Arts et spectacles

  • Brassens et moi Nouv.

    Brassens et moi

    Maxime Le Forestier

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    • 17 Mars 2021

    Brassens par Le Forestier... Un chanteur raconte son maître en chansons.Maxime Le Forestier a appris la guitare sur des partitions de Brassens ; il a côtoyé, débutant puis jeune star de la musique, celui qui a déclenché sa vocation ; il a donné quelque cinq cents concerts consacrés à l'oeuvre du maître, allant jusqu'à enregistrer une intégrale devenue classique du genre. Au moment où l'on célèbre le double anniversaire de sa naissance et de sa disparition, qui était mieux placer pour retracer la vie du géant de la chanson française ? Dialogues éclairants, anecdotes drôles ou émouvantes, connaissance encyclopédique de son répertoire, compréhension intime du génie du maître : Maxime Le Forestier nous conte « son » Brassens, ses années de guerre, ses débuts austères et bientôt fulgurants, son succès planétaire, sa vision du monde et de la poésie, son mode de vie sans pareil, son itinéraire unique, son talent de compositeur qui égal, contrairement à l'idée reçue, sa maîtrise des mots. Une plongée subjective et profonde dans l'univers Brassens, qui a tant influencé la chanson française, suscité tant de vocations, et marqué tout autant l'histoire littéraire et musicale française. 

  • Né en 1935 à Brooklyn, Woody Allen se lance dans le show-business à l'âge de seize ans en rédigeant des gags pour des chroniques dans différents journaux de Broadway, avant d'écrire pour la radio, la télévision, le théâtre, le cinéma et le New Yorker. Il quitte ensuite la solitude du bureau de l'écrivain pour devenir humoriste dans divers clubs, puis le célèbre réalisateur que l'on sait.
    Durant les quelque soixante ans de sa carrière cinématographique, il a écrit et tourné cinquante films dont il est souvent aussi l'acteur principal. Il a reçu de nombreuses récompenses nationales et internationales, et a vu des statues érigées en son honneur (sans jamais d'ailleurs comprendre ce qui lui avait valu pareil hommage), et ses films ont été mis au programme d'écoles et d'universités dans le monde entier.
    Dans Soit dit en passant, Woody Allen parle de ses premiers mariages, l'un avec un amour de jeunesse, le second avec la merveilleusement drôle Louise Lasser, qu'il continue d'adorer. Il décrit aussi son aventure avec Diane Keaton, qui s'est transformée en l'amitié d'une vie entière. Il revient sur ses relations professionnelles et personnelles avec Mia Farrow, qui ont amené à la réalisation d'un certain nombre de grands classiques, avant d'être suivies par une rupture orageuse dont se sont repus les tabloïds. Il confie qu'il a été le premier surpris quand, à cinquante-six ans, il a entamé une amourette avec Soon-Yi Previn, alors âgée de vingt-et-un ans, qui devait conduire à une grande histoire d'amour, passionnée et retentissante, et à un mariage heureux de plus de vingt ans.
    Sur un ton souvent désopilant, d'une honnêteté absolue, plein d'intuitions créatives mais traversé de perplexité, c'est le récit d'une icône américaine qui vous dit tout ce que vous avez toujours voulu savoir sans jamais oser le demander...
     
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marc Amfreville et Antoine Cazé

  • Pour la première fois en trente ans de carrière, IAM n'a pas pris le stylo pour écrire un nouveau titre choc, mais pour signer un livre témoignage.
    Akhenaton, Shurik'n, Kheops, Imhotep et Kephren, les cinq membres du plus célèbre groupe de rap français, prennent le temps de parler de leur univers et des inspirations de leurs textes riches et référencés. Marseille, le rap, le cinéma, le racisme, l'Asie, l'Egypte, ou encore les injustices et l'exclusion : à travers les grands thèmes centraux de sa discographie, le groupe se raconte, se confie, s'explique et s'engage, comme toujours. En quoi sont-ils constitutifs de l'identité d'IAM ? Quel regard portent-ils aujourd'hui sur ces sujets qui traversent leurs morceaux depuis leurs débuts ? En s'appuyant sur les textes des quelques centaines de chansons qu'ils ont signées depuis 1989, les auteurs de L'Ecole du micro d'argent, Demain c'est loin, Je danse le mia ou encore La fin de leur monde se dévoilent comme jamais, quelques mois après la sortie de leur neuvième album, Yasuke.

  • Nu avec Picasso

    Enki Bilal

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    • 10 Juin 2020

    Quelle est cette main inconnue et surpuissante qui attrape Enki Bilal au beau milieu de la nuit et le projette sur un lit de camp ?
    Quel est ce lieu mystérieux et hanté dans lequel il a atterri ?
    Qui sont ces créatures, minotaure, cheval ou humains déformés, que l'artiste rencontre en essayant de trouver son chemin dans ce labyrinthe sombre et inquiétant ?
    Que lui veulent-elles ? Et dans quel état sortira-t-il de cette incroyable nuit ?
    Dans une déambulation hallucinée, Enki Bilal croise tant les personnages de Picasso, ses muses, ses modèles, que le grand maître lui-même et Goya, son idole. Son errance dans les couloirs du Musée Picasso prend la forme d'une rêverie éveillée qui nous fait toucher du doigt l'oeuvre du peintre espagnol d'une façon sensorielle et envoûtante, pour aboutir en épiphanie à la présentation de Guernica, la grande toile du maître.

  • Que sait-on d´Éric Rohmer, sinon qu´il incarne une manière très française et très raffi née de faire du cinéma ? De lui, on connaît quelques titres : Ma nuit chez Maud, L´Amour, l´après midi, Les Nuits de la pleine lune... On sait aussi combien le cinéaste aimait fi lmer de jeunes et jolies femmes, les « rohmériennes », d´Arielle Dombasle à Rosette, de Pascale Ogier à Marie Rivière... On se souvient encore qu´il lança plusieurs acteurs, qui devaient faire leur chemin sans lui : Jean-Claude Brialy, Fabrice Luchini ou Pascal Greggory.Mais sait-on par exemple que l´ensemble de ses vingt-cinq longs métrages ont attiré en France plus de huit millions de spectateurs, et quelques millions d´autres autour du monde ? Sait-on qu´un autre homme, Maurice Schérer, se cachait derrière le pseudonyme d´Éric Rohmer, tant il aimait s´inventer des doubles et masquer son visage derrière ses films ?Voici la première biographie d´Éric Rohmer : puritain et esthète, catholique pratiquant et amoureux de la beauté sous toutes ses formes, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et homme de télévision, citoyen désengagé, nostalgique de l´Ancien Régime - qui aura fi ni par voter écologiste. Un homme riche de ses contradictions, et de l´extraordinaire diversité de ses curiosités artistiques.Nourri d´archives inédites, ce livre dessine le portrait d´un grand metteur en scène qui fut également écrivain, dessinateur, compositeur, producteur et parfois même acteur ! Un véritable homme-orchestre, pour qui le cinéma fut la somme de tous les arts.

  • Ma vie

    Marc Chagall

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    • 5 Février 2003

    Dans Ma vie, le seul livre qu'il ait jamais écrit, Marc Chagall raconte son enfance, sa jeunesse et ses années d'apprentissage jusqu'en 1922.
    Né à Witebsk, la ville qui ne cessera de le hanter (le livre lui est d'ailleurs dédié), il va grandir dans le quartier juif, entre son père qui met des harengs dans la saumure et sa minuscule mère : « Je voudrais dire que c'était quelque part en elle que s'était caché mon talent, que c'est par elle que tout m'a été transmis. » Très tôt, le talent de dessinateur du jeune Chagall devient évident. Il va aller étudier à Moscou, puis en France, revenir à Witebsk et finalement se fixer à Paris avec sa jeune femme Bella et son bébé.
    Ce livre ressemble à ses tableaux. Y passent d'étranges personnages aériens, hors du temps et d'autres, bien concrets, ceux-là, qui nous émeuvent et nous font rire : le rabbin, le grand-père, la petite fiancée, les voisins, les autres peintres avec, en toile de fond, Lénine, Lounatcharski, Trotski... Car la guerre de 14 déchire l'Europe tandis qu'éclate la révolution russe.
    Un ouvrage poétique et tendre, qui échappe au temps.

  • Léonard de Vinci est mort il y a exactement 500 ans. En 2017, un tableau qui lui a été attribué s'est vendu 450 millions de dollars, devenant ainsi la toile la plus chère du monde. C'est l'un des hommes les plus illustres ayant jamais vécu sur cette planète, ceci à cause, diton, de sa capacité surhumaine à se saisir de tous les
    domaines du savoir et de la pratique.
    Mais le « génie » venu de Toscane recèle des mystères, nombreux. Ainsi, comment devient-on courtisan quand on est né illégitime ? Comment devient-on ingénieur militaire quand on a débuté dans les ateliers florentins ? Comment devient-on le « premier peintre, ingénieur et architecte » de François Ier, un des plus puissants rois d'Europe ? À découvrir les audaces de cet homme qui voulait saisir tous les secrets du monde, Pascal Brioist éclaire une « pensée héroïque » qui plane encore sur nous aujourd'hui.

  • Dessins

    Jean Cocteau

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    • 9 Octobre 2013

    « Le trait est ferme, délié.
    La main enchaîne sans hésiter boucles et lignes, angles morts et perspectives tronquées. Elle conduit sans répit ses arabesques et ne quittera la feuille qu'une fois son dessein accompli. Elle a la grâce des funambules et des fi l-de-féristes qui hantent l'imaginaire de Cocteau, depuis ses premières séances de cirque.
    À son meilleur, comme dans ces planches publiées en 1923 et pour la première fois rééditées, Cocteau semble dessiner directement avec l'oeil, seul organe à même de fi xer pour toujours ce qu'il perçoit d'emblée. Le petit ventre de notable d'Auric, boudiné par les boutons de son gilet, les joues poupines de Radiguet, gonfl ées par les céréales laiteuses de l'enfance, s'inscrivent durablement sur notre rétine. Le trait est un rayon laser émis par le troisième oeil d'un poète complet. »C.A. 

  • Kazan Losey

    Ciment-M

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    • 29 Avril 2009

    " Ces entretiens réalisés dans les années 1970 avec deux des plus grands cinéastes américains de leur génération m´ont toujours semblé pouvoir être lus "en miroir" tant les destinées parallèles de ces metteurs en scène offrent des points de convergence et de divergences.

    Kazan et Losey étaient nés la même année, en 1909, de milieux on ne peut plus différents. Leurs origines respectives, la minorité grecque de Turquie et le monde des tapis pour l´un, une vieille famille patricienne et protestante pour l´autre expliquent en partie les choix qu´ils firent à l´époque de la Liste noire, désir d´intégration sociale pour Kazan, affirmation de valeurs de la Constitution pour Losey. Ils firent tous deux des études dans les universités les plus huppées de la côte Est, Yale et Harvard, entrèrent au parti communiste, et remportèrent leurs premiers succès artistiques avec des mises en scène théâtrales dans les années 1930. Leurs premiers films sont marqués par leurs engagements social et politique qui dataient du New Deal avant qu´ils ne s´orientent vers un cinéma qui fait davantage de place aux ambiguïtés et à la complexité de l´âme humaine. Ils se retrouveront ainsi tous deux à collaborer avec Tennessee Williams et Harold Pinter. Kazan signa son dernier grand succès critique, America America, l´année, ou presque, où Losey connaissait sa première consécration internationale avec The Servant. Et bien sûr la ligne de partage fut tracée par la chasse aux sorcières, avec les dénonciations de l´un et l´exil de l´autre en Europe.

    Leurs vies ne se sont plus jamais croisées, sauf lorsque Losey, président du jury à Cannes en 1972, ne fut pas pour rien dans la décision d´écarter du palmarès Les Visiteurs admiré du jury, bien qu´il en trouvât la réalisation remarquable. " Michel Ciment www.franceculture.com www.kiosque.radiofrance.fr

  • Cette petite planète cinématographique est le récit d'une aventure critique de quarante ans, de voyages, de découvertes, de dialogues avec une cinquantaine de réalisateurs : des plus grands (Fellini, Bresson, Cassavetes, Tarkovski) à des débutants prometteurs (Lars von Trier, Peter Greenaway, Jane Campion, Wim Wenders, ou encore Nuri Bilge Ceylan, couronné à Cannes par le Grand Prix du Jury 2003 pour Uzak). Chaque entretien, publié dans sa première version dans la revue Positif, sera précédé d'une introduction à la fois historique et personnelle retraçant les circonstances d'une rencontre et les raisons d'une admiration.
    Nous conviant à une passionnante pérégrination, des Philippines à la Corée, de la Norvège au Portugal, du Brésil à la Géorgie, Michel Ciment voudrait faire comprendre l'extraordinaire foisonnement de la modernité cinématographique qu'il a accompagné depuis les années 1960 comme interlocuteur et témoin. Et nous faire partager son amour du cinéma, dans toute sa diversité.

  • L'éducation musicale, arme contre la délinquance et promesse pour l'avenir ?
    Née il y a 40 ans au Venezuela, cette extraordinaire aventure qu'est le « Sistema » rassemble aujourd'hui un million d'enfants issus des classes populaires ou de bidonvilles. Un orchestre parmi les meilleurs sur la planète en est issu, le Bolívar. Et un chef star de 37 ans, Gustavo Dudamel, fêté à Los Angeles, Madrid ou Paris. Partout, le Sistema fait des émules. À Fukushima, dans les camps de réfugiés en Grèce, en Afghanistan. Autant de réponses aux fl éaux de l'exclusion, du déracinement et de la guerre.
    En France, la Philharmonie de Paris propose une alternative au Sistema, pensée à l'échelle de nos banlieues et de nos campagnes : le projet Démos. Un formidable réseau d'orchestres d'enfants se met en place, ouvrant de nouvelles portes à ceux qui n'y avaient pas accès.
    Par des entretiens exclusifs avec Gustavo Dudamel, en rencontrant élèves et enseignants, Vincent Agrech raconte. À portée de main, des solutions qui font rêver.

  • À l´origine de ce livre ambitieux et personnel, il y a d´abord la rencontre, puis le dialogue jamais interrompu entre le critique Jean-Michel Frodon et le cinéaste Olivier Assayas. Au-delà de leurs conversations, le résultat est une passionnante autobiographie artistique, autant le destin d´un cinéaste à part qu´une réfl exion sans complaisance sur son métier, une plongée au coeur même de la machine à faire du cinéma. Une ronde entre producteurs, actrices, acteurs, glamour et misères, fi nancements et déboires, diffi cultés et victoires, des débuts jusqu´aux Destinées sentimentales, cette adaptation à grand spectacle du roman de Jacques Chardonne qui fera connaître Olivier Assayas du public.
    Né d´une mère aristocrate hongroise déracinée et d´un père juif milanais, scénariste, Olivier Assayas fut d´abord cet adolescent passionné de peinture et de musique, élevé à la campagne parmi les livres, avant de devenir le cinéaste des villes et des révolutions, des solitudes et des jeunes femmes. Essayiste et auteur de films, il est au coeur d´un métissage d´infl uences, d´un tumulte d´époques dont son cinéma rend compte, comme s´il écrivait à la première personne le parcours d´une génération.
    De Mai 68 à une société sans rêves, de la vieille Europe à Hongkong, ce livre-somme intime et ouvert au monde est aussi la marque d´une curiosité intense pour nos vies hâtives.

  • « Les deux extrémismes que sont l'organisation de l'État islamique et le régime de Téhéran se livrent à un jeu de trône mortel », disait le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, dans son discours au Congrès des États-Unis, le 3 mars 2015. Il n'a donc pas hésité, pour convaincre son auditoire, à faire référence de manière explicite à la série culte de HBO, Game of Thrones. Au lendemain du 11 septembre 2011, la géopolitique n'a pas seulement envahi le réel, elle envahit nos imaginaires. Un monde nouveau apparaît, reflété par une nouvelle manière de raconter des histoires à la télévision. Les séries deviennent des références culturelles mais aussi politiques : les scénaristes et réalisateurs de ces séries ne se contentent pas d'analyser froidement la réalité du monde. Ils la sentent et la devinent, par le pouvoir de leur intuition, par la lucidité de leur imagination. De fait, ces scénaristes sont devenus les meilleurs analystes du monde contemporain - et peut-être de notre futur. Que perçoivent-ils de nos sociétés ? La peur. La peur de la chute de la démocratie, avec House of Cards, celle du terrorisme avec Homeland, la peur d'une société paralysée avec Engrenages, celle d'un monde qui disparaît dans Downton Abbey, enfin la peur de la dictature et de la barbarie avec Game of Thrones. Chacune de ces séries fera l'objet d'un chapitre, où seront citées, en écho, d'autres séries au succès comparable. On découvrira le raz-de-marée qu'elles provoquent à travers le monde : de Barack Obama suspendu à chaque saison de Game of Thrones à l'acteur qui jouait Carson, le « butler » de Downton Abbey, assailli par des touristes asiatiques alors qu'il voguait en vacances sur le Mékong... En conclusion, Dominique Moïsi invente le scenario d'une série cherchant à comprendre le monde qui vient. Dans Balance of Power, des agents américains et chinois sont tous à la fois alliés et rivaux face au risque de l'arme nucléaire, nord-coréenne et pakistanaise. Les terroristes vous invitent au prochain épisode...

  • Monroerama

    Françoise-Marie Santucci

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    • 16 Mai 2012

    « C'est l'année Marilyn Monroe. 36 ans de vie, 50 ans de mort, qui seront célébrés, au cours des mois à venir, par des ouvrages, des rééditions, des films, des documentaires. Qu'y a-t-il encore à dire sur elle ? Même si certains livres font autorité, la plupart proposent un regard unidimensionnel sur l'époque et sur cette « MM girl » ainsi qu'on la surnommait. 
    Monroerama ne prétend livrer aucune explication. Si cet ouvrage a une raison d'être, c'est celle de rendre compte de la complexité d'une femme née moins que rien et devenue plus que tout, qui rêvait d'être une star avec une envie si dévorante qu'elle y fut engloutie. 
    Monroerama est un puzzle, un tableau abstrait et coloré où divers contributeurs posent leur touche. Ce dispositif en forme de télescopages me semble le plus à même d'embrasser un tel personnage et de proposer une grille de lecture ultra-contemporaine.
    Ainsi ce livre rassemble-t-il des éléments aussi différents que des interviews de cinéastes, d'un parfumeur ou d'un coloriste ; des listes des maisons où Marilyn a vécu, des jolies robes qu'elle a portées, des plus prestigieuses enchères de ses effets personnels ; des infographies résumant ses liens avec ses amants, ses mentors, ses amis ; des textes d'écrivains qui livrent leur vision de Marilyn ; des essais sur sa voix, sexy et voilée, sur les causes de sa mort ou sur les contrats peu avantageux qui la liaient à la 20th Century Fox... Toutes choses qui tentent de refléter ce que fut la vie de Marilyn Monroe. Aussi sérieuse que futile. Aussi dramatique que légère. 
    En refermant Monroerama, sans doute aurez-vous une vision différente de Marilyn Monroe. » F.-M. S.Conçu et dirigé par Françoise-Marie Santucci, avec Élisabeth Franck-Dumas, Monroerama rassemble entre autres les contributions de Jerome Charyn, Marie Darrieussecq, Olivier Assayas, Maylis de Kerangal, Michel Contat, Ann Scott, Bruce Benderson, Maïwenn, ainsi que celle de l'artiste Douglas Gordon, celle du nouveau président de La Quinzaine des réalisateurs Edouard Waintrop, et celles des journalistes Maïté Turonnet et Sandrine Cabut.

  • « Un jour, cher Maurice, vous avez pensé à moi pour un livre. Un livre particulier. Un livre sur vous mais écrit par moi, où je pourrais tout dire, votre part d´ombre comme de lumière. Vous ne vouliez pas d´une biographie écrite par un nègre. Ni d´un livre d´entretiens ou de mémoires - rien de plus ennuyeux et pontifiant que ces mémoires d´acteur sur leur carrière. La carrière, disiez-vous, ce n´est pas intéressant - c´est la vie qui l´est. Non, ce que vous souhaitiez, c´était un livre avec mon regard, dans lequel je pourrais évoquer tout ce qui m´intéresse, y compris les aspects dérangeants de votre personnalité.  Le cadeau était de taille. Était-il empoisonné ? Nous nous connaissions à peine et vous m´aviez choisi pour mettre à exécution une commande qui n´en était pas une. Une commande spéciale qui réclamait d´être détournée. À quelles fins ? Sans doute, je m´en rendis compte par la suite, afin de créer un lien inédit. Un étrange passage de relais entre vous, comédien rare, à la silhouette et à la voix qui me fascinait depuis tant d´années et qui décidait au soir de sa vie de se livrer, pour se délivrer peut-être. Et moi, inconnu ou presque, qui acceptait d´être ainsi votre confident et votre juge, votre marionnette et votre compagnon de voyage. Le temps d´une traversée. Désert, mer et glacier nous attendaient. Le détachement et la haine de soi en bandoulière. » J. M.

  • Lorsque la Seconde Guerre éclate, Véra est une toute jeune Juive polonaise.
    Elle est envoyée chez les soeurs, d´abord, puis à la campagne, où ses parents imaginent qu´elle a de plus grandes chances de survie. Là, elle apprend la faim, la misère et la cruauté. La femme qui l´héberge lui lance des rats morts au visage, ne lui donne pas à manger. De cette période, elle garde une rage de vivre qui ne s´estompera jamais.

    Après la guerre, elle retrouve ses parents et devient une gosse des rues de Paris, une chef de clan. Elle monte sa bande et fait la loi. À l´école, elle est un cancre qui fait pipi dans des bouteilles et les distribue comme étant de la limonade. Elle fomente des révoltes.

    Son père l´inscrit aux jeunesses communistes. Elle devient une militante convaincue. Puis elle se fait renvoyer parce qu´on la soupçonne d´avoir des moeurs un peu trop légères avec les garçons. C´est sûr, à quatorze ans, elle aime beaucoup aller danser, Véra. Elle rencontre Gaby, qui lui fait découvrir le théâtre et la fait jouer dans sa troupe en 1955. Et Claude Berri. De petits boulots en rôles déterminants, elle devient un pilier incontournable du Milieu.

    Elle travaille avec François Truffaut, devient l´amie de Jacques Demy, produit Maurice Pialat et Claude Sautet... On découvre alors les travers et les lubies de ces grands noms du cinéma, mais aussi la ténacité de Véra, les risques qu´elle a su prendre, les chagrins bouleversants qu´elle a endurés et son immense tendresse pour les gens qu´elle rencontre et décide d´aimer instantanément.

  • L´idée que l´avenir de l´humanité se trouve dans le passé et que la solution aux problèmes du présent est à chercher du côté d´une sagesse venue du fond des âges n´est pas neuve. Chaque époque a connu la tentation du primitivisme. L´incertitude idéologique actuelle lui donne toutefois une vigueur nouvelle. Le regain d´un tourisme mystique cherchant au loin, dans l´absorption ritualisée de substances hallucinogènes, les clés d´un paradis perdu, n´est qu´un aspect de cet attrait des origines. Car le primitivisme, aujourd´hui, prend trois formes : politique, anthropologique, artistique. Jean-Loup Amselle soumet ici chacune d´elles au feu de la critique.
     De la conception du musée du quai Branly à la référence à la « négritude » dans le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar, en passant par la promotion, en Afrique de l´Ouest comme en Amérique du Sud, d´identités et de valeurs ethniques, il montre comment États et hommes d´État font de l´authenticité et de la tradition des arguments ou des instruments de pouvoir. Il dénonce également, chez certains de ses collègues anthropologues, une conception figée des cultures exotiques, voire un fétichisme des savoirs indigènes ; comme s´il fallait renvoyer les « sauvages » hors de l´histoire pour mieux pouvoir juger la pensée occidentale. Il analyse enfin le « processus de purification culturelle de l´autre » à travers une production artistique dont l´exotisme formaté est apte à séduire un public international.
    Cet ouvrage argumenté, engagé, parfois ironique, prend ainsi résolument parti contre les usages contemporains du mythe primitiviste.

  • Novembre 1958. Billie Holiday, l´icône du jazz, débarque en Italie puis en France pour la deuxième fois de sa vie. À quarante- trois ans, cette femme au destin chaotique, minée par l´alcool et la drogue, n´a plus que huit mois à vivre. À Paris, la voici à l´Olympia, et ensuite au Mars Club où elle se livre à l´état brut, tour à tour pathétique et grandiose. Chaque soir, elle s´y produit jusqu´à l´aurore devant quelques dizaines de fidèles, parmi lesquels Sagan, Bardot, Duke Ellington...
    Dans ce livre, construit comme un roman mais nourri uniquement de faits réels, l´auteur reconstitue au jour le jour cet épisode méconnu de la carrière de Billie Holiday. Il se lance sur les traces d´une « Lady Day » indomptable, retrouve des témoins oubliés et plonge le lecteur dans l´atmosphère troublante de la fin des années cinquante.

  • Jean-Luc Godard, Dictionnaire des passions propose d´approcher l´univers du cinéaste de manière originale, ludique, intrigante, inhabituelle. Jean-Luc Douin jalonne la vie et l´oeuvre de Jean-Luc Godard, les épisodes marquants de sa biographie, les thèmes qui lui sont familiers, et les correspondances souterraines qui relient les uns aux autres, au fil de 250 entrées qui déclinent des films (longs ou courts), des collaborateurs, des maîtres littéraires ou cinématographiques, des comédiens, des comédiennes. Mais aussi des obsessions, des options politiques, des credos artistiques, des personnages, des lieux. Comment Godard fait bande à part, comment il parle de l´amour, du sexe, de la guerre, de la mort. Comment il voit la vie en noir, ou en couleurs. Comment il s´habille et comment il déshabille. Que signifient chez lui Mozart ou les Rolling Stones, et pourquoi ces images d´ange, de jardinier, de bagnoles américaines. Pourquoi il aime l´Allemagne et les Indiens. Ou il puise ses citations. Ce qu´il fait des mots, des voix, des accents, des insultes. Godard et le tennis ou le vélo, Godard et la censure. Godard et le ciel, Godard et l´usine, Godard face à l´Histoire, face à la télé, face aux femmes. Ses villes, ses salles de bains. Godard en mosaïque, ses amitiés, ses coups de gueule, ses références. Godard en un kaléidoscope facile à consulter, aisé à décrypter.

    La bible du godardophile. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, sans parvenir à tout savoir.

  • Geoff Andrew o Virginie Apiou o Danielle Attali o Mehmet  Basutçu o Stéphanie Belpêche o Jean-Christophe Berjon o Gautaman Bhaskaran o Fabienne Bradfer o Peter Bradshaw o Henry Chapier o Thierry Chèze o Anupama Chopra o Michel Ciment o Lorenzo Codelli o Jean-Luc Douin o Philippe Dupuy o Samir Farid o Aurélien Ferenczi o Jean-Michel Frodon o Leonardo García Tsao o Ernesto Garratt Viñes o Carlos Gomez o Léonard Haddad o Danièle Heymann o Nick James o Thierry Jousse o Serge Kaganski o Eric Kohn o Jean-Marc Lalanne o Stéphanie Lamome o Jean-Pierre Lavoignat o Fabrice Leclerc o Gérard Lenne o Éric Libiot o Min Liu o Lucien Logette o Jacques Mandelbaum o Paolo Mereghetti o Pascal Mérigeau o Luciano Monteagudo o Jacques Morice o Pierre Murat o Éric Neuhoff o Guillemette Odicino o Andrei Plakhov o Jean-Claude Raspiengeas o Laurent Rigoulet o Kong Rithdee o Philippe Rouyer o Gloria Satta o Nicolas Schaller o Jan Schulz-Ojala o Olivier Séguret o Jean Serroy o Thomas Sotinel o Kenneth Turan o Pierre Vavasseur o Caroline Vié

  • Cyrano, ma vie dans la sienne

    Jacques Weber

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    • 16 Novembre 2011

    « Un homme encore jeune, c´est-à-dire pas tout à fait ; toujours en forme ; souligne-t-on au cas où certains petits détails auraient dit le contraire, soliloque dans un bar, dessine sur une nappe - il est comédien reconnu, un temps même très connu en interprétant le rôle de Cyrano.  Depuis, "à vue de nez", tout va bien, sauf que dans les divers rôles qu´il interprète, sa petite ou la grande histoire qu´il traverse, Cyrano est là, en coulisses, sur scène et dans la vie - après trois cents représentations, au théâtre Mogador en 1983, il le rejouera dans une version intime conçue par sa femme, interprétera De Guiche dans le film légendaire de Jean-Paul Rappeneau puis le mettra en scène avec de jeunes acteurs. Ce n´est pas une maladie qu´il veut soigner, mais une enquête inassouvie jusqu´alors qu´il veut poursuivre... il décide d´"aller plus loin que le bout de son nez".  Cyrano accompagne la mémoire nationale et touche le coeur de chacun. On y aime d´abord le clairon et les pizzicatis des larmes et bien souvent on laisse traîner dans sa tête le désir vague de retrouver la clef d´une énigme apparue si claire le temps de la représentation.  Une enquête, c´est tous les moyens mis à votre disposition, aussi bien ceux de la littérature, du retour sur le lieu du crime, au coeur du texte et des représentations, ADN des hommes et des rôles, mais aussi ceux d´une retraite à la campagne ou en bord de mer où le regard d´une vache, celui d´Éric Tabarly ou d´un poisson mort ouvrent d´autres pistes.  C´est moi le sexagénaire, je m´appelle Jacques Weber, né le 23 août 1949 - origine suisse et belge, identité nationale douteuse mais passable - 1 m 87, 120 kg à ce jour -, j´ai joué aussi Raskolnikov qui demande à l´enquêteur Porphyre : Quel homme êtes-vous donc !? - Un homme comme les autres et vous aussi ! »Jacques Weber

  • À Barletta, ville du sud de l´Italie, un homme fascinant redonne vie à des musiques oubliées. Depuis plus de vingt ans, Francesco Lotoro, pianiste de formation, recherche puis enregistre avec un orchestre local les oeuvres composées plus ou moins clandestinement dans les camps de la Seconde Guerre mondiale. Cet obstiné de 47 ans, aidé de sa femme et d´une poignée d´amis, a archivé plus de 4 000 partitions, parfois inachevées ou parcellaires. Symphonies, opéras, chansons folk, choeurs religieux, mais aussi swings ou musique rom : les artistes emprisonnés n´ont jamais renoncé à leur liberté créatrice, quitte, pour certains, à le payer de leur vie.
    L´auteur propose un livre original et d´une grande richesse sur ce sujet méconnu. Les chapitres sur le Maestro et ses aventures parfois rocambolesques alternent avec ceux consacrés à une quinzaine de musiciens martyrs, de toutes nationalités, de toutes confessions.
    Le lecteur découvre ainsi des personnages d´exception : « Johnny and Jones », duo jazzy du camp hollandais de Westerbork ; le compositeur tchèque Rudolf Karel, dont la dernière oeuvre fut écrite sur du papier hygiénique au moyen d´une écharde noircie de charbon ; le Français Émile Goué, qui dispensa des leçons de solfège à ses camarades de l´Oflag de Nienburg-sur-Weser, le Polonais Jozef Kropinski, qui composa en secret plus de 400 chansons en 1944, caché dans le camp de Buchenwald...
    De Prague à Cracovie, de Rome à Paris, voici une course contre l´oubli, où chaque note sonne comme un défi à l´oppresseur. Un pan entier de l´histoire de la musique, jusqu´ici laissé sous silence, se dévoile au fil des pages et des partitions du Maestro de Barletta.

  • Deuxièmes séances

    Authier-C

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    • 4 Novembre 2009

    Nous sommes de ceux pour qui le cinéma a été plus qu´un passe-temps et même plus qu´une passion. Ce " nous " désigne des êtres pour lesquels la vie en vingt-quatre images seconde est au moins aussi précieuse que la " vraie ". Le cinéma nous a offert des modèles, des coups de feu dans la Sierra, des bains improvisés dans la fontaine de Trevi, des courses-poursuites sur le mont Rushmore, des exploits de samouraïs, des petits déjeuners chez Tiffany... Puis, vient un jour où l´on croit avoir tout vu. On se sent un peu orphelin quand Hitchcock, Welles, Hawks, Wilder, Kurosawa, Fellini, Tati, Huston, Kubrick et les autres n´ont plus d´images inédites à nous offrir. On guette le dernier Scorsese ou le dernier Eastwood. Parfois, Allen ou Tarantino suffisent à notre bonheur.

    Alors il a fallu fréquenter les clandestins, les mal-aimés, les films du " second rayon ", ceux traités en trois lignes dans les journaux du mercredi.
    J´en ai tiré une panoplie cinématographique faite d´oeuvres absentes des palmarès ou des recensions officielles et pourtant produites au coeur de l´industrie hollywoodienne, pour l´essentiel d´entre elles ces vingt dernières années, quelquefois par des cinéastes qui deviendront célèbres comme Michael Mann, Steven Soderbergh ou les frères Coen. Ces films sont nos contemporains, mais à part quelques fanatiques, personne ne les a vus ni aimés.

    Alors, offrez une dernière séance à Duos d´un jour, La Peur au ventre, Susie et les Baker Boys, Terrain d´entente et les autres. Goûtez-les sans préjugés, vous ne le regretterez pas. Et faites passer.

  • « Vers la fin du mois de janvier 2010, peu après la mort d´Éric Rohmer, Claude Chabrol a enfin accepté un projet qu´il reportait d´année en année : se pencher sur sa vie et réfléchir sur lui-même, sur son travail, revenir sur une existence tout entière consacrée à une passion presque exclusive, le cinéma. À quatre-vingts ans, il était temps pour lui de le faire, disait-il, même s´il avait en horreur les dates anniversaires et les chiffres ronds. Ont commencé, pendant un peu plus de six mois, une série de rencontres où ce géant de la Nouvelle Vague, à la modestie légendaire et étrange, a laissé s´ouvrir les tiroirs de son coeur et de sa mémoire pour évoquer pêle-mêle ses films et ses femmes, les polars et la politique, ses maladies d´enfance et ses béatitudes, mais aussi la vieillesse et la mort... Elle approchait sans qu´on le sache. Et la voix s´est tue brusquement quand Claude Chabrol a interrompu nos conversations pour courir vers un destin qui l´a emporté en quinze jours. À toute allure.
    Ainsi ce livre, qui restera une aventure unique, a changé de forme. D´un côté, le cinéaste se raconte, tel qu´il veut qu´on le voie. De l´autre, les siens, de Stéphane Audran à Mathieu Chabrol, son fils musicien, de Cécile Maistre-Chabrol, sa fille et première assistante, à Aurore Chabrol, sa troisième femme qui fut aussi sa script-girl, le dévoilent, tels qu´ils l´ont connu et aimé. Et les deux images s´accolent et se collent en tremblant, pour sculpter les deux visages d´un Chabrol bien plus complexe et secret qu´il ne le laissait paraître.  Pour ces confessions chuchotées, ces souvenirs impressionnistes, rédigés pendant les derniers mois de sa vie, Claude Chabrol a puisé dans ses souvenirs pour la première et la dernière fois, plongeant dans sa vie et ses films qui ne faisaient qu´un. Il parle de tout : de l´argent, des femmes, de l´amour et du sexe, de la jalousie, de la mort, de la politique, de ses bonheurs et de ses déceptions, de sa jeunesse et de sa vieillesse, sur un ton aussi feutré que sincère, où le rire n´est jamais loin, en livrant des clefs sur son cinéma et un éclairage inédit sur sa vie d´homme. » Michel Pascal

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