Sciences humaines & sociales

  • Si le communisme modèle soviétique a fait faillite, le communisme demeure un courant bien vivant. Il vient de loin dans notre histoire. Il croise nombre des aspirations d'aujourd'hui. Être utile, dans le présent de l'action comme dans l'invention d'un nouvel avenir, c'est l'ambition de Robert Hue pour son parti. Cela implique des transformations profondes dans l'identité même du Parti communiste français, une mutation. Elle est déjà entreprise, il faut la mener à bien. Nouveau communisme, lecture du passé, ouverture et volonté constructives, rénovation du Parti : Robert Hue s'explique. En homme chaleureux, direct. À sa manière, faite de franchise et d'invitation au dialogue.

  • Journaliste chargé des affaires à Libération, l'auteur démonte l'engrenage de la corruption, des trafics d'influence et des magouilles diverses en politique, dans les entreprises et dans les médias. Pour lui, la république est en danger.

  • C'est une histoire simple et cruelle. Les intermittences du coeur ont eu raison de leur vie à deux. Maintenant, il faut partager l'argent, les meubles, les souvenirs, se dire adieu. Mais peut-on partager un enfant ? Alors, ils se tournent vers la Justice. Et là, tout change. Anny Duperey témoigne : « S'il m'avait pris une envie de guerre à travers les enfants, j'avais toutes les armes en main et lui aucune. » Les câlins, les confidences, les coups de fil du soir, les devoirs, les secrets, les jeux, n'y pensez plus ! dit-on au père. Enfermé dans une pudeur qui vient de loin, il n'avait pas mesuré la profondeur de son amour pour l'enfant. Il découvre le téléphone au compte-gouttes, les cadeaux un week-end sur deux, l'enfant qui se ferme et la distance qui s'installe. Car personne ne peut vivre longtemps coupé en deux. Parfois l'humiliation n'est pas suffisante. Plus d'une mère succombe à la tentation de régler ses comptes devant les tribunaux. A ce jeu-là, le père est perdant. Qui se soucie de sa douleur ? Ce livre écrit par un homme sur un sentiment d'homme est dédié « aux mères tendres ». Car il ne cherche pas l'affrontement, mais la paix. Tout simplement parce qu'un enfant a droit à ses deux parents.

  • Aujourd'hui, plus de vingt-trois millions de personnes sont infectées par le virus du sida en Afrique. L'idée de cet essai est de faire comprendre l'ampleur de la tragédie et de recenser les bonnes pistes pour aider l'Afrique subsaharienne à s'en sortir. Elles passent d'abord par des personnages hors du commun, prêts à se battre pour stabiliser et diminuer enfin la pandémie.

  • De Jean-Claude Gayssot, s'impose d'abord l'image du ministre apparu en première ligne lors de grandes tragédies nationales, tels l'accident du Concorde, les week-ends meurtriers sur les routes ou le naufrage de l'Erika. Puis, celle d'un habile négociateur, à qui son parcours de syndicaliste permet de dénouer des crises sociales majeures : conflits des routiers, grèves des pilotes d'Air France... Mais qui est-il réellement, cet ancien ouvrier des chemins de fer, maintenant à la tête d'un des ministères les plus importants de la République, qui sait avec chaleur et convivialité inventer un nouvel art de faire de la politique ? Sur ma route est un document surprenant car, rarement, un ministre en exercice se sera livré avec autant de franchise, d'humour et de spontanéité : il raconte son quotidien, ses découvertes et ses rencontres, ses réussites et ses déconvenues, ses idées et ses espoirs. En parlant de sa jeunesse, de son amour de la vie, de ses engagements, de l'avenir du communisme, de l'Europe, de la mondialisation, des enjeux technologiques qui le fascinent, Jean-Claude Gayssot porte un regard lucide sur notre monde contemporain, et exprime avec passion son combat pour le rendre plus humain. Jean-Claude Gayssot est ministre de l'Équipement, des Transports et du Logement.

  • Six cents ans avant l'ère chrétienne, quel fut l'itinéraire du prophète Jérémie ? Cet homme de vigie, appelé par Dieu et pourtant abandonné par Lui, fut exposé toute sa vie à l'angoisse d'une expérience aveuglante. Juif, il l'était religieusement, avec ce sentiment irréductible que l'univers répondait à un destin organisé. Vivant à une époque de catastrophe totalitaire, il voulut de toutes ses forces préserver du naufrage les valeurs spirituelles de l'homme et c'est sans doute ce qui rend éternelle sa philosophie de l'histoire et si proche de notre temps son enseignement. André Neher a recomposé depuis l'intérieur de la Bible, en s'appuyant sur des situations historiques mouvantes et complexes, mais sans jamais l'arracher à sa source personnelle et imprévisible, la vie du plus tragique des prophètes : celui qui avait accepté d'assumer devant Dieu la plus haute souffrance que l'homme puisse éprouver.

  • Quelques tueurs ont transformé ce témoignage en testament politique. Kamal Joumblatt, chef de ce que certains appellent une nation, que d'autres considèrent comme une secte, les Druzes, avait clairement choisi son camp dans la tragique guerre libanaise. Il a noué alliance avec les Palestiniens dans un combat où, de plus en plus isolés, ceux-ci s'opposaient à une coalition d'intérêts et d'États. Combattre pour instaurer le socialisme et la laïcité dans l'État n'est pas chose facile dans le monde arabe. Ce livre est la première analyse du conflit libanais réalisée par un de ses principaux acteurs. Fruit de nombreuses heures de collaboration dans la demeure de Kamal Joumblatt à Moukhtara ou bien dans son P.C. de campagne, il ne se limite pas à l'étude du sanglant conflit libanais. Kamal Joumblatt expose ses vues sur le monde arabe de façon générale, sur l'État hébreu, sur les possibilités et les conditions de l'établissement d'une paix durable au Proche-Orient. Il émaille son discours de considérations très approfondies sur l'évolution des sociétés modernes, il esquisse l'avenir de la région. Beaucoup de gens ont écrit sur les Arabes. Kamal Joumblatt était un homme d'État arabe ; c'était aussi un des meilleurs connaisseurs du Proche-Orient. Il décrit ce monde complexe sans complaisance et avec lucidité.

  • La Corée, péninsule du bout de l'Asie fut pendant des millénaires un véritable « royaume ermite », isolé du reste du monde entre la Chine et le Japon. Il s'y développa au cours des siècles une civilisation forte et originale, différente de celles de ses voisins, à base de bouddhisme et de confucianisme, sur une Sibérie où son peuple plonge ses racines au fond des âges. La civilisation occidentale n'atteignit la Corée, d'abord par le Japon, que dans la seconde moitié du XIXe Siècle, avant que ne s'y affrontent, conséquence des « arrangements » Roosevelt - Staline de la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde occidental et le bloc communiste. Trois ans d'une guerre sanglante et destructrice, de 1950 à 1953, entre le Nord armé par l'Union Soviétique et soutenu par l'Armée Rouge chinoise, et le Sud aidé sans réserves par l'armée américaine et 16 pays des Nations-Unies, firent entrer la Corée dans l'actualité. Depuis l'armistice de 1953, le Nord et le Sud, deux États d'une même nation poursuivent des destins parallèles et farouchement opposés, la Corée du Nord suivant la voie marxiste, celle du Sud vivant un développement industriel et économique comparable à celui du Japon. Dans « Le Matin Calme », traduction du nom traditionnel et poétique de la péninsule toute entière, Max Olivier-Lacamp, mélange de reportage et d'érudition, raconte la Corée telle qu'elle fut, telle qu'elle est et telle qu'elle sera, peut-être.

  • Loin d'Hagondange. Retraité, il recrée son petit atelier et essaie de se cacher qu'il a raté sa vie, toute entière consacrée au travail. Dans son ombre, sa femme a rêvé, et continue à rêver, de campagne et d'une vie de bonheur sollicité. Deux « vieux » face à leur réalité, la réalité désespérante du quotidien de ceux à qui la société ne laisse aucune espérance : une vie sans qualité... à moins d'une prise de conscience. Marianne attend le Mariage. Le père est ouvrier à l'usine et la mère « au foyer » ; ils ont trois enfants : Marianne, ouvrière lucide, Jean-Luc qui fait son service militaire et y apprend à rentrer dans le rang, et Chantal, lycéenne, qui tente de refuser la vie tracée. Décidément, c'est une famille « comme une autre » mais la vie de tous les jours, la leur, se mêlant aux événements extérieurs, va bouleverser ce bel ordonnancement. Jusqu'où ?

  • Des intelligences exceptionnelles, des cerveaux phénomènes, des super-doués, des surdoués, tout le monde sait que cela existe. Mais seuls les Américains en ont fait l'objet d'une science. Aux États-Unis, des spécialistes étudient les problèmes posés par les gifted children, les enfants au Q.I. - quotient intellectuel - de 130, 140, 150 et au-delà (la moyenne est 100). Le paradoxe de ce livre, c'est qu'il est écrit - à partir des documents américains, les seuls qui existent - par un spécialiste de « l'intelligence animale ». C'est en voulant cerner de plus près les manifestations les plus singulières de l'instinct chez les animaux, que Rémy Chauvin, éthologiste bien connu et professeur à la Sorbonne, s'est, en effet, intéressé à l'intelligence de l'enfant. Il a été frappé de constater les variations énormes que connaît cette intelligence. Ayant lui-même eu l'occasion de rencontrer des enfants surdoués, il a étudié ce qu'on savait de ces enfants : il a alors appris des choses étonnantes. Vous verrez dans ce livre qu'il y a deux types de surdoués : les brillants sujets qui réussissent partout, parviennent à des situations enviables (« les grosses têtes »), et puis, radicalement différents, les créatifs. Souvent mauvais élèves, considérés comme des fantaisistes, les créatifs sont des novateurs, des originaux ; ce sont les créatifs qui changent le monde. Pasteur, Évariste Galois, Einstein étaient des créatifs. Comment reconnaître les enfants surdoués, et les créatifs ? Comment les élever ? Quel est leur destin ? Quels exemples des uns et des autres existent dans l'Histoire ? A quels tests les spécialistes américains soumettent-ils les écoliers et les étudiants afin de distinguer et de sauvegarder ce qu'ils appellent « une ressource naturelle sans prix » ? Ce livre, bourré d'anecdotes et riche de données précises, vous l'apprendra.

  • A la question si souvent posée : la vie a-t-elle un sens ? le livre de Colette Seghers apporte une réponse irréfutable. Oui, la vie a un sens quand on la regarde en face et que, au lieu de tout attendre d'elle, on lui offre le meilleur de soi-même. « Il me paraîtrait triste d'abandonner ce siècle derrière nous comme un manteau qu'on jette. J'écris ce livre pour qu'on lui prête écoute. Tant de voix et d'échos le traversent... J'aimerais qu'on ne les oublie pas encore », écrit-elle. A la mort de celui qui avait été pendant plus de quarante ans l'éditeur et l'ami des plus grands poètes, un hebdomadaire titra joliment, et justement : « Un Seghers dans la poche, l'autre dans les étoiles ». En effet, nul mieux que Pierre Seghers, de la revue clandestine qu'il créa pendant la guerre à la très célèbre collection « Poètes d'Aujourd'hui », ne sut montrer que la poésie est l'affaire de tous les hommes, dans la diversité héroïque ou quotidienne de leurs luttes, et non une rêverie éthérée indifférente aux turbulences du monde. Cette aventure exceptionnelle eut plus qu'un témoin, elle eut une complice et une alliée passionnée, sa femme Colette, rencontrée en 1945 dans une Normandie balayée par les combats. Les silhouettes d'Aragon, Neruda, Léger, Malraux, mais aussi d'Omar Khayyâm, de Saadi ou d'Hâfiz traversent ce récit qui est d'abord une grande histoire d'amour, d'enthousiasme et de lucidité.

  • Le livre des élections législatives de 1973. Vous y trouvez l'ensemble des programmes des partis politiques que présenteront, chacun, en mars prochain plus de 70 candidats. L'étude de chaque formation politique est abordée sous trois angles : une partie de présentation du mouvement (bref historique, nombre d'adhérents, adresse du siège...), un texte du Secrétaire général ou du Président qui présente le parti, son programme et précise ce qu'il attend des élections, et enfin une synthèse par thèmes du programme ou des documents - remis par la formation - à partir desquels ses candidats feront campagne en mars 1973. L'ouvrage ne se veut ni critique, ni exhaustif, mais objectif et pratique. Livre également de référence, il entend présenter les axes principaux de la campagne électorale de chaque parti, offrir au lecteur des informations précises, et lui soumettre, sous une forme claire, les éléments propres à former son jugement.

  • Dans La Secte, il raconte les hommes, leurs aventures, et le pouvoir du P.C.F. Le militant vit, rêve, lutte, « monte » dans le parti, et met dès lors, sans s'en rendre compte, le doigt dans un engrenage totalitaire qui le happe. Alors qu'il croit lutter pour les ouvriers, pour l'égalité et pour le communisme, il travaille pour les super-privilégiés de la Nomenklatura. Peu à peu, il se laisse à son tour corrompre. Il a rempli divers questionnaires biographiques, ce qui le rend prisonnier de son passé et de la police politique au service d'un pouvoir mystérieux et lointain. Contrôlé désormais par la toute-puissante « section des cadres », il doit tout accepter ou s'exclure. Certains dirigeants communistes - et non des moindres - en ont fait la dure expérience. La base, dans son idéalisme, ignore qu'elle est manipulée. Le simple militant croit obéir à des leaders politiques, préoccupés seulement des intérêts du prolétariat ; il n'est en fait qu'un instrument aux mains des dignitaires d'une secte qui sont aveuglément au service de l'expansionnisme soviétique. Ce livre, vivant et passionnant, permet de décoder la politique du P.C.F. et de comprendre enfin ce que veut sa direction, en même temps qu'elle éclaire d'un jour nouveau certaines affaires récentes.

  • Il est banal de constater que la France se trouve en pleine révolution urbaine. Il l'est moins d'ausculter les villes qui métamorphosent notre pays. La ville est désormais le lieu privilégié de la vie des Français. Logements, emploi, circulation, loisirs, culture, développement économique, consommation, urbanisme d'aujourd'hui et de demain, etc., tout se déroule, sinon se décide dans la cité. Décentralisation au niveau des principales agglomérations et construction européenne accompagnent le mouvement. N'est-ce pas le moment de prendre une connaissance plus rigoureuse des concentrations urbaines, d'éprouver leurs articulations par rapport aux régions ambiantes, d'évaluer leur capacité face à la puissance tutélaire de Paris et aux concurrences européennes, d'observer le comportement des citadins ! Telle est l'ambition de cette nouvelle collection. « Villes-clés » vues de l'intérieur comme de l'extérieur par les meilleurs spécialistes et les plus impartiaux. Lille-Roubaix-Tourcoing, métropole en miettes. Il y a lieu de s'interroger ! Lille et Roubaix-Tourcoing, l'ensemble n'équivaudrait-il pas à deux agglomérations profondément divisées, à trois villes cernées par cent communes ? Lille et Roubaix Tourcoing ou l'impossibilité de vivre en symbiose, en somme une métropole en miettes ! Et l'interrogation conduit plus avant si l'on analyse le Nord. Le Nord, une région morcelée, en proie aux tentations de l'éclatement... Au total en parlant de Métropole-Nord ne profère-t-on pas deux contre-vérités ?

  • La situation politique de la France se présente, en ce premier semestre de l'année 1963, sous un jour assez neuf. Pour la première fois depuis près de vingt-cinq ans, notre armée n'est plus au combat. Que de gloires, mais aussi que d'épreuves ! Les plus récentes ne furent pas les moins amères. Mais il fallait une fin : la guerre civile risquait d'être le prix d'une évolution mal dominée pendant trop longtemps. Il était nécessaire de préserver le destin de la Nation. Pour la première fois depuis plus de trente ans, l'état des finances publiques est satisfaisant. Sans doute est-ce, notamment chez nous, un état toujours précaire, et au premier manque de rigueur, les difficultés surgissent. Mais la réalité est là : le développement continu de l'économie, la hausse du niveau de vie. Un redressement n'est jamais terminé : l'existence même de la Nation est un constant effort. Au cours des années qui s'ouvrent, la tâche du Pouvoir demeure immense. Il doit, certes, tenter de répondre aux aspirations des citoyens, car il a besoin, pour sa légitimité, donc pour agir, d'une vaste adhésion. Mais il doit faire davantage : se souvenir de ce que les citoyens oublient, regarder ce qu'ils ne voient pas, deviner ce qu'ils n'imaginent pas. La tâche sera ingrate car l'absence de danger immédiat et la relative aisance de la Trésorerie font éclore, comme il n'est que trop naturel, les ambitions les plus démagogiques, les idées ou les illusions les plus fausses, sans oublier les influences étrangères hostiles, comme toujours, à une France redressée qui affirme sa politique. Cependant, savoir, observer, prévoir, après quoi commander en fonction de l'intérêt national, est une nécessité que l'on peut qualifier d'impérieuse. Il est une certaine tendance d'esprit, dont la République a beaucoup souffert depuis un demi-siècle. Elle conseille de prendre les problèmes au moment où ils provoquent une crise et de résoudre les difficultés au fur et à mesure qu'elles vous contraignent à les affronter. Une telle attitude est déplorable. Les pages qui suivent, écrites à l'intention des hommes et des femmes qui, simplement, croient, en leur pays et ont foi en son avenir, qui, profondément, croient en la liberté et ont foi dans le bienfait social qu'elle peut apporter, n'ont pas d'autre ambition que d'expliquer les chemins qui sont ceux d'une politique nationale. Les principes étant connus, les objectifs n'étant pas contestés, où agir ? Comment agir ? C'est à ces questions que ce projet de programme entend proposer des éléments de réponse.

  • Pendant dix-huit ans, les hommes dont ce livre raconte l'histoire ont disparu. D'août 1973 à septembre 1991, ils ont vécu enfermés chacun dans une cellule sans lumière aucune, ni lampe ni fenêtre, sans visites et sans soins, ni médecin ni infirmier. Dix-huit ans d'obscurité et de désespoir. Dans le noir secret d'un pouvoir absolu, ces hommes - l'élite de l'armée marocaine, des proches du Palais royal - avaient été condamnés à une mort lente. Plus de la moitié d'entre eux ont ainsi quitté la vie, dans le silence et l'oubli. Pour assouvir la vengeance d'un seul, le Roi, l'inventeur de cet enfer : Tazmamart. Sans les démarches de Christine Daure-Serfaty, hantée par cette horreur dès qu'elle en reçut les premiers témoignages, Tazmamart existerait peut-être encore. « Tazmamart m'a habitée, envahie si longtemps, écrit-elle. Tout au fond, il rejoignait le cauchemar qu'ont fait tous les enfants : seuls dans le noir, enfermés, ils appellent leur mère et personne ne vient car personne ne les entend. »

  • Les dirigeants politiques de gauche et d'extrême-gauche s'autoproclament l'avant-garde éclairée non seulement du prolétariat mais aussi de la masse des militants. L'auteur se demande si l'enthousiasme des militants de base n'est pas, trop souvent, utilisé par ceux qui, sous la haine avouée des exploiteurs, dissimulent (peut-être même à leurs yeux) une volonté de puissance. Or, cela, jusqu'ici, on « ne veut pas le savoir » ; on a « autre chose à faire »... Yvon Bourdet décrit d'abord et situe cette résistance à l'analyse. Il donne ensuite ses sources et ses preuves pour aboutir à un tableau raisonné des figures du militantisme et, finalement, à une définition de l'essence de la militance. Ce livre est une participation à la lutte pour une société sans exploitation de classe ; il est en effet primordial de distinguer les militants généreux de ceux qui ne cherchent qu'à prendre la place de la minorité exploiteuse. En cela cette étude - parce qu'elle démythifie en braquant un puissant projecteur sur une zone jusqu'ici laissée dans l'ombre - n'est pas démobilisante car seule la vérité est révolutionnaire.

  • Le livre d'Éliane Perasso tranche sur toute la littérature inspirée par les mouvements féministes, c'est un livre neuf. D'abord, le sujet dépasse le problème de la condition féminine et des objectifs à atteindre : avortement, divorce, salaires, etc. C'est la civilisation qui est ici visée. L'auteur pense que l'Occident doit entamer sa révolution culturelle sous peine de mort. C'est l'exister politique, « le droit de cité » de la femme qui constitue l'axe de sa révolution culturelle. Éliane Perasso envisage d'ailleurs l'avènement de celles qui, selon Mao, « représentent la moitié du ciel », avec la sérénité que lui donne sa philosophie politique. « La guerre des sexes n'aura pas lieu », dit-elle. Il n'empêche que « la libération s'arrache ». L'auteur ne cache pas son indignation. Avocat, elle retrouve sa passion et son combat. « Je me révolte, donc nous sommes. » Elle nous apprend que dans notre culture - à l'heure où les verrous de l'étique sociale sont levés - la femme est encore interdite de séjour. Alors que 6 millions et demi de femmes exercent une activité économique et représentent 53 % du corps électoral, il est scandaleux qu'elles ne soient représentées au Parlement que par 2 % d'élues. : Dans ces pages, Éliane Perasso se révèle à la fois pamphlétaire, juriste, philosophe et leader politique. Elle plaide à la barre des procès de notre civilisation : Condorcet contre Proudhon. Condorcet a gagné. Si les partis politiques entendent cette plaidoirie des temps modernes, nous pourrons reprendre le serment de Jules Ferry : « Oui nous sommes un grand siècle. »

  • Le 21 avril 1997 restera une date dans l'histoire de la République. Ce jour-là, Jacques Chirac, président depuis moins de deux ans, en butte à l'impopularité et voyant poindre l'échec de sa politique économique, tentait un coup de poker en provoquant des élections législatives anticipées. Les Français ont discerné l'aveu d'impuissance que tentait de camoufler ce défi. C'est ainsi que la gauche, revigorée et réordonnée par Lionel Jospin, a été appelée à prendre la relève plus tôt qu'elle ne l'imaginait. Longtemps dominatrice, au point de s'identifier à la Ve République, la droite française semble décidément incapable d'assumer le pouvoir. Et Jacques Chirac se retrouve isolé au « Château ». Pour combien de temps ?

  • Une espèce prolifique : DENG XIAOPING - KIM IL-SUNG - SADDAM HUSSEIN - HAFEZ EL-ASSAD - LE ROI D'ARABIE SAOUDITE - ANDREAS PAPANDRÉOU - HASSAN II - FIDEL CASTRO - JEAN-PAUL II - MITTERRAND - REAGAN - ANDROPOV - TCHERNENKO - ELTSINE - BEGIN - DAYAN - BOURGUIBA - POMPIDOU - BOUMEDIENE - GOLDA MEIR - LE SHAH D'IRAN - DUVALIER - MARCOS - CHE GUEVARA - CEAUCESCU - KADHAFI - KHOMEINY. Ce ne sont pas des malades comme les autres... L'entretien des auteurs avec le professeur Jean Bernard l'atteste. Voici quelques extraits : « On a dit parfois que les puissants de ce monde n'étaient pas bien soignés parce qu'ils avaient une idée préconçue sur les maladies et les médecins, la médecine officielle et les charlatans. On pourrait démontrer, statistiquement, que les chefs d'État ont une durée de vie plus courte que l'ouvrier du coin souffrant de la même maladie. ... Lorsque j'ai soigné des hommes politiques de haut rang, j'ai souvent été surpris de la crédulité que manifestaient ces dirigeants vis-à-vis des médecines parallèles. ... Il faut tenir compte de la mentalité très particulière de ces malades qui nous gouvernent et qui refusent d'une part, de considérer leur état de santé comme incompatible avec la direction d'un pays ou d'une armée, et d'autre part, d'admettre que les conséquences de leur maladie peuvent être graves pour leurs concitoyens. ... On peut parfaitement imaginer une commission médicale dont les membres seraient désignés par le Conseil constitutionnel. Elle examinerait le président de la République chaque année et pourrait constater le début d'une maladie grave. Elle garderait le secret quelques mois et déciderait, à un moment donné, d'alerter le Conseil constitutionnel qui apprécierait et prendrait une décision. Les médecins doivent rester des consultants et non pas des décideurs. »

  • Confronté à la révolution de l'immatériel qui dévore le travail et la culture, à la nouvelle donne géopolitique et la guerre en Europe, à la mondialisation, voire à la crise de l'État-providence ; bousculé par la fin des régimes totalitaires staliniens ; affronté aux désillusions de la gestion sociale-libérale de la crise, ou aux limites du « socialisme conservateur » ; interpellé par l'effacement des valeurs, des idées qui furent celles de tout un siècle ; angoissé par la montée des nationalismes, de l'intégrisme, du lepénisme, le mouvement socialiste, devenu un fait majeur du XXe siècle, s'interroge : survivra-t-il au XXIe siècle ? Comment répondre à gauche aux défis de la société actuelle ? Peut-on travailler à recomposer la gauche sur de nouveaux axes : la perspective d'une Europe républicaine, la domestication écologique et sociale de l'économie de marché, la fondation d'un nouvel universalisme - la justice, la construction d'une nouvelle alliance, voire d'un mouvement de toute la gauche ? Tel est l'espoir de ce livre : celui d'une renaissance, et en quelque sorte une nouvelle gauche.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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