotidien ; la propagande et les manifestations de masse aux manoeuvres d'appareils conduites par une poignée de militants expérimentés. De Petrograd à Moscou, en passant par les régions éloignées, l'auteur analyse, raconte et explique un Empire en décomposition et une société confrontée à la plus grande crise de son histoire.

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même. " C'est un document exceptionnel. Unique. Et presque inédit : depuis sa parution il y a plus de quatre-vingts ans, il n'a jamais été réédité en France. Durant plus de cinq cents jours, entre l'assassinat à Petrograd, en décembre 1916, de son prophète de malheur, Grigori Raspoutine, et la semaine précédant sa propre exécution, en juillet 1918, dans le sous-sol d'une maison d'Ekaterinbourg, en Sibérie occidentale, le tsar Nicolas II a tenu un journal presque quotidien. On y lit non seulement le témoignage anxieux d'un autocrate assistant, impuissant, à l'écroulement d'un empire séculaire dont il était le maître et le garant, mais aussi le récit froid, clinique [...], des derniers jours d'un père, d'un mari, d'un homme. Un homme blessé. Prisonnier. Humilié. Menacé. Condamné. Et bientôt assassiné. "
    Pour enrichir et mettre en valeur ce texte oublié, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique d'envergure. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue du percutant chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans son ouvrage
    Assassinés publié chez Perrin.

  • Staline, agent du tsar

    Roman Brackman

    • Archipel
    • 6 Février 2019

    Staline avait amorcé sa carrière"... au service du tsar ! C'est un dossier secret de l'Okhrana, l'ancienne police secrète, qui le révèle. Il contient un rapport de 1913 détaillant les méthodes pour le moins expéditives de l'agent géorgien... Un livre-enquête regorgeant de documents inédits. "
    Le secret inavouable du petit père des peuples"Six décennies après sa mort, on croyait tout savoir de la paranoïa destructrice de Staline, des procès de Moscou aux bagnes de Sibérie et de l'assassinat de Trotski au "complot des blouses blanches". Sans toujours comprendre les mobiles du tyran. C'est qu'il manquait une pièce à ce jeu de massacre : Staline avait amorcé sa "carrière"... au service du tsar.Fin février 1917, à Moscou, le quartier général de la police secrète - l'Okhrana - est investi par la foule. Mais dans une chambre forte, à l'abri du saccage, dorment les dossiers de ses anciens agents. Dont celui, dûment scellé, du Géorgien Iosif Vissarionovitch Djougashvili. Informateur et exécutant de l'Okhrana de 1903 à 1912, l'homme ne se faisait pas encore appeler Staline. En juillet 1926, le "dossier secret" refait surface. Felix Dzerjinski, chef de la police politique, en prend connaissance. Deux jours plus tard, il s'écroule pendant son allocution au plénum du Comité central. Empoisonné. Dzerjinski n'est ni la première ni la dernière victime du " dossier".Mais que contient-il ? Essentiellement, un rapport établi en 1913 par le colonel Eremine, chef de l'Okhrana, retraçant le parcours de son agent : pendant dix années, jusqu'à son adoubement par Lénine, Staline a patiemment trahi ses camarades... Il n'est pas difficile de voir quel usage ses adversaires feraient d'une telle bombe. Aucun de ceux qui l'ont ouvert ne doit survivre. Chantage, complots, accidents, suicides, procès truqués, exécutions sommaires ou homicides raffinés : Staline ne recule devant rien.Ce parcours que décrit Roman Brackman - celle d'un agent double devenu guide suprême - révèle la face cachée de l'homme dont Lénine, dans son "Testament", recommandait d'empêcher à tout prix l'ascension. Un réquisitoire reposant sur des témoignages et des documents inédits.Première édition : L'Archipel, 2003 "

  • Joseph Staline (1878-1953), secrétaire général du PCUS de 1922 à 1952 et dirigeant de l´URSS jusqu´à sa mort, a établi en Russie un régime de terreur totalitaire, marqué par le culte de la personnalité. Les historiens lui attribuent la responsabilité de la mort de plusieurs millions de personnes. Mais son souvenir est également associé à la victoire militaire contre l´Allemagne nazie, qui lui conféra, après-guerre, un immense prestige et permit au successeur de Lénine d´étendre son emprise de Berlin-Est au Pacifique.
    Staline est le personnage central de ce livre, mais Lénine, Trotski, bien sûr, et leurs épigones sont bien présents, tout comme le peuple russe, l´Internationale et les nations « satellites » embarquées dans l´aventure du « socialisme dans un seul pays ». Ce livre retrace la genèse et l´histoire du stalinisme en Russie, des origines à son crépuscule, et ce depuis la révolution de 1905. Il montre ce que fut la réalité de la construction du « socialisme » en URSS : la lutte féroce qu´ont menée les bolcheviks pour arriver au pouvoir, les violences faites au peuple russe, mais aussi aux plus anciens révolutionnaires victimes des purges qui ont jalonnées cette période de l´histoire russe.

  • Lénine ; le tyran rouge

    Luc Mary

    • Archipel
    • 6 Septembre 2017

    Figure messianique ou tyran impitoyable ? Vladimir Oulianov, dit Lénine (1870-1924) continue de susciter les passions, la controverse... mais aussi les vocations.Si nul ne conteste son génie politique, qui lui permit d'imposer en Russie la doctrine bolchevique et le gouvernement des soviets, peut-on encore passer sous silence sa violence et son fanatisme ? Au nom de l'idéal marxiste, le père de la révolution d'Octobre annihila toute forme de contestation, musela les libertés et créa, pour les plus récalcitrants, les sinistres goulags. Il spolia d'innombrables paysans, exterminant des pans entiers de la population, en vertu d'une haine viscérale de la bourgeoisie.Comment expliquer, dès lors, que le léninisme ait survécu près de trois quarts de siècle à son fondateur ? Ni les dénonciations des crimes de Staline, ni les échecs de Khrouchtchev n'ont entamé son statut de " héros de l'Union soviétique ". Promoteur de la " Terreur rouge ", Lénine aura pourtant plongé son pays dans la famine et la misère. Plus de dix millions de morts de 1917 à 1922 : un véritable " génocide de classe ".Le peuple russe, comme l'a écrit Soljenitsyne, était-il donc pour lui " l'obstacle principal à la victoire du communisme " ? C'est la thèse suivie dans cette biographie de " l'homme qui changea l'histoire du monde " - pour le meilleur et pour le pire.

  • Staline

    Robert Service

    • Perrin
    • 29 Août 2013

    Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l'on attend d'une biographie qu'elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l'infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu'aucun autre dans l'histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n'était pas toujours prudent de parler ?
    Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d'un personnage dont l'influence néfaste a profondément marqué l'Histoire. A travers l'histoire de Staline, sa réflexion, au delà des anecdotes et des récits de témoins, Service met en lumière la personnalité et la psychologie du dictateur.
    Cette biographie est aussi un voyage à travers l'histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d'un homme qui l'a profondément marquée. Elle s'inscrit dans la même ligne que celles de Lénine et de Trotski et en est la suite logique.

  • L'histoire d'un affrontement inexpiable. L'un après l'autre, Trotski puis Staline ont changé le cours de l'histoire. D'abord est apparu Trotski, l'auteur de la révolution de 1917 et le héros de la guerre civile de 1918-1920. Staline vient plus tard, mais en quelques années il réussit le tour de force de devenir une idole. Une idole résolue à se débarrasser d'un gêneur. Comment faire quand ledit gêneur est un géant ? C'est tout un art. Tel un serpent, on déroule lentement ses anneaux autour de sa proie. On l'isole de ses partisans et de ses proches, on le ridiculise, on le défigure, on le diabolise, on liquide un par un les membres de sa famille. Seulement le géant se rebiffe, alors on lui envoie, vague par vague, des tueurs, jusqu'à ce qu'on en trouve un plus efficace que les autres. Alors le géant meurt, même s'il continuera toujours de hanter celui qui a comploté sa mort.


  • Les relations entre le "capitaine" Staline et son équipe expliquées pour la première fois : une approche résolument novatrice du gouvernement de l'union soviétique.

    " Une nouvelle approche pertinente pour comprendre la dynamique de groupe qui a soutenu le pouvoir de Staline. " - The Times Literary Supplement

    L'omniprésence de Staline au sein de l'Union soviétique a longtemps été l'alpha et l'oméga des réflexions sur le fonctionnement politique de l'Etat rouge. C'était passer à côté d'un phénomène resté jusqu'ici très largement inaperçu : l'importance et les responsabilités d'un groupe d'hommes fidèles et remarquablement efficaces depuis la fin des années 1920 jusqu'à la mort du dictateur en 1953. En s'appuyant sur une vaste documentation issue des archives russes récemment déclassifiées, Sheila Fitzpatrick offre la première recherche sur cette dizaine de camarades dévoués, qui travaillaient étroitement avec leur chef, étaient écoutés de lui et constituaient son cercle familial et social. Cette équipe, dont Staline était le capitaine, comprenait notamment son dauphin, Molotov, resté à ses côtés, alors même que sa femme était arrêtée et exilée ; Beria, rusé chef du sinistre NKVD ; Ordjonikidzé, qui dirigeait le complexe industriel soviétique avec un flair entrepreneurial remarquable ; Andreev, qui orchestrait les grandes purges provinciales tout en écoutant Beethoven sur un Gramophone portable ; ou encore Khrouchtchev, qui démantèlera finalement l'équipe quatre ans après la mort du Vodj.
    Ainsi se dessine une tout autre image de Staline, replacé dans son milieu, mais également des dignitaires de l'Union soviétique, acteurs engagés de la révolution prolétarienne. Notre compréhension de la façon dont l'Union soviétique a été gouvernée pendant la plus grande partie de son existence s'en trouve radicalement transformée.

  • Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la famille impériale des Romanov est abattue par les bolcheviks dans le sous-sol de leur résidence-prison d'Ekaterinbourg.
    Quelques mois - de février (renversement du régime tsariste) à novembre 1917 (prise du pouvoir par Lénine) - auront suffi à la chute de la Russie impériale. Comment le tsar Nicolas II est-il passé du statut d'intouchable à celui d' « ennemi le plus terrible du peuple russe », selon la formule de Lénine, pour rester dans les consciences, par la suite, comme un martyr ? Quelles furent les véritables raisons de l'arrestation des Romanov et qui a commandité le meurtre ? Comment ont-ils été assassinés ?
    Luc Mary revient sur cette énigme résolue avec la découverte de 9 corps en 1991 et, en 2007, des restes du tsarévitch Alexei et de la grande duchesse Maria, trouvés dans une forêt des environs d'Ekaterinbourg. Il expose l'enchaînement des faits qui ont conduit à la fin des Romanov - régime à l'agonie, grèves et famines, etc. -, jusqu'à l'exhumation des corps et le travail des généticiens qui a débouché sur l'identification formelle des membres de la famille royale.
    90 ans après la tuerie d'Ekaterinbourg, le tsar est entré dans la légende. Le tsar et sa famille ont été canonisés par l'Église orthodoxe de Russie en l'an 2000. Son portrait est plus souvent présent dans les foyers russes que celui de Lénine. Son exécution portait-elle en germe le futur régime stalinien ? Luc Mary analyse les fondements de cette fascination, donnant ainsi à son livre une visée politique.

  • " Le " livre à lire à la veille du centenaire de la révolution d'Octobre ! Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle fut le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges ! Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Qui a tué Raspoutine ? Comment le dernier tsar est-il mort ? Comment Staline a-t-il fait assassiner Trotski ? Pourquoi s'est-il allié à Hitler ? Qui étaient vraiment le dirigeant Iouri Andropov, le transfuge Kravtchenko, l'espion " Farewell " ? Quelles relations ont entretenues le général de Gaulle et François Mitterrand avec les dirigeants soviétiques ? D'où vient et qui est véritablement Vladimir Poutine ? Bernard Lecomte mène l'enquête en conjuguant au plus haut point la maîtrise des sources et l'art de la narration.

  • Beria

    Thom Francoise

    Bourreau en chef de l'URSS ? Maître espion de Staline ? Bolchevik exemplaire ? Patriote géorgien ? Promoteur de la bombe atomique communiste ? Larbin docile ? Prédateur sexuel ? Qui fut réellement Beria ? L'histoire et la contre-histoire officielles, les dizaines de biographies qui lui ont été consacrées depuis sa chute vertigineuse en 1953 présentent tour à tour ces différents visages. Du Caucase à Moscou, des coulisses du Politburo aux couloirs des ambassades, du Goulag à l'opération Barbarossa, de purges en complots, c'est ce destin paradoxal que raconte ici Françoise Thom en l'inscrivant dans l'épopée du plus grand et du plus sanglant des empires qui ait jamais existé. Face à l'absurdité d'un système qu'il connaissait mieux que quiconque, Beria en fut le premier dénonciateur. Si Staline le surnommait « mon Himmler », Beria restera pourtant le précurseur de la déstalinisation et de la perestroika. Fruit d'une enquête longue de dix années à partir des dernières archives soviétiques mises au jour, ce livre sans précédent lève le voile sur le « mystère Beria » et, révélant la lace cachée du Janus du Kremlin, offre une relecture globale, novatrice et surprenante de l'histoire secrète du totalitarisme rouge.

  • Déportéà la fin de la guerre, Lev croupit dans un camp du Goulag. Svetlana, l´amour de sa vie, est à Moscou. Pendant dix ans, de 1945 à 1955, grâce à toutes sortes de complicités, ils vont échanger une correspondance amoureuse inouïe, qui forme la trame de ce récit. Une ode à l´amour qui déplace les montagnes, magistralement orchestrée par le grand historien de l´ère soviétique Orlando Figes.


    En 2007, à Moscou, Orlando Figes découvre dans les locaux de l´association Mémorial, qui défend la mémoire des victimes de Staline, trois malles dont le contenu le laisse pantois. C´est un couple de Moscovites âgés, Lev et Svetlana Mishchenko, qui les ont confiées à l´association. A l´intérieur se trouve l´intégralité de la correspondance amoureuse qu´ils ont échangée clandestinement dix ans durant, grâce à toutes sortes de complicités, pendant que Lev était prisonnier du Goulag et que Svetlana l´attendait à Moscou.



    C´est cette incroyable histoire que raconte, avec le talent qu´on lui connaît, Orlando Figes. Au coeur de ce récit se trouve, bien sûr, l´énorme correspondance (plus de deux mille lettres) de Lev et Sveta, véritable roman épistolaire chargé d´une émotion rare, puisqu´en définitive c´est leur passion qui permettra à ces amants du Goulag de tenir bon et de se retrouver enfin, lorsque Lev sera libéré après la mort de Staline. Lev sera réhabilité sous Khrouchtchev, ils se marieront, auront des enfants et connaîtront une vie paisible. Aujourd´hui, Lev est toujours en vie, mais est hélas atteint de la maladie d´Alzheimer. Quant à Svetlana, elle est décédée peu de temps après la découverte de leur histoire par Figes.

  • La guerre comme vous ne l'avez jamais lue Nous avons tout fait pour échapper à la guerre... sans jamais y parvenir. L'horreur de la " der des der " a été surpassée par la deuxième guerre mondiale avec ses cinquante millions de victimes, la Shoah et Hiroshima. A chaque fois, le monde hagard a prétendu garantir la paix par la création d'une instance internationale (SDN puis ONU) fondée à l'initiative des USA devenus la première puissance mondiale sur les décombres de l'Europe fratricide. Or, la guerre n'a jamais cessé. Aux conflits de masse ponctuels ont succédé depuis un demi-siècle des affrontements ciblés aux conséquences... mondiales.
    Ce livre sans précédent les raconte et les analyse en vingt chapitres rédigés par de grands historiens (JY Le Naour, O Wieviorka, JL Margolin...) et des grands reporters de " L'Express " (M. Epstein, V. Hugeux), experts et souvent témoins des conflits qu'ils rapportent. Dans la lignée des " derniers jours des dictateurs ", hauteur historique et vigueur journalistique se conjuguent pour le bonheur du lecteur.
    Ont été retenus les conflits qui ont bouleversés la planète : les deux guerres mondiales au premier chef mais aussi certains conflits oubliés comme la guerre civile russe (1917-21) qui a assis Lénine au pouvoir et contribué à la radicalisation de son régime ; la guerre sino-japonaise (1932-45), antichambre de la deuxième guerre mondiale ; l'invasion russe de l'Afghanistan (1979-89) qui a précipité la chute de l'URSS ou la guerre Iran-Irak qui a bouleversé durablement le Moyen-Orient et aggravé la crise pétrolière, mère de notre crise actuelle.
    Figurent également l'ensemble des conflits dans lesquels la France a été en première ligne de 1914 au Mali en passant par les guerres coloniales (Indochine et Algérie) et la récente intervention au Lybie. Une bibliographie sélective à la fin de chaque chapitre et une chronologie commentée complètent l'ensemble.
    Au croisement de l'histoire et de l'actualité, ce grand livre - inédit dans sa forme et souvent novateur sur le fond - permet d'apprendre " le monde d'hier " (S. Zweig) pour comprendre celui d'aujourd'hui à travers les mutations de la guerre, depuis toujours miroir de sociétés où la modernité technologique marche de pair avec la permanence de la violence, justifiant le célèbre adage de Hobbes selon lequel l'homme est un loup pour l'homme.

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