Littérature nordique

  • Le parc à chiens

    Sofi Oksanen

    • Stock
    • 7 Avril 2021

    Helsinki, 2016. Olenka, assise sur un banc dans un jardin public, observe un couple et leurs deux enfants en train de jouer avec leur chien. Une femme vient s'asseoir à ses côtés. Olenka sursaute : malgré les années, elle la reconnaîtrait entre mille. Après tout, Olenka n'a-t-elle pas ruiné la vie de cette femme, sa soi-disant amie ? Et cette dernière est sans doute ici pour lui rendre la pareille. Elle seule connaît la vérité sur ce qu'a fait Olenka, d'où elle vient et de qui elle se cache. Malgré tout, pendant un court instant, les voici à nouveau réunies, spectatrices impuissantes de la vie qu'elles auraient pu avoir, si elles avaient fait d'autres choix.
      Faisant alterner son récit entre la Finlande contemporaine et l'Ukraine aux premiers jours de la transition post-Soviétique, Sofi Oksanen raconte avec une acuité rare la trajectoire de ces deux femmes incapables de se libérer du passé. Leurs histoires d'amitié, d'amour, d'ambition et de trahison, résonnent douloureusement dans ce monde où le corps des femmes est souvent réduit à une marchandise.  Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli 

  • Purge

    Sofi Oksanen

    « Un vrai chef-d´oeuvre. Une merveille.  J´espère que tous les lecteurs du monde, les vrais, liront Purge. »  Nancy HustonEn 1992, l´union soviétique s´effondre et la population estonienne fête le départ des Russes. Mais la vieille Aliide, elle, redoute les pillages et vit terrée dans sa maison, au fin fond des campagnes.  Ainsi, lorsqu´elle trouve Zara dans son jardin, une jeune femme qui semble en grande détresse, elle hésite à lui ouvrir sa porte. Ces deux femmes vont faire connaissance, et un lourd secret de famille va se révéler, en lien avec le passé de l´occupation soviétique et l´amour qu´Aliide a ressenti pour Hans, un résistant. La vieille dame va alors décider de protéger Zara jusqu´au bout, quel qu´en soit le prix.  Sofi Oksanen s´empare de l´Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante. Haletant comme un film d´Hitchcock, son roman pose plusieurs questions passionnantes : peut-on vivre dans un pays occupé sans se compromettre ? Quel jugement peut-on porter sur ces trahisons ou actes de collaboration une fois disparu le poids de la contrainte ?  Des questions qui ne peuvent que résonner fortement dans la tête des lecteurs français.

  • Les vaches de Staline

    Sofi Oksanen

    • Stock
    • 7 Septembre 2011

    Les « vaches de Staline », c´est ainsi que les Estoniens déportés désignèrent les maigres chèvres qu´ils trouvèrent sur les terres de Sibérie, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles. C´est aussi le titre du premier roman de Sofi Oksanen, dont l´héroïne, Anna, est une jeune Finlandaise née dans les années 1970, qui souffre de troubles alimentaires profonds. La mère de celle-ci est estonienne, et afin d´être acceptée, cette femme a tenté d´effacer toute trace de ses origines, et de taire les peurs et les souffrances vécues sous l´ère soviétique. Ne serait-ce pas ce passé qui hante encore le corps de sa fille ?  Sofi Oksanen fait preuve d´une grande puissance d´évocation quand elle décrit les obsessions de ces deux femmes. Il y a la voix d´Anna qui tente de tout contrôler, son corps, les hommes, et le récit plus distant de la mère qui se souvient de la rencontre avec « le Finlandais », à Tallinn, dans les années 1970, sous un régime de terreur et de surveillance.

  • Occupation, résistance et collaboration sont les ressorts de ce roman puissant, dans une Estonie prise tour à tour au piège des communistes et des Allemands. Pour répondre aux errances de l´Histoire, chacun devra choisir un camp, un chemin. Roland, le juste, combat sans relâche l´envahisseur ; son cousin Edgar, véritable caméléon, épouse successivement l´idéologie du pouvoir ; enfi n Juudit, sa femme, est écartelée entre son amour sincère pour un offi cier allemand et l´hypocrisie suffocante d´un mariage raté. Mais qui sera le vainqueur de cette lutte acharnée ?

  • Baby Jane

    Sofi Oksanen

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    • 7 Mai 2014

    « Elle payait le taxi, cherchait des sièges libres, veillait sur le bien-être de sa compagne. Dans les bars homos, on coupait la file d´attente et elle me présentait à tout le monde. Dans les soirées nanas, on dansait des slows et elle respirait encore sur ma nuque. C´était la perfection. » Qu´est-il arrivé à Piki, la fille la plus cool d´Helsinki, qui vit désormais recluse dans son appartement ? Submergée par de terribles crises d´angoisse, elle ne parvient plus à faire face au quotidien. Faire des courses ? Impensable. Boire un verre dans un bar ? Impossible. Sans compter sur les problèmes financiers. Comment gagner sa vie lorsqu´on refuse d´interagir avec le monde ? La narratrice, son grand amour, tente de l´aider comme elle peut. Ensemble, elles vont monter une entreprise d´un goût douteux pour exploiter la faiblesse des hommes. Au mépris d´elle-même, elle va essayer de la sauver. Mais à quel prix ?Hommage à Qu´est-il arrivé à Baby Jane de Robert Aldrich, le second roman de Sofi Oksanen explore la question de la féminité et de l´homosexualité sous un angle contemporain.Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli

  • 1947

    Elisabeth Asbrink

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    • 11 Octobre 2017

    1947
    C'est l'année où l'Ouest se rassemble contre la menace de la guerre froide, où la cia est créée, où l'onu vote le plan de partage de la Palestine, où le mot « génocide » est prononcé pour la première fois devant une cour de justice. C'est l'année où Simone de Beauvoir vit sa plus grande histoire d'amour avec Nelson Algren, où George Orwell, malade, écrit 1984, où Christian Dior lance son New Look. C'est aussi l'année où Joszéf, le père d'Elisabeth Åsbrink, alors âgé de 10 ans, atterrit dans un camp de réfugiés pour enfants des victimes du nazisme, et doit faire un choix qui déterminera son destin - et celui de sa fille.
    Traduit du suédois par Françoise Heide et Marina Heide

  • « Seuls les plus forts et les plus purs étaient capables de tuer des femmes et des enfants et en sortir indemnes. »Nous sommes en 2008 en Allemagne : alors qu´Otto Nebelung enterre son ami et compagnon d´armes Paul Damaskus, fidèle défenseur du IIIe Reich, il se souvient de leur amitié.  Un lycée bourgeois dans les années 1930 à Munich. Heidegger officie en tant que professeur, Geghard Himmler est proviseur et l´élite toute entière regarde Adolf Hitler, le nouveau leader de l´Allemagne, comme un prophète. Puis la guerre éclate, une guerre au nom de l´Ordre nouveau qui érige l´homme aryen en être supérieur et condamne les êtres inférieurs à l´exil ou à la mort. 1950 : les nazis sont jugés, mais Otto et Paul, comme tant d´autres, parviennent à réintégrer de hautes fonctions au sein de l´administration allemande.  1960, en Norvège : le jeune Alf Magnus Mayen, fils adoptif d´un ancien collaborateur, décide de rentrer dans la police pour faire régner l´ordre et réparer l´irréparable. En pleine Guerre froide, l´ennemi communiste est partout et son élimination se pose comme le seul moyen de faire prospérer la démocratie et la paix. Grense Jakobselv, frontière entre la Norvège et l´Union soviétique, devient un lieu stratégique qu´il faut protéger à tout prix.  Deux voix, deux visions du monde qui s´entrechoquent. Dans cette lutte acharnée pour la vérité, où se trouve la frontière entre le bien et le mal ?Kjartan Fløgstad nous livre un texte passionnant sur les deux idéologies qui ont dominé le xxe siècle. En nous plongeant dans la conscience d´hommes persuadés d´avoir oeuvré pour le bien, il nous permet d´apercevoir la folie tapie au fond de chaque homme ordinaire.

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