Sciences économiques

  • Jusqu'au bout Carlos Ghosn aura été le maître de son destin exceptionnel.
    Né au Brésil de parents libanais, éduqué en France, patron incontesté de l'alliance Renault-Nissan, célébré partout, il incarnait depuis vingt ans la mondialisation. La réussite. Le 19 novembre 2018, ceux qui l'adulaient l'ont jeté en prison devant les caméras du monde entier. Craignant un procès à l'issue écrite d'avance, il s'est finalement arraché à ses gardes.
    Complot politico-économique ou hold-up en col blanc ? Les deux, peut-être. Les auteurs ont remonté le cours de sa vie, de son enfance hantée par un terrible secret à sa cellule de Tokyo. Ils ont rencontré les personnages de son histoire, copains de classe, soutiens loyaux, ennemis jurés et relations d'affaires, et décrivent la métamorphose d'un homme adulé puis conspué, public mais inconnu.

  • On oppose volontiers Max Weber à Karl Marx. Certes, le grand sociologue allemand était un libéral, hostile au communisme. Mais c´était aussi, nous rappelle Michael Löwy, textes à l´appui, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit qui enferme l´humanité moderne dans un système implacable.  Relisant la célèbre étude sur les « affinités électives » entre l´éthique protestante et l´esprit du capitalisme, Michael Löwy prolonge l´analyse. Il explore ainsi les « affinités négatives » entre l´éthique catholique et l´esprit du capitalisme et en retrouve la trace dans divers courants catholiques de gauche en Europe comme dans la théologie de la liberté en Amérique latine aujourd´hui. Il suit également les autres filiations anticapitalistes du sociologue de Heidelberg. D´une part celle du marxisme wébérien qui va de Georg Lukàcs à Maurice Merleau-Ponty, en passant par les premiers théoriciens de l´École de Francfort. D´autre part, celle d´un courant socialiste/romantique, essentiellement promu par des auteurs juifs allemands de la République de Weimar, tels Ernst Bloch ou Walter Benjamin.  Cette postérité, Michaël Löwy, qui est à la fois un wébérien érudit et un marxiste engagé, l´incarne à sa manière. Et il entend montrer combien le courant critique du marxisme wébérien reste d´actualité alors que la toute puissance des marchés emprisonne, plus que jamais, les peuples dans la cage d´acier du calcul égoïste.

  • Une parole peut abattre un mur. Jean-Paul II le savait, lui qui contribua à faire tomber le mur de Berlin, et sombrer le communisme. Le pape François, révolutionnaire à sa manière, et bien décidé à se mêler des affaires du monde, fera-t-il tomber le mur de l'argent ? N'a-t-il pas exhorté à ce qu'on sauve les « exclus » de l'économie, considérés aujourd'hui comme « des déchets, des restes » ? Alors, paroles pieuses, et sans effets ? Édouard Tétreau est un expert financier, mais aussi un homme de conviction et de foi. Dans ce livre iconoclaste et généreux, des coulisses du Vatican aux lobbies de Washington, l'auteur démontre avec sa virtuosité coutumière que l'économie mondiale est dominée par deux forces inhumaines et sans frontières : la finance et les nouvelles technologies. Un Veau d'or à deux têtes qu'il nous faudrait abattre, ou soumettre. Au-delà des idéologies, au-delà du mur de l'argent, au-delà de la prochaine crise financière mondiale, remettre l'homme au centre.

  • L'auteur raconte et analyse les mutations qui secouent les marchés financiers et le gouvernement des entreprises. Il explique comment le pouvoir du capital est entre les mains des actionnaires et comment ces derniers posent leurs exigences financières, sociales et environnementales.

  • Six ans après la crise financière provoquée par les banques, vous vous débattez encore avec la perte du pouvoir d´achat, le chômage et le spectre de la récession, mais vous ne leur en voulez pas.
    Les banques prélèvent chaque année sur vos comptes, automatiquement, sans votre autorisation, des centaines d´euros de frais injustifiés, mais vous ne réagissez pas.Alors que vous êtes 40 % à avoir déjà trompé votre conjoint, même s´il vous est fidèle, vous êtes 92 % à rester fidèles à votre banque, même si elle vous trompe.Il est temps de vous réveiller !
    Et d´économiser de l´argent.
    Beaucoup d´argent.M. F.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pauvres banquiers ! Ils nous ont expliqué que nous leur coûtions vraiment très cher, trop cher. Seize milliards de francs par an, rien que pour nos chèques. Ils voulaient donc nous les faire payer. Nos chèques leur coûtent cher, c'est vrai. Mais l'argent que nous déposons sur nos comptes leur rapporte infiniment plus. Nos pauvres banquiers étaient mal placés pour se plaindre. Face aux oppositions des consommateurs et du ministre des Finances, ils ont dû renoncer... pour le moment. Derrière l'affaire avortée du chèque payant, toute la réalité de la banque française se profile. Une réalité pas toujours brillante, faite de services insuffisants, de gestion hasardeuse, d'arbitraire. Nous possédons l'un des systèmes bancaires les plus sclérosés et les plus inertes qui soient. Un système condamné à dépérir... à moins qu'il ne se transforme. Les privatisations, la concurrence étrangère de plus en plus agressive, des consommateurs avertis et exigeants, vont entraîner de profonds bouleversements. Derrière les façades opulentes, l'édifice se lézarde et bascule. Que sera-t-il demain ?

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Des grands moulins érigés en bord de Seine aux montagnes rouges du nickel de Nouvelle-Calédonie, des appartements de Gabrielle Chanel à l'épaisse forêt de Malaisie, Éric Fottorino fait revivre les lieux et les acteurs de l'aventure industrielle française : les frères Michelin qui ont « roulé sur l'air », les frères Pereire, aux accents saint-simoniens, rêveurs de paquebots, Pierre-Georges Latécoère et ses ailes d'albatros, Armand Peugeot qui préféra l'automobile aux crinolines familiales. On découvre au fil des pages la passion et la patience, le labeur et le luxe, les fulgurances du génie et la pesanteur des jours, le succès au prix du doute, de la mort parfois. On découvre aussi les affinités du capitalisme français avec les milieux littéraires et artistiques. Grand reporter au journal Le Monde, Éric Fottorino donne à chacune de ces aventures sa dimension épique et romanesque.

  • On aurait tort d'oublier trop rapidement les événements de l'hiver 1995. Ils déterminent les actions politique, sociale et économique de demain. Encore faut-il analyser et interpréter cette colère prévisible qui a semblé surprendre les élites de notre pays. Derrière les revendications les plus explicites, au-delà de la défense des avantages acquis, à travers le soutien d'une grande partie de la population, et une exceptionnelle mobilisation régionale, il nous faut aujourd'hui percevoir une profonde lassitude et de nouvelles exigences. S'ils ne s'abandonnent pas à un fatalisme mondialiste, les décideurs (syndicalistes, politiques, chefs d'entreprise) peuvent trouver dans cette analyse les instruments décisifs pour leurs actions à venir. Ils peuvent désormais, ou s'enferrer dans des attitudes vaines et crispées, ou saisir les chances qui s'offrent à eux, en apprenant à écouter et à négocier. Écrit par deux sociologues, cet essai expose le nouveau type de relations sociales dont la France a aujourd'hui grand besoin.

  • De quoi fossile est-il le nom ? D'une source d'énergie, d'une civilisation, d'un modèle économique ou d'un système de valeurs ? Les énergies fossiles ont doté les hommes de pouvoirs extraordinaires. En moins d'un siècle, le monde a été totalement transformé jusqu'au coin le plus obscur de la planète. Parmi les énergies fossiles, le pétrole a été le maître de tous les arbitrages géopolitiques, économiques et financiers, au point de créer une nouvelle civilisation : la civilisation fossile, dominée par une nouvelle race de seigneurs. Ces grands pouvoirs ont-ils été accompagnés de grandes responsabilités, à la mesure de la puissance exercée ? Non.À la lecture de l'histoire économique et politique du xxe siècle, ces seigneurs de l'âge fossile, représentants d'une aristocratie industrielle et financière mondialisée, ont pris en otage le capitalisme d'Adam Smith et semblent avoir rompu définitivement avec les valeurs d'humanisme et d'éthique. Changement climatique, épuisement annoncé des ressources...Les signaux passent au rouge. Cette civilisation est entrée dans un crépuscule, un long crépuscule flamboyant dans lequel ces élites confites dans leur toute puissance tentent encore de réanimer la flamme, celle d'une croissance éternelle. Quel paradoxe : eux qui ont tant contribué à l'accélération de l'histoire humaine, prenant des risques inconsidérés, sont aujourd'hui à la tête des forces conservatrices uniquement focalisées sur la préservation de leur rente. Et ils sont incapables d'inventer un nouveau récit face à la menace du changement climatique.  Comment dès lors lutter contre ces forces adverses et faire émerger une conception nouvelle du bien commun, un nouveau modèle de civilisation post fossile ?

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