• Pour mieux comprendre un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges ! Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle est le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges !
    Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Bernard Lecomte mène l'enquête avec brio et livre seize épisodes fracassants et emblématiques de ce monde de feu et de sang, où se côtoient le drame et le romanesque.
    " Un panorama qui va de Raspoutine... à Poutine. "
    Le Temps.

  • Fils adoptif de Gorki, héros de la Légion étrangère, ambassadeur de France, grand séducteur, Zinovi Pechkoff, surnommé " le manchot magnifique ", est une légende oubliée du XXe siècle. À partir d'archives inédites, notamment sa correspondance avec Gorki, Guillemette de Sairigné signe la première grande biographie de Zinovi Pechkoff.Cet ouvrage a reçu le prix de la biographie de l'Académie française et le Prix Albert Thibaudet, présidé par Antoine Compagnon.Nijni-Novgorod, années 1900. Un adolescent traîne sur les bords de la Volga. Il est pauvre, il est juif, il n'a pas d'avenir dans la Russie tsariste. Jusqu'au jour où il croise l'immense écrivain Gorki qui en fait son assistant et l'adopte. Yeshua Sverdlov devient Zinovi Pechkoff.
    En exil à Capri avec son nouveau père, il découvre la littérature, la politique, se lie avec Lénine, l'écrivain Bounine ou le chanteur Chaliapine. Mais il brûle d'agir. Quand la Première Guerre mondiale éclate, il s'engage en France dans la Légion étrangère au côté de Blaise Cendrars, connaît la rude vie des tranchées et la gloire des combats - il y perd le bras droit. La France l'adopte à son tour et le dépêche aux États-Unis pour les inciter à entrer en guerre.
    En 1918, alors que son frère Iakov Sverdlov s'apprête à devenir le premier chef d'État soviétique, Pechkoff est au coeur de la guerre civile russe, avec les Armées blanches. Dans les années vingt, au Maroc, il gagne son surnom de " Manchot magnifique " pendant la guerre du Rif. Puis ce sera la Syrie, le Liban, ses premiers succès diplomatiques. Et la France Libre. De Gaulle en fait son envoyé spécial, un général-ambassadeur abonné aux missions délicates, en Chine auprès de Chiang Kaï-Shek, au Japon auprès de MacArthur dont il devient l'ami.
    Pechkoff parcourt le monde, connaît tout le monde, séduit tout le monde. Son courage, son goût de la vie, sa connaissance de l'âme humaine ont révélé sa nature, celle d'un héros de roman.
    À partir d'archives inédites, notamment la magnifique correspondance avec Gorki, Guillemette de Sairigné signe la première grande biographie de Zinovi Pechkoff.
    Prix de la biographie de l'Académie française (Histoire)
    Prix Albert Thibaudet, présidé par Antoine Compagnon

  • « Les Mémoires de Serge, plus que le récit minutieux et détaillé de sa vie - qu'il ne fait d'ailleurs pas -, sont l'exposé critique des événements historiques et sociaux auxquels les hommes de ce temps ont dû s'affronter, et dont il convient de tirer des leçons pour que, plus avertie et donc plus assurée, la marche vers un objectif ou un idéal sans doute jamais assuré se poursuive. Il s'agit de rendre compte et, ce faisant, de se rendre compte. »
    - Jean Rière

  • La Russie ne cesse de renouer avec son passé impérial. Sans haine ni a priori, le temps des tsars sort de l'oubli organisé, pour être reconsidéré après les mensonges et la désinformation imposés par la Révolution, puis la guerre civile et la dictature.
    Avec son talent coutumier, Jean des Cars raconte comment la dynastie des Romanov, qui régna de 1613 à 1917, a construit la Russie impériale et bouleversé l'histoire du monde.
    De Pierre le Grand à Nicolas II, en passant notamment par la Grande Catherine et Alexandre II, il dépeint l'histoire et la personnalité de ses souverains, soulignant l'extraordinaire de leurs destins où la grandeur côtoie presque toujours la tragédie.
    " A chacun, Jean des Cars restitue sa juste place et sa personnalité propre.
    Quelle famille, quelle destinée, quelle nation aussi ! " Laurent Theis, Le Point.
    Nouvelle édition

  • Un des grands livres sur la Russie tsariste. La Russie sous l'Ancien régime (paru en 1974 aux Etats unis puis en Angleterre) est d'abord une formidable introduction à la civilisation russe, écrite de main de maître par un historien connu pour sa prose limpide et son sens du récit. Fondamentalement différente des pays européens, soumise à des contraintes géographiques fortes, la Russie était caractérisée par la permanence d'un système " patrimonial " : l'État, qu'il soit tsariste ou soviétique, était le propriétaire du pays et de ses habitants. C'est ensuite un livre à thèse passionnant qui rappelle utilement, que le coup d'État bolchevique de 1917 et le régime totalitaire qui en est issu, n'ont jamais fait " table rase du passé ", mais au contraire, ont bénéficié d'un terreau idéal - celui de l'autocratie tsariste que Pipes raconte et dissèque dans la lignée de L'Empire des tsars de Leroy-Beaulieu. Il semble que l'échec de la Russie à mettre en place un régime véritablement démocratique après la chute du communisme, si l'on compare son destin à celui d'autres pays d'Europe de l'Est, confirme la thèse de départ de Pipes : La Russie n'est pas condamnée à vivre éternellement sous un régime despotique ou semi-despotique, mais son héritage historique rend la rupture définitive d'avec ce dernier particulièrement difficile. Alors que la Russie de " Poutine II " s'enfonce aujourd'hui dans une nouvelle dictature, tous ceux qui s'intéressent à ce pays doivent lire cet ouvrage essentiel. "Limpide et éloquent"Le Figaro Histoire "Enfin édité en France"Le Figaro Littéraire "Le récit est passionnant, mystérieux, comme toujours. Et surtout il éclaire le présent."Point de vue "Chacun l'aura compris, on tient là, enfin, à l'ouvrage capital dont on ne voit pas qu'à ce jour il ait pu être dépassé"Les affiches de Normandie "Un portait percutant et acerbe de la Russie d'avant 1917"Le Temps

  • Trotski

    Robert Service

    La biographie de référence de Léon Trotski (1879-1940), élu " meilleur livre d'histoire 2011 " par le magazine Lire.Révolutionnaire, chef de guerre, mais aussi écrivain brillant, amoureux des femmes, juif en conflit avec ses racines, icône puis bouc émissaire et victime traquée, Léon Trotski a vécu l'une des vies les plus extraordinaires qui soient. Fondateur de l'Armée rouge, opposant à son rival Staline qui le pourchasse, à partir de 1929, en Turquie, en France puis au Mexique, sa vie s'achève dans un apogée de violence, à l'image de son existence tourmentée. Théoricien " pur " d'apparence, célébré de son vivant et jusqu'aux années 2000 comme un archange de la " bonne " révolution, cet homme aussi monstrueux que génial fut habité par l'obsession du pouvoir, sans jamais parvenir à le conserver.

  • De la révolution d'octobre 1917 à 1922, la guerre civile russe fait des ravages : millions de morts, épidémies, famine, terreur et déportation. Face aux bolcheviks et aux monarchistes, une troisième force, issue du monde rural, émerge. En mars 1917, mutineries et jacqueries submergent la Russie, le tsar Nicolas II abdique, Lénine et les bolcheviks prennent le pouvoir. Ce sont les Rouges. En décembre, des généraux proscrits commencent à lutter pour le retour du régime tsariste. En un an, du Caucase à la Sibérie, ils sont des centaines de milliers sous les drapeaux de Dénikine, Koltchak ou Wrangel. Ce sont les Blancs. Face à la terreur bolchévique, bandes de pillards et paysans se révoltent à leur tour. Refusant la circonscription et la réquisition de récoltes, ils se déclarent pour la liberté du commerce et contre la dictature de la ville. Ce sont les Verts. À la lumière de documents russes inédits en français, Jean-Jacques Marie revisite le récit d'une guerre civile qui plonge la Russie dans le chaos et voit la disparition d'un monde qu'on croyait éternel.

  • Août 1917. Louis, jeune soldat en convalescence à l'hôpital, reçoit une lettre de l'Infanterie le nommant lecteur dans une commission de contrôle postal aux Armées.
    Lui qui a subi durant trois ans l'enfer des tranchées se retrouve dans un bureau, comme les embusqués si critiqués. Désormais, il va ouvrir jusqu'à quatre cents lettres par jour. Traquer les indiscrétions et le découragement, caviarder les passages indésirables, saisir les courriers pacifistes, désigner les soldats aux propos jugés non conformes au moral des troupes et de l'arrière. Les mois se succèdent, marqués par l'arrivée d'une séduisante jeune femme et la visite de Fernand, son compagnon de tranchées.
    Jusqu'au jour où, poussé par un événement inattendu, Louis regarde autrement les mots qui défilent quotidiennement sous ses yeux.

    Un roman poignant, qui donne la parole aux anonymes du front : les lettres ouvertes par Louis sont toutes extraites de courriers saisis par l'armée durant la guerre de 1914-1918.

  • " La " biographie politique de Lénine, l'homme qui a fait basculer le monde dans le XXe siècle - l'époque des totalitarismes communistes, fascistes et nazi - par Stéphane Courtois, le maitre d'oeuvre du Livre noir du communisme, best-seller mondial.Vladimir Ilitch Oulianov, plus connu sous le nom de Lénine, a été l'un des personnages clés du XXe siècle. Celui qui, avant 1917, n'était connu que des habitués du mouvement révolutionnaire russe, est soudain apparu en pleine lumière. Il s'empara avec une formidable audace du pouvoir en Russie, y créa le premier régime communiste qui allait essaimer dans une vingtaine de pays jusqu'en 1989-1991, ainsi qu'une Internationale communiste dirigeant plus de 90 partis dans le monde.
    Ce régime et ce mouvement international furent la première manifestation de ce que, dès les années 1920, de nombreux observateurs nommèrent le totalitarisme, un phénomène politique inédit caractérisé par sa haine de la démocratie représentative, son mépris absolu des droits de l'homme et la volonté de domination totale d'un parti sur l'État, sur la société et même sur l'individu.
    Alors que " le Grand Lénine " a été présenté durant un siècle comme un immense héros populaire, voire comme un démocrate, l'auteur, s'appuyant sur une impressionnante documentation peu exploitée jusqu'ici, montre qu'en réalité le chef du parti bolchevique avait conçu son projet liberticide dans l'ombre de la clandestinité durant une quinzaine d'années, avant de profiter, en 1917, de circonstances inattendues pour le mettre en oeuvre.
    Mélange d'utopie radicale et de terreur systématique, ce projet finit par imploser en 1989-1991 non sans laisser derrière lui, à travers le monde, une immense tragédie humaine ponctuée de guerres civiles, de Goulags, de destruction de la culture et de massacres de masse.
    Loin de l'image glorieuse établie par la propagande des uns et l'ignorance des autres, Stéphane Courtois éclaire la face obscure d'un Lénine qui, dès 1920, devint le modèle-repoussoir de Mussolini puis de Hitler, tandis que ses héritiers - Staline, Mao, Pol Pot ... - poussaient la logique du système " léniniste " jusqu'à l'extrême limite du contrôle social et du crime de masse.

  • Yakov Blumkine prétendait avoir eu neuf vies et fut notamment l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne, un poète proche de l'avant-garde, le secrétaire de Trotski et un atout stratégique essentiel en diverses occasions et latitudes. Suivre au plus près les déplacements de cette figure historique, décisive mais fantomatique, exigeait une nouvelle forme de récit. Initié il y a plus de trente ans, Le Projet Blumkine propose un voyage insolite sur les pas d'une légende oubliée de la révolution russe.
    Il y a plus de trente ans, Christian Salmon renonçait au projet d'écrire la vie d'une légende oubliée de la Révolution russe : Iakov Blumkine, terroriste, tchékiste, poète, stratège militaire, agent secret, exécuté à l'âge de vingt-neuf ans sur ordre de Staline.
    Les années ont passé jusqu'à ce que l'auteur découvre à l'occasion d'un déménagement une malle contenant les archives du " projet Blumkine " : des manuscrits, des documents, de rares photographies, et des souvenirs personnels.
    Il décide alors de reprendre le " projet Blumkine " et propose ici un récit biographique inclassable, à l'image de ce personnage pris dans les reflets de sa légende : l'enfant romantique d'Odessa, l'assassin de l'ambassadeur d'Allemagne en 1918, le poète qui fréquente Isadora Duncan et l'avant-garde artistique du début des années 1920, le guerrier et le stratège qui reconquièrent la Mongolie, l'agent du NKVD en Palestine, le secrétaire de Trotski... L'auteur entreprend un voyage sur les pas de ce jeune homme qui prétendait avoir eu neuf vies et qui avait tout " d'un amant authentique de la poésie et d'un tueur-né ". Un voyage qui le mène d'Odessa à Moscou, d'Istanbul jusqu'aux plateaux du Tibet...
    Mais les événements se télescopent : la vie du héros rencontre celle de l'auteur, l'Histoire percute les soubresauts du présent. Le " projet Blumkine " change alors de nature, il déborde de son cadre, la chronologie est pulvérisée, le biographe est à la peine. Un autre voyage commence...

  • Une biographie renouvelée du personnage le plus controversé de l'histoire russe. Raspoutine est une fable partagée par des millions de Russes et d'Occidentaux, un mythe fondé sur l'existence avérée d'un homme du même nom, Grigori Efimovitch Raspoutine. Mais qui est réellement cet homme qui a si bien accompagné le tsarisme en déliquescence qu'il a fini par le symboliser plus fortement que le dernier des Romanov ? Grigori Efimovitch naît selon toute probabilité en janvier 1869 dans une région de Sibérie occidentale qui confine aux monts Oural. Certaines sources le décrivent à l'envi comme un voleur, un bagarreur, un alcoolique et un menteur, quand d'autres attestent de sa fréquentation acharnée des lieux de pèlerinage, des monastères et des écoles de théologie. Toujours est-il qu'à l'automne 1903, il débarque pour la première fois dans la capitale, Saint-Pétersbourg, et qu'un an et demi plus tard, il fait son entrée au palais impérial. Grigori a trente-six ans, il lui reste onze années à vivre dans l'adoration et la rumeur, la crainte et la détestation. Grâce à une multitude d'archives neuves et une vaste bibliographie, notamment en langue russe, Alexandre Sumpf fait le récit de ce parcours singulier, avant de décrypter les différents visages d'une diabolisation qui en dit long sur les métamorphoses successives de la Russie au XXe siècle.

  • Ce qui s'est affublé du nom de communisme depuis 1917 est une catastrophe historique qui continue à produire ses effets les plus sombres sur l'humanité en la privant d'alternative. Si l'avenir est confisqué par le néolibéralisme, c'est en grande partie dû à la figure odieuse de la forme hyper-étatique du communisme au XXe siècle qui hypothèque toute sortie émancipatrice du capitalisme. Or l'idéal communiste de l'auto-émancipation n'était pas vain. Pour le raviver, il faut se défaire de toute illusion rétrospective, étudier les pratiques des bolcheviks et comprendre comment le communisme en est arrivé à ce retournement étatiste. On sera dès lors à même de trouver les nouvelles pratiques et théories qui permettent d'envisager une ouverture des futurs.

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même. " C'est un document exceptionnel. Unique. Et presque inédit : depuis sa parution il y a plus de quatre-vingts ans, il n'a jamais été réédité en France. Durant plus de cinq cents jours, entre l'assassinat à Petrograd, en décembre 1916, de son prophète de malheur, Grigori Raspoutine, et la semaine précédant sa propre exécution, en juillet 1918, dans le sous-sol d'une maison d'Ekaterinbourg, en Sibérie occidentale, le tsar Nicolas II a tenu un journal presque quotidien. On y lit non seulement le témoignage anxieux d'un autocrate assistant, impuissant, à l'écroulement d'un empire séculaire dont il était le maître et le garant, mais aussi le récit froid, clinique [...], des derniers jours d'un père, d'un mari, d'un homme. Un homme blessé. Prisonnier. Humilié. Menacé. Condamné. Et bientôt assassiné. "
    Pour enrichir et mettre en valeur ce texte oublié, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique d'envergure. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue du percutant chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans son ouvrage
    Assassinés publié chez Perrin.

  • Une biographie inédite et illustrée du dernier tsar de Russie et de sa famille au destin fascinant et bouleversant qui s'achève en tragédie. Coupable ou martyr ? Coupable et martyr ? Longtemps, l'histoire officielle, d'inspiration marxiste, a accablé Nicolas II, chargé de tous les crimes, accusé de toutes les erreurs. Depuis la chute de l'URSS, la spectaculaire révision de son rôle, de son attitude, de son influence, les drames personnels qu'il a subis et l'engrenage de la Première Guerre mondiale nous montrent un autre souverain, un homme différent de celui qu'on présentait, dépassé par les événements, miné par la fatalité et finalement broyé par une histoire éminemment tragique. La destinée du dernier tsar, patriote jusqu'au bout, est plus fascinante et bouleversante que celle de ses illustres prédécesseurs parce que, précisément, le pouvoir des Romanov s'achève en tragédie. Cent ans plus tard, dans cette biographie inédite et richement illustrée, Jean des Cars dresse le portrait intime du couple formé par Nicolas II et Alexandra Fedorovna, et de leurs enfants : les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexis qui naîtra hémophile - un calvaire pour son entourage, une menace sur la dynastie. Du couronnement à l'assassinat de toute la famille, l'auteur nous conte avec son talent coutumier la vie du dernier couple impérial russe, des années de bonheur à l'épreuve de la guerre et des révolutions, des réformes intérieures au pouvoir de Raspoutine, de l'abdication au massacre.

  • L'histoire du communisme, de Marx à Mélenchon...
    Le 7 novembre 2017, il y aura exactement cent ans qu'à Petrograd la révolution d'Octobre renversait le gouvernement provisoire russe en place depuis la chute du régime tsariste, quelques mois plus tôt. Ses chefs, notamment Vladimir Lénine et Léon Trotski, inauguraient un mode de gouvernement des hommes radicalement nouveau, qui allait bouleverser l'histoire de l'Europe et influer profondément sur tout le XXe siècle.
    L'histoire du communisme a beau être un incroyable entrelacs de divisions, de trahisons, de condamnations et de scissions, un chant invita des générations entières, dans toute leur diversité, à " faire du passé table rase " :
    L'Internationale. Ce chant puissant et impressionnant - surtout quand il est entonné par les Choeurs de l'Armée Rouge - est un peu le fil conducteur d'une des plus grandes et tragiques aventures de l'humanité, que ce livre entend raconter sous tous ses aspects : le communisme.
    Des pères fondateurs et la création de l'URSS jusqu'aux derniers régimes communistes encore en place aujourd'hui (Corée du Nord, Cuba, etc.), Bernard Lecomte nous raconte l'incroyable épopée d'une idéologie politique qui bouleversa le XXe siècle, qui promit aux peuples "le paradis sur terre" mais eut bien souvent du mal à tenir sa promesse...

  • L'album du centenaire, par le meilleur écrivain d'histoire actuel. L'album du centenaire, par un des plus grands écrivains d'histoire actuels. 1917 est une année cardinale non seulement dans le déroulement de la Première Guerre mondiale mais plus largement dans l'histoire du monde. 1917, c'est d'abord l'année des deux révolutions en Russie, prélude à la fondation du premier État communiste et au développement d'une idéologie qui bouleversera tout le XXe siècle. C'est aussi l'année où, pour la première fois, les États-Unis interviennent militairement en Europe, inaugurant leur leadership sur la planète. 1917, c'est également l'année de la déclaration Balfour, qui promet aux Juifs la création d'un État ; l'apparition de la notion de " guerre totale " ; l'émergence du mouvement dada et l'invention du terme de surréalisme. Mais aussi et encore : la naissance de l'art conceptuel, le premier disque de jazz, la création de la Coupe de France de football, l'épopée de Lawrence d'Arabie, les apparitions de la Vierge à Fatima, les exploits aériens de " l'as des as " et du " baron rouge "... L'ambition de cet ouvrage novateur est de révéler tous ces aspects à l'aide d'une chronologie-monde sélective, très écrite, commentée et superbement illustrée. Une vingtaine de focus sont également proposés pour raconter les 1917 de personnalités en devenir : Hitler, Staline, de Gaulle, Churchill, Roosevelt, Mussolini, mais aussi Céline, Proust, Picasso, Marie Curie, Freud, Einstein et quelques autres. En ressort la conviction que cette année sans pareille aura creusé la tombe de l'Europe des Empires au profit d'une nouvelle ère où la mondialisation de la puissance marchera de pair avec le progrès technique et la brutalisation des êtres.

  • Un regard historique et littéraire très précis et précieux sur la famille impériale russe.
    Quand le dernier des Romanov, Nicolas II, accède au pouvoir en 1894, succédant à cinq tsars depuis 1821, l'instabilité politique domine en France, et ce depuis une longue période. C'est ce contraste auquel s'intéresse ici l'historien et romancier Ernest Daudet, frère aîné d'Alphonse. Dévoilant les coulisses du jeu diplomatique grâce à une méthode alliant l'emploi de sources inédites et la vivacité d'un récit parfaitement cohérent, il rappelle les épisodes amicaux et les périodes de refroidissement qui émaillent les rapports entre France et Russie. En donnant vie et parole à des documents et des personnalités situés au coeur des événements et des tractations, Ernest Daudet raconte le cheminement qui a conduit les deux pays à la célèbre Alliance de 1892. Et il livre en même temps une analyse sur les causes profondes de la chute de la dynastie Romanov et sur la genèse des deux Révolutions russes de 1917.
    Ce Règne des Romanov fournit l'un des principaux éclairages sur l'histoire des relations franco-russes.
    Édition établie et présentée par Stéphane Giocanti
    INÉDIT
    Disponible chez 12-21, l'éditeur numérique

  • Trop grande, trop froide, trop isolée, la Russie n'était pas faite pour le football. Et pourtant, dès qu'il a rebondi sur la terre russe, le ballon rond a fait mieux que s'acclimater. Il est devenu l'objet d'une fièvre populaire que le Kremlin, de Staline à Poutine, cherche à instrumentaliser.
    Trop grande, trop froide, trop isolée, la Russie n'était pas faite pour le football. Et pourtant, dès qu'il a rebondi sur la terre russe, le ballon rond a fait mieux que s'acclimater. Il est devenu l'objet d'une fièvre populaire que le Kremlin, de Staline à Poutine, cherche à instrumentaliser.
    Beria était le patron du KGB, mais aussi le parrain des équipes du Dynamo de Moscou et Tbilissi, faisant de ces clubs les instruments d'une lutte sans merci contre " l'équipe du peuple ", celle du Spartak Moscou. Pendant des décennies, deux clans se sont affrontés et tous les coups étaient permis, jusqu'à la déportation au Goulag des meilleurs joueurs de l'équipe adverse.
    En Russie, le football est un sport de combat politique : dès les premières rencontres à Saint-Pétersbourg qui avaient de furieux airs de lutte des classes ; lors du " match de la mort " du 9 août 1942, opposant Ukrainiens du FC Start et nazis de la Luftwaffe ; dans la façon dont le régime mit en scène ses vedettes comme Lev Yachine ; avec le football " scientifique " qui conquit le monde pendant la guerre froide ; dans le rapport qu'entretiennent les oligarques avec ce sport, et jusqu'à l'organisation éminemment politique du Mondial 2018.
    Fourmillant d'anecdotes mettant en scène grands leaders et champions soviétiques, ce livre raconte davantage qu'un siècle de football : il décrypte le pouvoir russe à travers le prisme du ballon rond.

  • Staline

    François Kersaudy

    • Perrin
    • 27 Août 2015


    Après Hitler et Patton, le troisième volume de la collection " Maîtres de Guerre " dresse le portrait de Staline et propose la première biographie centrée sur son rôle de chef de guerre et mise en scène par une iconographie abondante.

    Après Hitler et Patton, le troisième volume de la collection " Maîtres de Guerre " dresse le portrait de Staline et propose la première biographie centrée sur son rôle de chef de guerre et mise en scène par une iconographie abondante.

    L'ancien séminariste géorgien Joseph Djougachvili, devenu tour à tour conspirateur, révolutionnaire, apparatchik et despote sanguinaire, n'avait rien a priori d'un homme de guerre. Depuis les actions séditieuses au Caucase jusqu'aux grandes manoeuvres de la guerre civile, ses incursions dans le domaine militaire ont été généralement calamiteuses, et ses purges des années trente se sont avérées plus dévastatrices pour le commandement des forces armées que n'importe quel conflit dans l'histoire du monde.
    D'où vient dès lors que ce " communiste habillé en maréchal " ait pu sortir en grand vainqueur de la Seconde Guerre mondiale ? Par un récit accompagné de nombreuses photographies, cartes et illustrations, on mesurera combien la ruse, la propagande et la terreur peuvent suppléer à l'aveuglement diplomatique et à l'amateurisme stratégique.
    François Kersaudy, qui a enseigné aux universités d'Oxford et de Paris I, est spécialiste d'histoire diplomatique et militaire. Il parle neuf langues et a écrit entre autres De Gaulle et Churchill ; De Gaulle et Roosevelt ; Hermann Goering, le deuxième homme du IIIe Reich et Churchill, le pouvoir de l'imagination. Le professeur Kersaudy a également traduit et commenté les Mémoires de Guerre de Winston Churchill. Il est l'auteur, dans la collection " Maîtres de Guerre ", de Hitler.

    Presse:

    "Plaisamment pédagogique, riche en notes précieuses, en cartes claires et en illustrations parfois inédites, cette " bio militaire " s'appuie sur une connaissance parfaite des hommes et des faits, mais aussi sur une véritable hauteur de vue historique. Si Staline a gagné la guerre, il a, grâce à Kersaudy, définitivement perdu la bataille de la mémoire."
    Jean-Christophe Buisson, Le Figaro magazine, 18-24 Août 12

  • Staline

    Robert Service

    • Perrin
    • 29 Août 2013

    Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l'on attend d'une biographie qu'elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l'infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu'aucun autre dans l'histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n'était pas toujours prudent de parler ?
    Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d'un personnage dont l'influence néfaste a profondément marqué l'Histoire. A travers l'histoire de Staline, sa réflexion, au delà des anecdotes et des récits de témoins, Service met en lumière la personnalité et la psychologie du dictateur.
    Cette biographie est aussi un voyage à travers l'histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d'un homme qui l'a profondément marquée. Elle s'inscrit dans la même ligne que celles de Lénine et de Trotski et en est la suite logique.

  • " Le " livre à lire à la veille du centenaire de la révolution d'Octobre ! Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle fut le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges ! Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Qui a tué Raspoutine ? Comment le dernier tsar est-il mort ? Comment Staline a-t-il fait assassiner Trotski ? Pourquoi s'est-il allié à Hitler ? Qui étaient vraiment le dirigeant Iouri Andropov, le transfuge Kravtchenko, l'espion " Farewell " ? Quelles relations ont entretenues le général de Gaulle et François Mitterrand avec les dirigeants soviétiques ? D'où vient et qui est véritablement Vladimir Poutine ? Bernard Lecomte mène l'enquête en conjuguant au plus haut point la maîtrise des sources et l'art de la narration.

  • De la Commune à nos jours, comment et pourquoi Paris accueillit autant de révolutionnaires entre ses murs. Paris est depuis deux siècles la ville d'adoption et le lieu d'apprentissage des révolutionnaires du monde entier. Fascinés par la Révolution française, ces étrangers ont d'abord pour nom Buonarroti, Karl Marx ou Bakounine. Et plus tard Lénine, Trotski, Hô Chi Minh, Zhou Enlai, Deng Xiaoping ou Pol Pot : le gotha des futurs dictateurs rouges. Sous l'Occupation, les immigrés parisiens révolutionnaires luttent pour la France contre le nazisme dans les rangs des FTP-MOI, les résistants communistes étrangers. Mais, avec la guerre d'Algérie, le rouge commence à virer au vert : les activistes en armes de la fédération de France du FLN s'opposent en effet par tous les moyens à l'intégration de leurs compatriotes en exil dans l'ensemble français. Dans les années 1970-1980, des révolutionnaires d'un deuxième type viennent régler leurs comptes dans la Ville Lumière, à l'image des terroristes palestiniens, irakiens, syriens, libanais, iraniens, arméniens, des Brigades rouges ou de la bande à Baader. Enfin, le Paris sanglant que nous connaissons tragiquement aujourd'hui devient le terrain d'action de djihadistes qui, nés en France, se veulent ses pires ennemis. Héritiers des subversifs d'antan, les tueurs du Bataclan et ceux de 2016 en sont en même temps l'antithèse. Une histoire méconnue, tumultueuse que l'auteur dévoile au travers d'un récit enlevé et d'une surprenante galerie de portraits.

  • Le pouvoir absolu comme fil d'Ariane de l'histoire russe. La Russie ? " Une autocratie tempérée par l'assassinat " selon la formule célèbre prêtée à Astolphe de Custine, auteur de " La Russie en 1839 ". Sauf que cet absolutisme perdure sous le communisme et que l'on en trouve plus que des traces dans l'actuelle Russie poutinienne. A l'inverse, chaque réformateur qui ne fait pas montre d'une poigne de fer échoue à l'instar de Gorbatchev ou de Boris Eltsine. D'où le titre de cet ouvrage collectif de prestige qui rassemble la crème des historiens et journalistes de l'Express. Il présente dans des textes enlevés, mais historiquement puisés aux meilleures sources, la personnalité et l'action des dix-huit chefs d'Etat emblématiques de la Russie et de l'URSS depuis Ivan le Terrible - le bien nommé- jusqu'à Vladimir Poutine.

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