Littérature générale

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Joumana est le récit du drame intime d'un homme. Comme pour mieux saisir ce je de la confession, le narrateur remonte aux souvenirs de son enfance, une enfance difficile, marquée par les figures autoritaires du père et du grand-père, et la perte trop précoce d'une mère adorée, mais aussi par une forte éducation religieuse chez les jésuites installés dans un Liban encore français. C'est au cours de ses études de droit, que Joseph rencontre Rose, celle qui deviendra sa femme. Avec elle, il partage la même passion pour la culture française. Mais derrière la complicité livresque, l'attrait commun pour cette France, à la fois lointaine et enracinée dans un Liban en pleine mutation, se cache un vide, et rien ne saura combler l'absence de l'amour charnel, la démission du désir, rien excepté l'événement imprévu qui survient dans la vie de Joseph : l'arrivée de la petite Joumana, la nièce de Rose, dont il devient avec Rose le co-tuteur. L'amour de Joseph pour l'enfant que Rose, stérile, n'a jamais pu avoir, finira par dépasser, tragiquement, les frontières de l'amour paternel... Récit d'un amour incestueux, Joumana se déroule dans un pays partagé entre deux mondes : l'Occident et l'Orient, au moment du passage d'un Liban français à un Liban indépendant, où les incertitudes de l'avenir opposent l'optimisme d'une génération nouvelle aux angoisses des tenants du passé.

  • Binz, île de Rügen sur la Baltique, en ex-RDA. Willy Berger et sa femme Edwina tiennent une pension de famille. C'est un grand jour : une cliente s'annonce enfin pour dîner, et peut-être même pour la nuit. Son nom, Hanna Koupalaïtis, intrigue Zbigniew Malik, receveur des postes et ami de la famille. Malik recherche dans ses archives personnelles et découvre qu'Hanna est la petite-fille des anciens propriétaires de la maison. Ceux-ci en ont été expulsés par le gouvernement de la RDA. Hanna revient pour qu'on lui rende ce qu'on lui a pris. En a-t-elle le droit ? A-t-elle le droit de chambouler la vie d'un couple dont tous les souvenirs sont liés à la maison ? Chacun essaiera de la convaincre du contraire.

  • L'aïeul, Markus, nous parle d'outre-tombe pour nous rappeler que nous sommes des morts en sursis. Le père, Mathias, juif polonais immigré, est dentiste autodidacte. Il organise ses rendez-vous de façon à provoquer des rencontres dans sa salle d'attente. Sa femme, Martha, se meurt de la tuberculose. Leur fils, Martin, fabrique des utérus en plastique. Une méditation cruelle sur l'existence. Copyright Electre

  • 5 000 nouveaux produits chaque année dans les supermarchés européens, 9000 aux États-Unis ; 64 000 marques nouvelles en France en 1988, 68 000 dépôts de brevets, etc. La guerre de la nouveauté fait rage dans l'économie des pays riches, elle est devenue une véritable obsession. Des milliers d'hommes et de femmes passent leurs journées à rechercher de nouvelles formes, de nouveaux noms, de nouvelles performances, dans des domaines aussi variés que l'automobile ou les éponges de cuisine, la lessive ou les boissons gazeuses. L'auteur nous emmène dans les coulisses d'un monde qu'il a pratiqué pendant de longues années : services marketing des grandes entreprises, agences de publicité, studios de design, hypermarchés, etc. Dans les groupes de créativité, en manches de chemise, on délire doucement pour libérer en soi l'inspiration. Mais il y a aussi des séances de tests, où l'on fixe une caméra sur la rétine du consommateur-cobaye, d'autres où on le passe au détecteur de mensonge. Les grandes réussites, aussi bien que les échecs spectaculaires de l'innovation, sont racontés (ainsi la faillite retentissante du nouveau Coca-Cola en 1985, ou encore l'échec du yaourt à boire en 1979, devenu succès sept ans plus tard avec une nouvelle présentation). L'auteur va plus loin et, avec un regard aigu doublé d'un goût certain de la provocation, il nous montre qu'aujourd'hui rien n'échappe à la loi de la nouveauté : pas plus la politique que la science, la philosophie et même la religion. Un récit plein de vie, en même temps qu'une remarquable analyse des mentalités d'aujourd'hui.

  • En 1828 se jugea à Grenoble le procès Berthet ; c'est cette affaire qui inspira à Stendhal « Le Rouge et le Noir », publié en 1830. L'affaire Berthet de Jean Prévost parut en feuilleton dans « Paris Soir » en 1942. Devenu célèbre à vingt-neuf ans avec un roman qui connut un énorme succès, « Les Frères Bouquinquant », Jean Prévost à quarante-trois ans tombait sous les balles allemandes dans la maquis du Vercors. C'est donc la première fois que « L'affaire Berthet » paraît en librairie. Voici ce que fut réellement l'affaire Berthet : un forgeron des environs de Grenoble malmène son enfant qui a peur des étincelles. Un curé, qui s'intéresse au petit, le pousse à étudier. Antonin fait ses études au séminaire et parvient à échapper à son milieu d'origine. Il entre comme précepteur chez des aristocrates. Antonin Berthet devient l'amant de la mère de son élève. Le mari le met à la porte. Antonin s'arrache à cet amour et va former un autre élève dans une famille plus puissante. Là encore se trouve une femme, le modèle de Mathilde de la Mole, l'adolescente, soeur du petit garçon. Antonin est soupçonné d'avoir une aventure avec Mathilde. Il est de nouveau chassé. Selon les minutes du procès, Antonin rencontrera son ancienne maîtresse dans une église. Il s'est acheté un revolver chez l'armurier : il tire. Elle s'écroule. Antonin Berthet, condamné à mort, sera exécuté. Deux ans plus tard, une amie de cette femme, qui a survécu à sa blessure, lui offrira un livre en maroquin : « On dit qu'il s'agit de ton histoire avec le petit Berthet... ». Le roman s'appelait « Le Rouge et le Noir ».

  • On peut, avec raison, douter de la place prépondérante des Français dans l'ordre des choses. Ils ont tous les défauts : mesquin, envieux, calculateur, mégalo, philosophe de comptoir, séducteur désespéré... Ils vivent par correspondance, jouissent à crédit, sur-consomment pour jeter ensuite. Ce sont eux, nous, les Français, que Franck Maubert dans son Petit Guide à l'usage de ceux qui s'intéressent encore à leurs contemporains a saisis sur le vif. Toujours drôles, lucides et parfois cruels, ces douze portraits annoncent le retour en force du mauvais esprit. À travers les codes, les modes, les tics, les névroses et les destins tordus de ces caractères, vous reconnaîtrez avec délectation votre voisin d'en face, votre beau-frère, votre banquier, ou... une part de vous-même. Après La Bruyère et Reiser, la satire sociale prend un coup de jeune.

  • Avril 1940, Hitler envoie la flotte de guerre allemande conquérir la Norvège pacifiste et pratiquement désarmée. En quelques heures, le pays doit être occupé, la capitale prise et le roi Haakon capturé. Mais, dans le fjord d'Oslo, se trouve une vieille forteresse, Oscarsborg, assoupie depuis un siècle et demi dans l'attente d'un agresseur qui ne s'est jamais présenté. Son commandant, le colonel Eriksen, ne dispose que d'une centaine d'hommes, de deux canons et de quelques batteries. Que peut-il faire, face à une escadre réputée invincible, transportant des milliers de soldats et de marins galvanisés par leur Führer ? C'est pourtant Eriksen qui prendra l'audacieuse initiative qui changera la face de la guerre, en permettant au roi Haakon d'échapper aux nazis et de commencer à organiser la résistance. Eriksen le Viking, en qui s'incarnera tout un peuple. D'un fait réel, mais peu connu, Henri Queffélec a tiré non un simple récit de guerre, mais un vrai et grand roman sur la Norvège à un moment critique de son histoire. Une saga où s'affrontent les armes, David et Goliath, mais aussi les hommes avec leurs doutes, leurs angoisses, leurs amours. Une oeuvre qui allie la force dramatique du romancier, le souffle du poète et l'ironie du philosophe.

  • Une petite fille de douze ans voyage seule, avec sa mère, sur la Côte atlantique. La jeune veuve cherche un nouveau mari, sous le regard sévère et attentif de l'enfant. Le récit, rédigé à la première personne, laisse entendre la voix de la fillette, qui observe le manège, les illusions et les désillusions de sa mère, proie idéale des hommes qui se succèdent auprès d'elle. Mais l'essentiel du livre est ailleurs : il concerne l'amour inclassable, inédit, très violent, de l'enfant pour un homme, livreur, père de famille, rencontré au bord de l'océan, au cours de ses promenades solitaires. La passion qui va unir l'adulte et l'enfant n'est pas d'ordre sexuel. C'est une passion que rien ne pouvait prévoir, et que rien ne peut définir. Elle n'aura d'autres limites que celles qu'impose le regard des autres.

  • Sur le mont des Esclaves, deux adolescents rêvent ensemble. Tous deux pratiquent, avec un même bonheur, l'art de jouer avec les mots et leurs illusions, mais à l'heure des engagements de l'âge adulte, Yamou choisira la voie de la poésie et de la révolte, tandis que Nayel se laissera prendre au piège de ses mensonges et aux fastes du pouvoir. Mensonges, en effet, que l'histoire de son enfance et de sa mère transformée en servante, mensonges que son amitié pour le fils du Pacha, ou que sa fuite pour Talouet... L'écriture sera-t-elle sa dernière pirouette ou, au contraire, sa seule chance de retrouver la vérité ? Dans ce roman à la fois poétique et philosophique, Mahi Binebine s'interroge sur la force et les dangers de la parole. Il renoue avec l'inspiration de ses premiers récits, en évoquant la misère et la candeur des petites gens, l'injustice de la société marocaine du milieu du siècle, et les déchirements qu'elle provoque.

  • Maintenant, je voudrais aller en Arctique. - En Arctique ? - Oui, près du pôle Nord. - Le pôle Nord ? C'est loin. - En bateau à moteur, rien de plus facile. Je remonte la Meuse jusqu'à la mer du Nord. Ensuite, je longe la côte est du Royaume-Uni, je passe les îles Orcade au nord de l'Écosse, Shetland puis, à mi-parcours entre Shetland et l'Islande, j'arrive au Feroé. Je regarde le cercle polaire et là, sur ce petit bout de terre au milieu de l'océan glacé, je me dis : Ici, la nuit ressemble à un battement de cils ; ici, il n'y a plus d'avant, plus d'après et les anniversaires sont impossibles à fêter. Les jeunes ressemblent aux vieux, les vieux aux jeunes. Les morts ressemblent aux vivants et les vivants aux morts. Au terme d'une vie sans bonheur, Angèle rencontre un ouvrier plus jeune qu'elle. Il a tout juste le temps de lui confier son rêve d'un dernier voyage avant de mourir. C'est ce rêve, simple et merveilleux, que la vieille femme va accomplir pour lui, entreprenant, de péniche en cargo, une véritable promenade avec l'amour et la mort. Dans ce deuxième roman, grave, poétique, dépouillé, Olivier Charneux poursuit une oeuvre singulière où les êtres se rencontrent et s'aiment, loin de toute convention, chacun révélant à l'autre sa part essentielle d'humanité.

  • Qui est Diego Vargas ? Que veut-il exactement, ce libertador, entouré des sept compagnons du cercle sacré ? A peine réchappés d'une attaque meurtrière de militaires colombiens en Amazonie, ils vont se disperser dans les cinq continents pour opérer la plus incroyable révolution qu'ait connue l'histoire de l'humanité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • A 57 ans, le Shah d'Iran a parcouru un long chemin : 35 ans d'un règne semé d'embûches, une vie digne des romans de cape et d'épée, son pays passant presque sans transition du Moyen-Age à l'ère nucléaire... La certitude d'être investi de droit divin, la conscience d'être l'un des maîtres du monde d'aujourd'hui et de demain, commandent et expliquent l'action du Shah. Passé au premier rang de la scène internationale par le boom pétrolier mais soucieux des contradictions et des pièges du monde moderne, il se prête ici - hors de toute complaisance et sans restriction de temps ni de sujets - aux questions très directes d'un journaliste et révèle les clefs de sa pensée politique et les ressorts de son action.

  • A travers des pièces inédites, des textes-programmes, des essais et documents, « Théâtre Ouvert », en suscitant un théâtre de création, se propose de participer au théâtre de notre temps, un théâtre qui dérange en refusant l'acquis. « En r`venant d'I'Expo ». 1900 : l'Exposition Universelle, le Père Peinard, le Caf'Conc', les noces de l'Industrie et des Empires coloniaux, le syndicalisme d'action directe, les « Forces de la Joie et de la Chanson ». 1914 : la guerre « fraîche et joyeuse » l'Union Sacrée. Pourquoi ? Comment ? Faisant resurgir les éléments enfouis de la mémoire collective, sans pour autant rouvrir un procès, la pièce utilise les meilleures techniques du récit cinématographique, permettant ainsi au spectateur de s'immerger dans cette « Belle Époque » qui se trouve, en fait, pour nous, à des années-lumière de distance historique. Chansons, discours de tribuns, propos de cafés ou invectives de réunions syndicales, tout concourt, à travers l'histoire d'une famille de comiques-troupiers, à faire sortir de l'oubli l'enfance d'une nation - la nôtre.

  • Los Angeles s'appelle familièrement L.A. Deuxième ville des États-Unis après New York ; de vingt mille habitants il y a un siècle, cette ville champignon est aujourd'hui une agglomération avoisinant les quatorze millions. Mégapolis s'étendant sur une centaine de kilomètres, cité la plus cosmopolite du monde (elle compte 55 pour cent de « non-Blancs ») et préfigure, à cet égard, le destin des grandes villes de l'hémisphère nord. Tous les changements y sont plus rapides qu'ailleurs. Désormais pôle culturel, sa modernité hétéroclite demande à être apprivoisée car elle demeure la ville la plus étrangère du monde pour la plupart des visiteurs. Los Angeles est à la fois un mythe en formation et un défi.

  • L'amour et la mort. Le sexe et le sang. Des mots qui, depuis toujours, hantent l'imaginaire de nos civilisations, et que l'irruption de cette épidémie majeure qu'est le sida relie avec une particulière violence, autorisant tous les déferlements fantasmatiques. Si, dans ce livre, Willy Rozenbaum retrace les différentes étapes de la découverte de la maladie et de ses traitements, puis analyse leurs possibles évolutions dans les années à venir, ce n'est pas seulement pour faire le point sur l'actualité et le futur de la pandémie. Son propos est tout autant d'interroger les comportements qui, dans cette terrible confrontation, révèlent les obsessions comme les contradictions de notre société et de ses politiques de santé. Que signifient nos illusions têtues sur une puissance illimitée de la médecine et de la science ? Quelle perversion du sens moral nous conduit-elle à chercher partout des « coupables » qui nous exonéreraient de toute responsabilité ? Pourquoi sommes-nous à ce point incapables de parler de plaisir - fût-il « à risque » -, invalidant ainsi nos discours sur la prévention ? Parce qu'il n'élude aucune question, de l'« affaire du sang contaminé » au difficile problème de la réalisation d'un vaccin, encore bien aléatoire, mais aussi parce qu'il se refuse aux simplifications du « tout ou rien » - guérir totalement ou abandonner -, ce livre lucide plaide pour l'essentiel. C'est-à-dire, avec les limites et les grandeurs de l'humaine condition, pour la vie.

  • Le roman-journal Le sursis n'est pas pour les chiens est le troisième et dernier de la trilogie ouverte par Le journal d'un salaud et poursuivie par La culbute. Comme chacun de ces deux livres, il a dans le même temps son unité autonome et il se lit isolément. Le personnage principal des trois romans, celui qui tient le journal, est le même, seulement il est saisi à des périodes bien différentes de sa vie et de l'histoire de France. Georges Renaut, qui ayant achevé ses années de prison vit à Paris sous un pseudonyme, a pris de l'âge. Confronté aux « événements » d'un Mai 68 que, dans sa haine de toute société, il a senti approcher avec fièvre, il réagit d'abord selon ses anciens démons : il s'efforce d'ajouter au désordre et de pervertir ceux qu'il touche. Mais les rouages sont brisés. Deux jeunes filles, une qui joue les rouées, une autre qui est sagesse et pitié, provoquent chacune à sa manière une crise de conscience. Un dégoût survient. L'idée de la transcendance hante le personnage. Une course de vitesse s'engage entre les forces qui le poussent à se détruire et celles qui l'inclinent à s'accepter et à se renouveler. Le livre s'achève sur un point d'interrogation. Georges Renaut a décidé de se tuer, mais l'on ignore s'il a exécuté son dessein ou s'il court encore. Le monde continue. La lutte avec l'ange reprend.

  • Que pense une jeune femme moderne « avant de dire oui » ? Qu'attend-elle de « lui » - et d'elle-même ? Ce petit livre n'est en rien un « essai », mais il trace, sous une forme mi sérieuse, mi amusée, le croquis du couple modèle de cette fin de siècle. Aphorismes balisant les espoirs et les inquiétudes, courts récits de ce qui se produit quand, « un jour », surviennent le premier désaccord, le premier désir de solitude. Avec listes de mariage idéales, mini dictionnaire pour les jours à venir et pages blanches pour les improvisations personnelles...

  • Dans un petit pays d'Amérique Latine, trois mercenaires, trois terroristes professionnels au travail : Hugo, l'esthète du meurtre, Wladimir, le Mongol silencieux, et le narrateur - le « salaud »... Ils tuent et ils font tuer, puisqu'ils sont là pour çà et qu'ils ont le sens et le goût du travail bien fait. Mais leur vérité est peut-être moins simple. Elle est peut-être ailleurs. Sur ce thème dont la cruauté est encore renforcée par une écriture où le lyrisme jaillit de la violence, un jeune romancier français affirme l'originalité et la puissance de son tempérament.

  • Depuis septembre dernier, des voix inaccoutumées se font entendre sur Europe N° 1 : celles des enfants et des adolescents de 8 à 17 ans qu'on a jamais l'habitude d'écouter. En général sur les ondes ce sont les adultes qui parlent pour eux, mineurs de 18 ans à qui la loi en France ne reconnaît aucun droit, surtout pas le droit de parler. Sur Europe un éducateur, Bertrand Boulin, et deux journalistes, Jean-Michel Desjeunes et Philippe Alfonsi leur ont donné pour la première fois la possibilité de s'exprimer librement sur tous les sujets sur lesquels on parlait à leur place : la famille, l'école, la sexualité, la drogue, le divorce des parents, les fugues, etc. Et ils ont parlé et quand les enfants parlent ça fait du bruit. Les uns ont crié leur désespoir, les autres ont raconté leurs expériences et leurs joies. Et l'on s'est aperçu que les enfants avaient quelque chose à dire, quelque chose à nous dire, chose inouïe dans une société où l'on parle si souvent de l'enfance pour mieux l'ignorer et en étouffer l'esprit. Et l'on s'est aperçu que les enfants sont soumis à l'autorité absolue de leurs parents, professeurs, juges, qu'on les dit irresponsables (mais à partir de 13 ans ils sont pénalement responsables, contradiction de la loi !), qu'ils sont ballotés entre les parents en cas de divorce, placés contre leur gré, etc. Ces milliers de témoignages ont donné l'idée aux réalisateurs de l'émission de rédiger un projet de Charte des Enfants et de le soumettre aux autorités administratives, aux législateurs. Ce livre est fait de trois parties : 1° les témoignages les plus significatifs d'enfants et d'adolescents (et aussi d'adultes et d'éducateurs), parole étrange, bouleversante, incroyable. 2° le projet de Charte des Enfants. 3° et une réflexion des auteurs et en particulier de Bertrand Boulin sur l'ennui et le désespoir des enfants, qui ne comprennent plus la signification de leur vie et adoptent des conduites marginales. Un document original, à méditer et qui ne peut laisser aucun adulte indifférent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • De quelle nature est le lien intime qui lie depuis toujours et à jamais Fabrizio et Letizia, qui fait de Letizia l'ombre de Fabrizio et de Fabrizio l'ombre de Letizia, qui leur donne le même souffle, la même respiration. Lezitia quitte-t-elle Fabrizio pour suivre Ramon, son époux, au Mexique - voici Fabrizio qui devient un véritable zombi sans âme. Letizia elle-même ne tarde guère à subir le même sort. Si bien qu'elle abandonne Ramon et ne retrouve son âme qu'en retrouvant Fabrizio, accouru à son secours. Alors commence pour ces deux êtres qui n'en font qu'un, un voyage riche en voluptés périlleuses, à travers une Amérique Latine enchanteresse. Voyage qui les mènera jusqu'au seuil de quelles expériences, de quelles contrées interdites, à la recherche de leur véritable identité ? Écrit directement en français, le roman de Carlo Coccioli est d'une audace singulière. Il illustre sans hypocrisie, mais avec une sensualité et un lyrisme brûlants le vieux mythe de l'androgyne qu'il renouvelle magnifiquement. Le lecteur retrouvera dans ce livre le grand talent de romancier de l'auteur de Fabrizio Luppo, Le Ciel et la Terre, Manuel le Mexicain, etc.

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