Bernard Métraux

  • Initialement appelé Eau de vie par Apollinaire, le projet d'Alcools est une anthologie retraçant son itinéraire poétique depuis 1888. Apollinaire y rassemble des poèmes anciens, aux accents symbolistes, mystérieux et faussement archaïques, des poèmes rhénans, des poèmes du renouveau écrits entre 1907 et 1911 et publiés dans diverses revues et des poèmes plus récents, encore inédits. Agencé selon un principe thématique et poétique plutôt que chronologique, dépourvu de toute ponctuation et orné d'un frontispice de Picasso, ce recueil connaît vite le succès. Les mots rares, les détails insolites, les ruptures de ton et de rythme charment le lecteur comme un puissant sortilège... et l'amènent à redécouvrir et à apprécier Le Bestiaire paru en 1911 et passé alors relativement inaperçu. En un accord parfait avec la langue, le comédien Bernard Métraux interprète magistralement les plus beaux poèmes d'Apollinaire. En bonus, un document d'archive rare et émouvant : une lecture du Pont Mirabeau par Apollinaire lui-même (1913).

  • Victor Hugo nous fait entrer dans la tête d'un condamné à mort qui attend son exécution. On ignore qui il est, quel crime il a commis. Car l'auteur ne veut pas débattre mais montrer l'horreur et l'absurdité de la situation. Son texte a une telle puissance de suggestion que le lecteur, s'identifiant au narrateur, partage avec lui l'angoisse et les vaines espérances. Réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort, ce roman est aussi une admirable leçon d'écriture et d'humanité.

  • En ces temps-là nimbés de brume, où la belle saison pouvait durer des années, et la mauvaise toute une vie, se multiplièrent un jour des présages alarmants. Au nord du Mur colossal qui protégeait le royaume, se massèrent soudain des forces obscures. Au sud, l'ordre établi chancela. Le meurtre et la corruption, la lâcheté et le mensonge enserrèrent inexorablement le trône convoité... Le Trône de fer plonge le lecteur dans un tourbillon d'aventures sanguinaires, peuplé de créatures surnaturelles, de barbares et de traîtres. Un monde où parfois cependant l'amour et la tendresse triomphent. Bernard Métraux prête sa voix à une multitude de personnages qui tissent à travers leurs forces, leurs faiblesses, leur accès de rage et leurs rêves, l'histoire du royaume et de ses intrigues imprévisibles.

  • Al Kenner serait un adolescent ordinaire s'il ne mesurait pas près de 2,20 mètres et si son QI n'était pas supérieur à celui d'Einstein. Sa vie bascule par hasard le jour de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Plus jamais il ne sera le même. Désormais, il entre en lutte contre ses mauvaises pensées. Observateur intransigeant d'une époque qui lui échappe, il mène seul un combat désespéré contre le mal qui l'habite. Inspiré d'un personnage réel, Avenue des Géants, récit du cheminement intérieur d'un tueur hors du commun, est aussi un hymne à la route, aux grands espaces, aux mouvements hippies, dans cette société américaine des années 60 en plein bouleversement, où le pacifisme s'illusionne dans les décombres de la guerre du Vietnam. L'interprétation magistrale de Bernard Métraux révèle la froide détermination et la noirceur clinique d'Al Kenner. Sa lecture troublante et percutante ne laisse pas indemne...

  • Comment lord Eddard Stark, seigneur de Winterfell, Main du Roi, gravement blessé par traîtrise, et par là même plus que jamais à la merci de la perfide reine Cersei ou des imprévisibles caprices du despotique roi Robert, aurait-il une chance d'échapper à la nasse tissée dans l'ombre pour l'abattre ? Comment, armé de sa seule et inébranlable loyauté, cerné de toutes parts par d'abominables intrigues, pourrait-il à la fois survivre, sauvegarder les siens et assurer la pérennité du royaume ? Comment ne serait-il pas voué à être finalement broyé dans un engrenage infernal, alors que Catelyn, son épouse, a mis le feu aux poudres en s'emparant du diabolique nain Tyrion, le frère de la reine ? Bernard Métraux prête sa voix à une multitude de personnages qui tissent à travers leurs forces, leurs faiblesses, leurs accès de rage et leurs rêves, l'histoire du royaume et de ses intrigues imprévisibles.

  • Le roi Robert Baratheon est mort, son ami Eddard Stark a été exécuté. La dynastie Baratheon n'aura duré qu'une génération et la paix plusieurs fois centenaire qui régissait le royaume des sept couronnes a volé en éclats. Joffrey, le bâtard illégitime, se terre dans sa capitale, les frères de Robert rallient des troupes à leurs bannières, le fils de Ned a levé son armée et crie vengeance, des pirates razzient les côtes et des brigands pillent les campagnes. Il y a quatre rois désormais et chacun forge des alliances pour entraîner le royaume dans la tourmente de la guerre. Maintenant c'est l'acier qui va hurler son chant de mort. Bernard Métraux prête sa voix à une multitude de personnages qui tissent à travers leurs forces, leurs faiblesses, leurs accès de rage et leurs rêves, l'histoire du royaume et de ses intrigues imprévisibles.

  • Plongé dans le chaos, le royaume des Sept Couronnes est en proie à une formidable pandémie de violence. Les héritiers du souverain défunt se disputent le trône dans d'âpres et sanglants combats, et les puissants seigneurs, ralliés aux diverses causes, négligent tout égard pour le peuple, qui supporte souffrances et famine. Les ennemis jurés, Catelyn et Tyrion, fourbissent chacun leurs armes. Catelyn Stark rejoint Renly Baratheon à la tête des forces de Hautjardin et d'Accalmie, tandis que Tyrion Lannister ourdit de nouvelles alliances et prépare Port-Réal à repousser le futur siège, mais un nouveau péril se profile : une ombre qui plane, frappe les rois et renverse les citadelles...

  • Le dénouement est proche. Car il ne reste que deux prétendants au trône des Sept Couronnes : Joffrey, le héraut du clan des Lannister, retranché à Port-Réal, et Stannis Baratheon, qui amasse ses navires aux abords de la capitale en vue de l'assaut final. Celui qui s'en rendra maître deviendra le véritable souverain du royaume. Il revient à Tyrion Lannister, le Lutin, haï de tous - aussi bien de ses ennemis que de ses alliés - de préparer activement la défense de l'invincible forteresse. Pour cela, il élabore un plan machiavélique afin de défaire le seigneur de Peyredragon et ses troupes. Un plan que seul son cerveau démoniaque et sa volonté de fer peuvent mettre en oeuvre...
    Bernard Métraux prête sa voix multiforme à une pléiade de personnages qui tissent à travers leurs forces, leurs faiblesses, leurs accès de fureur et de folie, l'histoire du Royaume et de ses intrigues fascinantes.

  • Le jeune et inconséquent roi Joffrey semble bien installé sur le trône de fer. L'usurpateur Baratheon est mort, l'armée de son frère Stannis a été défaite devant Port-Réal et le souverain Robb se retrouve dépossédé de ses propres terres. Joffrey n'a pourtant participé à aucune bataille. Il doit ces succès au courage de son oncle Tyrion et à la ruse de son grand-père Tywin. C'est un roi velléitaire, lâche et cruel qui s'apprête donc à régner sur les Sept Couronnes. Toutes les forces en présence n'ont cependant pas dit leur dernier mot. Là où les épées n'ont pu l'emporter, la puissance de la magie réussira-t-elle ?

  • Les sept couronnes sont exsangues. Le royaume panse ses plaies. Les guerres ont vidé les campagnes, les épidémies ont ruiné les récoltes et les pillards écument les terres dévastées. Pourtant il y a toujours autant de prétendants qui briguent la couronne : chacun dans son repaire échafaude des stratégies. Les Lannister multiplient les alliances fragiles, Stannis Baratheon se réfugie toujours davantage dans le culte de R'hllor, le maître de la lumière, et Robb Stark soupire après son fief en lambeaux. Mais d'autres ennemis se massent aux frontières, loin dans le nord. Et, pendant que les puissants avancent leurs pions, les faibles tentent de survivre...
    Bernard Métraux prête sa voix multiforme à une pléiade de personnages qui tissent à travers leurs forces, leurs faiblesses, leurs accès de fureur et de folie, l'histoire du Royaume et de ses intrigues fascinantes.

  • Anton Tchékhov souffrait d'une impossibilité d'aimer, mais l'amour lui inspirait émotion ou ironie, et une grande variété de tableaux : "Une nouvelle qui n'a pas de femmes, écrivait-il, c'est une machine sans vapeur." Souvent malheureuse, parfois cruelle, l'héroïne tchékhovienne par excellence est la femme incomprise, enlisée dans la monotonie des jours et rêvant d'une autre vie, inaccessible.
    Cinq nouvelles pour découvrir un immense écrivain au sommet de son art : "La pharmacienne" ; "Le récit de Mlle X..." ; "La princesse" ; "De l'amour" ; "La dame au petit chien".

  • Une tombe dans un cimetière de l'Île-de-France : "Vincent Willem Van Gogh, né à Groot-Zundert (Hollande) le 30 mars 1853, mort à Auvers-sur-Oise (France) le 29 juillet 1890." Ces informations laconiques évoquent à elles seules en filigrane le parcours d'une vie : le pasteur que Vincent aurait voulu être dans son pays natal, comme son père, comme son grand-père ; l'errant qu'il fut, à Bruxelles, Amsterdam, La Haye, Paris, Arles, Saint-Rémy-de-Provence et Auvers enfin. Mais là n'est pas l'essentiel. Au-delà d'un récit de doutes, de mécomptes, de misères, de maladies, de solitude, d'exil et de crises... l'univers de Vincent, c'est la peinture. À elle seule il a voué sa vie, parce que c'est par elle et pour elle qu'il a lutté contre tous et contre lui-même. Inlassablement, il peignit le soleil. Jusqu'à la fin. Jusqu'au suicide. C'est à la réalité qu'est la peinture que Pascal Bonafoux veut conduire, toujours.
    Avec sa voix profonde teintée d'absolu et une empathie réelle, le comédien Bernard Métraux retrace, au présent, l'itinéraire tragique et banal d'un génie vers son destin.

  • "Notre hôte m'invita à prendre le thé. Au moment de m'asseoir je jetai un coup d'oeil sur le visage de la jeune fille qui me tendait mon verre et je sentis soudain comme un souffle passer sur mon âme et en balayer toutes les impressions de la journée, et avec elles l'ennui de la poussière. J'avais aperçu les traits les plus ravissants du plus beau visage qu'eussent jamais offert à mes yeux la réalité ou le rêve. J'avais devant moi une beauté et je le saisis du premier regard, comme on saisit un éclair."

    Ce livre audio réunit quinze magnifiques nouvelles d'Anton Tchékhov : Beautés, Zinotchka, Malveillance, Le chasseur, Le roman d'une contrebasse, Volodia, L'épouse, La lotte, Les voleurs, Requiem, Douchetchka, L'envie de dormir, En déportation, Les groseilliers, La maison à mezzanine.

  • "La maison Greyjoy tremble sur ses fondations depuis la mort on ne peut moins naturelle de son dirigeant, Balon, roi auto-proclamé des îles de Fer. Les prétendants à sa succession sont nombreux, mais la parole du dieu Noyé, relayée par la voix du prophète Aeron Tifs-Trempes, s'est élevée sans équivoque : il faut tenir des états généraux de la royauté en présence de tous les vassaux. Cependant, tous gardent à l'esprit que les derniers en date, quelque deux mille ans plus tôt, se sont terminés dans un bain de sang.
    Et la maison Lannister n'en a que trop senti l'odeur ces derniers temps. Alors que Tyrion croupit au fond de son cachot pour un meurtre qu'il n'a pas commis, on retrouve Tywin assassiné dans sa propre chambre.
    Quant à Brienne, la Pucelle de Torth, elle arpente les routes à la recherche de Sansa Stark, routes où foisonnent parfois de bien étranges rencontres... "

  • Le temps des batailles est révolu ; le fier royaume des sept couronnes n'est plus qu'un champ de ruines. Les quelques prétendants qui s'opposent encore nouent alliances et accords par des mariages arrangés et sans amour. Seuls les plus subtils et les plus retors l'emporteront... car quand l'épée échoue, la trahison prend le relais. Et pendant ce temps, par-delà les mers, loin dans les terres brûlées, Daenerys, dernière descendante de la lignée des Targaryen, conquiert un gigantesque empire pour restaurer l'antique puissance de Valyria et de ses dragons...

  • Les sept couronnes, désolées et exsangues, où la menace est partout, sont enfin réunies sous une même bannière : celle du roi Stannis Baratheon. Dans le nord, le mur est assailli ; les sauvageons attaquent en force. S'ils le franchissent, les forces de l'hiver balaieront tout sur leur passage. Face aux innombrables dangers se tient pourtant la garde de nuit, dernier rempart contre le froid et la mort, fidèle au poste mais tellement diminuée : il n reste qu'une poignée d'hommes fatigués, désabusés, et Jon, le bâtard des Stark. Tandis que, dans la tourmente, le nain Tyrion, seul contre tous, essaie de se disculper d'un régicide qu'il n'a pas commis...

  • « Au septième jour, une nuée de corbeaux jaillit des tours de Peyredragon pour propager la parole de lord Aegon aux Sept Couronnes de Westeros. Ils volaient vers les sept rois, vers la Citadelle de Villevieille, vers les seigneurs tant petits que grands. Tous apportaient le même message : à compter de ce jour, il n'y aurait plus à Westeros qu'un roi unique. Ceux qui ploieraient le genou devant Aegon de la maison Targaryen conserveraient terres et titres. Ceux qui prendraient les armes contre lui seraient jetés à bas, humiliés et anéantis. »

    Trois cents ans avant les événements du Trône de Fer, Feu et sang raconte l'unification des sept royaumes.

  • Une fois Stannis Baratheon parti reprendre Winterfell aux Bolton, Jon Snow peut enfin redevenir le maître du Mur. Il doit cependant composer avec Mélisandre, la prêtresse rouge, qui semble décidée à lui apporter son aide. Les flammes lui révèlent un avenir, mais lequel ? A Meereen, le blocus du port par les esclavagistes s'éternise, et Daenerys refuse d'envoyer ses dragons y mettre un terme flamboyant. L'enquête visant à démasquer les coupables des meurtres qui ensanglantent le pouvoir piétine elle aussi. Seul un mariage pourrait dénouer la situation, mais les prétendants sont nombreux et les conséquences hasardeuses. Quant aux Lannister, ils vont devoir attendre encore un peu avant de pouvoir décoller la tête de leur lutin de frère : le ravisseur de Tyrion a de tout autres projets pour ce dernier.

  • Les têtes de nains tranchées ont beau s'accumuler sur le parvis de Castral-Roc, celle de Tyrion, meurtrier présumé de Tywin Lannister, son père, semble toujours solidement juchée sur ses deux épaules. Sa soeur Cersei, désormais régente, ne sait plus qui elle doit haïr le plus : lui ou la petite reine, Margaery, intriguante de basse-cour qui est parvenue à lui ravir le coeur du futur roi, son fils. Ses manoeuvres ont beau être cousues de fil blanc, son joli minois et ses nombreux alliés font d'elle une rivale avec qui il faut compter. Pour autant, Cersei a encore quelques vilains tours dans son sac : ce n'est pas aux vieilles lionnes que l'on apprend à mordre...

  • Les cartes changent une nouvelle fois de main : Cersei Lannister, la noire régente, s'empêtre dans la toile d'araignée qu'elle a tissée pour neutraliser sa bru, la petite reine ; arrivée au terme de son éprouvante quête, Lady Brienne, la pucelle de Torth, va faire une découverte aussi inattendue que mortelle ; Sansa Stark, marionnette entre les mains de Lord Petyr Baelish, dit Littlefingers, prépare un retour en force qui devrait faire couler beaucoup d'encre... et de sang ! Un chapitre de plus se clôt sur le royaume des Sept Couronnes, avec son lot d'alliances contre nature, de trahisons sanglantes et de morts inutiles. Et comme le trône de fer ne reste jamais vacant bien longtemps, une nouvelle guerre civile se profile à l'horizon.

  • « Au septième jour, une nuée de corbeaux jaillit des tours de Peyredragon pour propager la parole de lord Aegon aux Sept Couronnes de Westeros. Ils volaient vers les sept rois, vers la Citadelle de Villevieille, vers les seigneurs tant petits que grands. Tous apportaient le même message : à compter de ce jour, il n'y aurait plus à Westeros qu'un roi unique. Ceux qui ploieraient le genou devant Aegon de la maison Targaryen conserveraient terres et titres. Ceux qui prendraient les armes contre lui seraient jetés à bas, humiliés et anéantis. »

    Trois cents ans avant les événements du Trône de Fer, Feu et sang raconte l'unification des sept royaumes.

  • Organisé en deux temps que sépare le « tombeau », comme l'écrit Hugo dans sa préface, ce recueil évoque les figures aimées et disparues, notamment celle de Léopoldine, sa fille morte noyée le 4 septembre 1843. Cette date revient comme un motif tragique tout au long du livre IV, « Pauca meae », au pied de poèmes beaux et poignants.

  • Daenerys a eu beau se plier à toutes les exigences du peuple de Meereen, rien n'y fait : la paix précaire risque à tout moment de dégénérer en un siège sanglant. D'autant plus que la jument pâle, cette peste incurable, continue de faire des ravages aux portes de la ville. Yezzan zo Qaggaz, le maître de Tyrion, figure parmi les dernières victimes en date. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le nain y voit une occasion unique de prendre la poudre d'escampette. Pendant ce temps, au Nord, les portes de Winterfell demeurent obstinément closes, tandis que la forteresse disparaît peu à peu sous un épais manteau de neige. Ses remparts servent-ils à protéger ses occupants de l'assaut de moins en moins probable des troupes de Stannis Baratheon, ou à sceller leur tombeau ?

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