Entreprise, économie & droit

  • « Un jour, je me suis dit que je ne l´avais jamais remercié. Pourtant je lui devais mes lectures. Et que serais-je, qui serais-je sans lire et surtout sans avoir lu ? Pourtant, c´est sur son dos que chaque matin, depuis près de soixante années, je tente de faire avancer pas à pas et gomme aidant mes histoires. Et que serait ma vie sans raconter ? Je n´avais que trop tardé. L´heure était venue de lui rendre hommage. D´autant qu´on le disait fragile et menacé. Alors j´ai pris la route. Sa route.  De la Chine à la forêt canadienne, en passant par la Finlande, la Suède, la Russie, l´Inde, le Japon, l´Indonésie, Samarcande, le Brésil, l´Italie, le Portugal et bien sûr la France, j´ai rendu visite aux souvenirs les plus anciens du papier. Mais je me suis aussi émerveillé devant les technologies les plus modernes, celles qui, par exemple, arrivent à greffer des virus capables de tuer les bactéries, celle qui, grâce à des impressions électroniques, permettent de renseigner sur le parcours d´un colis les chocs qu´il a reçus et si les conditions d´hygiène et de froid ont tout du long bien été respectées.  Cher papier ! Chère pâte magique de fibres végétales ! Chère antiquité en même temps que pointe de la modernité ! La planète et le papier vivent ensemble depuis si longtemps : plus de deux mille ans. Le papier est de la planète sans doute le miroir le plus fidèle et par suite le moins complaisant. » E. O.

  • « L'immobilier est un placement sans risque », « L'euro a fait grimper les prix », « À la retraite, le niveau de vie baisse »... Qui n'a pas entendu, au comptoir d'un café ou dans un dîner en ville, l'une des multiples idées reçues en économie, mantra qu'on accepte en hochant la tête. Parce qu'on ne sait pas en fait quoi penser, quoi répondre et comment contredire. François Lenglet, le pédagogue de l'économie
    pour tous, nous explique ici comment démonter ces poncifs, dont les libéraux sont victimes tout comme les anti-libéraux. Car l'économie n'est pas une science exacte : il n'y a pas de lois dans ce domaine, mais des rapports de force, ou des modes amplifi ées par le vacarme médiatique. Des bulles qu'il faut savoir dégonfler.

  • Jusqu'au bout Carlos Ghosn aura été le maître de son destin exceptionnel.
    Né au Brésil de parents libanais, éduqué en France, patron incontesté de l'alliance Renault-Nissan, célébré partout, il incarnait depuis vingt ans la mondialisation. La réussite. Le 19 novembre 2018, ceux qui l'adulaient l'ont jeté en prison devant les caméras du monde entier. Craignant un procès à l'issue écrite d'avance, il s'est finalement arraché à ses gardes.
    Complot politico-économique ou hold-up en col blanc ? Les deux, peut-être. Les auteurs ont remonté le cours de sa vie, de son enfance hantée par un terrible secret à sa cellule de Tokyo. Ils ont rencontré les personnages de son histoire, copains de classe, soutiens loyaux, ennemis jurés et relations d'affaires, et décrivent la métamorphose d'un homme adulé puis conspué, public mais inconnu.

  • Le 26 novembre 1974, Simone Veil, ministre de la Santé au gouvernement de Valéry Giscard d´Estaing, présente son projet de loi sur l´interruption volontaire de grossesse devant l´Assemblée nationale. Modifier profondément la loi répressive de 1920 est urgent : chaque année, entre 300 000 et 500 000 femmes ont alors recours à l´avortement clandestin ou se rendent à l´étranger pour se faire avorter, tandis que des médecins de plus en plus nombreux font part publiquement de leur pratique des IVG en toute illégalité.
    Ce discours et les débats qui l´ont suivi révèlent à la France entière une femme courageuse et déterminée, défendant à la fois la dignité de la femme et l´intérêt de la Nation, face à des parlementaires déchaînés.
    /> Personne n´a oublié ce discours. Beaucoup considèrent cette loi comme le fait le plus marquant du septennat Giscard.Trente ans plus tard, Simone Veil a enfin accepté de voir publier son discours de novembre 1974. Il est suivi d´un long entretien avec Annick Cojean, journaliste au Monde. Simone Veil revient ainsi sur ces débats. On comprend pourquoi la publication de ce texte est aujourd´hui plus que nécessaire. Aujourd´hui où certains tentent de remettre en cause cette loi au nom de conceptions religieuses contraires aux fondements de l´État républicain.

  • On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, le grand sociologue allemand était un libéral, hostile au communisme. Mais c´était aussi, nous rappelle Michael Löwy, textes à l´appui, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit qui enferme l´humanité moderne dans un système implacable.  Relisant la célèbre étude sur les « affinités électives » entre l´éthique protestante et l´esprit du capitalisme, Michael Löwy prolonge l´analyse. Il explore ainsi les « affinités négatives » entre l´éthique catholique et l´esprit du capitalisme et en retrouve la trace dans divers courants catholiques de gauche en Europe comme dans la théologie de la liberté en Amérique latine aujourd´hui. Il suit également les autres filiations anticapitalistes du sociologue de Heidelberg. D´une part celle du marxisme wébérien qui va de Georg Lukàcs à Maurice Merleau-Ponty, en passant par les premiers théoriciens de l´École de Francfort. D´autre part, celle d´un courant socialiste/romantique, essentiellement promu par des auteurs juifs allemands de la République de Weimar, tels Ernst Bloch ou Walter Benjamin.  Cette postérité, Michaël Löwy, qui est à la fois un wébérien érudit et un marxiste engagé, l´incarne à sa manière. Et il entend montrer combien le courant critique du marxisme wébérien reste d´actualité alors que la toute puissance des marchés emprisonne, plus que jamais, les peuples dans la cage d´acier du calcul égoïste.

  • La défense dans la peau

    Hervé Temime

    • Stock
    • 21 Novembre 2012

    Son nom est associé aux affaires brûlantes du moment : Servier, Bettencourt, Polanski, Clearstream... Hervé Temime fait partie de l´élite des avocats pénalistes français. Il est celui que les puissants (chefs d´entreprises ou hommes politiques dont Bernard Tapie, Jean Louis Borloo, Alain Afflelou...) et les célébrités (Nathalie Baye, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu...) sollicitent.On le voit en « avocat des stars » ? Lui considère qu´il « est un pénaliste qui a mal tourné ». Surtout, il n´oublie pas d´où il vient. Orphelin de père à 10 ans, il développe une sensibilité viscérale à l´injustice. « Si je n´avais pas eu un surmoi très fort, je serai devenu un grand délinquant », ironise-t-il. Au lieu de cela, à 21 ans, il prête serment pour défendre ceux qu´on accuse. Son rêve ? Plaider aux Assises. Commis d´office à ses débuts, il apprend sur le tas, sans patron, sans réseau, en défendant d´abord des petits voleurs, des dealers, et puis très vite des meurtriers. Ce métier, subtil et stressant, lui apprend très tôt, très vite, que « n´importe qui peut, un jour, faire n´importe quoi ».À 54 ans, il tire le bilan de son parcours, aussi atypique qu´unique. Avec l´honnêteté et l´humour qui le caractérisent, en s´appuyant sur son vécu, dense, riche, et des anecdotes édifiantes, il dit tout sur ce métier qui lui colle à la peau, et qui le consume autant qu´il le soigne. Il en profite aussi pour enfoncer quelques a priori tenaces et pour dénoncer une tendance suspecte, voire dangereuse : la défense médiatique.

  • De plus en plus souvent, des auteurs de fiction, des plasticiens, des cinéastes, sont traînés en justice par des associations d'extrême droite. Profanation, incitation à la violence, atteinte à la vie privée, diffamation, les arguments ne manquent pas pour interdire, bâillonner, punir. Comment une société, libérale et permissive, qui n'accepte de restreindre la liberté d'expression que dans le cas extrême d'incitation à la haine raciale, abandonne le soin de fixer la limite entre la liberté et l'interdit, à des lobbies dont l'idéologie est, ouvertement, xénophobe et liberticide ? Sur ce thème d'actualité, propice aux lieux communs et aux idées reçues, Christian Salmon a composé un dialogue drôle, érudit et émouvant, entre un Bouvard libéral et un Pécuchet légaliste.

  • Une parole peut abattre un mur. Jean-Paul II le savait, lui qui contribua à faire tomber le mur de Berlin, et sombrer le communisme. Le pape François, révolutionnaire à sa manière, et bien décidé à se mêler des affaires du monde, fera-t-il tomber le mur de l'argent ? N'a-t-il pas exhorté à ce qu'on sauve les « exclus » de l'économie, considérés aujourd'hui comme « des déchets, des restes » ? Alors, paroles pieuses, et sans effets ? Édouard Tétreau est un expert financier, mais aussi un homme de conviction et de foi. Dans ce livre iconoclaste et généreux, des coulisses du Vatican aux lobbies de Washington, l'auteur démontre avec sa virtuosité coutumière que l'économie mondiale est dominée par deux forces inhumaines et sans frontières : la finance et les nouvelles technologies. Un Veau d'or à deux têtes qu'il nous faudrait abattre, ou soumettre. Au-delà des idéologies, au-delà du mur de l'argent, au-delà de la prochaine crise financière mondiale, remettre l'homme au centre.

  • L'auteur raconte et analyse les mutations qui secouent les marchés financiers et le gouvernement des entreprises. Il explique comment le pouvoir du capital est entre les mains des actionnaires et comment ces derniers posent leurs exigences financières, sociales et environnementales.

  • Six ans après la crise financière provoquée par les banques, vous vous débattez encore avec la perte du pouvoir d´achat, le chômage et le spectre de la récession, mais vous ne leur en voulez pas.
    Les banques prélèvent chaque année sur vos comptes, automatiquement, sans votre autorisation, des centaines d´euros de frais injustifiés, mais vous ne réagissez pas.Alors que vous êtes 40 % à avoir déjà trompé votre conjoint, même s´il vous est fidèle, vous êtes 92 % à rester fidèles à votre banque, même si elle vous trompe.Il est temps de vous réveiller !
    Et d´économiser de l´argent.
    Beaucoup d´argent.M. F.

  • Le gamin passait d'une table à l'autre, portant son large plateau à deux mains. Sur son visage, un sourire qui disait l'enfance et des cernes d'un noir profond qui racontaient une autre vie. C'était il y a deux ans à Naples, à la terrasse d'un café. Cette année, Giovanni fêtera ses 14 ans. Tous les jours, il se lève, va à l'école, et rentre déjeuner. Ensuite, il part travailler. Huit heures durant, jusqu'à la nuit tombée, il sert des cafés dans un bistrot de son quartier. Giovanni n'est pas une exception. À Naples, comme partout en Europe, ils sont des milliers de gamins à devoir travailler. Pour leur famille, ce n'est plus une question d'amour mais de survie. Le salaire des enfants leur est devenu indispensable. De Naples, l'enquête de Cécile Allegra l'a menée jusqu'au fin fond de la région des Rhodopes en Bulgarie, à la banlieue de Doncaster en Angleterre, mais aussi en France dans le cas d'élèves apprentis, sur les traces d'un phénomène méconnu : la résurgence du travail des enfants en Europe. Et ces portraits d'enfants et de leur famille, ces situations, interrogent l'attitude de nos sociétés face à la crise, les décisions politiques inadaptées ou inexistantes, la lente paupérisation des familles, la dissolution du lien entre les citoyens et l'état, le choix du travail au noir comme une évidence, seule voie pour s'en sortir.

  • Des grands moulins érigés en bord de Seine aux montagnes rouges du nickel de Nouvelle-Calédonie, des appartements de Gabrielle Chanel à l'épaisse forêt de Malaisie, Éric Fottorino fait revivre les lieux et les acteurs de l'aventure industrielle française : les frères Michelin qui ont « roulé sur l'air », les frères Pereire, aux accents saint-simoniens, rêveurs de paquebots, Pierre-Georges Latécoère et ses ailes d'albatros, Armand Peugeot qui préféra l'automobile aux crinolines familiales. On découvre au fil des pages la passion et la patience, le labeur et le luxe, les fulgurances du génie et la pesanteur des jours, le succès au prix du doute, de la mort parfois. On découvre aussi les affinités du capitalisme français avec les milieux littéraires et artistiques. Grand reporter au journal Le Monde, Éric Fottorino donne à chacune de ces aventures sa dimension épique et romanesque.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Pauvres banquiers ! Ils nous ont expliqué que nous leur coûtions vraiment très cher, trop cher. Seize milliards de francs par an, rien que pour nos chèques. Ils voulaient donc nous les faire payer. Nos chèques leur coûtent cher, c'est vrai. Mais l'argent que nous déposons sur nos comptes leur rapporte infiniment plus. Nos pauvres banquiers étaient mal placés pour se plaindre. Face aux oppositions des consommateurs et du ministre des Finances, ils ont dû renoncer... pour le moment. Derrière l'affaire avortée du chèque payant, toute la réalité de la banque française se profile. Une réalité pas toujours brillante, faite de services insuffisants, de gestion hasardeuse, d'arbitraire. Nous possédons l'un des systèmes bancaires les plus sclérosés et les plus inertes qui soient. Un système condamné à dépérir... à moins qu'il ne se transforme. Les privatisations, la concurrence étrangère de plus en plus agressive, des consommateurs avertis et exigeants, vont entraîner de profonds bouleversements. Derrière les façades opulentes, l'édifice se lézarde et bascule. Que sera-t-il demain ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La crise économique mondiale de 2008-2009 a été la plus terrible depuis celle de 1929. Françoise Gri, la Présidente de Manpower France, a été en première ligne face ce qu´elle compare à un véritable tsunami, « une vague, d´une violence inouïe et d´une rapidité jamais vue... Une vague si haute qu´elle dévasta en quelques semaines nos comptes, choqua notre moral, renforça notre cohésion et interrogea notre avenir. » Françoise Gri a choisi de témoigner aujourd´hui en publiant le carnet de route qu´elle a tenu au coeur de la crise, le carnet de route d´un patron sillonnant « son » terrain à la rencontre de ses collaborateurs, des entreprises et de tous ceux qui ont pris la crise de plein fouet. « Ce livre est à la fois un témoignage, celui d´une traversée, et un recueil de quelques enseignements que je retiens pour demain. Sans autre ambition que celle d´ouvrir les débats et d´interroger les mutations », écrit-elle. Profondément humain, nourri de ses rencontres à chaud avec les équipes de son entreprise, son récit de la crise est aussi un appel à la mobilisation : pour mettre fin à un marché du travail à deux vitesses qui exclut les jeunes, pour limiter le clonage par le diplôme et l´endogamie des classes dirigeantes, pour imposer plus de diversité et plus de mixité au sein de l´entreprise.Ce Plaidoyer pour un emploi responsable se trouve singulièrement renforcé par les trente portraits de patrons de PME que Françoise Gri a choisi de présenter dans la seconde partie de son livre. Des portraits réalisés au coeur de la crise, par les journalistes du Journal des Entreprises, qui décrivent des patrons engagés pour la préservation de l´emploi, l´ouverture du capital de leur entreprise à leurs salariés, mais aussi la limitation des écarts de rémunération et le partage équitable des profits.

  • Les blogs ont envahi le web. Beaucoup disparaissent chaque jour faute de visiteurs, mais certains jouissent d´une visibilité et d´une fréquentation exceptionnelles qui en font un véritable phénomène de société. En marge des médias traditionnels, les concurrençant de plus en plus souvent, ils sont devenus incontournables dans plusieurs domaines, que ce soit la mode, la cuisine ou même la chronique sociale ou politique. C´est un changement complet dans le tissu social qu´ils indiquent..
    Mais on ne sait pas vraiment qui sont les blogueuses et les blogueurs. Pour quelques-uns devenus réellement célèbres dans la sphère publique, l´immense majorité demeure anonyme alors qu´ils reçoivent sur leur blog la visite quotidienne de milliers d´internautes. Soit qu´ils n´indiquent qu´un pseudo, soit qu´ils apparaissent sous leur vrai nom, on ne les voit pas, on ne les entend pas ou peu à la télé ou à la radio.  Anna Sam fait partie des rares que l´aventure du blog a conduit à sortir de l´ombre du web. Titulaire d´un DEA de Lettres et travaillant comme caissière dans un hypermarché, elle a tenu un blog très fréquenté racontant son expérience quotidienne de la grande distribution. S´en est suivi la publication d´un livre, Les tribulations d´une caissière, qui fut un succès.
    Anna Sam a eu l´idée de partir à la découverte des blogueurs, cette communauté à part et de plus en plus influente, pour savoir qui ils sont, comment ils gèrent leur activité qui s´ajoute souvent à leur « vrai » métier, comment la notoriété sur le web a transformé leur vie, etc.
    En une série de portraits vifs et enjoués, elle nous emmène dans un tour de France insolite, jamais entrepris.

  • Fils et petit fils de bougnats, ces légendaires marchands de charbon et de vins montés de leur Aveyron à la capitale pour y travailler dur, Pascal Gayrard, 59 ans, est un patron atypique comme l´est aussi son étonnant parcours qui l´a conduit à la tête de Metro Cash&Carry France, filiale du troisième groupe mondial de la distribution. S´il dirige aujourd´hui une prospère entreprise de quelque 10 000 collaborateurs Pascal Gayrard n´est pourtant pas passé par une grande école de commerce mais par les sentiers buissonniers de l´apprentissage sur le terrain, de la transmission d´un savoir paternel et de valeurs humaines, de l´amour du « bel ouvrage ». C´est cet itinéraire fait de passion, de ténacité et de courage - celui aussi de savoir se rebeller quand il le faut - que Pascal Gayrard nous raconte dans ce livre dont l´ambition est de partager une expérience et des convictions forgées par la vie.  À l´heure où les dérèglements de notre économie peuvent faire douter des valeurs de l´entreprise et de ses dirigeants, ce livre est aussi un fantastique message d´espoir. Message d´espoir à la fois pour les futurs managers à la recherche de « clés » pour tracer leur route, pour les salariés et actionnaires des entreprises mais aussi pour les commerçants indépendants et petits producteurs français si menacés, et dont le patron de Metro Cash&Carry se veut le partenaire et le défenseur.

  • Le 5 novembre 2009, à 10 heures du matin, Toni Musulin appuie doucement sur l´accélérateur de son fourgon blindé. À l´arrière de son véhicule, 11,6 millions d´euros enfermés dans des sacs.  En quelques jours, le convoyeur anonyme de la Loomis devient un personnage public. Il est « l´auteur du casse du siècle », construction médiatique fantasmée autour d´un mode opératoire sans arme ni violence, autour d´un butin d´un montant sans précédent.  Depuis sa cavale, Toni Musulin observe, terré et atterré, sa photo et son nom circuler en boucle sur Internet. Il sait, dès les premiers jours, en raison de cette médiatisation, qu´il ne récupérera pas les neuf millions laissés dans sa planque. Il voit s´écrouler le plan qu´il a monté mois après mois, détails après détails. Après deux semaines d´errance, il décide de se rendre. Mais refuse depuis de s´exprimer. Face aux enquêteurs, il opte pour le mutisme total. Face au juge, il joue avec le personnage qui lui a été attribué. Pour la première fois, grâce à des entretiens réalisés avec l´auteur depuis la prison, il parle.  Il raconte ce jour du 5 novembre. Ceux qui ont suivi. Il parle de lui. De son histoire. Des 2,5 millions qui manquent toujours au butin. Et après lesquels la police court toujours.

  • GUIDE DU PROTOCOLE ET DE USAGES54-4015-198-VIII250,00 FFTTC

  • Député européen élu en 1989 sur la liste de Simone Veil, l'auteur pourfend ce qu'il appelle la mythologie anti-européenne. Il examine les reproches faits à la construction européenne, tentant de démêler ce qui est fondé de ce qui relève des a priori négatifs.

  • L'Europe va devoir entamer, dans les années à venir, un nouveau débat institutionnel. Le passage à l'union économique et monétaire, le rôle de l'Union européenne en matière de défense, la crise de légitimité du système politique européen, ne sont que quelques-uns des points sur lesquels la discussion devra porter. Les demandes d'adhésion introduites par de nombreux pays, posent, par ailleurs, un problème fondamental : comment adapter un système institutionnel conçu pour une communauté de six États membres, à un ensemble qui en comptera quatre ou cinq fois plus ? Les prises de position publiques sur ces différents points sont, d'ores et déjà, nombreuses. Quelle que soit l'issue de la négociation, une chose est claire. Le statu quo ne figure pas au nombre des options possibles. Si l'Union européenne ne trouve pas le courage de procéder aux réformes nécessaires, la stabilité de l'édifice sera irrémédiablement compromise.

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