Littérature traduite

  • Le parc à chiens

    Sofi Oksanen

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    • 7 Avril 2021

    Helsinki, 2016. Olenka, assise sur un banc dans un jardin public, observe un couple et leurs deux enfants en train de jouer avec leur chien. Une femme vient s'asseoir à ses côtés. Olenka sursaute : malgré les années, elle la reconnaîtrait entre mille. Après tout, Olenka n'a-t-elle pas ruiné la vie de cette femme, sa soi-disant amie ? Et cette dernière est sans doute ici pour lui rendre la pareille. Elle seule connaît la vérité sur ce qu'a fait Olenka, d'où elle vient et de qui elle se cache. Malgré tout, pendant un court instant, les voici à nouveau réunies, spectatrices impuissantes de la vie qu'elles auraient pu avoir, si elles avaient fait d'autres choix.
      Faisant alterner son récit entre la Finlande contemporaine et l'Ukraine aux premiers jours de la transition post-Soviétique, Sofi Oksanen raconte avec une acuité rare la trajectoire de ces deux femmes incapables de se libérer du passé. Leurs histoires d'amitié, d'amour, d'ambition et de trahison, résonnent douloureusement dans ce monde où le corps des femmes est souvent réduit à une marchandise.  Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli 

  • Les huit montagnes

    Paolo Cognetti

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    • 23 Août 2017

    « Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »
    Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
    Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé - et son avenir.
    Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l'intime à l'universel et signe un grand roman d'apprentissage  et de filiation.
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy

  • Les cités intérieures

    Anaïs Nin

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    • 24 Février 2021

    Anaïs Nin ne pensait pas devoir sa célébrité à ses extraordinaires journaux intimes. Ils devaient simplement l'aider, selon elle, à prendre conscience de ce qu'elle était et de ce qu'elle souhaitait devenir : une écrivaine reconnue avec une oeuvre véritable, entre autres, une série de romans dont le titre serait  Les Cités intérieures, celles qui se situent au-delà des apparences, de l'autre côté du miroir.
      Dans ces  Cités intérieures, constituées de cinq romans -  Les miroirs dans le jardin,  Les enfants de l'albatros,  Les chambres du coeur,  Une espionne dans la maison de l'amour  et  La séduction du Minotaure  -, elle met en scène trois femmes, trois amies, Lillian, Djuna et Sabina qui sont des reflets fictionnels de l'auteure.
    /> À travers ses héroïnes, Anaïs Nin tente de traiter les négations, le dédale et la complexité de la nature féminine : Djuna et ses amours passionnées, tempétueuses et qui se dégradent avec le temps dans  Les enfants de l'albatros  et  Les chambres du coeur  ; Sabina qui se veut libre mais se retrouve rongée par la culpabilité et l'angoisse dans  Une espionne dans la maison de l'amour  et Lilian qui, dans le dernier roman de ce cycle romanesque, tire le fil d'Ariane pour aller jusqu'au bout du labyrinthe de sa vie et y découvrir peut-être le Minotaure.
      Mais ces  Cités intérieures  sont surtout celles de l'auteure elle-même, dont la vie et les rencontres passionnées et passionnantes, telles qu'on les connaît grâce à ses journaux, constituent la matière première de ce cycle fictionnel.
    Traduit de l'anglais par Anne Metzger (Les miroirs dans le jardin  et  La séduction du Minotaure), Béatrice Commengé (Les enfants de l'albatros), Élisabeth Janvier (Les chambres du coeur) et Anne Laurel (Une espionne dans la maison de l'amour)
    PRÉFACE DE LAURE ADLER

  • L'écume des pâtes : à la recherche la vraie cuisine italienne Nouv.

    « Si Tommaso Melilli cuisine comme il écrit, aller dans son restaurant doit être un pur délice. »  La Repubblica
      Arrivé en France à dix-huit ans pour étudier la littérature, Tommaso Mellili se retrouve chef dans un restaurant branché de l'Est parisien. Après dix ans dans les cuisines de la capitale, il réalise qu'il ne connaît pas son propre pays : l'Italie. Comment comprendre qui il est sans se confronter à là d'où il vient ?
      Il décide alors de partir à la recherche de la  «  vraie cuisine italienne  », si tant est qu'elle existe, et d'entreprendre un tour des osterie et trattorie italiennes. Avec une idée en tête : pénétrer dans leurs cuisines, intégrer la brigade, apprendre à connaître les chefs et chasser les ingrédients parfaits.
      Si les cuisines peuvent apparaître comme des endroits fermés, partagées entre modernité et tradition, ce sont aussi des lieux d'expérimentations, où se font et défont les amitiés, où se vivent chaque jour d'incroyables aventures humaines.
      De la cuisson parfaite des pâtes  à l'art de préparer les artichauds en passant par les subtilités des sauces mijotées, Tommaso nous entraîne au coeur des cuisines locales, dévoile les secrets de leurs spécialités et ceux de ces hommes et femmes extraordinaires qui les préparent.  De sa plume acérée, et avec un talent de conteur inné, Tommaso Melilli  nous offre l'autobiographie inattendue d'une nation.
      Traduit de l'italien par Vincent Raynaud.

  • De feu et d'or

    Jacqueline Woodson

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    • 10 Mars 2021

    « Chaque page, sublime, est une nouvelle révélation, un nouvel événement bouleversant, ou dévoile un nouveau souvenir. »Edwidge Danticat  Nous sommes en 2001, le soir d'une fête donnée en l'honneur de Melody et de ses seize ans, dans la maison familiale de Brooklyn. Couvée du regard par ses parents et amis, elle fait son entrée sur une musique de Prince, dans une robe blanche taillée sur mesure. Une tristesse flotte néanmoins dans l'atmosphère. Seize ans plus tôt, cette même robe fut cousue pour une autre jeune fille : Iris, la mère de Melody, pour fêter aussi son entrée dans l'âge adulte. Une célébration qui n'eut finalement jamais lieu. Iris était enceinte.
      Déroulant l'histoire de Melody, de son père, d'Iris et de ses parents - du massacre de Tulsa en 1921 au 11 septembre 2001 - pour comprendre comment ils en sont arrivés là, Jacqueline Woodson reconstitue non seulement leurs ambitions et leur fureur de vivre, mais aussi le prix qu'ils ont payé pour échapper à leur destin si profondément façonné par des décennies de racisme. En explorant le désir et l'identité sexuels, la maternité, l'éducation, la classe et le statut social, De feu et d'or décrit de façon magistrale la manière dont les jeunes doivent si souvent prendre des décisions irrévocables pour leur futur - avant même de savoir qui ils sont et ce qu'ils veulent devenir.  Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter

  • Dans l'intimité des Windsor : 1940-1945 Nouv.

    « Drôle, intelligent, poignant et historiquement fascinant. »The Times  Comme tant d'autres en Grande-Bretagne, la vie de la jeune Alathea Fitzalan Howard a été bouleversée par le début de la Seconde Guerre mondiale. Pour échapper aux bombardements qui menacent Londres, elle est envoyée chez son grand-père dans son domaine de Cumberland Lodge, à quelques pas du célèbre château de Windsor. Enfant solitaire et mélancolique, Alathea trouve l'affection dont elle rêvait grâce à son amitié privilégiée avec ses nouveaux voisins : les jeunes princesses, Elizabeth et Margaret, et leurs parents, le roi George VI et son épouse. Ensemble, les adolescentes aimeront les fêtes, les soirées cinéma et les pique-niques. Mais la guerre n'est jamais loin. Leur quotidien est rythmé par les sirènes nocturnes, le souvenir des jeunes gens envoyés au front qui n'en reviendront jamais et l'hôpital de campagne où Alathea travaille comme bénévole.
      Dans ses journaux intimes, Alathea a tout consigné : les détails à la fois profondément sincères et fascinants de sa vie avec la famille royale, ses moments d'angoisse et de peur face cette époque troublée qu'est la Seconde Guerre mondiale, mais aussi ses rêves et espoirs de devenir une femme de demain.
      Publié pour la première fois,  Dans l'intimité des  Windsor  dévoile un portrait franc et plein de vie de la famille royale et de la princesse Elizabeth, jeune fille si chaleureuse et pourtant très discrète, déjà en route vers son destin : la Couronne.  Traduit de l'anglais par Nathalie Azoulai

  • L'ami

    Sigrid Nunez

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    • 21 Août 2019

    « - Je vais te dire pourquoi j'ai tenu à te parler.
    À ces mots, pour une raison mystérieuse, mon coeur se met à battre dans ma poitrine.
    - C'est au sujet du chien.
    - Du chien ?
    - Oui, je voulais savoir si tu serais d'accord pour le prendre. »
    Quand l'Épouse Numéro Trois de son meilleur ami récemment décédé lui fait cette demande, la narratrice a toutes les raisons de refuser. Elle préfère les chats, son appartement new-yorkais est minuscule et surtout, son bail le lui interdit. Pourtant, elle accepte. La cohabitation avec Apollon, grand danois vieillissant de la taille d'un poney, et cette écrivaine, professeure à l'université, s'annonce riche en surprises.
    Magnifique exploration de l'amitié, du deuil, de la littérature et du lien qui nous unit aux animaux, L'Ami est un texte unique en son genre.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Mathilde Bach

  • Carnets de New York

    Paolo Cognetti

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    • 30 Septembre 2020

    « Qu'allais-tu faire là-bas ? Tes amis te le demandaient souvent : pourquoi encore cette ville ? Pourquoi tout ce temps ? Qu'y a-t-il à New York que tu ne connais pas déjà ? Parfois tu te le demandais aussi. Tu l'avais arpentée en long, en large et en travers, si bien que tu la connaissais mieux que ta ville natale. "Pour écrire" était la réponse qui coupait court à toute question. Mais il y avait quelque chose d'autre de trop difficile à expliquer. »
    En 2003, Paolo Cognetti, âgé de 25 ans, se rend à New York pour réaliser une série de films documentaires sur la littérature américaine. Le jeune écrivain tombe sous le charme de la ville qui ne dort jamais et, pendant dix ans, il n'aura de cesse d'y retourner. Ces Carnets de New York sont le récit de ses multiples allers-retours dans la ville « des chasseurs de fortune, des souffleurs de bulles de savon et des rêves brisés ».
    Dans cette langue qui n'appartient qu'à lui - divin mélange de simplicité et de poésie -, il nous entraîne sur les pas de ses héros littéraires, Melville, Whitman, Ginsberg, Capote ou encore Paley, Salinger et Kerouac. Il déambule dans Brooklyn, « la ville des écrivains », erre entre les gratte-ciel de Manhattan, traîne sa solitude le long de l'Hudson ou de l'East River, fait une pause chez Ozzie's pour noircir les pages de son carnet. Comme toujours avec Paolo Cognetti, il n'est de voyage sans rencontres et nouvelles amitiés : à chaque retour à New York, le voilà qui retrouve ses amis italo-américains, Bob, son « oncle de Brooklyn » qui doit ses rudiments d'italien à lecture de Moravia et Jimmy, qui nourrit une passion pour Mussolini et n'a jamais mis les pieds en Italie.
    Illustré de neuf cartes dessinées par l'auteur, ces carnets sont une ode à New York, « ses ponts, ses îles, ses automnes, ses habitants mi-réels, mi-fantastiques ».
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy

  • Soeurs

    Daisy Johnson

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    • 13 Janvier 2021

      «  Soeurs, encore un chef-d'oeuvre de Daisy Johnson. »  Elle
    Juillet a une soeur de dix mois son aînée, Septembre. Elles sont inséparables. Mais Septembre peut se montrer terrifiante. Elle pousse Juillet à faire des choses qu'elle ne veut pas. Et, comme hypnotisée par le regard noir de sa soeur, Juillet obéit.Depuis « l'incident », tout a changé. Elles ont dû déménager loin d'Oxford avec leur mère Sheela, écrivaine pour enfants, dans une vieille maison au bord de la mer, qui, si l'on tend bien l'oreille, semble animée d'une vie propre. Le sommeil y est impossible et les rêves sans fin. L'atmosphère devient brumeuse et étouffante pour Juillet. Tandis que les deux adolescentes font leurs premiers pas dans le monde du désir et de la sexualité, un vent de violence se lève.À mesure que le lecteur remonte le fil jusqu'à ce fameux incident, l'auteure fait germer une cruelle pensée dans la tête du lecteur : et si Juillet n'obéissait finalement qu'à elle-même ?Daisy Johnson nous plonge dans un univers gothique, âpre et ardent où explose la fureur de l'adolescence.  Traduit de l'anglais par Lætitia Devaux

  • Né en 1935 à Brooklyn, Woody Allen se lance dans le show-business à l'âge de seize ans en rédigeant des gags pour des chroniques dans différents journaux de Broadway, avant d'écrire pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma et le New Yorker. Il quitte ensuite la solitude du bureau de l'écrivain pour devenir humoriste dans divers clubs, puis le célèbre réalisateur que l'on sait.
    Durant les quelque soixante ans de sa carrière cinématographique, il a écrit et tourné cinquante films dont il est souvent aussi l'acteur principal. Il a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales, et a vu des statues érigées en son honneur (sans jamais d'ailleurs comprendre ce qui lui avait valu pareil hommage), et ses films ont été mis au programme d'écoles et d'universités dans le monde entier.
    Dans Soit dit en passant, Woody Allen parle de ses premiers mariages, l'un avec un amour de jeunesse, le second avec la merveilleusement drôle Louise Lasser, qu'il continue d'adorer. Il décrit aussi son aventure avec Diane Keaton, qui s'est transformée en l'amitié d'une vie entière. Il revient sur ses relations professionnelles et personnelles avec Mia Farrow, qui ont amené à la réalisation d'un certain nombre de grands classiques, avant d'être suivies par une rupture orageuse dont se sont repus les tabloïds. Il confie qu'il a été le premier surpris quand, à cinquante-six ans, il a entamé une amourette avec Soon-Yi Previn, alors âgée de vingt-et-un ans, qui devait conduire à une grande histoire d'amour, passionnée et retentissante, et à un mariage heureux de plus de vingt ans.
    Sur un ton souvent désopilant, d'une honnêteté absolue, plein d'intuitions créatives mais traversé de perplexité, c'est le récit d'une icône américaine qui vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander...
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville et Antoine Cazé

  • Origines

    Sasa Stanisic

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    • 3 Février 2021

    Sasa Stanisic  est né en 1978 à Visegrad, en Yougoslavie. De ça, il en est sûr. C'est inscrit noir sur blanc sur son acte de naissance. Pourtant il n'y a pas vécu longtemps, puisqu'il a dû fuir pour l'Allemagne en 1991. Il atterrit alors avec sa famille à Heidelberg, où il devient « un réfugié » avec ce qu'il faut d'humiliations, de déracinement mais aussi d'amour. D'amour, puisque c'est grâce à la littérature allemande que Sasa tombe amoureux des mots et qu'il deviendra écrivain. C'est dans cette langue allemande qui n'est pas la sienne, dans cette langue d'accueil qu'il choisit d'écrire.
      Mais alors quelles sont ses véritables origines ?
      Dans ce texte pétri d'humour et de tendresse, Sasa s'attache à répondre à cette question, en inspectant ses souvenirs à l'aide de sa grand-mère bien aimée, Oma Kristina. Il vagabonde dans sa mémoire pour tenter de se créer ses propres origines, celles qui lui ont un jour permis de déclarer à la rubrique « métier » du formulaire de demande de titre de séjour : « écrivain ».  Traduit de l'allemand par Françoise Toraille

  • Comment cuire un ours Nouv.

    Comment cuire un ours

    Mikael Niemi

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    • 12 Mai 2021

    Nous sommes en 1852, au coeur des magnifiques paysages du grand nord suédois. Lars Levi Læstadius, botaniste émérite, pasteur haut en couleur du petit village de Kengis et fondateur d'un mouvement  connu pour son éthique rigoureuse, tente tant bien que mal de combattre l'athéisme et l'alcoolisme de ses paroissiens. Contre l'avis des villageois, Læstadius a recueilli un jeune garçon sámi, affamé et illettré, Jussi, qu'il initie aux secrets de la botanique et qui le suit comme son ombre.Lorsqu'une servante est retrouvée morte dans la forêt, le commissaire s'empresse d'imputer l'odieux crime à... un ours. Fort de son intuition et de son savoir scientifique, Læstadius n'y croit pas un instant. Quand une deuxième jeune fille vient à disparaître, le pasteur, secondé par son fidèle Jussi, décide de mener l'enquête, quitte à s'attirer les foudres des autorités locales.  Traduit du suédois par Marina et Françoise Heide

  • Keila la rouge

    Isaac Bashevis-Singer

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    • 31 Janvier 2018

    « À trente-deux ans, Yarmi comptait déjà quatre séjours à la prison de Pawiak pour vol - sa spécialité étant de forcer les serrures. Il avait aussi été arrêté plusieurs fois pour traite des blanches. À vingt-neuf ans, Keila la Rouge s'était successivement distinguée dans trois bordels, un rue Krochmalna, un rue Smocza et un rue Tomkes. » Dans ce grand roman inédit, le conteur malicieux de la rue Krochmalna, le magicien des synagogues et des bordels, ressuscite le monde disparu de la culture yiddish, un monde de couleurs vives qui devint après la guerre un monde gris de cendres.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie-Pierre Bay et Nicolas Castelnau-Bay

  • Megan Rapinoe est une des athlètes les plus marquantes de la scène sportive mondiale. En parallèle de son succès professionnel sur les terrains de foot, elle est aussi devenue une icône et un modèle pour des millions de personnes en s'exprimant avec courage sur les enjeux sociétaux les plus importants.
    Élevée dans une petite ville conservatrice du nord de la Californie, benjamine d'une fratrie de six enfants, Megan Rapinoe a quatre ans lorsqu'elle tape dans son premier ballon. Son talent pour ce sport est une évidence. Si ses parents encouragent son amour pour le foot, ils l'incitent également à s'engager auprès des plus démunis.
    Son enfance, aux côtés de sa soeur jumelle adorée Rachael, est marquée par la tragique addiction à la drogue de son frère Brian. Militante dans l'âme, elle est la première joueuse de football à faire son coming-out dans les médias en 2012, puis en 2016, elle n'hésite pas à s'agenouiller pendant l'hymne nationale en soutien au joueur Colin Kaepernick, parti en guerre contre les discriminations raciales et les violences policières. Son refus public et catégorique de se rendre à la Maison Blanche après la victoire à la Coupe du monde 2019 a fait couler beaucoup d'encre, tout comme l'action en justice qu'elle a intentée avec ses coéquipières contre la fédération américaine de football pour obtenir une rémunération égale à celle de l'équipe masculine. Férocement anti-Trump, elle a apporté son soutien à Joe Biden dans la course à la Maison Blanche.
    Comme elle l'a déclaré après la victoire au mondial de l'équipe américaine à New York en 2019 : « C'est notre responsabilité de rendre le monde meilleur. »
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marguerite Capelle et Hélène Cohen

  • Le Mars club

    Rachel Kushner

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    • 22 Août 2018

    Romy Hall, 29 ans, vient d'être transférée à la prison pour femmes de Stanville, en Californie. Cette ancienne stripteaseuse doit y purger deux peines consécutives de réclusion à perpétuité, plus six ans, pour avoir tué l'homme qui la harcelait. Dans son malheur, elle se raccroche à une certitude : son fils de 7 ans, Jackson, est en sécurité avec sa mère. Jusqu'au jour où l'administration pénitentiaire lui remet un courrier qui fait tout basculer.
    Oscillant entre le quotidien de ces détenues, redoutables et attachantes, et la jeunesse de Romy dans le San Francisco de années 1980, Le Mars Club dresse le portrait féroce d'une société en marge de l'Amérique contemporaine.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sylvie Schneiter

  • Tout ce qui nous submerge

    Daisy Johnson

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    • 13 Février 2019

    « Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle - ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l'envers de façon qu'on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l'envers de ma peau, il n'y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi. »
    Jusqu'à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l'Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu.
    Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n'ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l'a-t-elle abandonnée ? Qu'est devenu cet étrange garçon qui vivait avec elles ? Que s'est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d'identité, de langage et d'amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture.
    Traduit de l'anglais par Laetitia Devaux

  • Aria

    Nazanine Hozar

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    • 19 Août 2020

    « Un Docteur Jivago iranien. » Margaret Atwood
    « Je vais t'appeler Aria, à cause de toutes les douleurs et de tous les amours du monde. »
    Téhéran, 1953. Par une nuit enneigée, Behrouz, humble chauffeur de l'armée, entend des pleurs monter d'une ruelle. Au pied d'un mûrier, il découvre une petite fille aux yeux bleus, âgée de quelques jours. Malgré la croyance populaire qui veut que les yeux clairs soient le signe du diable, il décide de la ramener chez lui, modifiant à jamais son destin et celui de l'enfant, qu'il nomme Aria.
    Alors que l'Iran, pays puissant et prospère, sombre peu à peu dans les divisions sociales et religieuses, trois figures maternelles vont croiser la route d'Aria et l'accompagner dans les différentes étapes de sa vie : la cruelle Zahra - femme de Behrouz -, qui la rejette et la maltraite, la riche veuve Fereshteh qui l'adopte et lui offre un avenir, et la mystérieuse Mehri, qui détient les clefs de son passé.
    À l'heure où le vent du changement commence à souffler sur l'Iran, Aria, désormais étudiante, tombe amoureuse de Hamlet, un jeune Arménien. Mais, lorsque la Révolution éclate, les espoirs des Iraniens sont rapidement balayés par l'arrivée au pouvoir de l'Ayatollah Khomeini et la vie d'Aria, comme celle du pays tout entier, s'en trouve à jamais bouleversée.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Marc Amfreville

  • Meurtres à Atlanta

    James Baldwin

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    • 19 Février 2020

    Entre 1979 et 1981, vingt-huit enfants, tous âgés entre 7 et 16 ans, tous noirs, tous issus de familles pauvres sont assassinés à Atlanta, Géorgie, dans le Sud profond des États-Unis.
    En juin 1981, un Noir de 23 ans, Wayne Williams, est arrêté pour le meurtre de deux hommes. C'est le suspect idéal. Et c'est lui qui sera jugé, puis condamné à la prison à vie pour le meurtre des vingt-huit enfants, sans aucune preuve tangible.
      Quand James Baldwin, qui s'est toujours senti du côté des plus faibles, est invité à écrire un livre sur les meurtres de ces enfants, il accepte. Après une enquête menée sur place, quatre ans après les événements, Baldwin ne conclut ni à la culpabilité de Williams, ni à son innocence. L'essentiel est ailleurs.
    Le drame d'Atlanta agit en effet à la manière d'un révélateur et montre la limite des conquêtes du mouvement des droits civiques. Baldwin décrit une société déchirée par la haine et la peur, par la hantise raciale.
    Trente-cinq ans après sa première publication, ce texte n'a rien perdu de sa force ni de sa modernité. Ni, tragiquement, de son actualité.

  • Un mariage en dix actes

    Nick Hornby

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    • 3 Juin 2020

    Chaque semaine, Tom et Louise se retrouvent dans un pub londonien dix minutes avant leur session de thérapie de couple. Le choix du pub n'a rien d'anodin : il offre une vue imprenable sur la porte de la thérapeute et leur permet d'observer et de commenter allègrement les allées et venues des autres patients.
    Quarantenaires, mariés depuis des années, Tom et Louise pensaient leur couple stable et leur vie familiale sans vague... jusqu'à ce qu'un léger incident de parcours précipite le couple au bord de l'implosion. D'où leur décision de consulter, mais était-ce vraiment une bonne idée ?
    Autour d'un verre - ou deux - Tom et Louise n'esquivent aucun sujet (le mariage, le sexe, les enfants, la politique, le Brexit, le politiquement correct...) et rejouent en dix actes leur vie conjugale, faisant apparaître, avec humour et vivacité, les fissures de leur relation.
    Une dissection hilarante et terriblement perspicace d'un mariage ordinaire.
    Traduit de l'anglais par Christine Barbaste

  • Un mariage anglais

    Claire Fuller

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    • 2 Mai 2018

    Ingrid a 20 ans et des projets plein la tête quand elle rencontre Gil Coleman, professeur de littérature à l'université. Faisant fi de son âge et de sa réputation de don Juan, elle l'épouse et s'installe dans sa maison en bord de mer.
    Quinze ans et deux enfants plus tard, Ingrid doit faire face aux absences répétées de Gil, devenu écrivain à succès. Un soir, elle décide d'écrire ce qu'elle n'arrive plus à lui dire, puis cache sa lettre dans un livre. Ainsi commence une correspondance à sens unique où elle dévoile la vérité sur leur mariage, jusqu'à cette dernière lettre rédigée quelques heures à peine avant qu'elle ne disparaisse sans laisser de trace.
    Traduit de l'anglais par Mathilde Bach.

  • Kronos

    Witold Gombrowicz

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    • 21 Septembre 2016

    Tous les lecteurs de Witold Gombrowicz connaissent son Journal, paru dans la revue de l'émigration polonaise Kultura. Mais personne à ce jour ne soupçonnait l'existence d'un autre journal, sulfureux, celui dont l'auteur disait à sa femme Rita : « Si la maison brûle, tu prends le Kronos et les contrats, et tu cours le plus vite possible. » Le manuscrit en était resté totalement secret, après la mort de Gombrowicz en 1969 à Vence. De ce paquet de feuilles écrites à la main, avec des abréviations qui font penser à un texte kabbalistique, l'auteur surgit, mis à nu. Dans sa préface, Yann Moix écrit justement : « D'où vient que ces pages inédites sont si extraordinaires ? De ce qu'elles sont ordinaires, justement. Ces pages sont des journées. Des journées comme les vôtres, comme les miennes. Pour la première fois, on peut assister, en temps réel, aux effets du quotidien sur le génie gombrowiczien. »  Les ennuis de santé et d'argent. Les lieux. La gloire tardive qui l'atteint. La sexualité sans fard. C'est la coulisse de l'OEuvre, le laboratoire ouvert à notre regard.

  • Wuhan, ville close ; journal

    Fang Fang

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    • 9 Septembre 2020

    Du début de la pandémie de Covid-19 qui a bouleversé le monde, nous ne savons rien. En janvier 2020, pour la première fois dans l'histoire, une ville de plus de dix millions d'habitants est mise en quarantaine.
    Enfermée dans son appartement, l'écrivaine Fang Fang tient son journal en ligne. Jour après jour, suivie par des millions de lecteurs, elle retrace l'histoire d'une catastrophe, depuis le chaos glaçant des premières semaines jusqu'à l'enrayement de l'épidémie.
    Fang Fang raconte la mort et la peur, la solidarité des habitants, le silence des responsables, le courage des lanceurs d'alerte, la débrouille et les petites joies, les plaisanteries et la colère qui circulent, le printemps qui vient dans une ville qu'elle aime. Alors qu'il se heurte à la censure et à de violentes attaques, ce témoignage unique nous rappelle nos premiers devoirs dans les heures sombres : l'indépendance d'esprit et l'humanité.
     
    Traduit du chinois par Frédéric Dalléas et Geneviève Imbot-Bichet

  • Le charlatan

    Isaac Bashevis-Singer

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    • 29 Janvier 2020

    « Hertz Minsker était arrivé à New York en 1940, amenant avec lui une nouvelle épouse qui avait abandonné un mari - et deux enfants - à Varsovie. On racontait qu'il travaillait depuis des années à un chef-d'oeuvre qui éblouirait le monde, mais jusque-là, personne n'en avait rien vu. »
    Hertz Minsker, pseudo-philosophe, pseudo-sociologue et véritable charlatan, vit aux crochets de son ami d'enfance, Morris Calisher, magnat de l'immobilier. Hertz, séducteur invétéré, a pour quatrième femme la ravissante Bronia, qui ne se remet pas d'avoir laissé derrière elle ses deux jeunes enfants, désormais prisonniers du ghetto  de Varsovie. Morris, lui, est marié à la plantureuse Minna.
    Depuis des mois, Hertz et Minna entretiennent une liaison passionnée au nez et à la barbe de leurs conjoints respectifs. Quand l'ex-mari de Minna fait irruption dans leurs vies et décide de vendre à Morris des Picasso et des Chagall - tous faux, bien entendu -, le château de cartes s'écroule et les péripéties s'enchaînent.
    Avec ce nouveau roman inédit, Singer nous offre une formidable histoire menée tambour battant, mais aussi un grand livre sur l'exil, le déracinement, et la douleur de l'incertitude quant au sort de ceux qui sont restés en Pologne.

  • Funny girl

    Nick Hornby

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    • 19 Août 2015

    Dans les Swinging Sixties la nation tout entière est sous le charme de Sophie Straw, la nouvelle star de la comédie à succès de la BBC. Ça tombe bien, cette ancienne Miss Blackpool n'a qu'une ambition dans la vie : faire rire les gens. En studio comme à l'écran, l'équipe du feuilleton vit de grands moments. Les scénaristes, pour qui le genre comique est une religion, cachent tous deux un secret. Pur produit d'Oxbridge, le producteur est dévoué corps et âme à l'équipe en général et à Sophie en particulier. Quant à Clive, le premier rôle masculin, il a la tenace intuition que ce n'est qu'une parenthèse dans sa carrière... Lorsque la fi ction rejoint la réalité de trop près et que le scénario épouse les péripéties de la vie, chacun doit faire un choix. Continuer ou changer de chaîne ? Une défense et illustration de la pop culture et du ivertissement, pleine de fous rires et de tendresse. Traduit de l'anglais par Christine Barbaste « Hornby est une des voix les plus drôles et les plus subtiles de la fiction contemporaine. »  Chicago Tribune « Hornby est un écrivain qui ose tout, à la fois l'humour, l'intelligence et la générosité. »  The New York Times Book Review « Son roman le plus ambitieux. » The Times « Un roman poignant et plein d'esprit sur la comédie, les classes, les mutations sociales... sans doute son meilleur. »  The Irish Times « Une défense sincère et une illustration réussie de ce que le divertissement populaire peut accomplir. » The Daily Telegraph « Une lettre d'amour à la révolution culturelle de la TV des années 1960 et à quelques-uns des auteurs préférés de Hornby... Funny Girl est son roman le plus lumineux. » Metro « Sujet oblige, ce roman est plein de fous rires mais aussi plus profond qu'il n'y paraît. » The New York Times « Funny Girl ricoche allègrement, tel un caillou sur l'eau. Impossible à lâcher. » Newsweek

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