Vie pratique & Loisirs

  • Qu'elle soit smart ou knowledge, la ville du futur avec ses atouts et ses promesses est déjà là. Caractérisée par l'innovation écologique et urbaine, elle a comme finalité le bien-être commun. Le concept de ville éco-soutenable se fait route. Une ville que nous construisons progressivement en transformant nos espaces, nos pratiques et nos représentations, et en innovant dans de domaines aussi variés que les transports, les mobilités, l'énergie, le cadre bâti, l'environnement, le patrimoine urbain, etc. Les articles publiés dans cet ouvrage, issus du Séminaire International de Recherche, IDEX SUPER de Sorbonne Universités, coordonné par Patrizia Ingallina, proposent une approche transversale et internationale de toutes ces thématiques. Le principe d'innovation écologique y apparaît en filigrane. La préface de Sébastien Maire interroge la notion de résilience. Les postfaces de Klaus Kunzmann sur la smart city et de Francisco Javier Carrillo, sur les marchés de la connaissance, clôturent l'ouvrage.

  • Historiens, archivistes, économistes, spécialistes en sciences de l'éducation ou en langues et cultures étrangères décomposent ici, dans toute leur épaisseur, les étapes de la prise de décision et ses modalités d'application à différentes époques et dans des contextes géographiques et politiques variés. Ils remettent en cause deux présupposés communément admis : la rationalité de la décision et sa linéarité. Avant la prise de décision apparaissent des stratégies, des méthodes, des débats parfois vifs, qui rendent visibles à l'historien les différents acteurs exerçant des fonctions d'administration, d'encadrement, ou étant accueillis dans les structures éducatives d'une part, et les enjeux, souvent divergents, des parties en présence d'autre part. Au final, la norme adoptée n'est pas obligatoirement appliquée de façon stricte : la mise en pratique peut diverger de l'intention initiale et des compromis émerger à l'échelle locale ou nationale en fonction d'une hiérarchisation des priorités.

  • L'économie de la connaissance et de la créativité représente un enjeu majeur pour les villes européennes marquées par la révolution industrielle et les mutations du xxe siècle. Comment Lille Métropole, laboratoire du renouveau urbain, relève-t-elle ce défi ? De la bifurcation métropolitaine des années 1990 à la capitale européenne de la culture en 2004, toute une série de projets urbains ont métamorphosé l'agglomération lilloise. Comment transformer l'essai pour répondre aux nouvelles exigences d'une économie de la connaissance qui articule désormais innovation technologique, culture et créativité ? De nouveaux lieux (learning centres, FabLabs, friches artistiques...) favorisent la rencontre entre des milieux intellectuels et sociaux différents. De nouveaux liens se créent autour de projets artistiques, économiques ou universitaires. La métropole créative qui émerge de ces expériences parvient-elle à articuler les enjeux de compétitivité, du vivre ensemble et de l'équité territoriale ?

  • Après avoir considéré les forêts comme une source de matière première quasi inépuisable pendant des décennies, le Canada s'est lancé dans une approche durable au début des années 1990. Ce changement de cap a de quoi surprendre. Voilà que soudainement un des pays phares d'une vision très industrielle des forêts, s'érige en bon élève voire en pionnier d'une politique forestière qui s'inscrit en total contrepoint de ce qui s'y est fait jusqu'alors. Une optique durable qui supplanterait l'horreur boréale en quelque sorte. Rallions-nous à l'évidence. Une telle réorientation ne va pas sans mal tant les intérêts économiques en jeu sont présents. En dépit de cette réalité très prégnante, les autorités fédérales se sont engagées dans toute une série de mesures pour promouvoir le développement durable. En cherchant à comprendre comment cela est possible, nous en arrivons à mettre en évidence le rôle d'un socio système très dense et complexe qui s'est profondément renouvelé depuis plus d'une trentaine d'années. Se déployant du local au global, ces groupes d'acteurs forgent un véritable construit social autour des forêts sans lequel le développement durable serait vraisemblablement impossible. Autrement dit cette nouvelle politique forestière telle qu'elle existe au Canada est d'abord et avant tout reflet de ce que le socio système en fait.

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