Entreprise, économie & droit

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    Comment affronter en couple un intrus nommé Parkinson?
    " Ca devient quoi, l'amour, quand l'un des amants tombe malade ? D'un mal incurable dont on ne peut espérer - au mieux - qu'une évolution lente ? Qui est le mieux placé pour répondre à cette question ? Les neurologues, les chercheurs, les psychologues ? Ou, simplement, toi et moi ?
    Sommes-nous encore en mesure de dialoguer, comme si nous étions simplement un couple de gens qui s'aiment ? On croyait, en commençant ce livre, à l'alchimie amoureuse qui transformerait le désir en courage, nos serments en vertu, la peur en espoir.
    Puis la catastrophe est arrivée : en mars 2020 le monde entier est tombé malade. Plus d'amour, partant plus de joie dit La Fontaine à propos de la peste. Devons-nous, enfermés, nous résigner à vivre dans un monde sans amour ? Le monde est-il tombé malade de son manque d'amour ? "
    Malgré la maladie de Catherine, malgré l'épidémie de Covid-19, Catherine Laborde et Thomas Stern ont décidé de renouer avec le dialogue amoureux qui fonde leur histoire.
    Dans un duo femme-mari et malade-aidant, ils racontent ce que devient l'existence quand une épée de Damoclès pèse sur les épaules, la manière dont on l'affronte, les états d'âme, les colères, les peurs aussi, les attentions, les tendresses, le quotidien qui n'est plus simple mais totalement chamboulé.
    Et nous livrent un précieux témoignage sur cette évidence : l'humanité n'existe que par l'espoir et l'espoir par l'amour.

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    Le 7 janvier 2015 explose tout en miettes.
    " Ce soir là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d'une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l'oeil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection... Il me demande de le retourner. Il l'a signé au feutre.
    Il me dit : " Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps. " C'était quelques jours avant l'attentat.
    Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Mamma à la tête d'une petite tribu recomposée et pas mal de chats.
    Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d'une vie fracassée, d'une vie qui n'est plus pareille mais d'une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie Tignous.
    Le récit narre peu à peu les coulisses largement inconnues du grand public de l'attentat et de l'après, et une lente reconstruction des proches.

  • Bouvard : 90 ans de portraits crachésPresque un demi siècle après
    Un oursin dans le caviar, Philippe Bouvard donne avec
    Des grumeaux dans la passoire une suite à ce qui fut le best-seller de l'année 1973. (Eh oui, déjà !)
    Une cascade de souvenirs souvent indiscrets et une galerie de portraits hauts en couleurs : Les présidents de Vincent Auriol à Emmanuel Macron ; les stars de Bardot à Delon ; les génies de Salvador Dali à Marcel Pagnol; les vedettes de l'audiovisuel de Léon Zitrone à Stéphane Bern. Chemin faisant, l'auteur égraine des anecdotes plus personnelles : sa traque par Mesrine, son contrôle fiscal après un déjeuner chez Giscard, les découvertes du " Théâtre de Bouvard " et le succès pendant 37 ans des " Grosses Têtes ".
    A 90 ans, l'ex-petit garçon de course du
    Figaro devenu un temps directeur de
    France Soir n'a rien oublié des rencontres providentielles offertes par un métier qui le passionne toujours. Bref, une existence hors du commun d'un fils de petit commerçant, ne possédant pas d'autres diplômes que le certificat d'études primaires, admis à titre de témoin parmi les grands de ce monde.

  • Papa

    Clemence Rochefort

    Que reste-t-il lorsque son père disparait ?Une amie qui n'avait jamais rencontré mon père m'a dit un jour, en parlant de lui : " Il aurait pu donner tout ce qu'il n'avait pas. " Elle avait raison. Il est rare, je trouve, qu'un personnage public soit en total adéquation avec la personne que l'on découvre dans la vie privée. J'ai donc écrit ce livre pour rendre autre chose qu'un hommage à mon père. Pour raconter des anecdotes, décrire sa sincérité sans calculs, sans plan de carrière, sans filets... la personnalité de ce père " connu par hasard, sans vouloir le devenir ". Un père qui aimait les autres non pour qu'on dise de lui : " Il est gentil Jean Rochefort ", mais parce que les écouter l'intéressait et surtout lui était vital. Pourquoi papa est-il tant aimé ? Une seule réponse, en vérité, et un mot : la sincérité.
    Mais lorsqu'un tel personnage disparait... comment faire son deuil ? Comment être digne de lui ? De quelle manière continuer à vivre, sans être hantée par les souvenirs mais sans pour autant oublier ? Comment trouver un compagnon de vie, une présence masculine qui prenne, en quelque sorte, la suite ? De quelle manière, se servir de sa transmission ? Que reste-t-il lorsqu'un tel père disparait ?

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    En direct de la morgue

    Michel Sapanet

    • Plon
    • 23 Janvier 2020

    Un chef d'entreprise pendu avec une balle dans la tête, une femme en tenue affriolante étranglée dans ses toilettes, un mort sans visage près d'une voie ferrée, un marginal suriné soixante-seize fois avant d'être incendié... La table d'autopsie du docteur Sapanet, au CHU de Poitiers, ne désemplit pas. Chaque année, son équipe d'experts traite plus de 450 dossiers de morts
    suspectes ou criminelles à la demande de la justice.
    Avec humour et pédagogie, Michel Sapanet nous plonge dans le quotidien d'une équipe de médecine légale, des constatations sur les scènes de crime aux auditions devant les cours d'assises, en passant par les autopsies, les reconstitutions criminelles, ou encore
    l'examen de rescapés de violences.
    Corps suppliciés, cadavres putréfiés, restes humains... Autant de mystères sur lesquels l'auteur lève un coin de voile.

  • Trembler

    Catherine Laborde


    Catherine Laborde, qui a des années durant présenté la météo sur TF1, se dévoile avec ce livre vérité, tout en pudeur, émotion, humour aussi, qui parlera à tous.

    " Après avoir réfléchi à mon quotidien, j'établis ainsi ma liste non exhaustive des symptômes : trembler, baver, tourner en rond, crampe, ralentissement de la marche, hésitations, mémoire récente défaillante, discours incohérent, cauchemars, perte de repères géographiques, main gauche tordue, constipation, larmes, sentimentalisme, trébuchements, insomnies, hallucinations fugaces, fourmillement dans les pieds, le dos, peur des escaliers, des vélos, de la vitesse, des bêtes sauvage, d'être abandonnée, d'être seule la nuit, peur de tout, perte des repères géographiques, généalogie incertaine, déambulations sans objet. Est-ce que tout cela fait une maladie ? "
    Catherine Laborde

  • La biographie de référence de Duras, par l'un de ses amis les plus intimes.D'où vient la fascination qu'exercent encore la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras ?
    Née en 1914 dans l'Indochine coloniale, elle traverse le siècle au coeur de ses turbulences, de la trouble période de l'occupation aux mouvements ultra-gauchistes de l'après 68, en passant par le communisme. Partout et toujours, elle porte la parole de la révolte, scandaleuse par la violence de ses engagements et de ses passions.
    Mais la vie de Marguerite Duras ne peut se concevoir détachée de ce qui la tient justement en vie : l'oeuvre inlassablement recommencée, comme si le poids d'un destin exigeant la condamnait aux dangers de l'écriture.
    En recomposant cette existence, unique matériau de l'oeuvre, Alain Vircondelet nous permet de saisir la dimension douloureuse et l'absolue nécessité de la création d'un grand écrivain, tout en nous menant au plus près du secret de son écriture.

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    Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.
    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit se faire découper à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "
    Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

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    Une histoire de violence, de vengeance. Une histoire corse.Dans cette famille, un soir de novembre 2011, sur le parking d'une résidence cossue, assise à l'arrière d'une voiture, une fillette de 11 ans, Carla-Serena est blessée par plusieurs balles de kalachnikov lors d'une tentative d'assassinat qui vise son père, Yves Manunta, un ancien nationaliste reconverti dans les affaires. À l'avant sur le siège passager, touchée à la hanche et à la cuisse, sa mère va perdre l'usage d'un pied.
    Mère et fille portent en elles les stigmates de cette violence, des fragments de balles de kalachnikov que les médecins n'ont pu extraire de leurs corps.
    Après cette tentative ratée, la menace continue de planer. L'appartement familial, avec vue imprenable sur le golfe d'Ajaccio, se transforme en bunker. Comme dans le petit village d'Amérique du Sud de "Chronique d'une mort annoncée' de Gabriel Garcia Marquez, où tout le monde sait que Santiago Nasar va être tué, à Ajaccio une macabre rumeur bruisse : Manunta est un homme à abattre. Il sera finalement assassiné le 9 juillet 2012. Déjà en 1996, en pleine guerre entre nationalistes, alors militant nationaliste actif, il avait échappé à 98 tirs de pistolets mitrailleur, et avait gagné un surnom : " Robocop "... Aujourd'hui c'est sur le fils , qui vit désormais loin de la Corse, que pèsent les menaces.
    C'est l'étoffe d'une tragédie. La famille Manunta ne semble pouvoir échapper à un destin dramatique.
    Des années romantiques du nationalisme aux guerres fratricides, du temps des affaires jusqu'aux dérives mafieuses et affrontements sanglants entre groupes armés, cette affaire de famille illustre la difficulté de l'Etat à esquisser une vérité judiciaire sur une île en proie à la violence, qui n'épargne même plus les femmes et les enfants.

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    Un livre terriblement humain et politique, un témoignage coup de poing sur la condition carcérale et la prison de 2019.De la prison, on connaît quelques témoignages de surveillants, souvent retraités ou anonymes. Mais un récit en nom propre et en activité de directeur de prison, ou plutôt de directrice, on n'a encore jamais lu.
    Ce livre est une plongée unique dans le quotidien de Christelle Rotach, la directrice de la prison de la Santé.
    De son métier, Christelle Rotach ne parle jamais, sauf pour en citer quelques anecdotes qui ne sont que des bribes, des éclats de vécu, une réalité qui n'en est pas une et qui reste méconnue. Impossible de se représenter l'amplitude des situations auxquelles peut être exposé un directeur de prison sur un terreau aussi explosif où tout peut basculer, à tout moment, dans des établissements où la surpopulation est aujourd'hui à son comble.
    La gestion d'une prison, c'est de la sismologie. Une affaire à la fois logistique, humaine et politique. Qui peut peser, à la longue.
    " Ce métier, c'est une somme de petites blessures qu'au fil des années, on n'encaisse plus aussi bien ".
    A force de marcher sur un volcan avec des bouts de ficelle, la charge mentale est sans doute devenue trop lourde.
    A force d'arpenter la noirceur, on finit par avoir l'impression de vivre la nuit. La prison avale tous ceux que la société vomit - les criminels, les fous et, fait nouveau, les terroristes, face auxquels la pénitentiaire n'est pas préparée.
    Et pourtant, ils vont tous sortir. Un jour.
    Sans éluder aucune question, Christelle Rotach raconte, de l'intérieur, le cambouis, le rythme infernal de la maison d'arrêt, les questions, l'inquiétude, le règne des injonctions paradoxales, la violence, la mort. Elle nous parle d'elle, de nous, de ce miroir dans lequel la société ne veut plus se voir.

  • La vengeance des héritiers de la Brise de Mer.C'est l'histoire de trois garçons. Trois fils. Trois orphelins. Leurs pères ont été tués à quelques mois d'écart, en Corse, à la fin des années 2000. Chacun a décidé de venger le sien et de ressusciter la Brise de Mer, clan criminel mythique vieux d'un demi-siècle, fondé une génération plus tôt.
    Flics, juges, avocats, ils pensaient avoir tout vu. Ils restent sidérés par les ressorts de cette vendetta corse mûrie dans la tête d'orphelins fous de haine. On voyage de bar en palace parisien, du Bastia des années 1980, berceau de la Brise et de ses fondateurs, à Ajaccio et Marseille en passant par le Paris chic. On croise sur le chemin une matonne amoureuse et fan de polars, un espoir du football, un repenti vivant désormais sous une nouvelle identité, l'un des voyous les plus craints de l'île, alias " le Mat " (le fou), des veuves inconsolables. " Honorer nos pères ", disent-ils. La détermination des fils est totale.
    Entre témoignages inédits, archives historiques, écoutes effarantes,
    Vendetta offre une plongée dans la vérité de la criminalité corse et de ses dérives mafieuses où rien ne s'oublie, rien ne se pardonne. Et c'est plus haletant que n'importe quel roman noir.


  • L'hommage d'un fils à son père.

    " Quand j'avais quelque chose d'important à lui dire, j'ai souvent été plus à l'aise de le faire à l'écrit. Aujourd'hui, je n'ai plus le choix, je ne peux plus l'appeler ni lui parler de vive voix. Ce livre arrive donc au bon moment, il va raconter notre collaboration qui débuta également à point nommé, juste à temps pour que nous puissions faire table rase, et repartir sur un pied d'égalité. Toute mon enfance, et même à l'âge où j'aurais dû m'affirmer en tant que jeune adulte, Victor m'impressionnait beaucoup trop pour que nous parvenions vraiment à nous aimer, mais l'écriture de scénarios nous a rapprochés, et pour un temps, les rôles furent inversés : j'étais le père de Louis La Brocante, et lui n'a jamais désarmé, il a toujours tout donné. Après plus de quarante
    épisodes, il parvenait encore à me surprendre, une émotion, un mot, un geste que je n'avais pas imaginés.
    En partant de mes premiers souvenirs d'enfant ébloui par les décors et les costumes du TNP, je vais remonter le temps en sa compagnie et partager ce qu'il fut. Ce qu'il a été. "
    Richard Lanoux

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    La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018

    La façon dont nous pensons et enseignons l'économie depuis le XIXe siècle est périmée! Revisitant les principaux concepts de l'économie en y introduisant les dimensions sociale et environnementale, Kate Raworth nous propose une nouvelle vision de l'économie, plus juste et plus durable, qui doit permettre de relever les défis du XXIe siècle.Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.
    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.
    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.
    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • S'il existe autant de spécialités journalistiques que d'activités humaines, je ne distingue que deux catégories de confrères : ceux qui recueillent l'opinion d'interlocuteurs qu'ils estiment plus qualifiés qu'eux et ceux auxquels on offre le grand luxe de ne donner que leur avis et lui seul. Après de rapides débuts chez les premiers, j'ai rejoint depuis plus d'un demi-siècle les seconds. Lorsque j'ai commencé à broder sur l'actualité, les haricots verts avaient encore des fils ; les plateformes ne se situaient qu'à l'arrière des autobus et pas sur internet ; les gens qui monologuaient dans la rue ignoraient le téléphone portable. La chronique a été mon bâton de maréchal. Elle m'a évité les déplacements et les démentis sans m'empêcher toujours de me tromper sur l'interprétation des événements et le caractère des hommes.
    De 1987 à 2019, j'ai donc tenté, alors que je n'ai jamais touché un ballon rond de ma vie, de rebondir chaque semaine dans la tribune privilégiée que m'offrait Le Figaro Magazine. J'ai surfé - sans plus d'expérience sportive - sur les chambardements politiques, sur les phénomènes de société, sur les vrais talents et sur les fausses gloires. A aucun moment, je n'ai manqué de matière première. Souvent, le choix était délicat entre tourner en ridicule les gouvernants et sublimer le dérisoire. Je me suis efforcé d'accorder la priorité aux contemporains les plus imaginatifs ou les moins futés en ratissant très large dans les univers des affaires et de la culture. Parfois, ma réaction était prémonitoire. Autrement, elle n'avait d'autre effet que de provoquer un sourire jusqu'à ce que le vaudeville tourne au drame ou qu'un scandale chasse l'autre. Car je me suis surtout délecté des orateurs peu doués pour la parole, des politiciens sans foi ni loi, des réformes avortées et des projets abandonnés en rase campagne électorale. J'assume mes contradictions : j'ai dénoncé l'argent-qui-ruine-tout mais j'ai refusé le bénévolat ; je me suis moqué des VIP affamés de notoriété mais j'ai offert un verre à mon entourage le jour où mon nom est apparu au-dessus de mon article plutôt qu'en-dessous ; j'ai daubé sur les frimeurs mais j'ai arrêté des bolides qui ressemblaient aux leurs devant les hôtels où je savais les retrouver ; j'ai osé écrire "Que notre République serait triste sans les rois d'à côté !" alors que je suis l'archétype du franco-français franchouillard.
    Au total, des centaines de chroniques dont j'ai sélectionné la quintessence et qui doivent à l'attention des lecteurs et au courrier qu'ils m'ont adressé autant qu'à mon inspiration. Sans ces complices indulgents et fidèles, je me serais trouvé dans l'impuissante position des champions de pelote basque dépourvus de fronton. Le bon Dieu qui veille sur le parcours des tâcherons agnostiques m'a permis de jouer les prolongations et la possibilité de transformer l'écume des semaines en morceaux choisis. Un grand merci.
    Philippe Bouvard

  • Alain Jakubowicz a toujours voulu être avocat.
    Défendre la veuve et l'orphelin, voilà ce qui l'exaltait. Pétri d'humanité, il a été partie civile dans les procès Barbie, Touvier, Papon. Il a écouté les récits poignants des rescapés des camps, il a plaidé contre les négationnistes, les profanateurs de cimetières et les extrémistes. Il a défendu les familles des victimes de la catastrophe du Mont-Blanc et de celle du vol Rio-Paris, il a servi de béquille à des femmes effritées par la vie, parce qu'il est convaincu que David peut triompher de Goliath et que, quelle que soit la technicité du dossier, le plus important reste l'humain.
    Mais la vie d'avocat réserve parfois des surprises. L'appel, un soir, de l'un de ses anciens clients, était de celles-là. Il lui demandait de rencontrer les parents de Nordahl Lelandais, alors simplement suspecté d'avoir enlevé la jeune Maëlys.
    Les suspects ont aussi une mère, une famille qui les aime et ne les imagine qu'innocents. Alain Jakubowicz les a rencontrés. Le dossier n'est plus le même aujourd'hui, et si les faits dont son client est accusé lui font horreur, ce ne sont pas les faits qu'il défend, mais l'homme. Alors il plaidera encore et encore. C'est cela le métier d'avocat dont il rêvait enfant.

  • La France doit savoir

    ,

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    " Je suis né dans une banlieue difficile du Val-d'Oise. Policier formé dans les rangs de la Sécurité publique, j'ai ensuite été recruté dans le renseignement où j'ai travaillé sur de nombreux dossiers sensibles.
    J'ai assisté à la genèse de l'État islamique et de ses réseaux en France. J'ai surveillé des membres de cellules d'Al-Qaïda, alors implantées sur le territoire national, lancées à la conquête d'une jeunesse désoeuvrée et des banlieues, et suivi les premiers départs vers l'Irak et la Syrie. Écoutes téléphoniques, filatures et surveillances : j'ai infiltré des lieux où prospéraient l'islam radical et la mouvance salafiste, notamment en Seine-Saint-Denis, le département qui compta le plus grand nombre de fichés S de France.
    Moi qui ai notre pays dans la peau, je veux aussi raconter la gestion piteuse de l'islam tricolore, abandonné à des responsables fantoches. "
    Un récit passionnant, limpide et inédit. Loin des fantasmes et des angélismes.


  • Thierry Beccaro, animateur de télévision et comédien parmi les plus populaires, témoigne pour la première fois sur son passé d'enfant battu. Il se livre aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...

    A 61 ans, Thierry Beccaro compte parmi les animateurs de télévision les plus populaires auprès du grand public, notamment comme présentateur du jeu Motus sur France 2 depuis 1990 ou comme joker de William Leymergie pour Télématin. Depuis plus de 20 ans il s'illustre également comme comédien, notamment au théâtre où il accumule les grands succès populaires à Paris comme en province. Thierry Beccaro, apprécié pour sa bonne humeur et sa gentillesse, a en réalité toujours cherché à lutter et à enfouir un terrible secret qu'il confie pour la première fois : celui d'un enfant battu.
    Victime de terribles violences dont le souvenir aura constitué un traumatisme profond jusqu'à ces dernières années, il témoigne aujourd'hui afin de libérer la parole sur ce fléau dont souffrent des milliers d'enfants dans notre pays. Afin de leur montrer qu'il est possible, un jour, d'y échapper et de passer de l'autre côté de la rive...


  • Le livre indispensable pour comprendre notre économie et construire celle de demain. Un ouvrage résolument innovant et optimiste !

    "L'humanité est en danger et c'est de modèle économique qu'il faut changer. Il est temps de comprendre comment fonctionne notre économie pour pouvoir construire un monde nouveau : une économie de l'être alliant le quantitatif au qualitatif, une économie sociale, solidaire, collaborative, éthique, axée sur le développement durable, circulaire, contributive...
    Le système capitaliste a permis des avancées majeures dans l'histoire de l'humanité mais ses effets sont si dévastateurs qu'il est temps de comprendre maintenant qu'il est désuet, qu'il faut le dépasser, le transcender. Sans doute une période nécessaire de notre histoire, dirigeons-nous enfin vers un système, une économie plus empreinte de sagesse et de maturité...
    Elle est là, en partie, mais il ne suffit pas de l'observer, il faut la co-créer.
    Ce livre est un appel à l'action. A vous tous, hommes, femmes, jeunes, retraités, entrepreneurs, salariés, il y a des raisons d'espérer, de penser que les choses peuvent changer et vont changer..." Aurélie Piet
    À la manière d'un Sapiens et dans la lignée du penseur Edgar Morin, Aurélie Piet décortique simplement et de manière très pédagogique le monde économique dans lequel nous vivons, comment il s'est construit et définit le monde dans lequel nous pourrions et devrions vivre demain.
    Préface de Jean Staune

  • Le témoignage inédit de la soeur de Francis Le Belge, le parrain marseillais
    Francis le Belge, le roi de la French Connection, le parrain mythique du milieu marseillais. Mais aussi le chef d'une famille, les Vanverberghe, où presque tous, des grands-parents aux petits-enfants, sont passés par la case prison.
    La soeur de Francis le Belge, " la belle Simone ", ex-femme du trafiquant de drogue " Tony l'Anguille " et vraie " voyoute ", nous dévoile ici la vie et les secrets de ce clan qui a marqué l'Histoire criminelle du siècle dernier. Six décennies de " coups ", de cavales et d'évasions, de perquisitions et d'interrogatoires musclés. Six décennies de meurtres et de trahisons. Bienvenue dans une famille où le code de l'honneur est aussi particulier que sacré. Où l'on cache des valises bourrées de billet au milieu de la cour, sous le pied de vigne. Où l'on peut perdre sa femme en la jouant au poker.
    Dans ce témoignage unique et fascinant, Simone, la soeur du parrain mythique retrace le parcours tragique des siens - ces enfants terribles du quartier marseillais de la Belle-de-Mai -, en toute liberté. Parce qu'aujourd'hui, elle n'a plus rien à perdre, elle nous livre un monde où la réalité a toujours dépassé la fiction.

  • Au coeur du système mafieux corse.
    L'idée est de poursuivre un travail au long cours, débuté avec Les parrains corses (2003 puis 2009) et La guerre des parrains corses (2013), qui s'est imposé dans le paysage de l'investigation française comme une référence : la description d'une mafia corse.
    La guerre des parrains corses est paru en janvier 2013. Depuis, des épisodes sanglants et les redistributions des cartes ont continué de bouleverser le paysage mafieux insulaire. L'objet de cet ouvrage est d'actualiser le portrait de cette société criminelle en perpétuel mouvement. Il faudra, notamment, développer plusieurs événements ayant marqué les annales judiciaires entre 2013 et 2018 : la vendetta à l'ancienne d'un fils de baron de la pègre insulaire, Christophe Guazelli, en décembre 2017, à l'aéroport de Bastia ; le guet-apens mortel de Silvareccio, en juillet 2013, qui a stoppé en plein vol une équipe de jeune qui menaçait de prendre le contrôle sur la Plaine orientale et, enfin, la guerre pour le contrôle de la région ajaccienne entre la clan Orsoni et celui du Petit bar où se mêlent figures médiatiques, ex-nationalistes et voyous pur jus.
    La démarche qui n'est pas que descriptive. Il s'agit aussi de donner une forme à l'emprise de la mafia corse sur la collectivité insulaire et sur son économie, ainsi que de souligner son rayonnement international et l'incapacité d'un Etat à admettre qu'un bout du territoire national a été soustrait à son autorité. L'ambition est de renouveler le traitement du crime organisé en France et de produire une somme argumentée et sourcée, permettant d'inscrire dans le paysage français un phénomène nié par les autorités publiques, sous-traité par des médias et méconnu de l'opinion, l'existence d'un système véritable mafieux.
    Cette approche a une conséquence directe sur la construction de l'ouvrage. Les figures du crime corse, leur histoire, leurs affaires viennent, avant tout, illustrer le premier but de l'ouvrage : la photographie actuelle d'une démocratie affaiblie, menacée par ce pouvoir parallèle. Il faut donc aller au-delà de toute fascination ou toute terreur surjouée. Décrire ce phénomène implique de connaître de l'intérieur le fonctionnement des groupes criminels, d'être en mesure d'objectiver leurs liens avec leur environnement politique et économique et d'aborder leurs relations avec les nouvelles formes de criminalités.

  • Google se prend pour Dieu : il veut " augmenter " l'homme et tuer la mort... pour les plus riches. Les autres deviendront les " chimpanzés du futur ". Google considère la vie privée comme une anomalie et la surveillance comme un désagrément inévitable. Google milite pour la viande sans viande et la voiture sans conducteur. Google, champion des paradis fiscaux, exerce un pouvoir totalitaire : celui de faire vivre ou mourir les sites internet qui le concurrencent. Google est le leader de l'intelligence artificielle, qui pourra décréter un jour que l'homme est inutile. De l'implant rétinien à la puce dans le cerveau, des médicaments bioélectroniques aux manipulations de l'ADN, de l'exploitation des données personnelles à la fin de la vie privée puis la disparition de l'homo sapiens... Google-Alphabet prépare sa mutation de l'univers. Qui l'arrêtera ?

  • L'évasion du siècle

    Brendan Kemmet

    • Plon
    • 23 Mai 2019


    Le récit inédit de l'incroyable évasion de Rédoine Faïd.

    Le 1er juillet 2018, un peu avant midi, un hélicoptère s'approche de la prison de Réau en banlieue parisienne. À bord, un mini-commando de trois hommes lourdement armés. Ils viennent délivrer un " détenu particulièrement signalé ", et très médiatique : Rédoine Faïd. En moins de dix minutes, le prisonnier est dehors, sans un coup de feu. C'est la deuxième évasion pour ce truand hors norme.
    La cavale ne dure que trois mois et s'achève là où tout a commencé : à Creil. C'est ici, au milieu des mornes HLM, que la trajectoire de Faïd a basculé. Après des études ratées et des petits larcins, arrivent les premiers braquages et le rêve d'être l'égal des grands voyous.
    Pourtant annoncée, sa dernière évasion surprend les autorités et scandalise les policiers qui l'ont déjà arrêté. Tout est à recommencer. La chasse à l'homme reprend...


  • À 40 ans, après une descente aux enfers, la première star de la téléréalité française est enfin une femme bien dans sa peau, décidée à reprendre sa vie en main. Debout, vivante et fière de ce qu'elle est devenue, Loana ne veut plus qu'on parle à sa place. Ce livre est son livre, sa vérité.

    On croit tout savoir sur Loana. Souvenez-vous, il y a seize ans, la jolie blonde est sortie victorieuse du Loft et la France était à ses pieds. On a rarement vu autant de passion se cristalliser autour d'une personnalité qui, comme elle le dit elle-même, " n'avait encore rien fait ".
    Très vite, tout s'enchaîne : un livre, un disque, deux immenses succès. Jean Paul Gaultier la fait défiler, elle devient même styliste. L'argent, la gloire... la vie lui sourit enfin, une Cendrillon moderne. Lui manque ce prince charmant qu'elle rêve de rencontrer. Elle croit parfois le trouver, se trompe souvent, bien trop souvent, et paiera cher un romantisme qui lui voile la face.
    Drogue, alcool, médicaments, Loana tombe peu à peu et peine à se relever. Les tentatives de suicide se multiplient, on ne donne pas cher de son avenir.
    Mais Loana n'est pas aussi fragile, pas aussi naïve qu'on ne le croit. Bien décidée à se sortir de cette spirale infernale, elle mène, seule, un long combat. Aujourd'hui en pleine forme, dans ce livre tout en vérité elle se raconte sans fard, sans tabou. Elle ne renie rien : sa descente aux enfers a été longue et douloureuse, sa renaissance n'en est que plus spectaculaire. À 40 ans, la première star de la téléréalité française est une femme bien dans sa peau, décidée à reprendre sa vie en main. Debout, vivante et fière de ce qu'elle est devenue, Loana ne veut plus qu'on parle à sa place. Ce livre est son livre, sa vérité.


  • Entre Québec et France, les Mémoires au long cours d'une femme de coeur et de caractère.

    Je suis une parvenue au sens propre du terme. Issue d'un milieu modeste, culturellement pauvre, j'ai gravi l'échelle sociale en ayant accès à l'éducation. La langue française m'a offert sa richesse, sa beauté m'a émerveillée, sa complexité m'a permis de me dépasser. Ma volonté de maîtriser le français m'a ouvert un univers inespéré... Le journalisme m'a permis l'accès aux grands de ce monde que j'ai côtoyés avec admiration - ou déception - tout en réussissant à garder une distance critique à leur égard en toutes circonstances. Souvent seule femme dans un mode d'hommes, j'ai refusé d'instinct de jouer à la victime. Car une victime n'a d'autre avenir que son bourreau. Or personne ne devait freiner ma rage de vivre.
    J'ai atterri en France, le pays de mes ancêtres et de mon coeur, où je fus accueillie avec affection. J'y ai conforté mon identité québécoise sans jamais être dépaysée. Mon amour passionné des mots fut la clé qui m'ouvrit les portes sans que je n'aie à insister. La controverse et la polémique m'attirent par tempérament. Je n'ai peur que de l'indifférence et du silence vide et asséchant. Depuis les années soixante, je suis spectatrice et participante, une contradiction dans les termes dont je m'accommode, de tous les événements marquants de la politique dans mon pays, en France et ailleurs. Je ne regrette rien, ignorant le ressentiment; quant à la faiblesse humaine, elle ne me surprend guère.
    " Je me souviens " - la devise du Québec - a toujours guidé ma vie. Elle inspire cet ouvrage où la mémoire, la subjectivité et un recul obligatoire guident mon récit.

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