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  • Les aventures extraordinaires d'un emblématique capitaine, héros romantique en quête d'un apaisement qu'il poursuit sans jamais l'atteindre Vingt mille lieues sous les mers est un roman d'aventures de Jules Verne, publié en 1870. Il est le sixième de la série des Voyages Extraordinaires ; il fait suite aux Enfants du capitaine Grant et se complète par l'Île mystérieuse. Un monstre marin de proportions gigantesques répand la terreur sur les océans. Une expédition lui donne la chasse à bord de la frégate américaine « Abraham Lincoln » ; le célèbre naturaliste français Aronnax et son fidèle domestique Conseil sont du voyage. La créature retrouvée, cette dernière attaque le navire. Sous le choc, Aronnax, Conseil et le harponneur Ned Land sont précipités à la mer. Refugiés sur le dos du monstre, ils découvrent avec stupeur qu'il s'agit d'un sous-marin, le « Nautilus ». Le capitaine Nemo, concepteur du submersible, les recueille et les retient prisonniers. En compagnie de cet énigmatique personnage, nos trois héros aperçoivent la mystérieuse Atlantide, se battent contre des cannibales et des poulpes géants, chassent dans les forêts sous-marines... jusqu'au jour où la farouche hostilité de Nemo à l'égard du commerce des hommes se fait jour avec la plus grande cruauté. Nemo leur dévoile alors sa véritable identité. Les trois passagers du Nautilus ne songent plus qu'à une chose : s'enfuir... Ce roman, un des meilleurs de Jules Verne, est d'une surprenante invention dramatique. La figure du capitaine Nemo, ingénieur de génie, homme de grande culture, qui sait faire preuve de sensibilité et de générosité, se révèle capable de tuer de sang-froid, de s'abandonner totalement à la haine qui le consume. En quelque sorte, comme l'Humanité, Nemo est capable du meilleur comme du pire, il n'est personne et tout le monde à la fois. Un grand roman à découvrir ou redécouvrir pour ses aventures légendaires EXTRAIT L'année 1866 fut marquée par un événement bizarre, un phénomène inexpliqué et inexplicable que personne n'a sans doute oublié. Sans parler des rumeurs qui agitaient les populations des ports et surexcitaient l'esprit public à l'intérieur des continents, les gens de mer furent particulièrement émus. Les négociants, armateurs, capitaines de navires, skippers et masters de l'Europe et de l'Amérique, officiers des marines militaires de tous pays, et, après eux, les gouvernements des divers États des deux continents, se préoccupèrent de ce fait au plus haut point. En effet, depuis quelque temps, plusieurs navires s'étaient rencontrés sur mer avec « une chose énorme, » un objet long, fusiforme, parfois phosphorescent, infiniment plus vaste et plus rapide qu'une baleine.

  • Madame Bovary

    Gustave Flaubert

    Plongez dans l'univers romanesque d'Emma Bovary ! Madame Bovary est la première oeuvre publiée par Gustave Flaubert. Parue en 1857, elle est son roman le plus célèbre, et le plus adapté au théâtre comme au cinéma. Charles Bovary est un bon garçon, niais, terne, mais gentil. Il est officier de santé, pas docteur en médecine, mais c'est suffisant. Emma Rouault est la fille d'un riche fermier, élevée dans un couvent. Elle y a reçu une « belle éducation ». Ils se marient. Très vite, Emma étouffe : la vie humble et rangée que lui offre son époux ne lui permet pas de savourer les mots félicité, passion et ivresse qui lui ont paru si beaux dans les livres. Une invitation chez un marquis, le dîner au château, le bal lui font croire que ce monde enchanté, auquel elle rêve, existe vraiment. Un hobereau du voisinage n'a pas de mal à la séduire, puis se lasse ; déçue, elle manque mourir de chagrin, prend sa revanche avec un clerc de notaire, signe des traites pour se faire belle, et entraîne son benêt de mari dans les pires embarras. Lui, médiocre incurable y voit « la faute de la fatalité ! » Au-delà du drame, Madame Bovary est un féroce réquisitoire contre la société bourgeoise, la médiocrité satisfaite de la province, la niaiserie des pensées sur mesure, réquisitoire qui tire sa force de ce qu'il se présente comme un exposé parfaitement objectif et strictement réaliste. L'oeuvre fait scandale, les pouvoirs publics s'en mêlent et les poursuites judiciaires commencent. Flaubert passe en correctionnelle, sous l'inculpation d'outrage à la morale publique et religieuse, et d'outrage aux bonnes moeurs. Il est acquitté, mais on le proclame coupable de ne pas « s'être suffisamment rendu compte qu'il y a des limites que la littérature, même la plus légère [sic], ne doit pas dépasser. » Mais c'est à son caractère de profonde humanité que Madame Bovary doit son immense succès. L'histoire d'Emma, c'est celle d'un être qui chute de faute en faute, aspiré par le gouffre qui existe entre l'idée qu'elle se fait de la vie et la vie elle-même. Cette opposition, si finement analysée par Flaubert, fait d'elle un personnage universel dans laquelle chacun peut se reconnaître. C'est là certainement le secret de la réussite d'un roman qui ne cesse d'émouvoir et de passionner. Flaubert affirme : « Ma pauvre Bovary, à cette heure, souffre et pleure dans vingt villages de France ! » Elle restera vraie tant qu'il y aura des êtres pour rêver et pour souffrir. Madame Bovary, c'est nous ! Un "classique" de la littérature française qui met en scène l'adultère et a connu un succès polémique EXTRAIT Ils commencèrent lentement, puis allèrent plus vite. Ils tournaient : tout tournait autour d'eux, les lampes, les meubles, les lambris, et le parquet, comme un disque sur un pivot. En passant auprès des portes, la robe d'Emma, par le bas, s'ériflait au pantalon ; leurs jambes entraient l'une dans l'autre ; il baissait ses regards vers elle, elle levait les siens vers lui ; une torpeur la prenait, elle s'arrêta. Ils repartirent ; et, d'un mouvement plus rapide, le vicomte, l'entraînant, disparut avec elle jusqu'au bout de la galerie, où, haletante, elle faillit tomber, et, un instant, s'appuya la tête sur sa poitrine. Et puis, tournant toujours, mais plus doucement, il la reconduisit à sa place ; elle se renversa contre la muraille et mit la main devant ses yeux.

  • Plongez dans les machinations sans limites d'un duo de libertins machiavéliques Publié en 1782, ce roman provoque un tel scandale que l'auteur est mis à l'index, exclu des salons parisiens et menacé dans sa carrière de soldat. Ce paquet de lettres sent le soufre, parfum que le temps n'a pas dissipé ! Écrit tout entier sous forme de courrier échangé entre les personnages, le roman met en scène deux protagonistes, le vicomte de Valmont, libertin qui hante les salons à la recherche de proies dignes de lui, la marquise de Merteuil, esprit retors qui masque une vie dissolue sous le masque de la dévotion, et leurs... victimes. Féru de stratégie, Valmont aime la difficulté : il veut suborner une femme vertueuse pour se sauver du ridicule d'en être amoureux. Merteuil se délecte de l'intrique : elle complote, manoeuvre les gens comme les pions d'un jeu d'échecs. Valmont, un ancien amant, est son meilleur ami et se fait l'instrument de ses cruelles fantaisies. Pour se venger d'un intime, la marquise ourdit un plan ravageur et lance la partie. Peu importent les conséquences, la jouissance est à ce prix. Les Liaisons dangereuses, c'est l'histoire de deux êtres cyniques qui jouent l'un avec l'autre, l'un contre l'autre, se défient, s'accordent et se fâchent au détriment des membres de leur entourage. Brillant, subtil, parfois féroce mais toujours captivant. C'est aussi une satire qui « peint avec naturel, hardiesse et esprit le désordre des principes et des moeurs de ce qu'on appelle la bonne société » (Grimm). C'est enfin une illustration froide de la fascination que peut exercer le mal sur des êtres intelligents qui y cèdent comme à une drogue, pour tromper l'ennui. Laclos ne condamne pas plus le mal qu'il n'en fait l'éloge. Il constate seulement qu'il existe, observation renforcée par le ton des lettres, précis et impassible. Laclos bannit toute forme de frivolité ou de la sentimentalité, ce qui lui vaut le beau compliment de Baudelaire : « Ce livre, s'il brûle, ne peut brûler qu'à la manière de la glace. » De sa parution à nos jours, l'oeuvre connaît un vif succès et fait de Laclos un de auteurs français les plus célébrés dans le monde. Les nombreuses adaptations à l'écran, sur tous les continents, démontrent sa portée universelle. Alors, au jeu de la perversion, qui gagne, le vicomte ou la marquise, l'homme ou la femme ? La réponse dans ce chef-d'oeuvre du roman français ! Un roman qui a fait grande polémique à sa première publication mais dont on se délecte encore aujourd'hui EXTRAIT LETTRE PREMIÈRE CÉCILE VOLANGES À SOPHIE CARNAY aux Ursulines de... Tu vois, ma bonne amie, que je tiens parole, et que les bonnets et les pompons ne prennent pas tout mon temps ; il m'en restera toujours pour toi. J'ai pourtant vu plus de parures dans cette seule journée que dans les quatre ans que nous avons passés ensemble ; et je crois que la superbe Tanville aura plus de chagrin à ma première visite, où je compte bien la demander, qu'elle n'a cru nous en faire toutes les fois qu'elle est venue nous voir in fiocchi. Maman m'a consultée sur tout ; elle me traite beaucoup moins en pensionnaire que par le passé. J'ai une femme de chambre à moi ; j'ai une chambre et un cabinet dont je dispose, et je t'écris à un secrétaire très joli, dont on m'a remis la clef, et où je peux renfermer tout ce que je veux. Maman m'a dit que je la verrais tous les jours à son lever ; qu'il suffisait que je fusse coiffée pour dîner, parce que nous serions toujours seules, et qu'alors elle me dirait chaque jour l'heure où je devrais l'aller joindre l'après-midi. Le reste du temps est à ma disposition, et j'ai ma harpe, mon dessin et des livres comme au couvent ; si ce n'est que la Mère Perpétue n'est pas là pour me gronder, et qu'il ne tiendrait qu'à moi d'être toujours à rien faire : mais comme je n'ai pas ma Sophie pour causer et pour rire, j'aime autant m'occuper.

  • Un ensemble de documents historiques mais essentiels pour comprendre notre société actuelle Le Traité sur la tolérance est une oeuvre polémique de Voltaire publiée en 1763. Destinée à stigmatiser le fanatisme religieux, c'est un texte majeur de la philosophie des Lumières. Au départ, un fait divers de 1762 : Jean Calas est protestant, comme toute sa famille sauf un de ses fils. Le fils est retrouvé pendu. La foule gronde. Calas est accusé de meurtre, arrêté. Les juges cèdent à la pression populaire. Calas est exécuté. Fin de l'histoire ? Dès 1762, Voltaire s'en empare et en fait l'introduction de son Traité sur la tolérance ; l'affaire Calas est née et symbolise encore aujourd'hui les ravages de l'intolérance. Loin d'être fondée sur un principe noble, elle trouve sa source dans ce que la société produit de plus vil, le fanatisme, lui-même engendré par la superstition. Voltaire écrit que cette dernière est « à la religion ce que l'astrologie est à l'astronomie : la fille très folle d'une mère très sage. » Pour Voltaire, la philosophie en chassant les démons de l'obscurantisme et du fanatisme offre aux Hommes un moyen de rechercher, ensemble, le bien commun. Facteur de paix sociale, de respect et d'amour réciproques, la tolérance est une des exigences suprêmes de la civilisation et de la société. Avec le Traité sur la tolérance, Voltaire réhabilite la mémoire de Calas, mais surtout il ouvre la voie à l'affirmation de la liberté religieuse telle que nous la concevons aujourd'hui. C'est un chef d'oeuvre littéraire et philosophique inestimable qui a fait écrire à Diderot, non sans ironie « Quand il y aurait un Christ, je vous assure que Voltaire serait sauvé ». À la suite du Traité, UPblisher vous offre de découvrir la remarquable Lettre sur la tolérance (1689) à laquelle Voltaire fait référence. OEuvre de John Locke, philosophe anglais, elle pose les bases de la tolérance religieuse (traduction de Jean Le Cler, 1710). Une oeuvre classique qui pousse habilement à la réflexion, quelle que soit l'époque à laquelle on la lit. EXTRAIT Le meurtre de Calas, commis dans Toulouse avec le glaive de la justice, le 9 mars 1762, est un des plus singuliers événements qui méritent l'attention de notre âge et de la postérité. On oublie bientôt cette foule de morts qui a péri dans des batailles sans nombre, non seulement parce que c'est la fatalité inévitable de la guerre, mais parce que ceux qui meurent par le sort des armes pouvaient aussi donner la mort à leurs ennemis, et n'ont point péri sans se défendre. Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement cesse, et la pitié même s'affaiblit ; mais si un père de famille innocent est livré aux mains de l'erreur, ou de la passion, ou du fanatisme ; si l'accusé n'a de défense que sa vertu : si les arbitres de sa vie n'ont à risquer en l'égorgeant que de se tromper ; s'ils peuvent tuer impunément par un arrêt, alors le cri public s'élève, chacun craint pour soi-même, on voit que personne n'est en sûreté de sa vie devant un tribunal érigé pour veiller sur la vie des citoyens, et toutes les voix se réunissent pour demander vengeance.

  • La Princesse de Montpensier est une longue nouvelle, publiée anonymement par Madame de La Fayette en 1662
    Première oeuvre de l'auteur, d'un genre fort prisé à l'époque, elle connaît un vif succès. Malgré des personnages presque tous historiques, elle relate des « aventures inventées à plaisir », comme avertit le premier éditeur, ce qui enflamme d'autant la curiosité des lecteurs !
    En France, dans les années 1560, au début des guerres de religion... Mademoiselle de Mézières, « héritière très considérable » est promise à un duc (Maine), tombe amoureuse d'un autre (Guise), le frère du précédent, et accepte d'en épouser un troisième (le prince de Montpensier). Elle échappe ainsi à son dilemme, mais pénètre dans le champ des meurtrières rivalités politiques et religieuses de deux clans nobiliaires : les Guise et les Bourbon. Un autre duc, le futur Henri III, entre dans la danse et trouble un jeu déjà complexe. Ajoutez un comte, ami intime du mari, lui aussi amoureux de la princesse, éconduit mais ami fidèle de la belle, et le drame peut se jouer.
    Malgré toutes les bonnes et mauvaises raisons de ne jamais se revoir, la princesse de Montpensier et le duc de Guise se rencontrent en secret, le mari interrompt l'entrevue, le comte sauve l'honneur de la princesse en perdant le sien... le destin de chacun est désormais scellé.
    Avec La Princesse de Montpensier, l'auteur entend montrer les ravages de l'amour sur la vie de celles dont le coeur guide les pas et rappelle que prudence et vertu mènent plus sûrement au bonheur. Les contemporains y ont vu une mise en garde à la très royale belle-soeur de Louis XIV, Henriette d'Angleterre, jeune femme mal mariée, convoitée, et amie intime de Mme de La Fayette.
    Gentiment moraliste, le vrai talent de Mme de La Fayette réside dans la fine analyse psychologique de ses personnages, qui fait d'elle un précurseur du genre, alliée à un sens aigu du récit et une écriture sans fioriture. Audacieuse, elle dépeint les Grands, non comme modèles, mais comme êtres vibrants, condamnés à osciller entre passion et devoir. Une leçon dont chaque lecteur appréciera la modernité.
    Amateurs de belles histoires et d'Histoire, cette princesse n'attend que vous !
    EXTRAIT
    Le duc d'Anjou en demeura accablé comme d'un coup de tonnerre. Il vit, dans ce moment, qu'il avait un rival aimé. Il comprit, par le nom de Madame, que ce rival était le duc de Guise ; et il ne put douter que la princesse sa soeur ne fût le sacrifice qui avait rendu la princesse de Montpensier favorable aux voeux de son rival. La jalousie, le dépit et la rage, se joignant à la haine qu'il avait déjà pour lui, firent dans son âme tout ce qu'on peut imaginer de plus violent, et il eût donné sur l'heure quelque marque sanglante de son désespoir, si la dissimulation, qui lui était naturelle, ne fût venue à son secours, et ne l'eût obligé, par des raisons puissantes, en l'état qu'étaient les choses, à ne rien entreprendre contre le duc de Guise.

  • Candide ou l'optimisme

    Voltaire

    Les idées modernes d'un philosophe des Lumières nous donnent à réfléchir Candide ou l'optimisme est un roman philosophique de Voltaire, publié en 1759. Bien que l'auteur en rejetât la paternité, « il faut avoir perdu le sens pour m'attribuer cette coïonnerie », Candide est une oeuvre puissante qui illustre tout à la fois les combats de l'homme, les convictions du philosophe, l'ironie mordante de l'auteur. Son succès est considérable et jamais démenti. L'histoire, des générations d'élèves la connaissent, et en ont retenu, au minimum, la morale finale : cultiver son jardin en se tenant, le plus possible, à l'écart du monde. À la publication de Candide, Voltaire a 65 ans. Il est un auteur célèbre, a parcouru l'Europe, a vécu auprès du roi de Prusse, s'est fâché avec lui, correspond et polémique avec ce que l'Europe compte de plus beaux esprits. Rusé et prudent, il utilise la veine narrative pour tirer à boulets rouges contre tout ce qu'il abhorre : il récuse le providentialisme de Leibnitz qu'incarne Pangloss jusqu'à la caricature ; il égratigne l'état de nature cher à Rousseau ; il fustige l'hypocrisie et la malignité des hommes dont il blâme le goût de la guerre ; il étrille une aristocratie décatie ; il mène la charge contre l'absolutisme, l'intolérance religieuse et la superstition ; et cela, en contant une série de folles histoires désopilantes. Avec Candide, Voltaire nous livre le plus vivifiant essai sur le pessimisme et pousse l'ironie jusqu'à le sous-titrer... l'optimisme. Ici, point de métaphysique absconse et distanciée, mais le sang chaud d'un penseur de combat. La réflexion sur le mal et les moyens de s'en prémunir est un sujet intemporel. La plume de Voltaire, bien que radicale, est au service d'un pessimisme rieur qui nous offre une échappatoire : cultiver notre jardin... mais, au fait, pour vous, que signifie donc cette morale ? Lisez ou relisez ces divines tribulations et forgez votre opinion ! (Re)découvrez ce classique de la littérature française, dont la morale vaut toujours aujourd'hui ! EXTRAIT Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison : ses deux filles et ses deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaïmac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Après quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin. « Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. » Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper. »

  • Diderot dans sa maîtrise de l'art du dialogue nous pousse à la réflexion philosophique Jacques le fataliste et son maître est un roman satirique sous la forme d'un dialogue réjouissant entre Jacques, valet de son état, et son maître. En marge, Diderot intervient directement dans le récit, médite sur ses protagonistes, s'adresse au lecteur qu'il invite à réfléchir sur un sujet central : pouvons-nous agir librement ou tout est-il écrit d'avance ? Au cours d'un voyage sans réelle destination, Jacques fait le récit de sa vie et de ses amours, interrompu sans cesse par les réflexions de son maître et ses propres digressions. Le périple riche de rencontres et d'aventures extraordinaires donne le prétexte à de nouvelles histoires, et maints débats moraux et philosophiques. Cet enchevêtrement fait de chaque page une surprise et permet de brosser habilement le portrait de Jacques. Bon garçon, ingénieux et doté d'un franc-parler, il philosophe naïvement et livre des opinions bien arrêtées sur la vie et les évènements de ce monde, ce qui permet au philosophe de le contredire, de faire part de ses opinions et de ses doutes. Sous le couvert d'un roman picaresque échevelé, Diderot nous livre un essai philosophique qui compte parmi les oeuvres majeures de la littérature française. La vivacité et la liberté de langage, le caractère cocasse de la plupart des situations lui permettent d'aborder avec profondeur et sans ennui de nombreux sujets. L'ensemble témoigne du caractère généreux, parfois paradoxal et toujours génial du philosophe. Un texte riche et instructif ! EXTRAIT Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut. LE MAÎTRE. - C'est un grand mot que cela. JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet. LE MAÎTRE. - Et il avait raison... » Après une courte pause, Jacques s'écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret ! LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.

  • Trois contes

    Gustave Flaubert

    Malheurs, malédictions et légendes sont les ingrédients respectifs de ces trois récits de Flaubert ! Trois contes est la dernière oeuvre achevée de Gustave Flaubert. Publiée en 1877, elle réunit trois contes de nature et inspiration totalement différentes. Enfant de la maturité, elle donne un panorama sans égal de l'art de Flaubert, tant du point de vue du style que des sujets abordés. C'est un vitrail de la cathédrale de Rouen qui inspire La légende de saint Julien l'Hospitalier, premier conte publié. L'idée émerge en 1844 mais l'oeuvre sera publiée en 1876. Nous voilà plongés dans un temps empreint de violence et de mysticisme. Jeune noble, Julien reçoit de ses parents la plus belle enfance qui se puisse rêver ; il est vigoureux et ardent ; il aime passionnément la chasse. Après avoir massacré une horde de cerfs, il est maudit par un grand mâle. Il passe sa vie à tenter d'échapper à la malédiction et trouver le salut... Un conte exalté et puissant ! La Légende à peine terminée, Flaubert entreprend l'écriture d'Un coeur simple. Ruiné, il doit d'urgence publier un texte. Il retourne alors sur les lieux des vacances de son enfance, Pont-l'Évêque et Trouville, qui serviront de décor, minutieusement reconstitué, à ce conte. Félicité, jeune paysanne trahie par son fiancé, se place comme servante chez Madame Aubain, chez qui elle demeure jusqu'à son trépas. Condamnée à vie par la société et le destin, elle endure chaque jour, chaque malheur, avec la grâce d'un coeur simple... Un conte poignant, délicat et juste. Inspiré d'un épisode biblique, Hérodias est pour Flaubert une épreuve. Il accumule lectures et documentation, consulte des experts et craint qu'Hérodias ressemble à Salammbô. Il termine le conte qui mêle données historiques et fables romanesques juste avant sa publication au printemps 1877. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée, veule et superstitieux détient dans ses geôles Iaokanann, pour les chrétiens, saint Jean le Baptiste, à qui la visite du proconsul romain Vitellius offre l'ultime occasion de vilipender Hérode et sa seconde épouse, Hérodias. Elle ourdit une mortelle vengeance ; son instrument sera une jeune et lascive danseuse, Salomé, sa fille... Un conte fascinant et vénéneux. Les Trois Contes connaissent un succès critique retentissant. Théodore de Banville parle alors de « chefs-d'oeuvre absolus et parfaits » ! Ce qui unit ces trois histoires, c'est la richesse de l'inspiration et la perfection du style. D'un conte à l'autre, Flaubert nous fait partager un lieu, une époque, il brosse avec précision le portrait de ses personnages, il invite chaque lecteur, non pas dans le public, mais sur la scène, au sein même de l'action. S'il est une oeuvre de Flaubert que tout amateur ou profane doit connaître, c'est bien ce recueil. Acceptez l'invitation ! EXTRAIT D'UN COEUR SIMPLE Il s'appelait Loulou. Son corps était vert, le bout de ses ailes rose, son front bleu, et sa gorge dorée. Mais il avait la fatigante manie de mordre son bâton, s'arrachait les plumes, éparpillait ses ordures, répandait l'eau de sa baignoire ; Mme Aubain, qu'il ennuyait, le donna pour toujours à Félicité. Elle entreprit de l'instruire ; bientôt il répéta : « Charmant garçon ! Serviteur, monsieur ! Je vous salue, Marie ! » Il était placé auprès de la porte, dans l'angle du perron ; et plusieurs s'étonnaient qu'il ne répondît pas au nom de Jacquot, puisque tous les perroquets s'appellent Jacquot. On le comparait à une dinde, à une bûche ! autant de coups de poignard pour Félicité ! Étrange obstination de Loulou, ne parlant plus du moment qu'on le regardait !

  • La religieuse

    Denis Diderot

    Mélangeant fiction et réalité, Diderot nous présente une satire de la société et dénonce l'abus religieux La Religieuse est un roman de Denis Diderot, commencé en 1760 et publié en 1796. Le philosophe y présente comme authentiques les mémoires de soeur Suzanne, jeune religieuse forcée par sa famille à prendre le voile. Comme Le Neveu de Rameau, cette satire de moeurs mêle réel et imaginaire. Diderot s'inspire des infortunes d'une jeune femme cloîtrée contre son gré pour mystifier le marquis de Croismare, un de ses amis. Pendant des mois, il entretient avec lui une fausse correspondance où il puise la substance originelle du roman. Croyante, mais sans vocation religieuse, Suzanne prononce des voeux sous la contrainte de parents qui la rejettent. A travers son témoignage, Diderot dépeint un univers quasi carcéral, loin de toute grâce, peuplé de femmes soumises au bon vouloir d'une hiérarchie abusive, en proie à la jalousie et la mesquinerie. Il dresse sur le vif le portrait de moniales, la figure mystique de l'abbesse de Longchamp, la Mère Sainte-Christine, méchante femme, férue de théologie, qui fait de la vie de Suzanne un calvaire, et surtout la fameuse supérieure de Sainte Eutrope, incapable de maîtriser ses désirs refoulés et qui éprouve pour Suzanne une vive attirance... Contrepartie sombre des joyeuses tribulations de Jacques le fataliste, les malheurs de Suzanne sont autant d'arguments qui dénoncent avec vigueur la réclusion forcée, les travers d'une vie monastique et des « voeux qui heurtent la pente générale de la nature ». L'humanité et la sincérité de Suzanne font de la religieuse une héroïne profondément émouvante qui participe avec éclat à la lutte contre le cléricalisme et fait de ce superbe roman un généreux éloge de la liberté. Amis lecteurs, pour votre plaisir, UPblisher vous offre à la fin du roman la fausse correspondance qui a conduit à l'écriture de La Religieuse. N'en perdez pas une miette ! EXTRAIT La réponse de M. le marquis de Croismare, s'il m'en fait une, me fournira les premières lignes de ce récit. Avant que de lui écrire, j'ai voulu le connaître. C'est un homme du monde, il s'est illustré au service ; il est âgé, il a été marié ; il a une fille et deux fils qu'il aime et dont il est chéri. Il a de la naissance, des lumières, de l'esprit, de la gaieté, du goût pour les beaux-arts, et surtout de l'originalité. On m'a fait l'éloge de sa sensibilité, de son honneur et de sa probité ; et j'ai jugé par le vif intérêt qu'il a pris à mon affaire, et par tout ce qu'on m'en a dit que je ne m'étais point compromise en m'adressant à lui : mais il n'est pas à présumer qu'il se détermine à changer mon sort sans savoir qui je suis, et c'est ce motif qui me résout à vaincre mon amour-propre et ma répugnance, en entreprenant ces mémoires, où je peins une partie de mes malheurs, sans talent et sans art, avec la naïveté d'un enfant de mon âge et la franchise de mon caractère. Comme mon protecteur pourrait exiger, ou que peut-être la fantaisie me prendrait de les achever dans un temps où des faits éloignés auraient cessé d'être présents à ma mémoire, j'ai pensé que l'abrégé qui les termine, et la profonde impression qui m'en restera tant que je vivrai, suffiraient pour me les rappeler avec exactitude.

  • L'Art d'Aimer

    Ovide

    A la fois drôle et sérieux, découvrez l'un des plus vieux textes érotiques existants L'Art d'Aimer est une oeuvre en vers écrite à Rome vers l'an 1 de notre ère. Elle demeure un des textes érotiques parmi les plus célèbres au monde. Le poète Ovide s'adresse à nous comme à des élèves, garçons et filles, auxquels il va enseigner l'art d'aimer et de séduire, d'abord aux hommes dans les deux premiers livres, puis aux femmes dans le dernier. À partir de conseils pratiques, il prodigue à ses « élèves » une éducation étonnamment moderne. Vous voulez savoir ce qu'il faut faire, dire, ce qu'il ne faut surtout ni faire, ni dire, connaître le bon moment pour agir... Ovide y répond ! Facétieux, ce qu'il apprend aux hommes, il le révèle aux femmes et les met en garde contre les stratégies masculines... qu'il leur a inculquées ! OEuvre parodique, l'Art d'Aimer connaît un grand succès auprès de ses contemporains qui y voient une caricature de leurs propres moeurs. L'Art d'Aimer est aussi pour Ovide un moyen d'affirmer ses convictions sur l'amour, vu comme valeur fondamentale, et la liberté des individus sans distinction de sexe. D'une modernité surprenante, il place les amants sur un plan d'égalité et affirme qu'il dépend du talent de l'homme ou de la femme de susciter l'amour et d'en entretenir la flamme. Après 2 000 ans de succès ininterrompu, c'est pour vous le moment de découvrir l'Art d'Aimer. En bonus, vous trouverez Ars Amatoria, le texte intégral en latin, après la version française. Latinistes de tous poils, à vos Gaffiot ! Un classique célèbre et indémodable ! EXTRAIT L'amour est de nature peu traitable ; souvent même il me résiste ; mais c'est un enfant ; cet âge est souple et facile à diriger. Chiron éleva le jeune Achille aux sons de la lyre, et, par cet art paisible, dompta son naturel sauvage : celui qui tant de fois fit trembler ses ennemis, qui tant de fois effraya même ses compagnons d'armes, on le vit, dit-on, craintif devant un faible vieillard et docile à la voix de son maître, tendre au châtiment des mains dont Hector devait sentir le poids. Chiron fut le précepteur du fils de Pélée ; moi je suis celui de l'amour ; tous deux enfants redoutables, tous deux fils d'une déesse. Mais on soumet au joug le front du fier taureau ; le coursier généreux broie en vain sous sa dent le frein qui l'asservit : moi aussi, je réduirai l'Amour, bien que son arc blesse mon coeur, et qu'il secoue sur moi sa torche enflammée. Plus ses traits sont aigus, plus ses feux sont brillants, plus ils m'excitent à venger mes blessures. Je ne chercherai point, Phébus, à faire croire que je tiens de toi l'art que j'enseigne : ce n'est point le chant des oiseaux qui me l'a révélé ; Clio et ses soeurs ne me sont point apparues, comme à Hésiode, lorsqu'il paissait son troupeau dans les vallons d'Accra. L'expérience est mon guide ; obéissez au poète qui possède à fond son sujet. La vérité préside à mes chants ; toi, mère des amours, seconde mes efforts !

  • Le neveu de Rameau

    Denis Diderot

    Diderot dans sa maîtrise de l'art du dialogue nous montre ce que doit être un honnête homme Avec Le Neveu de Rameau, Diderot expérimente une forme littéraire originale, celui du (faux) dialogue entre deux personnages qui lui permet d'aborder habilement les sujets délicats de la morale et de la vertu sans imposer frontalement son opinion. Le procédé n'est pas sans rappeler la pratique socratique du dialogue. Partis de positions diamétralement opposées, les personnages, le philosophe (Moi) et Jean-François Rameau (Lui, neveu du compositeur), s'affrontent sur les valeurs morales de la société. Vertu, art, musique, éducation... tout est motif de débat. Pourtant, leurs points de vue se rapprochent au fur et à mesure de la discussion, et le philosophe impose peu à peu sa vision de l'honnête homme. Diderot a mis plus de 10 ans à terminer Le Neveu de Rameau, publié bien après sa mort. UPblisher a retenu pour cet ebook l'édition de 1891. Satire des parasites, des flagorneurs et des cyniques, ce roman philosophique résonne comme la protestation d'un anarchiste contre les préjugés et les abus d'une société corrompue. Un texte très actuel ! EXTRAIT Qu'il fasse beau, qu'il fasse laid, c'est mon habitude d'aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C'est moi qu'on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d'Argenson. Je m'entretiens avec moi-même de politique, d'amour, de goût ou de philosophie. J'abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans l'allée de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d'une courtisane à l'air éventé, au visage riant, à l'oeil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s'attachant à aucune. Mes pensées, ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence ; là je m'amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l'endroit du monde, et le café de la Régence est l'endroit de Paris où l'on joue le mieux à ce jeu.

  • Le Voleur

    Georges Darien

    Rendez-vous au pays des voleurs.... Publié en 1897, Le Voleur n'est pas un roman traditionnel. Récit décousu, histoire morcelée en d'innombrables épisodes abracadabrants provoqués par le hasard ou les rencontres, le roman se fait parfois réquisitoire impitoyable contre la société de son époque. Qualifié par André Breton de « plus rigoureux assaut contre l'hypocrisie, l'imposture, la sottise, la lâcheté », rangé par Alfred Jarry parmi les rares livres élus de la bibliothèque du Docteur Faustroll, Le Voleur est avant tout un récit jubilatoire, haletant et truculent, écrit par un grand écrivain encore étrangement méconnu. Trop irrévérencieux ? Un voyageur trouve une sorte de journal manuscrit dans une chambre d'hôtel. Commence alors l'étrange confession de Georges Randal, jeune homme de bonne famille promis à l'existence honnête d'un bourgeois bien pourvu. S'il n'a pas de véritable histoire, notre héros a en revanche un oncle, « brute trafiquante à l'égoïsme civilisé », qui le dépouille de son héritage. C'est ce qui décidera notre héros à devenir voleur, pour ne pas être complice de tous les « voleurs légaux » qui sont légion dans cette société de la fin du XIXe siècle où se côtoient anarchisme, nihilisme, décadentisme ou encore dandysme baudelairien... À la révélation de cette « obligation morale » du vol s'ajoute celle de l'amour, d'abord représenté par Charlotte, qui, révoltée comme lui, refusera pourtant de le suivre. Il ne sera pas seul longtemps : vite repéré par le mystérieux Abbé Lamargelle, il sera introduit dans la confrérie des voleurs. S'ensuivront moultes aventures, parsemées de femmes, de bourgeois floués et de comparses haut en couleur, au cours desquelles Randal fait l'apprentissage d'une vie d'homme libéré des servitudes et des lâchetés bourgeoises. Sa solitude finale sera plus la rançon de sa liberté que l'échec de sa tentative. Un roman d'aventures hautes en couleur à ne pas manquer ! EXTRAIT Mes parents ne peuvent plus faire autrement. Tout le monde le leur dit. On les y pousse de tous les côtés. Mme Dubourg a laissé entendre à ma mère qu'il était grand temps ; et ma tante Augustine, en termes voilés, a mis mon père au pied du mur. - Comment ! des gens à leur aise, dans une situation commerciale superbe, avec une santé florissante, vivre seuls ? Ne pas avoir d'enfant ? De gueux, de gens qui vivent comme l'oiseau sur la branche, sans lendemains assurés, on comprend ça. Mais, sapristi ! ... Et la fortune amassée, où ira-t-elle ? Et les bons exemples à léguer, le fruit de l'expérience à déposer en mains sûres ? ... Voyons, voyons, il vous, faut un enfant - au moins un. - Réfléchissez-y. Le médecin s'en mêle : - Mais, oui ; vous êtes encore assez jeune ; pourtant, il serait peut-être imprudent d'attendre davantage. Le curé aussi : - Un des premiers préceptes donnés à l'homme... Que voulez-vous répondre à ça ? - Oui, oui, il vous faut un enfant. Eh ! bien, puisque tout le monde le veut, c'est bon : ils en auront un. Ils l'ont.

  • Loué sois-tu

    Pape François

    Une vibrante exhortation à la préservation de notre environnement. Ce texte dépasse le cercle des fidèles ; sa portée universelle et le charisme de son auteur en font une contribution majeure aux débats sur l'écologie, souvent marqués par les intérêts économiques et politiques des débateurs. La lutte pour « la sauvegarde de la maison commune » mérite plus d'objectivité et la capacité à fédérer le plus grand nombre de personnes. C'est pourquoi UPblisher souhaite diffuser et faire connaître Laudato Si', sous forme de livre numérique gratuit, comme la Librairie Vaticane l'y autorise. Laudato Si' reprend l'invocation qui rythme le « Cantique des Créatures » de Saint-François d'Assise (1181-1226). Ode à la nature, ce chant célèbre le Feu, l'Eau, l'Air et la Terre comme frères et soeurs des êtres humains et nous enjoint à respecter et protéger la Terre qui nous nourrit et régit nos vies. Si la préoccupation de notre environnement en est le fil rouge, l'encyclique n'est pas pour autant une élégie célébrant les beautés de la Nature. François pose le débat en ces termes : « Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? » (160) ; ainsi il s'interroge sur le sens de l'existence et les valeurs qui fondent notre vie en société. En six chapitres, Laudato Si' dresse un état des lieux, remonte aux origines des sujets identifiés, propose un projet, « une écologie intégrale, qui a clairement des dimensions humaines et sociales. » (137), suggère des moyens de mise en oeuvre, met l'accent sur l'éducation et conclut sur l'ardente nécessité d'unir les meilleures volontés. Laudato Si' est un texte sobre, documenté et optimiste quant à notre capacité à réagir : « les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer » (205). La lecture de ce texte, religieuse ou morale, convient à tous les publics et porte un espoir auquel il nous convient de donner corps. EXTRAIT 1. « Laudato si', mi' Signore », - « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d'Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une soeur, avec laquelle nous partageons l'existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l'herbe ». 2. Cette soeur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l'utilisation irresponsable et par l'abus des biens que Dieu a déposés en elle. Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l'exploiter. La violence qu'il y a dans le coeur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l'eau, dans l'air et dans les êtres vivants. C'est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui « gémit en travail d'enfantement » (Bm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d'éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.

  • Un roman érotique abordant tout en même temps des sujets d'actualité contemporains à l'auteur Les Bijoux indiscrets sont un roman allégorique de Diderot, publié anonymement en 1748. Bien que rejeté par son auteur, c'est une oeuvre légère, au charme délicat et... un classique de la littérature licencieuse. Pour tromper l'ennui, un sultan, amateur de commérages, se procure auprès d'un génie un anneau magique afin de connaître les secrets galants des dames de la cour : il suffit de tourner le chaton de la bague vers une femme pour que celle-ci avoue, immédiatement, par la voix d'un de ses « bijoux », toutes les intrigues dont elle a connaissance... Pur divertissement ? S'agissant de Diderot, rien n'est moins sûr ! D'aucuns ont voulu reconnaître Louis XV et la Pompadour sous les traits du sultan et de sa favorite. D'autres ont rejeté le texte au motif qu'il s'éloignait des canons des romans philosophiques. Il reste qu'à travers les trente essais de l'anneau, l'auteur égratigne les travers de la vie à la cour, évoque la réforme du théâtre, participe à la querelle des Anciens et des Modernes et traite des questions de droit, d'économie et de philosophie sur un ton alerte mais avec profondeur ! Ainsi, le philosophe parvient-il à faire connaître des opinions et des critiques sans encourir les foudres de la censure. Une oeuvre riche et délicieuse à savourer ! EXTRAIT Hiaouf Zélès Tanzaï régnait depuis longtemps dans la grande Chéchianée ; et ce prince voluptueux continuait d'en faire les délices. Acajou, roi de Minutie, avait eu le sort prédit par son père. Zulmis avait vécu. Le comte de... vivait encore. Splendide, Angola, Misapouf, et quelques autres potentats des Indes et de l'Asie étaient morts subitement. Les peuples, las d'obéir à des souverains imbéciles, avaient secoué le joug de leur postérité ; et les descendants de ces monarques malheureux erraient inconnus et presque ignorés dans les provinces de leurs empires. Le petit-fils de l'illustre Shéhérazade s'était seul affermi sur le trône ; et il était obéi dans le Mogol sous le nom de Schachbaam, lorsque Mangogul naquit dans le Congo. Le trépas de plusieurs souverains fut, comme on voit, l'époque funeste de sa naissance.

  • Un extrait de La Philosophie dans le boudoir mit en lumière pour en saisir toute l'importance Français, encore un effort si vous voulez être républicains est un extrait de La Philosophie dans le boudoir, ensemble de dialogues publiés anonymement en 1795. S'il n'est pas une oeuvre à part entière, c'est un manifeste politique inséré dans le Cinquième dialogue. Articulé autour de deux thèmes, « La religion » et « Les moeurs », Sade reprend succinctement les idées contenues dans le roman en posant les bases d'un nouveau contrat social. Il y déploie une argumentation marquée par un athéisme et un matérialisme ravageurs, et critique impitoyablement toute contrainte sociale, morale ou politique qui tend à s'opposer à la volonté de l'individu. Ce qui l'amène notamment à promouvoir la libération sexuelle des femmes et à réfuter toute condamnation de l'homosexualité. « Est-il possible d'être assez barbare pour oser condamner à mort un malheureux individu dont tout le crime est de ne pas avoir les mêmes goûts que vous ? ». Sade discourt avec la même liberté sur l'avidité, le vol et l'assassinat, l'adultère ou l'inceste. Il convient alors de rappeler que le refus vigoureux de toute forme de contrainte a parfois mené l'auteur sur des chemins de traverse que le marquis ne pratiqua jamais. D'une portée universelle, Français, encore un effort si vous voulez être républicains propose des réponses radicales à des questions toujours d'actualité : religion, sexualité, liberté individuelle, conventions sociales... transgression, interdits ! Sade nous exhorte à jouir rageusement de notre liberté dans tous les domaines. Il espère ainsi parvenir à une forme d'utopie libertaire, basée sur un compromis social que chacun peut dénoncer ou renouveler à tout moment. On peut adhérer à sa vision, à certaines de ces idées ou les rejeter totalement, le débat reste ouvert... Sade nous offre une ode à la liberté de penser avec une plume bien acérée EXTRAIT Je viens offrir de grandes idées : on les écoutera, elles seront réfléchies ; si toutes ne plaisent pas, au moins en restera-t-il quelques-unes ; j'aurai contribué en quelque chose au progrès des lumières, et j'en serai content. Je ne le cache point, c'est avec peine que je vois la lenteur avec laquelle nous tâchons d'arriver au but ; c'est avec inquiétude que je sens que nous sommes à la veille de le manquer encore une fois. Croit-on que ce but sera atteint quand on nous aura donné des lois ? Qu'on ne l'imagine pas. Que ferions-nous de lois, sans religion ? Il nous faut un culte et un culte fait pour le caractère d'un républicain, bien éloigné de jamais pouvoir reprendre celui de Rome.

  • Ecrire l'amazigh

    Chérif Arbouz

    Découvrez les bases d'une grammaire unifiée pour une des langues les plus anciennes du bassin méditerranéen. Cet ouvrage didactique de Chérif Arbouz est un pas majeur vers la normalisation des règles d'écriture d'une langue demeurée jusqu'à présent, essentiellement orale. La langue amazighe ou berbère est parlée depuis plus de 2000 ans dans toute l'Afrique du Nord, le Sahara et une partie du Sahel. Elle se décline aujourd'hui en une trentaine de variétés et rassemble environ quarante millions de locuteurs. L'écriture de la langue a subi quant à elle une érosion progressive. Au gré des influences politiques, culturelles ou commerciales, souverains et lettrés se sont exprimés, à l'écrit, en grec, latin, arabe ou français ; si bien qu'aujourd'hui, l'alphabet des origines, connu sous le nom de « tifinagh », c'est-à-dire « les lettres », ne subsiste plus que dans les régions de l'extrême sud algérien. La reconnaissance de la langue amazighe comme langue officielle dans les constitutions du Maroc (2011) et d'Algérie (2016) affirme son poids dans deux pays où vivent près de 80% des berbérophones. Pour Chérif Arbouz, c'est l'occasion rêvée de relever le défi de l'écriture et de la codification grammaticale de la langue amazighe. L'auteur reprend les travaux d'Adolphe Hanoteau (1814-1897), auteur de plusieurs essais sur la langue kabyle et premier à recourir à l'alphabet latin pour écrire en amazigh. Il utilise les avancées et impasses des réformateurs contemporains comme Mouloud Mammeri. Romancier et grand connaisseur des langues et cultures berbères, Chérif Arbouz avance des règles simples et établit une grammaire harmonisée pour écrire la langue amazighe. Il les illustre de nombreux cas pratiques et offre au lecteur de s'exercer en traduisant un extrait de roman. Au-delà de l'intérêt culturel, Chérif Arbouz poursuit des objectifs très concrets : offrir à tous les berbérophones un moyen de s'exprimer à l'écrit dans leur langue, écrire aisément des textes sur leurs ordinateurs ou leurs téléphones, les partager, « accéder au savoir sous ses diverses formes contemporaines » à travers la langue amazighe. Cet ouvrage contribue donc à la diffusion et la perpétuation d'une culture ancienne et intéressera les berbérophones, les linguistes, les étudiants, tous ceux que l'étude des langues passionne ! EXTRAIT Rien de mieux approprié pour aborder le sujet du présent ouvrage, que l'extrait suivant du manifeste « Défense et illustration de la langue française », publié en 1549 par Joachim Du Bellay. « Ne pensez donc, quelque diligence et industrie que vous puissiez mettre en cet endroit, faire autant que notre langue, encore rampante à terre, puisse hausser la tête et s'élever sur pieds ? » Ainsi donc s'exprimait le célèbre poète, plaidant en faveur de la promotion de la langue française, face à l'impérieuse domination du latin, la langue savante alors commune à toutes les nations d'Europe. À peu de choses près, cette exhortation pourrait aujourd'hui s'adresser à tous ceux qui ont à coeur le devenir de la langue amazighe, laquelle présentement se trouve dans une situation comparable à celle de la langue française au 16e siècle. Voyons cela à la lumière de ce qui suit.

  • Alors que l'apocalypse est proche et que tout semble perdu, une aide totalement inattendue intervient... Entre 2037 et 2056, la Terre connaît la plus grande crise de son histoire. La surpopulation démentielle, le réchauffement climatique désastreux, dans un cadre de féroce compétition économique, risquent de déboucher sur un pire qui menacerait l'humanité dans son existence même. Dans ce contexte et après leur retrait de l'ONU et de ses prolongements, les USA et la Confédération Russe fusionnent en 2056 pour devenir les USNAR (United States of North America and Russia). Ce méga état de 40 000 000 de km², déclenche alors, une guerre éclair massive et destructrice, ce qui lui permet d'imposer un nouvel ordre mondial. Des extraterrestres qui depuis plus de 2000 ans observent discrètement la Terre sont les témoins directs de ce qui s'y passe. Alors que le nouvel ordre mondial se met laborieusement en place, ils décident de se manifester pour aider les Terriens à s'engager dans une voie salvatrice. Ces extraterrestres, les stargils viennent d'Iskol, une planète à 17 années-lumière du système solaire. En fait, les stargils ont une bonne raison d'intervenir... Chérif Arbouz dresse le portrait d'une civilisation humaine à bout de souffle, incapable de trouver la voie d'une coopération mondiale, seule capable d'assurer sa survie à long terme. Sous sa plume, l'intervention des aliens n'a pas pour but d'asservir ou d'anéantir la race humaine. Au contraire, il s'agit de la sauver, mais à quel prix ? Oubliez H.G. Wells, G. Orwell et A. Huxley ! Chérif Arbouz nous offre une vision singulière du destin de l'Humanité. Attisée par le concept de « Fulfillment Society » (Julian Huxley, 1957), son imagination se nourrit d'une foi inébranlable dans la science. EXTRAIT Le 14 juin 2056, à près de 80 kilomètres au sud-ouest d'Anchorage, en Alaska, une base hyper sécurisée de l'US Army abritait la rencontre des deux personnages les plus puissants de la Terre par ce qu'ils représentaient. Le premier, Nicolas Borsalov, était le président de la Confédération Russe et le second, William Sander, celui des USNA, autrement dit les États Unis d'Amérique du Nord. Cette dénomination traduisait la fusion des USA et du Canada en 2037, le Groenland alors indépendant puis l'Islande les rejoignant en 2038. Le rendez-vous des deux Super Grands, organisé sous le sceau du secret le plus absolu, avait été précédé d'une réunion d'experts des deux bords, qui une semaine auparavant avaient finalisé un rapport de vingt-huit pages. Celui-ci, ultra confidentiel, destiné à être exploité lors de la conférence au sommet, contenait tous les éléments devant permettre l'aboutissement à des accords précis.

  • Mirabeau propose un guide des plaisirs de la chair tout en sensualité et volupté Introduit par la lettre d'une jeune femme amoureuse à son amant, le Rideau levé nous conte, avec force détails et précisions, l'initiation de Laure à la sensualité et la sexualité. Très tôt livrée à elle-même, la jeune Laure vit dans le bonheur les enseignements de son « père adoptif » et découvre, sans même l'idée de l'immoralité, des voluptés ignorées par elle jusque-là. Cette éducation libertine l'amène à faire de nombreuses rencontres qui influencent profondément le cours de sa vie. Cette joyeuse confession écrite à la première personne nous invite à partager les expériences de l'héroïne. Le ton est jubilatoire, les descriptions crues mais élégantes... Cet ebook est un roman pédagogique où Mirabeau développe toutes les pratiques sexuelles imaginables entre gens bien éduqués. Les couples se font et se défont, s'abandonnent à l'empire des sens sans tabou, ni préjugé... tout est possible dès lors que l'on est à la recherche du bonheur, que chaque acte est consenti, désiré et source de volupté. Il règne ici une atmosphère de libertinage typique du siècle des Lumières finissant. Pour les esprits éclairés, la recherche du plaisir physique est tenue pour un droit naturel et inaliénable au même titre que la quête du bonheur ou de la liberté. Cette oeuvre ne peut être mise en toutes les mains. Jeunes gens de moins de 18 années... passez votre chemin ! Cet ebook sera pour vous lorsque la majorité vous atteindrez. EXTRAIT À CYTHÈRE 1788 Lettre de Sophie au Chevalier d'Olzan Je t'envoie, cher Chevalier, un petit manuscrit gaillard. Tu aurais de la peine à t'imaginer où je l'ai pris. C'est une bagatelle sortie d'une jolie main de mon sexe ; et c'est un délassement badin adressé dans un cloître. Comment un tel bréviaire se put-il introduire parmi les guimpes d'une religieuse ? C'est ce que mes yeux eurent de la peine à me persuader ; rien n'est cependant plus vrai, cher Chevalier, et c'était un présent digne de sa destination. L'amour n'est point étranger dans ces lieux ; le sentiment constitue le naturel du beau sexe ; la sensibilité forme la principale partie de son essence ; la volupté exerce un empire vainqueur sur ces êtres délicats. A ces dispositions originaires, qu'on joigne les effets échauffants d'une imagination exaltée dans la retraite et l'oisiveté, on trouvera la raison de cette fureur intestine qui nous maîtrise dans les couvents.

  • Amnesia

    Frédérique Vervoort

    Des lettres mystérieuses, un engrenage inexorable...
    Éric reçoit une lettre signée d'une certaine Judith. Qui est Judith ? Éric l'ignore. Qui est Éric ? Judith le sait. La première missive, sibylline mais plaisante, en appelle une seconde, puis une autre. Judith en connaît décidément beaucoup sur Éric, ses relations, son passé. Elle l'observe sans répit, le provoque, le met à l'épreuve. Et voilà qu'il accepte de jouer, avec une parfaite inconnue, une partie asymétrique dont il ne connaît, ni ne comprend les règles...
    Amnesia est un thriller doublé d'une fascinante étude de personnalité. Si le mystère de l'identité et des motifs de Judith soutiennent le récit, c'est Éric qui est en le centre. Frédérique Vervoort raconte l'histoire à travers ses yeux : rien de ce qu'il fait, pense ou ressent n'échappe au scalpel de l'auteur, qui expose son univers avec minutie et brosse de formidables portraits de ses proches. Rien de la vie d'Éric ne nous échappe... sauf ce que sait Judith. Virtuose et oppressant !
    La mise en scène, les dialogues percutants exaltent la dimension quasi cinématographique du roman et consacrent Frédérique Vervoort comme reine du suspens.
    Un thriller psychologique parfaitement construit et haletant jusqu'à la dernière page !
    EXTRAIT
    Éric, discrètement, déplia la lettre, qu'il connaissait par coeur. Même écriture, même style, même parfum, même signature. Et toujours ce lot de menaces cryptées qu'il ne comprenait pas. Qui pourtant se précisaient. Sous couvert de badinerie, l'inconnue se permettait de faire des remarques sur son caractère, témoignait d'une alarmante connaissance de son passé, et pour finir, s'en prenait à Marion, dont il devinait la rage quand elle l'apprendrait. Éric ne voyait toujours pas où cette Judith voulait en venir. Mais elle était en train de franchir les limites du tolérable.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maître-assistante à la Haute École Charlemagne en Belgique, Frédérique Vervoort réside à Liège. Franco-belge, elle demeure attachée à l'héritage culturel de ses deux pays d´origine.
    L'écriture la passionne depuis toujours, mais c'est seulement maintenant qu'elle prend le temps de s'y consacrer et de partager avec les lecteurs ce qui n'était, jusqu'alors, qu'un plaisir personnel.
    Ses romans et nouvelles nous plongent dans une atmosphère intimiste et mystérieuse. Suspense garanti pour ce remarquable auteur qui marche sur les traces de Simenon.

  • Comment l'apport du concept transmédia peut transformer l'École.
    L'étymologie est clef pour comprendre le concept transmédia et en appréhender les enjeux : le préfixe vient de la préposition latine « trans », qui signifie « par-delà ». Sa présence indique un passage, un changement. Ainsi, le passage d'un média à l'autre opère-t-il en quelque sorte une transformation. L'objet de ce livre est de montrer comment l'apport du concept transmédia peut transformer l'École.
    Avec le développement de l'Éducation aux médias, et l'apprentissage des compétences translittératiques à l'école, les contenus transmédia suscitent aujourd'hui l'intérêt des enseignants tant pour leur exploitation pédagogique que pour la mise en oeuvre de productions adaptées à leurs besoins propres. Vous voulez capter l'attention de vos élèves ? Les faire participer à vos cours ? Utiliser de nouvelles techniques pour renforcer l'impact de votre enseignement ? Vous avez besoin de ce livre ! Ce n'est pas compliqué, ce n'est pas de la science-fiction ; ce sont des exemples à mettre en oeuvre et à faire évoluer, ici et maintenant. Transformer l'École, il ne suffit pas d'en parler, il faut le faire, et ne pas être conformiste quant aux moyens, à commencer par ceux qui ont prouvé leur efficacité : le concept transmédia en est un. Osez l'expérimenter !
    Vous voulez capter l'attention de vos élèves ? Les faire participer à vos cours ? Utiliser de nouvelles techniques pour renforcer l'impact de votre enseignement ? Vous avez besoin de ce livre !
    EXTRAIT
    Vous pouvez mettre en avant ce travail en le publiant sur le site de votre établissement ou sur un wiki dédié, en communiquant sur les comptes des réseaux sociaux auquel vous êtes inscrits. Le réseau Framasoft en faveur selon ses termes : « d'un internet libre, décentralisé éthique et solidaire » met à notre disposition tout une gamme d'outils issus du monde du logiciel libre sur lequel nous pouvons nous appuyer. Et pour booster encore plus vos projets, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous pouvons les relayer par des billets, les réseaux sociaux et outils de curation, sur la page Éducation du site TransmediaReady et sur les comptes dédiés sur Twitter et Facebook... Ne négligez pas cette phase de votre projet. Elle est essentielle pour élargir le cycle de vie de vos contenus.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Emmanuel Bethoux questionne l'émergence d'oeuvres transmédia dans sa pratique professionnelle et sa discipline au sein du monde de l'éducation. Sa réflexion actuelle s'appuie sur une curation régulière confortant le choix d'un nouveau cap professionnel comme formateur transmédia dans le cadre d'une formation au e-learning et la facilitation d'ateliers avec Transmedia Ready. Par ailleurs, il exerce son activité de professeur documentaliste, certifié depuis 2003, au sein de l'enseignement catholique depuis 1994, actuellement au lycée-collège européen du Saint Coeur en Bourgogne.

  • Les Métamorphoses

    Ovide

    L'une des plus célèbres oeuvres de l'Antiquité en numérique.
    Poèmes de narration mythologique, Les Métamorphoses est l'oeuvre majeure d'Ovide. Ces poèmes sont composés de 15 Chants (environ 12 000 vers) entre l'an I et sans doute l'an IX ou X. Ce sont des récits issus de la mythologie grecque et romaine, Ovide décrit avec soin les transformations des dieux et des hommes en animaux, plantes ou pierres depuis la création du monde jusqu'au règne de l'empereur Auguste sous lequel il vit.
    Écrits en hexamètres dactyliques (utilisés dans l'Iliade et l'Odyssée), c'est Ovide qui va en fixer les règles.
    Une oeuvre classique de la littérature latine à découvrir ou redécouvrir.
    Découvrez ou redécouvrez un classique de la littérature latine. Des récits issus de la mythologie grecque et romaine par l'un des plus grands auteurs antiques : Ovide.
    EXTRAIT
    Le palais du Soleil est soutenu par de hautes colonnes. Il est resplendissant d'or et brillant du feu des pierreries. L'ivoire couvre ses vastes lambris. Sur ses portes superbes rayonne l'argent ; mais le travail y surpasse la matière. Le dieu de Lemnos y grava l'océan qui environne la terre, la terre elle-même, et les cieux, voûte éclatante de l'univers.
    On y voit les dieux des mers s'élever sur les ondes ; on y distingue Triton avec sa conque, l'inconstant Protée, et l'énorme Égéon pressant de son poids les énormes baleines. On y voit Doris et ses filles : plusieurs d'entre elles semblent fendre les ondes, tandis que d'autres, assises sur des rochers, font sécher leur humide chevelure, et que d'autres encore voguent portées sur le dos des monstres marins. Elles n'ont pas toutes les mêmes traits, et cependant elles se ressemblent ; on reconnaît qu'elles sont soeurs. La terre est couverte de villes avec leurs habitants, de forêts et d'animaux, de fleuves, de nymphes, et de divinités champêtres. La sphère brillante des cieux, ayant à sa droite et à sa gauche les douze signes du Zodiaque, couronne ce merveilleux ouvrage.
    À peine le fils de Clymène, incertain de sa naissance, arrive au palais du Soleil, qu'il dirige ses pas vers le dieu de la lumière ; mais, ne pouvant soutenir l'éclat qui l'environne, il s'arrête et le contemple de loin. Couvert d'une robe de pourpre, Phébus est assis sur un trône brillant d'émeraudes. À ses côtés sont les Jours, et les Mois, et les Années, et les Siècles, et les Heures séparées par d'égales distances. Là paraît le Printemps couronné de fleurs nouvelles ; l'Été nu, tenant des épis dans sa main ; l'Automne encore teint des raisins qu'il a foulés ; et l'Hiver glacé, aux cheveux blancs qui se hérissent sur sa tête.

  • Découvrez 20 fables et contes sur la culture du peuple kabyle, de la vie quotidienne à ses êtres fantastiques... il y en aura pour tous les gouts !
    Fables et contes de Kabylie rassemble 20 brefs récits sélectionnés par le romancier et historien algérien Chérif Arbouz.
    Pour connaître les origines d'un peuple, appréhender son histoire ou comprendre ses croyances, vous pouvez vous plonger dans de doctes grimoires, ou pour les plus téméraires, vous rendre sur le terrain et fouiller le sol... ou alors, découvrir les contes, fables et légendes qui, de génération en génération, traduisent l'essence de ce peuple dans des histoires fabuleuses.
    C'est ce plaisant voyage auquel vous convie Chérif Arbouz avec ses Fables et contes de Kabylie. Souventes fois, le lecteur retrouvera un style ou des thèmes connus sous la plume de Jean de la Fontaine : des animaux qui raisonnent, des paysans riches du « trésor » qu'est leur terre ou des rats qui comparent leurs modes de vie. La Fontaine en Kabylie, le parallèle n'est-il pas audacieux ? Point du tout ! Comme le rappelle avec malice Chérif Arbouz, La Fontaine et les conteurs kabyles puisent à la source du fabuliste Ésope (VIIe - VIe siècle av. J.-C), premier auteur qui a fait de la fable un genre littéraire à part entière, connu en Kabylie dès le IIe siècle av. J.-C. D'autre part, ils s'inspirent d'histoires locales dont ils tirent une morale.
    Alors, quelle est la morale de l'histoire ? Lisez, nous en parlerons ensuite !
    Adaptations de récits antiques ou créations inédites, ces fables et contes en disent long sur la culture du peuple kabyle tout en partageant sa sagesse immémoriale avec hommes et femmes de toutes origines.
    EXTRAIT
    Un chacal avait repéré le nid d'une fauvette sur la plus haute branche d'un arbre, et il attendit que les oisillons qu'il contenait soient assez grands pour qu'ils soient bons à manger. Certes, il savait qu'accéder au nid était hors de sa portée, mais il avait son idée quant à la manière de s'y prendre pour satisfaire à son désir, et alors il patienta.
    Lorsque qu'un matin, il jugea que le moment était venu de donner corps à son idée, il se rendit au pied de l'arbre où nichait la fauvette. Alors levant la tête il s'adressa à celle-ci, lui disant : « Lance-moi un de tes petits, sinon je m'élancerai jusqu'à ton nid et les mangerai tous. »
    - Fais-le donc si tu sais voler, lui répondit narquoisement la fauvette.
    - Pauvrette, tu te trompes en disant cela, car je sais le moyen de venir jusqu'à toi.
    - Et quel est donc ce moyen ?
    - J'ai en ma demeure une ceinture magique héritée de mon père, et dès que je m'en ceindrai la taille, je pourrai m'élever dans l'air jusqu'à hauteur de ton nid. Je vais donc de ce pas, aller chercher cette ceinture, et alors tu sauras que je ne mens pas.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né le 8 février 1930, Chérif Arbouz est originaire de Tizi Rached, Wilaya de Tizi Ouzou. Bachelier, il entre dans la vie active comme instituteur, tout en poursuivant ses études à la Faculté des Lettres d'Alger. Esprit curieux, Chérif Arbouz partage dans ses écrits ses passions, qui vont des traditions orales et légendes ancestrales de son pays aux recherches les plus avancées sur la cybernétique et le cerveau. Épopées médiévales, voyages cosmiques, aliens et robots sont autant de prétextes pour réfléchir à la nature de notre humanité, l'évolution des sciences avec comme toile de fond... l'éternité.

  • Pour ne pas céder

    Razika Adnani

    Pour ne pas céder, textes et pensées est un recueil de textes de Razika Adnani. Il rassemble le fruit de ses réflexions et travaux de recherche sur l'islam, son sujet principal, traite de questions de philosophie essentielles ainsi que de sujets de société... la promesse d'heures de réflexion et de consciences agitées !
    La religion musulmane, Razika Adnani en analyse les défis pour les sociétés actuelles, avec la distance qu'exige la philosophie : argumentation et rationalité s'unissent pour étudier, comprendre, expliquer les débats et la crise qui agitent l'islam. Le tout est présenté avec une clarté qui permet au lecteur de saisir sans peine la complexité de sujets brûlants comme le voile, la raison, la liberté, la laïcité ou le terrorisme. Spécialiste des textes religieux et de l'histoire de la pensée musulmane, elle oriente son regard vers l'avenir en quête d'un destin commun pour l'Humanité et davantage de maturité.
    Femme de convictions, elle ignore les modes et ne craint pas d'aller à contrecourant d'idées reçues. Positive, elle nous donne des clefs pour relever les défis d'un monde en ébullition.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Razika Adnani est écrivain, philosophe et islamologue. Elle débute sa carrière en tant que professeur de philosophie. Elle publie en 2001 et 2003 El Kafi fi el Falsafa, deux précis de philosophie destinés aux lycées, suivis chacun d'un dictionnaire de philosophie. En 2005, elle quitte l'enseignement pour se consacrer définitivement à la réflexion et à la recherche. En 2013, elle publie La nécessaire réconciliation, essai sur la question de la violence, de la relation à l'autre et à soi...Cet ouvrage a aussi été publié en France par Upblisher. Razika Adnani est aussi l'auteur de nombreux articles et la présidente fondatrice des Journées internationales de philosophie d'Alger.

  • Contre-jour

    Frederique Vervoort

    Contre-jour est l'autopsie méthodique d'une relation passionnelle, foutraque, aux fondations dangereusement branlantes. C'est une fable féroce de Frédérique Vervoort qui renvoie le coup de foudre à sa réalité première : une décharge électrique aveuglante, irrésistible, dévastatrice.
    Simon rencontre Chloé. Par hasard. Lui, plutôt pas mal, agent immobilier, quadragénaire marié. Elle, célibataire dans la vingtaine, riche oisive, belle à en crever. Ils se cherchent, ils se trouvent. Simon quitte Noémie, Justine, Liège, sa femme, sa fille, sa ville. Il s'installe à Paris, avec et chez Chloé. Rapide ? Il le pense, mais à plus de quarante piges, si on peut refaire sa vie en (beaucoup) plus grand, on fonce d'abord, on réfléchit ensuite...
    L'histoire, c'est Simon qui la raconte, en voix off. Il a le sens de la formule, n'omet rien des évènements et des interrogations qui l'assaillent. Sa passion physique, quasi animale le grise et balaie toutes ses objections. Seule une voix de femme, dans la coulisse, troue son récit de répliques lapidaires, cinglantes, cruelles.
    Avec une minutie balzacienne, Frédérique Vervoort met à nu la vie d'un naïf « coincé entre un passé sans gloire et un futur nébuleux ». Son style rapide, nerveux, les nombreux dialogues plongent le lecteur au coeur même du récit.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Maître-assistante à la Haute École Charlemagne en Belgique, Frédérique Vervoort réside à Liège. Franco-belge, elle demeure attachée à l'héritage culturel de ses deux pays d´origine.
    L'écriture la passionne depuis toujours, mais c'est seulement maintenant qu'elle prend le temps de s'y consacrer et de partager avec les lecteurs ce qui n'était, jusqu'alors, qu'un plaisir personnel.
    Ses romans et nouvelles nous plongent dans une atmosphère intimiste et mystérieuse. Suspense garanti pour ce remarquable auteur qui marche sur les traces de Simenon.
    Retrouvez Frédérique Vervoort dans ses romans Mortelle absence, Le jeu de la poupée, Femme hors champ, Amnesia, Mater dolorosa, son recueil de nouvelles Mytho et dans ses nouvelles La Voisine, Voie lactée et En attendant Claire.

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