Société des écrivains

  • « Arrivés au-delà du haut grillage de l'orphelinat, l'inconnu me dit qu'il s'appelait Mihai Ulmu. Ainsi j'ai connu mon père. Ce que j'ai mis sur le papier, je le tiens de lui. J'ai tenu à ce qu'on le sache aussi, étant donné que - et ce sont ses mots - il est du devoir de tout humain qui est descendu aux enfers et en est sorti vivant, de raconter : dès qu'il commence à parler, il parle aussi par la bouche de ceux qui ne peuvent plus parler, et voit le monde aussi par les yeux de ceux qui ne peuvent plus voir ; rien de ce qu'il a vu ne peut être caché, tout ce qu'il a espéré doit s'accomplir. Même avec un retard de mille ans. » 1940, Poïana, un petit village roumain. Les soldats de Staline y font irruption un jour, arrêtent Mihai, jeune professeur, et l'envoient en Sibérie. Maria, son élève, amoureuse de lui, va en Sibérie le chercher. Il reviendra treize ans après, avec le fruit de leur amour. Mais elle, non... Amour versus goulag... la vie suit son cours, malgré l'élan meurtrier des forces du mal. Pour tout dire, l'auteur place une superbe histoire d'amour dans le contexte - horrible s'il en fut - du goulag.

  • « Ainsi, un projet international de grande ampleur vit le jour, le projet "Humanity" dont Marx faisait partie. En outre, tous ces efforts fournis depuis des mois à se former, lui et son équipe, devaient aboutir à l'exploration d'un nouveau système solaire situé dans une galaxie à plus de deux cents millions d'années-lumière, la galaxie Spactus. Marx allait devoir consacrer plus de vingt années de sa vie pour effectuer ce voyage interstellaire avant de pouvoir de nouveau fouler le sol de son étoile de naissance, la Terre. Il connaissait les exigences de cette mission et ne les avait jamais réfutées. Cependant, il n'était plus seul... » Après la fonte des glaces, les hommes ont construit des cités souterraines et aériennes pour compenser la perte de surface habitable ; l'espérance de vie atteint 250 ans. C'est dans l'une de ces mégalopoles surpeuplées que Marx dirige une équipe de recherche spatiale. Un métier passionnant mais une existence monotone... Et si une autre vie l'attendait ? Bannissant les frontières du temps et de l'espace, le voyage auquel nous convie Laurence Planchet ouvre grand les portes à l'imaginaire. Romance doublée d'un irrésistible appel à l'évasion, son roman nourrit les craintes de l'avenir comme l'espoir de jours meilleurs... Dépaysement et émotions garantis.

  • Falaise de graviers en strates étagées, Terre brune, légère, aride sans aucune ondée, Mais pelouses, parcs fleuris nous sont montrés, Jet d'eau, jeux d'eaux devant nos yeux captivés Par le biais de pompes savamment disposées, Rivière Rimac, Lurin, delta aux oasis cultivés, Pachacamac, haut lieu de l'oracle adoré Aux Dieux parlant sur une colline adossés, Terres andines d'or et d'argent gorgées, Mines où le minerai du sol est extrait, Cité d'or devenue cité de verre américanisée, Péruvien devenu avec ses ethnies mélangées Métissage réussi et leçon au monde donnée. «?Callao?» Du cap Horn à Rome, via l'île de Java, New York ou Pétra, les "Escales de la Jeanne" sont plus que le journal de bord de l'auteur : les expéditions militaires se font voyages, le monde nous tend les bras, offrant un kaléidoscope de couleurs et de parfums. L'évasion est à portée de mots, ne refusons pas l'invitation !

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