Langue française

  • Initialement appelé Eau de vie par Apollinaire, le projet d'Alcools est une anthologie retraçant son itinéraire poétique depuis 1888. Apollinaire y rassemble des poèmes anciens, aux accents symbolistes, mystérieux et faussement archaïques, des poèmes rhénans, des poèmes du renouveau écrits entre 1907 et 1911 et publiés dans diverses revues et des poèmes plus récents, encore inédits. Agencé selon un principe thématique et poétique plutôt que chronologique, dépourvu de toute ponctuation et orné d'un frontispice de Picasso, ce recueil connaît vite le succès. Les mots rares, les détails insolites, les ruptures de ton et de rythme charment le lecteur comme un puissant sortilège... et l'amènent à redécouvrir et à apprécier Le Bestiaire paru en 1911 et passé alors relativement inaperçu. En un accord parfait avec la langue, le comédien Bernard Métraux interprète magistralement les plus beaux poèmes d'Apollinaire. En bonus, un document d'archive rare et émouvant : une lecture du Pont Mirabeau par Apollinaire lui-même (1913).

  • Victor Hugo nous fait entrer dans la tête d'un condamné à mort qui attend son exécution. On ignore qui il est, quel crime il a commis. Car l'auteur ne veut pas débattre mais montrer l'horreur et l'absurdité de la situation. Son texte a une telle puissance de suggestion que le lecteur, s'identifiant au narrateur, partage avec lui l'angoisse et les vaines espérances. Réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort, ce roman est aussi une admirable leçon d'écriture et d'humanité.

  • Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite. Inspiré d'un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d'un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s'illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam. L'interprétation magistrale de Bernard Métraux révèle la froide détermination et la noirceur clinique d'Al Kenner. Sa lecture troublante et percutante ne laisse pas indemne...

  • Anton Tchékhov souffrait d'une impossibilité d'aimer, mais l'amour lui inspirait émotion ou ironie, et une grande variété de tableaux : "Une nouvelle qui n'a pas de femmes, écrivait-il, c'est une machine sans vapeur." Souvent malheureuse, parfois cruelle, l'héroïne tchékhovienne par excellence est la femme incomprise, enlisée dans la monotonie des jours et rêvant d'une autre vie, inaccessible.
    Cinq nouvelles pour découvrir un immense écrivain au sommet de son art : "La pharmacienne" ; "Le récit de Mlle X..." ; "La princesse" ; "De l'amour" ; "La dame au petit chien".

  • Une tombe dans un cimetière de l'Île-de-France : "Vincent Willem Van Gogh, né à Groot-Zundert (Hollande) le 30 mars 1853, mort à Auvers-sur-Oise (France) le 29 juillet 1890." Ces informations laconiques évoquent à elles seules en filigrane le parcours d'une vie : le pasteur que Vincent aurait voulu être dans son pays natal, comme son père, comme son grand-père ; l'errant qu'il fut, à Bruxelles, Amsterdam, La Haye, Paris, Arles, Saint-Rémy-de-Provence et Auvers enfin. Mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà d'un récit de doutes, de mécomptes, de misères, de maladies, de solitude, d'exil et de crises... l'univers de Vincent, c'est la peinture. À elle seule il a voué sa vie, parce que c'est par elle et pour elle qu'il a lutté contre tous et contre lui-même. Inlassablement, il peignit le soleil. Jusqu'à la fin. Jusqu'au suicide. C'est à la réalité qu'est la peinture que Pascal Bonafoux veut conduire, toujours.
    Avec sa voix profonde teintée d'absolu et une empathie réelle, le comédien Bernard Métraux retrace, au présent, l'itinéraire tragique et banal d'un génie vers son destin.

  • Une fois Stannis Baratheon parti reprendre Winterfell aux Bolton, Jon Snow peut enfin redevenir le maître du Mur. Il doit cependant composer avec Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à lui apporter son aide. Les flammes lui révèlent un avenir, mais lequel ? A Meereen, le blocus du port par les esclavagistes s'éternise, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier.

  • Daenerys a eu beau se plier à toutes les exigences du peuple de Meereen, rien n'y fait : la paix précaire risque à tout moment de dégénérer en un siège sanglant. D'autant plus que la jument pâle, cette peste incurable, continue de faire des ravages aux portes de la ville. Yezzan zo Qaggaz, le maître de Tyrion, figure parmi les dernières victimes en date. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le nain y voit une occasion unique de prendre la poudre d'escampette. Pendant ce temps, au Nord, les portes de Winterfell demeurent obstinément closes, tandis que la forteresse disparaît peu à peu sous un épais manteau de neige. Ses remparts servent-ils à protéger ses occupants de l'assaut de moins en moins probable des troupes de Stannis Baratheon, ou à sceller leur tombeau ?

  • Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l'est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d'ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d'autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, dont la tête vaut de l'or depuis qu'il s'est rendu coupable de parricide. Au Nord, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées.

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