Littérature italophone

  • Les huit montagnes

    Paolo Cognetti

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    • 23 Août 2017

    « Quel que soit notre destin, il habite les montagnes au-dessus  de nos têtes. »
    Pietro est un garçon de la ville, Bruno un enfant des montagnes.  Ils ont 11 ans et tout les sépare. Dès leur rencontre à Grana,  au coeur du val d'Aoste, Bruno initie Pietro aux secrets de la  montagne. Ensemble, ils parcourent alpages, forêts et glaciers,  puisant dans cette nature sauvage les prémices de leur amitié.
    Vingt ans plus tard, c'est dans ces mêmes montagnes et auprès  de ce même ami que Pietro tentera de se réconcilier avec son  passé - et son avenir.
    Dans une langue pure et poétique, Paolo Cognetti mêle  l'intime à l'universel et signe un grand roman d'apprentissage  et de filiation.
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy

  • L'écume des pâtes : à la recherche la vraie cuisine italienne Nouv.

    « Si Tommaso Melilli cuisine comme il écrit, aller dans son restaurant doit être un pur délice. »  La Repubblica
      Arrivé en France à dix-huit ans pour étudier la littérature, Tommaso Mellili se retrouve chef dans un restaurant branché de l'Est parisien. Après dix ans dans les cuisines de la capitale, il réalise qu'il ne connaît pas son propre pays : l'Italie. Comment comprendre qui il est sans se confronter à là d'où il vient ?
      Il décide alors de partir à la recherche de la  «  vraie cuisine italienne  », si tant est qu'elle existe, et d'entreprendre un tour des osterie et trattorie italiennes. Avec une idée en tête : pénétrer dans leurs cuisines, intégrer la brigade, apprendre à connaître les chefs et chasser les ingrédients parfaits.
      Si les cuisines peuvent apparaître comme des endroits fermés, partagées entre modernité et tradition, ce sont aussi des lieux d'expérimentations, où se font et défont les amitiés, où se vivent chaque jour d'incroyables aventures humaines.
      De la cuisson parfaite des pâtes  à l'art de préparer les artichauds en passant par les subtilités des sauces mijotées, Tommaso nous entraîne au coeur des cuisines locales, dévoile les secrets de leurs spécialités et ceux de ces hommes et femmes extraordinaires qui les préparent.  De sa plume acérée, et avec un talent de conteur inné, Tommaso Melilli  nous offre l'autobiographie inattendue d'une nation.
      Traduit de l'italien par Vincent Raynaud.

  • Carnets de New York

    Paolo Cognetti

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    • 30 Septembre 2020

    « Qu'allais-tu faire là-bas ? Tes amis te le demandaient souvent : pourquoi encore cette ville ? Pourquoi tout ce temps ? Qu'y a-t-il à New York que tu ne connais pas déjà ? Parfois tu te le demandais aussi. Tu l'avais arpentée en long, en large et en travers, si bien que tu la connaissais mieux que ta ville natale. "Pour écrire" était la réponse qui coupait court à toute question. Mais il y avait quelque chose d'autre de trop difficile à expliquer. »
    En 2003, Paolo Cognetti, âgé de 25 ans, se rend à New York pour réaliser une série de films documentaires sur la littérature américaine. Le jeune écrivain tombe sous le charme de la ville qui ne dort jamais et, pendant dix ans, il n'aura de cesse d'y retourner. Ces Carnets de New York sont le récit de ses multiples allers-retours dans la ville « des chasseurs de fortune, des souffleurs de bulles de savon et des rêves brisés ».
    Dans cette langue qui n'appartient qu'à lui - divin mélange de simplicité et de poésie -, il nous entraîne sur les pas de ses héros littéraires, Melville, Whitman, Ginsberg, Capote ou encore Paley, Salinger et Kerouac. Il déambule dans Brooklyn, « la ville des écrivains », erre entre les gratte-ciel de Manhattan, traîne sa solitude le long de l'Hudson ou de l'East River, fait une pause chez Ozzie's pour noircir les pages de son carnet. Comme toujours avec Paolo Cognetti, il n'est de voyage sans rencontres et nouvelles amitiés : à chaque retour à New York, le voilà qui retrouve ses amis italo-américains, Bob, son « oncle de Brooklyn » qui doit ses rudiments d'italien à lecture de Moravia et Jimmy, qui nourrit une passion pour Mussolini et n'a jamais mis les pieds en Italie.
    Illustré de neuf cartes dessinées par l'auteur, ces carnets sont une ode à New York, « ses ponts, ses îles, ses automnes, ses habitants mi-réels, mi-fantastiques ».
    Traduit de l'italien par Anita Rochedy

  • être en vie

    Cristina Comencini

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    • 11 Avril 2018

    « Qu'est-ce que ça veut dire être en vie ?
    - Pour moi, c'est comme une chanson, vous la savez par coeur, elle vous semble stupide, toujours la même, tout le monde la connaît, mais quand il vous arrive de la chanter à nouveau, elle vous donne le frisson... »
    Caterina vit à Rome, a un travail qu'elle aime, un mari et deux enfants. Un destin inespéré pour la petite orpheline de Campanie.
    Quand les corps sans vie de sa mère adoptive et de son compagnon, Sebastiano, sont retrouvés dans une chambre d'hôtel à Athènes, Caterina décide de s'y rendre, seule. À son arrivée, elle est rejointe par le fils de Sebastiano. Ils ont le même âge, sont liés par la même douleur. Pourtant, tout en lui l'irrite, la dérange, et l'attire.
    Au cours de ces quelques jours intenses, ils vont revisiter leur enfance et faire ressurgir un passé au goût d'interdit et de liberté. Et se sentir, enfin, vivants.
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz

  • Quatre amours

    Cristina Comencini

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    • 18 Mars 2020

    Marta et Andrea. Laura et Piero. Deux couples. Quatre amis inséparables qui ont partagé chaque moment clef de leur vie : rencontre, mariage, enfants. Quand, à l'approche de la soixantaine, leurs mariages respectifs volent en éclats au même moment, c'est la sidération. Il y a d'abord Marta qui décide de partir, sans raison véritable, si ce n'est cette envie irrépressible d'être enfin seule. Puis c'est au tour de Piero, mari chroniquement infidèle, de quitter Laura, son épouse dévouée, sous prétexte qu'il ne se sent plus aimé.
    Comment vit-on la séparation après vingt-cinq ans de vie commune ? Que reste-t-il de toutes ces années passées ensemble ? Comment apprivoiser et profiter de cette solitude nouvelle ?
    Dans cette comédie douce-amère aux accents de Woody Allen, les quatre protagonistes prennent la parole à tour de rôle pour revisiter leur histoire, du mariage à la séparation et raconter cette nouvelle vie qui s'offre à eux et qu'il faut avoir l'audace de saisir.
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz 

  • La vie à côté

    Mariapia Veladiano

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    • 21 Août 2013

    « Un magnifique premier roman. » La Repubblica« Un livre qui surprend par le ton de la narration et la langue extrêmement raffinée. » GraziaRebecca est laide. Extrêmement laide. Elle vit, avec prudence et en silence, dans une magnifique maison au bord d´un fleuve, aux côtés d´un père, médecin trop absent, et d´une mère qui « a pris le deuil à sa naissance ». Rebecca se tient elle aussi hors du monde, enfermée pour ne pas être blessée, élevée par la sainte et tragique servante Maddalena qui la protège. C´est sans compter sur l´impétueuse tante Erminia, qui décide de l´initier au piano, et qui cache pourtant des sentiments moins nobles. Mais Rebecca est douée et va concentrer sa vie entière dans ses mains, parfaites. La rencontre avec la Signora De Lellis, musicienne réputée et détentrice d´un secret de famille, le confirme : une autre vie est possible, un autre langage, une vie à côté.Avec la légèreté et la férocité d´une fable, La vie à côté brosse le portrait d´une famille corrompue par le mensonge et les tabous. Mariapia Veladiano comble le silence et les bruits étouffés en donnant voix à la différence.

  • La femme nue

    Stancanelli-E

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    • 10 Mai 2017

    La vie d'Anna vole en éclats quand Davide la quitte.  Incapable d'accepter la séparation, elle pirate son compte  Facebook, suit ses moindres mouvements à l'aide de son  portable, et scrute de façon obsessionnelle ses échanges avec  sa nouvelle conquête. Très vite, Anna ne dort plus et maigrit  de façon alarmante. Prise au piège dans ce vertige virtuel  de suppositions et de fantasmes, elle décide d'élaborer un  scénario implacable pour humilier sa rivale...
    Dans une langue alerte et caustique, la narratrice dévoile ses  comportements les moins avouables et célèbre la renaissance  du corps.
    Traduit de l'italien par Dominique Vittoz

  • L'homme vertical

    Davide Longo

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    • 16 Janvier 2013

    « L´homme vertical est l´un des romans les plus importants écrits ces cinq dernières années en Italie. »  Alessandro BarricoAprès un scandale qui a détruit sa vie et sa carrière, Leonardo, écrivain et professeur à l´université, s´est retiré dans son village natal. Mais la barbarie s´est répandue dans tout le pays. L´armée est en déroute. Les gens ont peur et prennent les armes. Les lignes téléphoniques sont coupées, les banques à court d´argent et les pharmacies n´ont plus de médicaments. La vague de violence atteint les collines paisibles où Leonardo mène sa vie tranquille, l´obligeant à faire face à un nouveau monde sans lois ni repères. La fuite en France ou en Suisse semble être la seule issue possible. C´est ainsi qu´un voyage périlleux commence et conduit le protagoniste au-delà des frontières de la haine, du mal et du courage.

  • L'ami de galilee

    Iannaccone-J

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    • 17 Mai 2006

    Rome 1611, les plus grands esprits de l´époque se réunissent en secret. L´Inquisition surveille Galilée et sa nouvelle invention, le télescope, ainsi qu´un des ses amis, un allemand, Johann Schreck dit Terrentius, médecin, chirurgien, botaniste, pharmacien, astronome et mathématicien. En doutant des « lois divines et immuables », ces savants s´opposent aux représentants de la religion qui règnent en dictateurs.

    Terrentius est pour eux l´homme à abattre, lui qui pratique des autopsies et qui est en train de révéler que la manière dont fonctionne le corps humain n´est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures... Au cours de ses recherches, Terrentius découvre des papiers anciens qui parlent d´une contrée lointaine, gouvernée par les intellectuels et les savants : la Chine.

    Il forme le projet de s´y installer et d´y vivre selon ses croyances, en poursuivant ses études. Pendant ce long et dangereux voyage, l´Inquisition ne cessera de le poursuivre. À Pékin, Terrentius triomphe : l´empereur lui propose officiellement de s´occuper de la reforme du calendrier de l´Empire. L´ami de Galilée est une épopée passionnante qui évoque la guerre acharnée livrée par les hommes de l´Église aux hommes de science.

  • Margherita, la narratrice, est née fille dans une famille de femmes, elle représente l´avenir et la continuité... Une histoire qu´elle explore pour retrouver les êtres aimés : au premier rang se tient Ninin, origine et archétype, entourée de ses soeurs Maria, Margherita et Michin.
    Tout commence à la fin du xixe siècle dans une bourgade du Canavese, une région du Piémont aux frontières incertaines. Le quotidien à la ferme est rude. Exposées à la tyrannie de la matriarche, les soeurs ne rêvent que de la ville. Elles seront mieux dans la vallée où les fabriques de textile embauchent des femmes et des adolescentes et où l´on ne se contente pas de polenta. Au nouveau siècle tout juste entamé, elles réalisent leur rêve et s´installent à Circé, où elles élèveront ensemble leur fille - à elles toutes, elles n´en auront qu´une - et leur petite-fille. Pas facile pour les hommes de trouver leur place quand ils ne sont pas contraints à l´exil. Ils constituent pourtant des figures fugitives mais incontournables de ce portrait de groupe.
    Au-dessus de leur tête va défiler « l´histoire de près d´un siècle, avec ses événements et ses prodiges : la lumière électrique, les vagues d´émigration, les automobiles, le cinéma, Mussolini, la Libération et la République, la populaire émission de variétés Canzonissima, les premiers pas sur la Lune, les minijupes. » Au gré de photos retrouvées, des fables transmises de génération en génération, des couleurs et des odeurs ni vues ni senties, juste imaginées dans l´écho des mots, Margherita recompose l´histoire de sa famille, « une histoire minuscule, obstinée, toujours à recoudre et à sauver, une aventure discrète » qui coupe le souffle.

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