Littérature traduite

  • La narratrice retrace sa relation avec Emerence qui fut sa femme de ménage pendant une vingtaine d'années. L'une est vieille, l'autre jeune, l'une sait à peine lire, l'autre ne « respire » que par les mots, l'une arbore l'humilité comme un blason, l'autre l'orgueil de l'intellectuelle sur-cultivée. Et pourtant la vieille servante va tout apprendre à l'écrivain adulée...
    Ce roman, bouleversant, a obtenu le Prix Femina Étranger en 2003.

  • Eszter est une actrice au sommet de son art, indépendante, mais très seule. Ses fantômes la tourmentent, l'empêchent de vivre. Elle rencontre pourtant l'amour. Jusqu'au jour où elle découvre que l'homme qu'elle aime est marié à Angela, celle qu'elle a tant haïe dans son enfance, la petite fille parfaite de son village natal ! Sa rancoeur, son amertume, la jalousie qui l'ont modelée et « pétrifiée », la conduisent à tout détruire.
    Ce portrait de femme contradictoire, mais lucide, qui ne maîtrise ni ses sentiments ni ses pulsions se dessine comme une tragédie grecque.

  • Abigaël

    Magda Szabó

    " L'auteur fait coexister la petite et la grande histoire dans ce magnifique roman d'initiation peuplé de personnages insolites et complexes [...] Une véritable pépite. "​ L'Obs
    Gina ira en pension. Son père adoré l'a décrété sans donner la moindre explication : " Ne dis au revoir à personne, amie ou connaissance. Tu ne dois pas dire que tu quittes Budapest. Promets-le-moi ! " Elle doit oublier son ancienne vie et rejoindre, dans la lointaine province, Matula, une institution calviniste très stricte, reconnue pour la qualité de son enseignement.

    Enfant gâtée, rétive aux règles, elle est vite mise en quarantaine. Seule solution pour survivre, l'évasion... qui se solde par un échec piteux. Désespérée, l'adolescente finit par confier ses malheurs à Abigaël, la statue qui se dresse au fond du jardin. Car selon l'antique tradition matulienne, Abigaël aiderait tous ceux qui le souhaitent. Et, miracle, l'ange gardien se manifeste ! Une série d'aventures rocambolesques sortent Gina du purgatoire et lui font comprendre la douloureuse décision de son père en même temps que le sens des mots honneur, solidarité et amitié.

  • Suzanne Lenglen, la divine Nouv.

    L'histoire de Suzanne Lenglen commence en 1910. À 11 ans, elle reçoit de son père une raquette de tennis. Grande sportive, elle s'entraîne comme un homme et développe un jeu unique grâce à la pratique de la gymnastique et de la danse.

    Quatre ans plus tard, elle remporte son premier titre de champion du monde. C'est le début de la gloire.

    Entre 1919 et 1926, elle s'impose six fois aux Internationaux de France, six fois à Wimbledon, et décrochera trois médailles olympiques. Ses apparitions déchaînent les foules.

    Qui mieux que Gianni Clerici, journaliste italien, romancier, essayiste et spécialiste reconnu du tennis, aurait pu mieux retracer la vie exceptionnelle de Suzanne Lenglen, qui changea en quelques années seulement l'image du tennis et la place des femmes au sein de celui-ci ?

    Gianni Clerici est né en 1930 à Côme.

    Journaliste, grand reporter, romancier, essayiste, il est également un spécialiste reconnu du tennis.

    Ancien joueur, il a représenté plusieurs fois l'équipe d'Italie, notamment au Tournoi de Wimbledon en 1953. Commentateur des matchs pour la télévision, il est intronisé au International Tennis Hall of Fame en 2006.

    Les Éditions Viviane Hamy ont fait paraître en 2000 son roman Les Gestes blancs. Sa réflexion sur le sport est au coeur de toute son oeuvre.

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Grand Reich envahit une multitude de pays, grands et petits ; le tour vient du royaume ancestral, minuscule et glacé de Cédric X. Longtemps, le vieux roi et ses sujets vont accepter l'humiliation, courber l'échine, jusqu'au jour où dans la petite nation, également, les juifs sont tenus de porter l'étoile jaune...

    « Parvenir, par le truchement de la littérature, à dire des choses aussi fortes sur l'honneur, la vieillesse, la monarchie, Hitler, le totalitarisme, l'histoire, le progrès, la lâcheté, la honte, l'antisémitisme et la guerre : c'est tout simplement inédit. Ce petit livre est un grand livre. » - Le Figaro Magazine

  • Une fois son père enterré, une jeune femme emmène sa mère, veuve, vivre avec elle dans son appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à abandonner, arrangé la chambre, sans rien demander à sa mère, ni son avis ni ses envies.
    Peu à peu, la fragile petite vieille se pétrifie dans la non-existence qui lui est ainsi offerte, jusqu'au jour où elle décide de retourner dans son village...

  • Le « Bairro », ce célèbre quartier inventé par Gonçalo M. Tavares qui rassemble des Messieurs célèbres, - écrivains, dramaturges, poètes ou scientifiques - accueille cette année de nouveaux voisins : Monsieur Henri, Monsieur Juarroz, Monsieur Breton et Monsieur Eliot.

    Réunis pour la première fois, chaque Monsieur apporte sa vision sur notre monde, à la fois philosophique, surréaliste, ironique, voire absurde jusqu'à l'extrême. Mais tous ont un objectif commun : comme le village d'Astérix, ce « bairro » entend bien résister, coûte que coûte, à l'avancée menaçante de la barbarie.

    Une nouvelle fois, Gonçalo M. Tavares nous interroge, avec le talent qu'on lui connaît, sur notre rapport au quotidien et sur notre capacité à nous adapter ou à nous heurter à la réalité.

    Auteur portugais, Gonçalo M. Tavares est né en 1970. Après avoir étudié la physique, le sport et l'art, il est devenu professeur d'épistémologie à Lisbonne.

    Depuis 2001, il ne cesse de publier (romans, poèmes, essais, pièces de théâtre, contes et autres ouvrages inclassables). Il a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux dont le Prix Ler/BCP (le plus prestigieux au Portugal).

    Il est considéré comme l'un des plus grands noms de la littérature portugaise contemporaine.

  • À Budapest, des années après la disparition de la jeune Henriette, les membres de trois familles vivent sous l'emprise ténue de sa présence. Et, d'outre-tombe, la jeune fille nous introduit dans la vie naufragée de ceux qui furent ses amis : Bálint, Irén, Blanka, M. et Mme Elekes...
    Que s'est-il passé pendant la guerre, rue Katalin ?

  • Budapest. Juillet 1919. Les « Rouges » de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy est obsédée par tout autre chose : Anna, la bonne promise par le concierge...
    Pourtant, la bonne idéale assassinera ses maîtres, transperçant leurs corps de neuf coups de couteau. Pourquoi ? Kosztolányi nous laisse seuls juges de l'acte d'Anna, Anna la bonne, Anna la douce.

  • Un traducteur volant une cuillère parce que le texte original en contient une douzaine, un voyageur traversant la Bulgarie en longue conversation avec le contrôleur alors qu'il ignore tout de cette langue, un milliardaire d'occasion contant à son meilleur ami ses chagrins intimes : voici les personnages extravagants de ces nouvelles traduites du hongrois.
    L'humour est maître et un personnage récurrent, tour à tour héros ou témoin des multiples péripéties, est en le chef d'orchestre.

    « Un recueil de nouvelles où le goulasch du quotidien est pimenté d'un humour prince-sans-rire et d'un goût du fantastique. » -L'Express

  • « Contrairement à ce qu'on croit, la politique n'est pas l'art du possible ; c'est l'art de l'impossible. »

    Dans la soirée du 8 novembre 1923, la tentative de putsch menée par Hitler échoue à la brasserie Bürgerbräukeller de Munich. Il est arrêté puis enfermé dans la prison de Landsberg de novembre 1923 à décembre 1924. Ce « document fictionnel » s'intéresse de près à ces quatorze mois décisifs qui expliquent, en partie, son accession au pouvoir moins de dix années plus tard, avec une facilité inimaginable.

    Commence alors une plongée en apnée dans le quotidien et la psyché du futur Führer qui s'est persuadé que son destin et celui de l'Allemagne ne font qu'un.

    /> Page après page, ce Journal fictif, criant de vraisemblance nous prouve d'une façon magistrale que la puissance des mots, si bénéfique ou maléfique soit-elle, peut encore avoir des répercutions à la fois personnelles et mondiales au sein de nos sociétés modernes.

    Aujourd'hui, alors que l'humanité entière est menacée par l'émergence d'une nouvelle forme de barbarie, que le nationalisme connaît un nouvel essor, que le racisme étend son emprise, que la manipulation des masses est recherchée à tout prix et que la construction européenne est menacée, je considère qu'une nouvelle approche d'Hitler est utile et même nécessaire. Haris Vlavianos

    Haris Vlavianos est né en 1957 à Rome, de parents grecs. Il a fait ses études à Bristol et à Oxford. Sa thèse s'intitule Greece 1941-1749 : from Resistance to Civil War. Il vit actuellement à Athènes où il enseigne à l'American College of Greece, ainsi qu'au Centre européen de traduction (EKEMEL). Très connu en Grèce, il a publié une dizaine de recueils de poésie et dirige la revue («Poésie»). Il a traduit des auteurs comme Whitman, Pound, Longley, Ashbery, Stevens, Goldoni, Blake, etc

  • «J'obtins de mon père la permission de monter à cheval. Il fit confectionner pour moi un tchekmen de cosaque et me fit don de son Alkide. De ce jour, je fus le compagnon obligé de mon père dans ses promenades aux environs de la ville. Il tirait plaisir à m'apprendre à monter avec élégance, à me tenir fermement en selle et à manier adroitement mon cheval. Il disait que j'étais à l'image vivante de ses jeunes années et que j'eusse été soutien de sa vieillesse et l'honneur de son nom si seulement j'étais née garçon !»

    À 23 ans, Nadejda Dourova profite du passage dans sa ville d'un régiment pour suivre sa vocation : elle se coupe les cheveux, se travestit en cosaque et rejoint l'armée du tsar. À la suite d'un haut fait d'armes, Alexandre Ier, qui a appris son secret, la convoque...

    Nadejda Dourova (1783-1866) est la fille d'une noble famille russe.

    En 1836, fasciné par le personnage, Pouchkine publie les Mémoires de Dourova avec un immense succès. Aujourd'hui encore la vie de celle qu'on appela « la demoiselle cavalier » inspire les romanciers et dramaturges russes.

    Elle se distingue donc dans l'histoire de la littérature pour avoir embrassé la carrière des armes avant la carrière des lettres, recherchant la liberté que les convenances du monde lui refusaient.

  • Les "Mémoires d'Alonso de Contreras", découverts à la fin du XIXe, sont le plus beau récit d'aventures sur terre et sur mer vécues par un capitaine de l'ordre de Malte au début du XVIe siècle. Ils nous racontent la guerre de course de galères en Méditerranée, les abordages entre les galions espagnols et les corsaires anglais, les expéditions sous le soleil des côtes barbaresques.
    « Le plus beau roman picaresque connu, parce que vécu. » Fernand Braudel

  • Syrie, an 900.Un étranger à cheval traverse nonchalamment le souk al-Kibir de Damas. Soudain, sa main tombe sur le bras du jeune garçon qui tente de s'emparer de la bourse qui bat le flanc de sa monture.Ainsi débute la quête du prince Ahmed revenu sur sa terre d'origine avec le fol espoir de retrouver sa femme et son fils qu'il a été contraint d'abandonner dix années auparavant pour suivre son seigneur réfugié à Cordoue.Annie Messina entremêle les histoires avec la maîtrise du conteur oriental. Elle nous tient en haleine telle Shéhérazade captivant le Sultan durant mille et une nuits.

    Après Le Myrte et la Rose paru aux Éditions Viviane Hamy en 1992, - devenu depuis un véritable classique de la littérature italienne -, découvrez Le Palmier de Rusafa, qui démontre une nouvelle fois l'immense talent d'Annie Messina et sa profonde connaissance de la civilisation arabe.

    Sicilienne, fille d'un consul général à Alexandrie, elle passa plus de vingt ans en Égypte avant de s'installer à Rome. Son attrait pour les contes orientaux lui vient de son enfance.

  • Lenz B., le grand chirurgien, façonné par l'éducation qu'il a reçue et l'admiration qu'il portait à son père, Frédéric Buchman ? un militaire ayant décrété « la peur est illégale dans cette maison » ?, refusait de porter le même patronyme que son frère, Albert, le jugeant médiocre et faible. C'est seulement lorsque meurt Albert qu'il estime pouvoir enfin recouvrer son identité, être Lenz Buchman, l'unique et digne fils de Frédéric Buchman.
    À la mort de son frère, Lenz Buchman abandonne la chirurgie et devient l'un des premiers dirigeants du Parti. Mais en même temps que la fulgurante ascension de l'homme, une autre force, insidieuse, suit un même chemin. Le chef du Parti est enfin élu, essentiellement grâce à la redoutable intelligence de Buchman. Le lendemain de ce jour, la maladie, elle aussi, avait vaincu. Lenz Buchman, l'homme fort, devient alors l'homme malade, puis l'homme faible, dépendant...

  • Un jour de 1936, Frigyes Karinthy, assis au Café Central, entend démarrer un train. Il n'y a pas de gare aux environs. C'est le premier symptôme de sa maladie, une tumeur au cerveau, et la première scène de "Voyage autour de mon crâne" que Karinthy écrira après avoir subi l'ablation de cette tumeur dans une clinique de Stockholm.

  • « Karinthy se situe quelque part entre Prévert, Vian, Dac et Desproges. Ces très courtes histoires sont autant de bombes à fragmentation qui explosent sous notre nez, dispersant à tous vents des petits morceaux de nature humaine. » (Bernard Rapp, "L'Evénement" du jeudi)

  • Tout commence au lever du soleil. Dans un village portugais au nom de mammifère, un homme armé disparaît. Au même moment, à Lisbonne, le vent tourne : la révolution des OEillets met fin à la dictature. Mais où a pu se rendre l'insaisissable Celestino ?
    La Main de Joseph Castorp est le portrait d'une famille marquée par les années de tyrannie salazariste, la répression et la guerre coloniale. Ses secrets, ses mystères, ses joies se dessinent au rythme de l'Histoire, tragique parfois, somptueuse toujours, du Portugal, et composent une symphonie inoubliable.

  • Libotz, le bouc émissaire, ne parvient pas à sauver son ami Askanius du désastre déclenché par le procureur Tjärne, pas plus qu'il ne parvient à se faire accepter dans la petite ville de province. Il part, il « supporte les coups du destin, l'un après l'autre, sans laisser s'éteindre son espoir tout ensanglanté ».

    Sven Stolpe, le biographe de Strindberg, a écrit que Le Bouc émissaire était « l'un des plus grands récits jamais écrits en langue suédoise, qu'il n'avait pas été surpassé par la suite, ni même égalé ». Les lecteurs français ne pouvaient en juger. Cette première traduction française comble une incroyable lacune.

  • " Souvent, il faut choisir entre le bonheur de la lecture et les délices de l'interprétation. Le Portugais Gonçalo M. Tavares invite à mener les deux de front [...] Ajoutez à cela un suspense capable d'aller crescendo, en dépit de ce qui émerge ou surgit, et vous aurez idée du plaisir de lire à nul autre pareil que procure cette prose à la fois sincère et en tapinois. " La Croix

    – C'est votre fille ?
    – Non, répondis-je. Je l'ai trouvée dans la rue. J'ai déjà demandé dans des magasins : personne ne sait qui elle est. Personne ne l'a jamais vue dans le quartier. Elle est à la recherche de son père. Elle s'appelle Hanna. Il y a une institution qui accueille ce genre d'enfant, je vais l'y conduire.

    Cette rencontre déterminante dictée par le hasard va bouleverser la vie des deux protagonistes.

    Marius – qui jusque-là fuyait un danger inconnu – décide de prendre Hanna sous son aile et de l'aider à retrouver son père. Un détail retient son attention : la jeune fille tient entre ses mains une boîte contenant une série de fiches dactylographiées destinées à l'" apprentissage des personnes handicapées mentales. " Mais cette définition,
    handicapée mentale, s'applique-t-elle vraiment à la situation de la jeune fille ? Rien n'est moins sûr.

    Une odyssée moderne et initiatique commence alors, portée par l'écriture " quasi hallucinée " propre à Gonçalo M. Tavares.

  • Le récit de l'enfance d'une petite Juive née à Vienne, déportée à onze ans, miraculeusement échappée d'Auschwitz, et qui s'exila à seize ans aux États-Unis. Dans « Perdu en chemin », devenue adulte, Ruth Klüger se confronte au quotidien complexe des années 50. Elle sera de ces femmes qui se battront sans répit pour obtenir ce qui leur paraît le minimum : la dignité, le respect, le droit à l'étude, la simple reconnaissance de soi.
    Prosaïques à dessein, certaines pages fascinent par l'exactitude impitoyable des sentiments qu'elles expriment ; compte rendu et accusation s'interpénètrent. Le lecteur est submergé par l'intransigeance et la sincérité de cette femme à l'intelligence généreuse et souveraine.

  • Après avoir connu les vastes espaces de sa Russie natale et combattu dans les rangs de l'Armée Blanche, Gazdanov, comme des milliers de ses compatriotes en 1920, s'exile et se retrouve l'observateur fasciné et horrifié des bas-fonds parisiens. Au volant de son taxi, toutes les nuits, Gazdanov parcourt le labyrinthe des rues de la capitale et de sa banlieue, en même temps que celui de sa mémoire. S'élabore ainsi une géographie où s'entrecroisent les destins d'individus qui n'auraient jamais dû se rencontrer, une courtisane déchue, un ouvrier russe, un ivrogne philosophe...

  • Veille du bac, début du XXe siècle. Vili Liszner excelle dans la course à pied mais guère en géométrie. Antal Novak enseigne les mathématiques avec foi et enthousiasme, et ne peut, en dépit de sa bonté et de sa compréhension, accorder l'examen à l'adolescent. Les cancres recalés sont dangereux la nuit, et complotent contre le professeur, déjà abattu par la fuite de sa fille avec son amant...

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