Christian Bourgois

  • Beloved

    Toni Morrison

    Le 124 tait habit de malveillance. Imprgn de la maldiction d'un bb... Bluestone Road, prs de Cincinnatti, vers 1870, les meubles volent, la lumire allume au sol des flaques de sang, des gteaux sortent du four marqus de l'empreinte d'une petite main de bb. Dix-huit ans aprs son acte de violence et d'amour maternel, Sethe, l'ancienne esclave, et les siens, sont encore marqus par le souvenir de la petite fille de deux ans qu'elle a gorge. Jusqu'au jour o une inconnue, Beloved, arrive mystrieusement au 124, donne enfin cette mre hors-la-loi la possibilit d'exorciser son pass. Parce que pour ceux qui ont tout perdu, la rdemption ne vient pas du souvenir, mais de l'oubli. Ce roman aux rsonnances de tragdie grecque, au style d'une flamboyante beaut lyrique, a reu en 1988 le prix Pulitzer.

  • Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan, avant de rencontrer l'Ent Fangorn ; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste incrédule au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J.R.R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 16 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi qu'une carte en couleur de la Terre du Milieu.

  • Depuis sa publication en 1954-1955, le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l'Anneau forgé par Sauron, a enchanté des dizaines de millions de lecteurs, de tous les âges. Chef-d'oeuvre de la fantasy, découverte d'un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d'évocation, son souffle et son ampleur. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d'Alan Lee, entièrement re-numérisées, d'une qualité inégalée, ainsi que deux cartes (en couleur) de la Terre du Milieu et du Comté.

  • The Nobel Prize and Pulitzer Prize-winning author of Sula presents the story of embittered Korean War veteran Frank Money, who struggles against trauma and racism to rescue his medically abused sister and work through identity-shattering memories. Reprint. 100,000 first printing.

  • La dernière partie du Seigneur des Anneaux voit la fin de la quête de Frodo en Terre du Milieu. Le Retour du Roi raconte la stratégie désespérée de Gandalf face au Seigneur des Anneaux, jusqu'à la catastrophe finale et au dénouement de la grande Guerre où s'illustrent Aragorn et ses compagnons, Gimli le Nain, Legolas l'Elfe, les Hobbits Merry et Pippin, tandis que Gollum est appelé à jouer un rôle inattendu aux côtés de Frodo et de Sam au Mordor, le seul lieu où l'Anneau de Sauron peut être détruit.
    Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par J. R. R. Tolkien à l'intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien.
    Ce volume contient 15 illustrations d'Alan Lee, entièrement renumérisées, d'une qualité inégalée, ainsi que des cartes (en couleur) de la Terre du Milieu.

  • Blond, grand, attirant, Lee Anderson a tout du canon de beauté de l'Américain blanc. Mais il cache en réalité un secret : il a du sang noir. Un sang noir qui a coûté la vie à son frère, victime d'un crime raciste. Aujourd'hui, Lee Anderson est décidé à faire expier ce drame à la société blanche tout entière. En s'installant dans la bourgade de Buckton, il en est persuadé : il se fera justice avec violence.
    Publié en 1946, J'irai cracher sur vos tombes fut aussitôt jugé pornographique, obscène, dérangeant, et son auteur fut voué aux gémonies. Enrichie de photographies inédites du manuscrit de l'adaptation cinématographique du roman, cette nouvelle édition présente, en outre, l'imposant Dossier de l'« Affaire J'irai cracher sur vos tombes » par Noël Arnaud, où le lecteur découvrira le destin passionnant d'un texte aux multiples scandales et à la force toujours intacte.

  • Le Hobbit

    J.R.R. Tolkien

    Premier récit publié par J.R.R. Tolkien, en 1937, cette histoire, inventée par l'auteur pour ses propres enfants, rapporte les aventures de Bilbo, un jeune Hobbit, héros malgré lui lancé en quête d'un trésor gardé par un dragon, en compagnie de Nains et du magicien Gandalf. Bien que destiné initialement à la jeunesse, ce texte a également enchanté des générations de lecteurs adultes, par son suspense, ses coups de théâtre, son humour, sa poésie... mais aussi parce qu'il introduit le lecteur dans un monde inventé par Tolkien, la Terre du Milieu, qui sert de décor à la plupart de ses récits (dont Le Seigneur des Anneaux) ; et parce qu'il présente des personnages appelés à connaître une grande postérité, dont les Hobbits, Gandalf et... l'Anneau.

    Cette édition est servie par une nouvelle traduction, assurée par Daniel Lauzon, traducteur reconnu des oeuvres de J.R.R. Tolkien depuis douze ans. Cette traduction inédite respecte les particularités du texte, son jeu avec les registres (du plus léger, au début du récit, vers des moments plus sombres, annonçant Le Seigneur des Anneaux qui prendra sa suite), la musicalité des chansons et des poèmes. Daniel Lauzon a également retraduit les noms anglais en respectant les indications données par Tolkien dans le Guide to the Names.
    Ce livre sera donc une redécouverte pour de nombreux lecteurs de Tolkien, qui ne juraient que par Le Seigneur des Anneaux et Les Enfants de Húrin, (roman qui a connu un grand succès en 2008). 75 ans après sa publication (en 1937 en anglais), on réentend la voix du Hobbit !

  • Au milieu de l'hiver, au début de ce siècle, une adolescente en vacances dans un village au coeur de l'Angleterre disparaît. Les villageois participent à sa recherche. Tandis qu'ils sillonnent les landes, la police érige des barrages routiers, des journalistes se rendent dans ce village habituellement calme.
    Il y a beaucoup à faire : des vaches à traire, des clôtures à réparer, des pierres à tailler, des pintes à servir, des lits à faire, des sermons à écrire, une pièce de théâtre à répéter.
    Au fil des saisons, il y a ceux qui quittent le village et ceux qui y reviennent ; ceux qui se retrouvent ou se séparent. Il y a des naissances, des morts ; des secrets gardés et dévoilés ; des emplois créés et perdus ; des petites bontés et des trahisons imprévues. Des chauves-souris sont suspendues aux gouttières de l'église, des hérons montent la garde dans la rivière ; les champs affluent dans l'aubépine ; blaireaux et renards rôdent au fond des bois.

    Réservoir 13 est le récit mesuré de détails et d'émotions pendant les treize années suivant le drame, dans un village en harmonie avec les saisons et la nature qui l'entoure.

  • Il existe à New York une rue au nom évocateur : Division Avenue. Elle se situe dans une partie spécifique de Brooklyn, le quartier juif orthodoxe.
    C'est là que vit Surie Eckstein, qui peut s'enorgueillir d'avoir vécu une vie bien remplie : mère de dix enfants, elle passe des jours tranquilles avec sa famille. Alors qu'elle pensait être ménopausée, Surie découvre qu'elle est enceinte. C'est un choc. Une grossesse à son âge, et c'est l'ordre du monde qui semble être bouleversé. Surie décide de taire la nouvelle, quitte à mentir à sa famille et à sa communauté. Ce faisant, Surie doit affronter le souvenir de son fils Lipa, lequel avait - lui aussi - gardé le silence sur une part de sa vie. Un secret peut avoir de multiples répercussions : il permettra peut-être à Surie de se réconcilier avec certains pans de son passé.
    Avec Division Avenue, Goldie Goldbloom trace le portrait empathique, tendre et saisissant d'une femme à un moment charnière de son existence. Et nous livre un roman teinté d'humour où l'émancipation se fait discrète mais pas moins puissante.

  • Le banquier anarchiste Nouv.

    Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

  • "Jiselle, trentenaire et toujours célibataire, croit vivre un véritable conte de fées lorsque Mark Dorn, un superbe pilote veuf et père de trois enfants, la demande en mariage. Sa proposition paraît tellement idyllique qu'elle accepte aussitôt, quittant les tracasseries de sa vie d'hôtesse de l'air pour celle, a priori plus apaisante, de femme au foyer. C'est compter sans les absences répétées de Mark, les perpétuelles récriminations des enfants et la mystérieuse épidémie qui frappe les États-Unis, lui donnant des allures de pays en état de guerre. Tandis que les événements s'accélèrent autour d'elle, l'existence de Jiselle prend un tour dramatique, l'obligeant à puiser dans ses ressources pour affronter cette situation inédite... « Ce qui est rare chez Laura Kasischke, c'est ce curieux mélange de maîtrise et d'émotion, d'étrangeté et de simplicité, d'atrocité et de poésie. » (Olivia de Lamberterie, Elle)"

  • Tout débute un beau jour quand le narrateur trouve une chose par terre, dans la rue. Une chose ? Quelque chose, de forme ovale, à la fois mou et dur, qu'il ne parvient pas à identifier mais qu'il prend dans le creux de sa main.
    Commence alors pour lui une étonnante divagation où, guidé par sa recherche, il connaîtra mille et une aventures : lors de son voyage, il rencontrera des universitaires spécialistes de littérature israélienne, une troupe de cirque d'un genre un peu particulier, un groupe de Juifs à la poursuite de leur utopie, et non pas une, mais deux femmes prénommées Shloma.
    De rencontres inopinées en hasards improbables, l'équipée de notre héros se relance à chaque fois. Car bien sûr tous ces personnages hauts en couleur ont un point commun : ils ont chacun un avis sur la question.

  • L'Usine, un gigantesque complexe industriel de la taille d'une ville, s'étend à perte de vue. C'est là qu'une femme et deux hommes, sans liens apparents, vont désormais travailler à des postes pour le moins curieux. L'un d'entre eux est chargé d'étudier des mousses pour végétaliser les toits. Un autre corrige des écrits de toutes sortes dont l'usage reste mystérieux. La dernière, elle, est préposée à la déchiqueteuse de documents. Très vite, la monotonie et l'absence de sens les saisit, mais lorsqu'il faut gagner sa vie, on est prêt à accepter beaucoup de choses... Même si cela implique de voir ce lieu de travail pénétrer chaque strate de son existence ?
    Dans une ambiance kafkaïenne où la réalité perd peu à peu de ses contours, et alors que d'étranges animaux commencent à rôder dans les rues, les trois narrateurs se confrontent de plus en plus à l'emprise de l'Usine. Hiroko Oyamada livre un roman sur l'aliénation au travail où les apparences sont souvent trompeuses.

  • Sélection naturelle Nouv.

    À onze ans, Gael Foess a hâte d'être adulte. Elle prend soin de son petit frère sujet à des crises d'épilepsie nombreuses, apprend à conduire en cachette et envie la liberté de ses parents. Carriéristes, ils inculquent à leurs enfants l'idée que la réussite est essentielle. Lorsque le krach boursier de 2008 ruine sa famille quelques années plus tard, Gael comprend à quel point les idéaux et les ambitions peuvent être compromis. Décidée à subvenir aux besoins des siens, la jeune femme quitte son Irlande natale pour Londres et New York, où elle fréquente les galeries d'art. Car son frère a des visions lors de ses crises, qu'il peint sous forme de toiles abstraites - celles-ci pourraient bien être la clef du succès tant désiré. Jusqu'où Gael ira-t-elle pour prouver au monde combien il est facile de retourner le système contre lui ?
    Avec Sélection naturelle, Caoilinn Hughes nous livre un roman d'ambition contemporain vif, furieux et électrisant, dans lequel elle décrit des personnages à la dérive et un monde où tous les coups semblent être permis pour s'en sortir.

  • Un singulier regard Nouv.

    Fernando Pessoa a beaucoup écrit sur lui-même. Un singulier regard peut être vu comme un prélude à son oeuvre et le complément de son chef-d'oeuvre et livre total, Le Livre de l'intranquillité. Les textes qui composent le présent volume révèlent en effet des aspects méconnus de l'auteur à travers des textes et correspondances. Ils constituent un journal de sa vie intérieure, tout entière tournée vers l'auto-analyse.
    On trouvera dans cet autoportrait passionnant, souvent impitoyable, la lente progression d'une personnalité en pleine gestation, depuis une adolescence chaotique jusqu'à une maturité magistrale. Les écrits très intimes rassemblés ici montrent l'angoisse, la solitude et la lucidité de l'écrivain et la genèse de sa personnalité.

  • Les saisons

    Maurice Pons

    Un jour du seizième mois de l'automne, Siméon arrive dans une vallée perdue où se succèdent inlassablement deux saisons, une de pluie et une de gel bleu, et où seules les lentilles parviennent à germer. En pleine saison pourrie, cet étranger qui se déclare écrivain cherche dès lors à prendre place dans la communauté hors du temps qui vit là, vaille que vaille. Isolé au milieu de ces habitants taciturnes, Siméon devra s'affronter à une hostilité grandissante. Il est le paria, l'autre absolu. Parviendra-t-il à écrire le livre dont il a le projet??
    Publié pour la première fois en 1965, Les Saisons a acquis au fil des années une réputation de livre culte réunissant autour de lui une véritable confrérie d'initiés. Ce roman, dont l'humour désespéré et le grotesque n'empêchent pas la poésie la plus lumineuse, est un diamant noir de la littérature française.

  • C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • Alexandr, Christine, Lydia et Zachary partagent une amitié très intime depuis leur rencontre alors qu'ils avaient vingt ans. Trente ans plus tard, Alex et Christine reçoivent un appel bouleversé de Lydia : Zach est mort. Ce décès les touche profondément. Tous s'accordent pour dire que Zach était le plus sain et le plus gentil d'entre eux, celui qu'ils ne pouvaient se permettre de perdre. Plutôt que de les rapprocher, la perte de Zach déforme leur relation, faisant remonter à la surface les enchevêtrements passés, les griefs tus. Ce qui aurait pu les unir se transforme alors en colère et amertume.

    Occasions tardives explore les entrelacs des relations les plus intimes. Sous la surface des arrangements et compromis de l'existence reposent d'autres configurations, différentes, insondables, qui, bien que semblant appartenir au passé, demeurent la trame essentielle des amitiés et des amours. Et quand un fil rompt, tout se détricote, la trame réaffirme sa présence.

  • Love

    Toni Morrison

    May, Christine, Heed, Junior, Vida - et même L - sont des femmes obsédées par Bill Cosey. Cosey incarne leurs désirs de père, mari, amant, protecteur, ami, désirs qui dominent les vies de ces femmes bien après sa mort. A la fois le vide et le centre de leur histoire, puissant, charismatique, ombrageux, monstrueux, il est lui-même guidé par de sombres forces - un passé trouble et une femme inoubliable, nommée Celestial. Depuis plus de quarante ans, l'hôtel est abandonné et la villégiature sous l'eau, mais Christine et Heed, désormais âgées, liées par la jalousie et la douleur de toute une vie, sont toujours les femmes Cosey, « aussi différentes que le miel de la suie », lorsque Junior fait irruption dans leur existence avec ses minijupes et ses grandes bottes et une certaine lueur dans les yeux... Enchanteur, sensuel, élégiaque. Sa narration reflète les différentes facettes de l'amour, passant de l'envie au désir, à l'obsession, à la langueur, et décrit le cercle complet de ce premier amour indélébile qui nous emporte et nous marque tous pour toujours.

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    Chaque nuit, Pecola priait pour avoir des yeux bleus. Elle avait onze ans et personne ne l'avait jamais remarque. Mais elle se disait que si elle avait des yeux bleus, tout serait diffrent. Elle serait si jolie que ses parents arrteraient de se battre. Que son pre ne boirait plus. Que son frre ne ferait plus de fugues. Si seulement elle tait belle. Si seulement les gens la regardaient. Quand quelqu'un entra, la regarda enfin, c'tait son pre et il tait saoul. Elle faisait la vaisselle. Il la viola sur le sol de la cuisine, partag entre la haine et la tendresse. Tout aurait pu tre diffrent pourtant si Cholly avait retrouv son pre, si Pauline avait eu une maison bien range comme elle les aimait, si Pecola avait eu les yeux bleus... Publi aux tats-Unis en 1970, L'oeil le plus bleu est le premier roman de Toni Morrison, Prix Nobel 1993.

  • On le surnomme « Laitier » parce que sa mère a continué de lui donner le sein en cachette jusqu'à ses trois ou quatre ans. Son vrai nom, c'est Macon Mort, le même que son père. Il vit dans le Nord, dans la région des Grands Lacs. Mû par la recherche d'un trésor enfoui, dit-on, dans une grotte, Laitier entreprend un voyage vers le Sud, d'où est originaire sa famille. C'est là qu'il découvrira son histoire familiale, que seule une comptine chantée par les enfants d'un village a conservée. Une comptine racontant la légende de Salomon qui s'envola pour retourner en Afrique, et qui laissa tomber le bébé qu'il portait dans ses bras.
    Publié en 1977 aux États-Unis et en 1996 en France, Le Chant de Salomon est le troisième roman de Toni Morrison, et celui qui l'a solidement installée sur la scène littéraire américaine. Excellente introduction à son oeuvre selon l'Académie suédoise, qui décerna à son autrice le prix Nobel en 1993, il est réédité augmenté d'une préface de Christiane Taubira.

    1 autre édition :

  • En octobre 1974, Georges Perec s'est installé pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice à Paris.
    À différents moments de la journée, il a noté ce qu'il voyait : les événements ordinaires de la rue, les gens, véhicules, animaux, nuages et le passage du temps. Des listes. Les faits insignifiants du quotidien. Rien, ou presque rien.
    Les mille petits détails inaperçus qui font la vie d'une grande cité - d'un quartier dans une grande cité. Les innombrables variations imperceptibles du temps, de la lumière, du décor, du vivant. Autobus, chiens, passants, touristes.
    Ce texte magistral dans l'oeuvre de Perec figure à présent au rang des classiques.

  • L'Arsenal de Rome détruite Nouv.

    Aurelio Picca est un amoureux de Rome, mais la Rome qu'il aime n'a rien à voir avec celles des guides de voyage et du tourisme de masse : c'est la Rome des bas-fonds, celle où les garçons des rues côtoient les prostituées dans des bars louches, où les malfrats disparaissent dans les ruelles, où les conflits se règlent parfois en assassinats aux yeux de tous.
    Aurelio Picca arpente sa ville et voyage dans ses souvenirs : on lira dans L'Arsenal de Rome détruite le récit de nuits passées dans le quartier de l'EUR, le portrait de quelques criminels qu'il a croisés et avec qui, parfois, il est devenu ami. C'est un ouvrage fourmillant d'anecdotes où se découvre l'envers de la Ville éternelle : une cité brinquebalante, à la fois maîtresse et amante, lumineuse et sale. L'auteur y démontre qu'il a bien mérité son surnom de « Henry Miller des Castelli Romani ».

  • LAURA KASISCHKE ESPRIT DHIVER Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment dangoisse inexplicable. Rien nest plus comme avant. Le blizzard sest levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. » Marine Landrot, Télérama Traduit de langlais (États-Unis) par Aurélie Tronchet Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail) Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco ISBN : 978-2-267-02522-4

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